22/06/2014
ASSEMBLEE GENERALE 2014

Nous rappelons à nos adhérents
que l'assemblée générale ordinaire
de l'association Chatou Notre Ville
aura lieu exceptionnellement
le VENDREDI 27 JUIN 2014 à 20h30
15 bis avenue Victor Hugo
à Chatou.
Ordre du jour :
Adoption de l’ordre du jour
Approbation du compte-rendu
d’assemblée générale du 24 février 2013
Rapport financier
Rapport moral
Election du conseil d’administration
(Membres actuels du conseil d'administration: Pierre Arrivetz, président (fondateur), Arnaud Muller, vice-président, François Nicol, trésorier, Olivier Becquey, secrétaire, Suzanne Blache, secrétaire-adjointe, Véronique Pecheraux, Nathalie Nordin, Bernard Bourquin, Lars Nordin, Michel Cazals de Fabel, Evelyne Du Pan, Philippe Storm, Martine Poyer (fondatrice), Jean-Claude Roekens (fondateur), Lee Neumann, administrateurs)
Candidatures nouvelles : Elie Marcuse, Paul Victoor, Dominique Sevin, Marc et Monique Héritier, Jean-Noël Roset, Gabriel Lenoir. Rappel : le conseil d’administration élit son bureau.
Actions pour 2014 (20 ans de l’association…)
Questions diverses
Diaporama
Buffet – vente revues, livres et disques

| 08:28 | Commentaires (0) | Lien permanent
20/06/2014
MAXIME LAUBEUF (1864-1939), HONORE PENDANT LA DROLE DE GUERRE
Janvier 1940 : il ne se passe rien en France. La Pologne a été écrasée par l’Allemagne et l’URSS, ses classes dirigeantes sont déportées ou assassinées, la Finlande héroïque offre une résistance inouïe aux armées soviétiques, on réfléchit à la secourir, mais finalement on attend.
L'aviation est inexploitée, l'artillerie déclassée, les munitions insuffisantes, l'infanterie chargée comme une mule, l'état-major périmé, la ligne Maginot jugée infranchissable mais non prolongée jusqu’à son terme pour ne pas vexer la neutralité de la Belgique.
Seule la marine française représente un corps de première classe. Devenue la quatrième du monde et la seconde en Europe, elle est précisément appelée à ne jouer aucun rôle sur un théâtre d’opérations continental. Hitler, qui n’a plus de front à l’est, prépare en toute quiétude l’invasion de la France et de la Belgique.
Les Français, otages des erreurs stratégiques de leurs gouvernements et de leurs chefs militaires depuis dix ans, de leurs batailles intérieures qui ont occulté l’essentiel, vivent les appels à la gloire passée. Chatou, commune de 11.000 habitants, commémore.
Le 21 janvier 1940, un hommage est rendu à l’un de nos grands hommes : Maxime Laubeuf (illustration ci-dessous), mort le 23 décembre 1939, parent du catovien François Laubeuf, maire célèbre pour sa conduite pendant la guerre de 1870, fondateur d’une grande entreprise de la ville.
Maxime Laubeuf a mis au point une invention dont la postérité n’a pas mérité les refus de pension de retraite qui lui ont été adressés. Selon la tradition orale de la famille, il a abrité un temps les plans de son invention dans les ateliers de Chatou pour échapper à un entourage qu'il suspectait.
Le maire, Jules Ramas, prend la parole : "Maxime Laubeuf, ancien ingénieur en chef des arsenaux de la marine de Guerre, mort fin décembre 1939, était né à Poissy en 1864 et, fils d’Alexandre Laubeuf, maître charpentier, il était le petit-neveu de François Laubeuf, qui assumant en 1870-1871 les fonctions de maire de Chatou, aurait été fusillé par les allemands s’il n’eut été sauvé par l’intervention héroïque de l’abbé Borreau, curé de la ville. Maxime Laubeuf était apparenté comme petit cousin issu de germain, aux familles Laubeuf et Médard qui résident toujours à Chatou, et deux fils lui survivent."
Au nom de tous, le Maire leur exprima ses condoléances. Il résuma ensuite la carrière de Maxime Laubeuf :
"Entré jeune au collège Chaptal, il fut reçu dans les premiers à Polytechnique où il sortit idéalement dans les premiers en 1883. En 1887, il était nommé sous-ingénieur de la Marine. En 1891, il était ingénieur. En 1900, il fut désigné comme ingénieur en chef des arsenaux de la Marine de Guerre. Il se distingua en 1898, lors d’un concours pour l’élaboration d’un torpilleur pouvant naviguer sous l’eau en présentant le projet du submersible « Le Narval » qui fut primé et adopté de sorte qu’il est juste de reconnaître en lui le premier constructeur de sous-marin doté des qualités militaires indispensables.
De 1900 à 1904, il remplit de nombreuses missions à l’étranger, au titre de la Marine. Dés 1904, des chantiers placés sous sa direction sortirent : « le Nautilus », « le Farfadet », « le Pluviôse » etc…En 1906, il quitta le service actif pour se consacrer aux études de submersibles et torpilleurs. A deux reprises, en 1900 et 1908, il fut lauréat de l’Académie des Sciences dont il devint membre jusqu’en 1920. En 1914, il reprit du service actif jusqu’à la fin des hostilités et continua ultérieurement une vie tout entière consacrée au travail et à l’étude. »
Le 23 novembre 1898, le premier sous-marin de combat de l'histoire maritime avait été mis en service sur les plans de l’ingénieur Maxime Laubeuf. Le « Narval » avait une double coque, l’intervalle étant occupé par des ballasts dont le remplissement permettait la plongée. La force motrice pour la navigation en surface était basée sur une machine à vapeur et la navigation sous-marine sur un moteur électrique. Il disposait d’une autonomie de 500 milles en surface et complète en plongée grâce au rechargement des batteries.


A l"unanimité, le conseil municipal de Chatou décida le 21 janvier 1940 de donner le nom de Maxime Laubeuf au quai de Seine entre le pont de chemin de fer et Croissy.




