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14/05/2017

LE NOUVEAU DEFI DE SEQUANA : DESPUJOLS GRAND SPORT 1960

 

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Samedi 13 mai une foule d'adhérents de Sequana se pressait sur les berges de Seine pour découvrir le nouveau grand défi de l'association : le lancement d'une restauration de deux ans par les bénévoles d'un canot à moteur Despujols Grand Sport de 1960.

Une petite révolution compte-tenu du caractère et de l'ancienneté de ce bateau mais surtout une gageure en raison de la rareté de cette production haut de gamme moins connue que Riva dont la production perdure.

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Monsieur Jean-Jack Gardais, président de Sequana au micro devant Madame Laurence Malcorpi, vice-présidente de Sequana, Monsieur Ghislain Fournier, maire de Chatou et conseiller départemental.

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Trois acteurs du patrimoine local, de gauche à droite, Madame Daniélou, présidente d'Arts et Chiffons qui recréé les costumes d'époque, Monsieur Atkins, maire-adjoint à l'urbanisme initiateur de l'opération d'inventaire du patrimoine architectural pour le PLU, Madame Davy, présidente des Amis de la Maison Fournaise.

Les archives de la société ayant disparu, c'est un travail de fourmi dans plusieurs pays d'Europe et aux Etats-Unis qui a été fourni par Sequana et son président Monsieur Jean-Jack Gardais pour permettre la reconstitution préventive d'un tel chantier sans aucun plan disponible. Une maquette graphique tirée des logiciels utilisés pour les recherches archéologiques a donné le plan que vous voyez en introduction.

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Documentation Sequana

 

Les ateliers Despujols furent le fruit d'un français audacieux : Monsieur Jean Victor Despujols, né le 1er juin 1879 à Saint-Martin dans la commune de Pessac en Gironde et mort à Paris le 30 avril 1955 , domicilié 129 avenue Malakoff dans le 16 arrondissement de Paris.

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M.Victor Despujols en 1909 - cliché de l'Agence Meurisse- Gallica

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Le baptême par l'abbé Gabriel Palmer du Sigma IV Despujols le 14 mars 1913 aux chantiers Despujols d'Asnières - Victor Despujols est penché à l'extrême gauche - cliché Agence Rol - Gallica

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Monsieur Despujols sur l'un de ses canots sur la Seine le long de l'Ile de la Jatte (la main sur son béret) le 17 mars 1914 - cliché Agence Rol - Gallica

Il fut fait Chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 10 août 1922 sur rapport du ministre des Colonies, un rapport qui mérite d'être cité tant le nom de Despujols, naguère associé au génie français, est aujourd'hui oublié :

"fondateur en 1904 de la maison de constructions navales V. Despujols. Il s'est spécialisé dans la construction de bateaux automobiles qui ont obtenu les plus grands succès. Monsieur Despujols a exécuté pour le ministère des Colonies et pour diverses colonies différents types de vedettes automobiles et canots à grande vitesse (...)

La maison Despujols est connue dans le monde entier comme la principale et la plus importante firme française de constructions navales automobiles et à voile. A exporté aux colonies et à l'étranger plus de 4 millions de bateaux au cours des années 1919 et 1920." 

Victor Despujols était également président de la Chambre Syndicale de la Navigation Automobile d'Arcachon. Sur rapport du ministère de la France d'Outre-Mer, il fut élevé au grade d'Officier de la Légion d'Honneur par décret du 13 février 1952.

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La carcasse du bateau à reconstruire dans laquelle viendra se loger un moteur V8 de 177 chevaux illustre le défi, à droite Monsieur Fournier, maire de Chatou.

Une souscription de Sequana soutenue par la Fondation du Patrimoine est lancée pour remettre en vie ce monument du nautisme national lequel nécessite pas moins de 23.500 euros de travaux selon l'expertise de l'association.

Des bienfaiteurs se sont manifestés : Monsieur Alain Gournac, sénateur des Yvelines, qui a délivré un magnifique discours de soutien à l'attention de Sequana rappelant notamment l'attrait du catovien André Derain non seulement pour la peinture mais les automobiles Bugatti, a débloqué des fonds sur la réserve parlementaire. Le Crédit Agricole de Croissy, régulièrement investi dans les projets patrimoniaux, par la voie de Monsieur Becquet, a quant à lui inauguré la souscription avec un chèque de 5.000 euros.

Nous ne pouvons à notre tour qu'encourager tous nos lecteurs à contribuer à la réalisation de ce chantier en souscrivant des dons acceptés à partir de 10 euros par chèque à:

Association SEQUANA,

La Gare d'Eau

2 Quai Philippe Watier

Ile des Impressionnistes

78400 Chatou - France

E-mail : contact@sequana.org. 

Une réduction de l'impôt sur le revenu à hauteur de 66% du don dans la limite de 20% du revenu imposable bénéficiera aux souscripteurs de même que diverses contreparties selon la hauteur du montant du don (courrier, foulard, visite, sortie en bateau...).

Un seul mot d'ordre :

SOUSCRIVEZ

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L'association Chatou Notre Ville ne peut que réaffirmer son soutien à une politique patrimoniale ambitieuse pour Chatou, ville dépositaire d'un patrimoine historique, architectural et artistique considérable ainsi qu'aux bénévoles passionnés sans lesquels la majeure partie de notre patrimoine aurait cessé de vivre depuis longtemps.

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05/04/2017

UNE VIE ASSOCIATIVE INTENSE

CHEZ LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE

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La Maison Fournaise construite sous le Second Empire et devant laquelle se font photographier des touristes encore trop rares de tous les continents.

 

A Chatou, le patrimoine artistique est ardemment défendu par les Amis de la Maison Fournaise. Depuis plus de trente ans, ceux-ci portent une œuvre ayant associé l'Europe et l'Amérique et plus encore, ayant assuré le renom de Chatou: la restauration de la Maison Fournaise dans l'Ile de Chatou dont le balcon a été peint par Renoir dans son "Déjeuner des Canotiers" en 1881, la conduite de l'enrichissement culturel de la ville par une politique d'achat de toiles ayant trait à notre commune, fief de l'impressionnisme et de l'art de vivre jusqu'au début du XXème siècle, l'organisation de sorties culturelles incessantes pour visiter à Paris, en France et à travers le monde, les expositions mettant en valeur les toiles impressionnistes, le soutien au canotage et à Sequana qui restaure ou construit les bateaux de la Belle Epoque, la mise en valeur d'Arts et Chiffons, une association ancrée dans la création de costumes d'époque et actuellement réclamée de toutes parts.

Chatou Notre Ville, bien entendu adhérente, participait le 25 février dernier à l'assemblée générale annuelle des Amis de la Maison Fournaise (AMF). Forts de leurs centaines d'adhérents, les AMF ont illustré pendant une journée le travail de fond bénévole qui alimente et embellit notre histoire culturelle.

D'une part, une conférence passionnante de Monsieur  Michel Prigent, journaliste et écrivain: "entre photographie et cinéma, les impressionnistes révèlent la société" (ci-dessous) transporta plus de 120 personnes.

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D'autre part, l'assemblée permit de présenter l'activité ordinaire mais en réalité presque extraordinaire de l'association  par son importance. L'on doit rappeler également qu'un bulletin de recherches est édité chaque année pour explorer la vie d'un acteur vivant ou disparu, direct ou indirect, de l'impressionnisme.

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Le dernier bulletin n°12 des Amis de la Maison Fournaise - l'un des tableaux de Maincent remis à la ville

 

Le bulletin fait état cette année de Robida, Madame Cézanne, Henri Claudel, président d'honneur récemment disparu et ancien ambassadeur de France, Eugène Druet, marchand d'art, du tramway par l'historien Marc-André Dubout, des reflets des bords de Seine dans la littérature par Monsieur Benoît Noël, ancien conservateur du Musée de la Maison Fournaise, du festival Normandie Impressionniste, du carnet de voyages aux Etats-Unis, Pays-Bas etc... 

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Un extrait du dernier bulletin, la manifestation nautique de Normandie Impressionniste avec la participation de Sequana dont le hangar sur le Site Fournaise permet la restauration et  la construction des bateaux et canots de la Belle Epoque depuis plus de vingt ans.

 

Et plus encore, la gazette en couleurs des AMF se fait l'écho d'une manifestation solennelle qui a suivi l'assemblée : la remise à la ville sur le balcon de Renoir de toiles de petits maîtres des bords de Seine portant à 5 le nombre de toiles remises depuis trois ans et émanant de Gustave Maincent (1848-1897), René Gilbert (1858-1914), du vésigondin Léon Commere (1850-1916) et de Ferdinand Heilbuth (1826-1889). La cérémonie a eu lieu en présence de Monsieur Fournier, maire et vice-président du Conseil Départemental, de Monsieur Lequiller, député de la circonscription et de Madame Anne Galloyer, conservatrice des Amis de la Maison Fournaise, dont les expositions sont toujours applaudies. Ayons une tendresse pour Gustave Maincent qui a vécu à la Maison Fournaise et a produit une collection de toiles sur nos bords de Seine catoviens.

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Remise des tableaux à la Ville par Madame Marie-Christine Davy, présidente infatigable des Amis de la Maison Fournaise. Ci-dessous "Les deux barques" de Gustave Maincent acquis par les AMF et remis à la Ville.

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Au coeur de cette activité, il y a la richesse culturelle de la France, celle de ses bénévoles et de tous ceux pour qui la civilisation française demeure la patrie féconde de l'art et de l'art de vivre qui ont enchanté la Seine et ses abords.

 

A L'AMICALE DES ANCIENS DE LA RESISTANCE ET FFI ET FAMILLE DE FUSILLES DE LA RESISTANCE

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L'assemblée générale du 25 janvier 2017 de l'association était endeuillée en raison de la perte de Monsieur René Prévost, président d'honneur et de Monsieur Olivier Roy, vice-président, les 12 juin et 18 octobre 2016. La vie de l'Amicale ne s'arrête pas pour autant. Les nombreux contacts pris par le président, Monsieur Alain Hamet, ont permis, outre une adhésion nouvelle en la personne de Monsieur Moyon, conseiller municipal et correspondant Défense de la ville de Houilles, la nomination de Madame Danielle Moulinier, descendante de Monsieur Martial Fleury, l'un des 27 Martyrs de Chatou, au poste de vice-présidente. Madame Moulinier a d'ailleurs été rapporteur du bilan moral de l'association. 

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Le calendrier des manifestations a été rappelé :

- lundi 8 mai 2017 : 72ème anniversaire de la victoire de 1945

- dimanche 18 juin 2017 : 77ème anniversaire de l'appel du Général de Gaulle

- vendredi 25 août 2017 : commémoration des 27 Martyrs de Chatou et ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe

- samedi 9 septembre 2017 : 73ème anniversaire de la Libération de Chatou

- samedi 11 novembre 2017 : 99ème anniversaire de l'Armistice de 1918

- mardi 5 décembre 2017 : journée nationale aux morts pour la France du Maroc, de Tunisie et d'Algérie 

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Coffret audio des Voix de la Guerre 1939-1945 réalisé par Messieurs José Sourillan et Arnaud Muller pour l'Association Chatou Notre Ville évoquant notamment l'affaire des 27 Martyrs de Chatou

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Livret de 1944 réédité par le Souvenir Français Chatou- Montesson sur les 27 Martyrs de Chatou

 

N.B : d'autres articles complèteront celui-ci dans les prochains jours, le temps manquant à l'auteur pour rapporter toute l'actualité associative historique locale

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14/12/2016

LE DRAME DU 22 SEPTEMBRE 1878

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Le long de l'Ile de Chatou, vers 1900 - Les accidents sur la Seine furent rares mais jusqu'en 1914 malheureusement mortels soit pour raisons de collision soit par le fait du courant souvent sous-estimé. 

Les bords de Seine furent investis dés le XIXème siècle par des croisières entre Paris et Saint-Germain organisées par la Compagnie "Le Touriste" qui mettait à disposition des voyageurs un navire à vapeur longeant les bords de Seine de Chatou et Croissy et faisant escale. Un drame survint le dimanche 22 septembre 1878 dont un article de la presse locale se fit l'écho :

"Dimanche soir, un peu avant sept heures, "le Touriste", revenant de Saint-Germain, apercevait des signaux qui lui étaient faits par le passeur de la Grenouillère entre Chatou et Bougival, où il y avait un voyage à prendre. Il ralentit aussitôt sa marche. L'obscurité était malheureusement assez intense déjà pour empêcher le pilote de voir ce qui se passait à l’avant.

Les passagers du "Touriste" ressentirent une forte secousse : un bateau venait d’être pris par le travers et défoncé. Un tumulte indescriptible s’éleva sur  le Touriste. Des chaises furent jetées par-dessus bord dans l’espoir qu’elles pouvaient servir aux malheureux qui se noyaient. On ne savait pas combien de personnes montaient le bateau atteint et que la force du choc avaient lancées à l’eau.

Deux hommes du "Touriste" sautèrent dans le bateau du passeur et l’on se porta immédiatement vers l’endroit où flottaient différents objets. Le mécanicien du "Touriste" fut assez heureux pour saisir une malheureuse femme, flottant entre deux eaux et qui disparaissait pour la deuxième fois. Dès qu’elle put parler, elle ne fit que répéter : « mon mari, mon pauvre homme, où est-il ? l’avez-vous…Oh ! fallait donc me laisser ! ».

C’était navrant à entendre. Toutes les recherches demeurèrent infructueuses. Lundi matin, à 8 heures, le frère du directeur de la Compagnie du Touriste, retourné sur le lieu du sinistre, retirait le cadavre de l’infortuné. Il portait une large blessure au front et son pantalon de coutil, déchiré, laissait voir une éraflure à la cuisse. Ce malheureux, âgé de 40 ans, se nommait Duval. Il laissa une femme échappée par miracle car même sort que lui, sans ressource, sans soutien. Trois enfants restent à sa charge. Duval et sa femme venaient de Chatou dans un bateau chargé d’une partie de leur mobilier qu’ils portaient à Bougival où le mari allait occuper le poste d’éclusier. "Le Touriste" avait tous ses feux allumés. Tout le monde a fait son devoir."

L’Union Libérale Démocratique  de Seine-et-Oise

Dimanche 29 septembre 1878

09/10/2016

CHATOU "EN SEINE" LE 17 SEPTEMBRE 2016

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Le 17 septembre 2016, l’association, à l’initiative de son administrateur Monsieur Elie Marcuse, conviait ses amis à la première visite des Journées du Patrimoine du nouveau barrage des Voies Navigables de France. Cette manifestation sympathique faisait suite à l'annulation de la précédente par suite des inondations le 3 juin 2016.

Cet équipement assure le transit de 14.000 navires par an dont trente passages aller-retour par semaine de navires de croisière. L’acheminement des marchandises vers la Capitale domine le trafic fluvial, à la grande joie des citadins et automobilistes.

Le barrage emploie 7 personnes chargées de se relayer vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ont pu être observés le poste de contrôle, la passe à poissons, les trois grandes pannes de 30 mètres de large par neuf mètres de haut, le panorama des bords de Seine.

 

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Une écoute attentive des responsables de VNF, on reconnaît dans les visiteurs le docteur Bringuier et Monsieur Minassian 

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Toutes les indications nous ont été données par les guides de VNF, responsables de l’exploitation. On doit notamment retenir que le bras de Bougival est le plus utilisé en raison de son aspect moins tortueux alors que le bras côté Rueil est quant à lui déserté par la navigation de transport.

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On reconnaît au centre Monsieur Jean-François Anières, président de l'association "Normandie Niemen" qui avait participé à la réussite de la projection par l'association au cinéma de Chatou du film "Normandie Niemen" (1959) avec l'acteur catovien Pierre Trabaud en 2013. 

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Au poste de contrôle

 

Rappelons que l’ancien barrage de Chatou, équipement modèle de la région parisienne, avait été construit de 1927 à 1932 en réponse aux inondations de 1910 et venait se substituer à l’ancien barrage en bois de Bezons construit sous Louis-Philippe.

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L'ancien barrage de Chatou en construction

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L'ancien barrage en 2013 

Nous remercions vivement nos guides qui ont intéressé la large assistance qu'ils véhiculaient. Alors qu'une publicité toute relative avait été faite, trois groupes comptant au total 140 personnes dont environ 60 de l'association avaient dû être constitués à des horaires différents.

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La passe à poissons. Seules des ablettes ont pour l'instant été repérées.

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Deux photos du nouveau barrage sous un ciel plus clément en août 2015

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L’association Sequana représente l’héritière de ce qui fit naguère de Chatou un pôle nautique de première importance en région parisienne. Son savoir-faire unique s’est traduit par la construction ou la restauration de bateaux de la Belle Epoque, à voile ou à vapeur, délivrant un charme évident à nos bords de Seine et une animation à l’Ile de Chatou, aujourd’hui peu vivace et peu prisée des touristes.

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Le  soir du 17 septembre 2016 à partir de 20h30, l’association a mis en scène une partie de ses bateaux dans une représentation nocturne non sans rappeler les démonstrations qui présidèrent sur la Seine à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en juin 1925. Pour découvrir la "Suzanne" et le "Roastbeef" en action, cliquez sur le lien video ci-dessous :

https://youtu.be/3EkgS4Gf0d8

 

En voyant ce spectacle pittoresque et évocateur, on ne pouvait qu’être convaincu de l’absurdité de vouloir faire quitter Chatou à l’association, décision prise par malheur en décembre 2014 et aujourd’hui objet d’une bataille juridique. Cette dernière au demeurant indifférente au fait qu’il n’y a personne à Chatou pour réclamer le départ de l’association, en particulier chez tous ceux qui ont une conscience du patrimoine et de la mise en valeur nécessaire des bords de Seine. En effet, sans l’activité nautique, le site Fournaise perd son âme. Or, l’Ile de Chatou peut redevenir un pôle  patrimonial et touristique de la région parisienne par la revalorisation de ses atouts « historiques » dont le nautisme fait éminemment partie.

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19/06/2016

SEQUANA EN SEINE A CHATOU AVEC LE NOGENT JOINVILLE LE 7 MAI 2016


 

 

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13/05/2016

LE NAUTISME A CHATOU, DE L'ENCOURAGEMENT IMPERIAL A LA REUSSITE ASSOCIATIVE

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L'Impératrice Eugénie au bras du tsar Alexandre II lors des fêtes de l'Exposition Universelle de Paris de 1867 dans les jardins des Tuileries. Tableau de Pierre Tetar Van Elven - Musée Carnavalet

 

En 1867, le comte de Castellane notait lors de l’Exposition Universelle de Paris : « Pour la première fois, le sport nautique prend parmi nous la place qui lui est due et qu’il a su conquérir par les progrès de tous les genres dont il est à l’origine et la source depuis quelques années.

Aliment d’une industrie importante, le yachting, puisque nous avons dû commencer par emprunter à l’Angleterre le terme même qui la désigne, tout en répandant l’habitude des exercices physiques, fait pénétrer dans les classes aisées le goût de la navigation ; et agent indirect mais actif, attire l’attention des capitalistes de nos villes de l’intérieur vers les placements et les affaires maritimes – 4696 bateaux inscrits dans les circonscriptions maritimes – 5776 armateurs ou matelots classés – plus de huit mille embarcations de plaisance sur les rivières, témoignent assez de l’importance acquise par ce qu’il est permis d’appeler l’institution nouvelle qui a su mériter le patronage si flatteur et si précieux de sa majesté l’impératrice.

En daignant s’inscrire au nombre des exposants et envoyer un caïc et une gondole, (…) sa majesté l’impératrice a donné un témoignage de sa haute bienveillance et montré tout l’intérêt qu’elle prenait à l’œuvre accomplie par la société de navigation. » Le canot à vapeur « La Mouche » du Prince Napoléon flottait alors le long du fleuve parmi sept ou huit bateaux à vapeurs ou yachts étrangers.

Le nautisme sur la Seine avait réveillé les passions de longue date. Le poète et dramaturge François Coppée (1842-1908) faisant référence au temps du Second Empire, avait décliné ces vers :

« A mes jeunes camarades, aux équipiers du Club Nautique de Chatou :  

Jadis, la Seine était verte et pure à Saint-Ouen,

Et, dans cette banlieue aujourd'hui sale et rêche,

J'ai canoté, j'ai même essayé de la pêche.

Le lieu semblait alors champêtre. Que c'est loin!

On dînait là. Le beurre, au cabaret du coin,

Était rance, et le vin fait de bois de campêche.

Mais les charmants retours, sur l'eau, dans la nuit fraîche,

Quand, sur les prés fauchés, flottait l'odeur du foin!

Oh! quels vieux souvenirs et comme le temps marche!

Pourtant je vois encor le couchant, sous une arche,

Refléter ses rubis dans les flots miroitants.

Amis, embarquez-moi sur vos bateaux à voiles,

Par un beau soir, à l'heure où naissent les étoiles,

Afin que je revive un peu de mes vingt ans. »

Le père Fournaise s’intitulait « constructeur de bateaux » à Chatou sous le Second Empire. C’est lui qui fit venir les canotiers et les artistes et qui développa la voile et le canotage dans notre commune. Son client le plus célèbre, Renoir, peignit "Les canotiers à Chatou" en 1879.

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En 1889, l’Exposition Universelle de Paris donna un espace au Yacht Club de France, lequel assumait la promotion du sport nautique en France ainsi qu’à des productions du Cercle de Voile de Paris. On y présenta en maquette un bateau de course, « La Mouquette » du peintre Caillebotte, l'un des clients de la Maison Fournaise figuré sur le tableau "Le Déjeuner des Canotiers" de Renoir en 1881.

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Le peintre Caillebotte (1848-1894), autoportrait. Architecte naval et peintre, il fut le mécène de l'Impressionnisme et un hôte de marque de la Maison Fournaise à Chatou.

 

On sait  d'après le témoignage d'André Derain que Degas fit du canotage à Chatou.  Guy de Maupassant incarna à son tour le nautisme des bords de Seine dans la commune où il séjournait dans les années 1880.

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Guy de Maupassant

Puis vint l’heure du Cercle Nautique de Chatou, déclaré en 1902 et dont le grand couturier Paul Poiret dessina le pavillon. Le CNC fut invité par Paul Poiret à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 et demeura à Chatou jusqu’en 1929 avant de s’expatrier à Meulan. Il fut le plus important cercle de voile de la Seine avec celui de Paris.

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Paul Poiret dans les années vingt - il avait libéré la femme du corset avant la première guerre mondiale

 

L’organisation continuelle de régates pendant presque trente ans devait témoigner de son activité intense. Les très élégants dériveurs qui figurent sur les cartes postales 1900 au bas de la Maison Fournaise firent partie de sa flotte. Il s’agit des monotypes de Chatou créés par les frères Monnot, habitants de la commune, dont la conception connut une longévité entrée dans la postérité.

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En 1900, les monotypes de Chatou amarrés à la Maison Fournaise

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En 2016, un monotype de Chatou sorti des ateliers de Sequana

Entre les-deux-guerres, des compétitions d’aviron furent également organisées par la société franco-britannique Wood Milne Sport, dont le siège était à Chatou et les hangars au bas de l’ancien pont routier selon le témoignage d'une habitante bien connue du quartier de l'église. Enfin, notre ville peut enfin s’enorgueillir d’avoir compté Jean Sepheriades (1920-2001), champion d’Europe d’aviron en 1946 dans un sport dominé par l’Angleterre. Le champion fut conseiller municipal de Chatou de 1947 à 1953.

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Jean Sepheriades, catovien et champion d'Europe d'aviron 1946 face aux équipes anglo-saxonnes

 

Cet héritage des bords de Seine fait de Chatou une patrie du nautisme qu’il est difficile d’ignorer. Or, celle-ci a aujourd’hui un représentant: l’association Sequana fondée dans la commune en 1990. De ses ateliers est sortie une trentaine de bateaux répliques du XIXème siècle, conçus par des bénévoles au savoir-faire unique. Depuis vingt-six ans, ceux-ci font réapparaître les canots et les voiles qui embellissent les bords de Seine. Malheureusement, la municipalité a décidé de résilier la convention de Sequana au profit d’ateliers du bois sans rapport avec la construction de bateaux, autant dire un enterrement de trop pour le site Fournaise et la vie du patrimoine en Ile-de-France. C’est ainsi que pendant que Sequana sera accueillie à bras ouverts dans toutes les autres communes de la Seine, Chatou s’enfoncera dans son gâchis habituel, une constante depuis les destructions successives des châteaux de Chatou, des grandes villas (villas de Maurice Berteaux, Eugène Secretan (villa Aspro), Rosita Mauri (rue Maurice Hardouin) ), de la salle des fêtes financée sur les deniers de Maurice Berteaux en 1893, des immeubles du vieux Chatou lors de la Rénovation de 1966, de l’usine Art Deco Pathé-Marconi berceau du microsillon en 1951, détruite en 2004....

Le nautisme a l’avenir qu’on veut bien lui offrir. Notre proposition n’est pas d’entretenir un petit cercle coupé du monde et de toute perspective mais bien au contraire de l’ouvrir à la formation professionnelle, de l’associer à un grand projet de construction pour soutenir l’ensemble et de raviver la vie de nos bords de Seine avant que le savoir-faire ne disparaisse. Ne s’agit-il pas en effet d’un métier d’art à l’instar de ceux qui sont présentés chaque année au Salon du Patrimoine au Carrousel du Louvre ?

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L'atelier Sequana au Hameau Fournaise dans l'Ile de Chatou

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Ci-dessus, dans l'atelier de Sequana, le "Roastbeef" du peintre Caillebotte que celui-ci conçut en 1892

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Dans l'atelier de Sequana, le canot "Madame" de Maupassant

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La "Suzanne" lancée par Sequana, canot à vapeur

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Le dériveur "Nogent-Joinville", lancé le 7 mai 2016

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Ci-dessus, Monsieur Jean Jack Gardais, président de Sequana, au micro

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Monsieur Olivier Dosne, maire de Joinville-le-Pont prenant la parole et à droite son homologue Monsieur Jacques Martin, maire de Nogent-sur-Marne venus honorer de leur présence le lancement du "Nogent-Joinville", monotype dit "de Nogent".

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On se souvient que Sequana avait lancé à Chatou le canot « Madame » de Maupassant en présence de Monsieur le Maire de Rouen le 4 octobre 2015. Le 7 mai 2016, Sequana y a lancé un nouveau monotype, le « Nogent-Joinville » en présence de  Messieurs les Maires de Nogent-sur-Marne et de Joinville-le-Pont. Dans les deux cas, aucune représentation officielle municipale, seulement celle du président de Chatou Notre Ville, association pourtant déléguée par la ville à l’inventaire du patrimoine. S’il y a en effet un milieu où le patrimoine est défendu, c’est bien celui des associations. Sans association, la vie du patrimoine s’effondre. Au nom de la légitimité et du savoir-faire, il est donc urgent non seulement de mettre en perspective le maintien de la construction nautique à Chatou mais encore d’en faire un axe majeur du développement touristique de nos bords de Seine en y associant toutes les générations. D’Eugénie à François Coppée et au père Fournaise en passant par Maupassant et Paul Poiret, l’histoire clame l’avenir du nautisme à Chatou.

 

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05/10/2015

SEQUANA A REMIS EN SEINE LE CANOT DE MAUPASSANT A CHATOU

Mise à l'eau du canot de Guy de Maupassant  "Madame" par Sequana 

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Portrait de Guy de Maupassant, qui décrivit les bords de Seine à Chatou dans son œuvre et dont Sequana est venue honorer la mémoire, par Feyen-Perrin. L'écrivain posséda également un yacht à Etretat, le Bel-Ami.

 

A Chatou, le temps des canotiers s'est poursuivi depuis trente ans grâce au sauvetage et à la restauration de la Maison Fournaise, à l'activité du patrimoine nautique incarnée par les bénévoles de Sequana, à la magnifique production des bénévoles d'Art et Chiffons qui font revivre les costumes de l'époque pour la joie des visiteurs. Ces groupements désintéressés font vivre avec la latitude que leur laisse la ville le patrimoine des Impressionnistes. Le dimanche 4 octobre 2015, l'association Sequana, dont la convention n'a pas été renouvelée par la municipalité, a lancé le canot "Madame" de Maupassant, reconstruit selon le modèle utilisé par l'écrivain au terme d'un travail acharné, d'une précision et d'une qualité qui sont l'apanage de grands professionnels.

Par beau temps, la manifestation, qui n'était le fruit d'aucune communication officielle ni d'aucun soutien municipal, a reçu une fois encore la faveur des partisans de la mise en valeur du patrimoine local, un patrimoine qui de Renoir à Vlaminck et Derain en passant par Maupassant, Degas, Caillebotte et Paul Poiret, occupe une place éminente dans notre culture et celle de nos bords de Seine.

Alors qu'hier les artistes y trouvaient l'inspiration, aujourd'hui les habitants de notre région y recherchent la nostalgie et les couleurs du temps passé. Ils ont bien raison car on y trouve les valeurs de l'engagement, de la passion et mieux encore, les plus belles heures de notre ville et de notre histoire.

 

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Videos du lancement de "Madame" à la gare d'eau de Chatou postées sur "you tube" et réalisées par Chatou Notre Ville : pour revoir les reportages, appuyer sur le cercle en bas à gauche de chaque écran. 

 

 



 


 


 

 

 

 

 


 

 

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Aux côtés de Madame Marie-Christine Davy, présidente des Amis de la Maison Fournaise, on pouvait noter la présence honorifique, amicale et exceptionnelle d'un défenseur de Maupassant et du patrimoine nautique dont sa ville est un fleuron, maire d'une commune de plus de 100.000 habitants, celle de Monsieur Yvon Robert, maire de Rouen.

 

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17/08/2015

LE XVIIIEME SIECLE A CHATOU : L'ALERTE ROUGE DES JOURNEES DU PATRIMOINE 2015

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Affiche de la conférence de Chatou Notre Ville en 1999

 

Chatou a accueilli un grand témoin de la fin de l'Ancien Régime,  Henri Léonard de Bertin, ministre de Louis XV et de Louis XVI, dernier seigneur de Chatou. Il reste un éclatant témoignage de son passage, le Nymphée de Soufflot (1777), architecte du Panthéon, monument classé (et non seulement inscrit) depuis 1952 aujourd'hui en ruine par la faute de ses propriétaires et de pouvoirs publics qui ont fait de l'inertie et(ou) de leur incapacité et(ou) de leur désintérêt leur autorité sur le monument.

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Nous avions consacré au Nymphée une conférence en 1999 conduite par Madame Monique Mosser, spécialiste internationale de l'art dans les jardins (affiche ci-dessus).

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Le livre de Madame Monique Mosser, un dictionnaire des jardins

 

La photo ci-dessous, prise il y a vingt, d'une colonne du Nymphée,  demeure l'expression de ce mépris indéfendable qui piétine le patrimoine français.

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Nos demandes répétées ont cependant trouvé un écho d'ordre informatif auprès de l'Etat, lequel doit juger curieux malgré ses alertes de ne jamais bénéficier du soutien des élus locaux, intercommunaux, départementaux ou régionaux pour engager une procédure menant à la restauration et à l'ouverture au public du Nymphée au titre de la mise en valeur des bords de Seine. Le rapport de visite du monument nous a été communiqué après des démarches en vue de son actualisation à l'occasion de notre demande de rendez-vous à Monsieur le Sous-Préfet de Saint-Germain-en-Laye (rendez-vous tenu le 28 mai 2015). Nous vous le diffusons, la confidentialité et la démission ayant signé la ruine du monument depuis trente ans :

"Unité de patrimoine : Nymphée

Adresse principale : 78 - Yvelines | Chatou

Protection : Classement - Nymphée, dans le parc de l'ancien château : classement par arrêté du 4 juin 1952

Date de la visite précédente :

Date de visite : 20/05/2015

Auteur de la visite : CACCIOTTI Pierangelo

Fonction : Architecte

État de l'édifice : péril

Vitesse de dégradation :

Origine / Déclenchement / Objet de la visite

Cette fiche de visite ne dresse qu'un bilan général de l'ensemble de l'édifice et des désordres majeurs observables au moment de la visite.

Ce document peut aussi identifier des interventions visées à atténuer ces désordres.

Synthèse 

L'état sanitaire du bâtiment est comparable en termes d'ampleur et de nature des désordres à celui décrit dans l'étude préalable de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques (ACMH) Philippe Oudin en 2002. Depuis cette date, la dégradation du monument semble plutôt lente. Néanmoins, les fragments des matériaux du revêtement tombés à terre ou décrochés mettent en évidence une progression de la dégradation. 

Globalement le nymphée demeure dans un état sanitaire alarmant. 

Il est nécessaire d'intervenir immédiatement (sous la supervision d'un architecte qualifié), au moins avec les travaux identifiés comme « travaux d'urgence » dans l'étude de l'ACMH, 2002, notamment: - Remplacement de pierres sur assises et colonnes, purge des éléments présentant un risque de chute - Assainissement des maçonneries, dégagement de la végétation parasite nocive À moyen terme il est envisageable de procéder à la réalisation des travaux de conservation, restauration et mise en valeur décrits dans la même étude. Le bâtiment étant classé au titre des monuments historiques, et conformément à : - l'article L 621- 9 du code du patrimoine et article L 425-5 du code de l'urbanisme - les articles 19, 20 et 21 du décret n° 2007-487 du 30 mars 2007 relatif aux monuments historiques et aux zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager et article R 425-23 du code de l'urbanisme toute intervention doit au préalable faire l'objet d'une demande d'autorisation de travaux."

A Chatou, la politique du patrimoine menée depuis quinze ans s'est traduite par les étapes suivantes : outre l'abandon du Nymphée, suppression de l'Office du Tourisme de Chatou (2003), destruction de l'usine Art Deco Pathé-Marconi, berceau du microsillon (2004), déclassement massif des villas de Chatou dans le Plan Local d'Urbanisme (2006), renvoi sans concertation de l'association Sequana (pas de vote du conseil municipal ni d'information de la commission culturelle ni de consultation des associations concernées), installée à Chatou depuis vingt-cinq ans et emblème du patrimoine nautique lié à la Maison Fournaise (2014). Cette association remarquable, chassée comme une délinquante, ira donc chez l'une de nos voisines ravie de l'accueillir. 

Une découverte est venue renforcer le patrimoine du XVIIIème siècle de Chatou : à l'occasion d'un projet de promotion immobilière dans le Parc de Chatou, au bas d'une falaise occupée par une construction en blockhaus sans autorisation, le mur de l'ancien domaine de Bertin a réapparu.

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Alertés par plusieurs riverains au mois de juillet, nous avons contacté Monsieur Atkins, nouveau maire-adjoint à l'urbanisme, auteur de la délégation de la mission d'inventaire du patrimoine de Chatou en juin à l'association à l'occasion de la révision du PLU, qui lui-même a saisi les services de la DRAC. Une visite de ces services le 30 juillet a conduit la Ville à demander le même jour l'interruption du chantier au pétitionnaire, des fouilles archéologiques étant organisées à compter du 31 juillet par la DRAC.

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Aspect du mur de Bertin visible désormais du quai du Nymphée

 

Ainsi le XVIIIème siècle fait-il son retour au milieu des pioches des démolisseurs dans la chronique de Chatou, patrimoine dont la mise en valeur complète signerait un projet d'intérêt général pour la ville. Plus que jamais, nous demandons que la politique du patrimoine nous soit déléguée pour arrêter le massacre des quinze dernières années et redonner à Chatou les couleurs qu'elle mérite de ville d'art et d'histoire. 

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14/06/2015

SEQUANA VOUS DONNE RENDEZ-VOUS LES 20 ET 21 JUIN 2015

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Une "sportswoman" du Cercle Nautique de Chatou - 1933 - collection Chatou Notre Ville Pierre Arrivetz

  

Week-end Canotiers à Chatou

des samedi 20 juin et dimanche 21 juin 2015

Site Fournaise - gare d'eau

 

Ces deux journées portes ouvertes seront une occasion de regrouper les membres et les amis de l’association autour des chantiers qui avancent bien. Pour l'occasion, plusieurs bateaux, des yoles, des voiliers et des vapeurs évolueront sur la Seine devant le Hameau Fournaise.

Le samedi 20 juin à 15h00, l'association Sequana procédera au baptême et lancement de sa dernière restauration, un Caneton plan Sergent de 1950.

Ce sera aussi un moment d’échanges avec vous sur l’avenir de Sequana. Votre présence, votre soutien, nous sont précieux. Passez nous voir avec votre famille et vos amis,en canotier et maillot rayé, avec votre panier pique-nique ! (les barbecues seront allumés) On vous attend !

Jean-Jacques GARDAIS, Président et le Bureau de l’association


Les équipiers sont les bienvenus, réserver : contact@sequana.org
Pour plus d'information : www.sequana.org

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30/10/2014

PARFUM D'EXPOSITION

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Une sportswoman du Cercle Nautique de Chatou en 1933 - Le Miroir des Sports - collection Pierre Arrivetz

 

Dans les années vingt, le Cercle Nautique de Chatou fut un symbole de la vie des bords de Seine et des régates auxquelles le nom de la commune fut régulièrement associé. A l'occasion de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925, les actualités Gaumont diffusèrent dans les cinémas un reportage sur les voiliers du Cercle Nautique de Chatou, arguant de leur grand succès à l'occasion de leur venue à l'Exposition. Le Petit Parisien, leader de la presse nationale, rapporta lui aussi l'ambiance extraordinaire qui régnait à Paris avec les défilés sur la Seine :   

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" C’est par centaine de mille qu’il faudra chiffrer l’affluence qui se pressa, tout l’après-midi d’hier, le long des rives de la Seine et sur les ponts entre la Concorde et le Trocadéro. Les fêtes nautiques ont toujours à Paris un gros succès. Comment celle d’hier n’aurait-elle pas fait le maximum dans le cadre de l’Exposition et sous un ciel enfin printanier ?

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Le pavillon extraordinaire d'un éditeur, Cres et Cie, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

Longtemps avant que commençât le défilé – toutes flammes dehors et grand pavois arboré de la flottille de guerre, des bateaux fleuris et des embarcations à voile venues de Chatou, la foule avait envahi les berges du fleuve et les premiers arrivés, les privilégiés, qui purent voir, restèrent jusqu’au soir, prisonniers de ceux, moins heureux, qui se hissaient derrière eux pour « deviner » les régates.

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Le pavillon "Pomone" du Bon Marché par Louis-Hippolyte Boileau, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz  

 

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Le pavillon des Galeries Lafayette par Joseph Hiriard, Georges Tribout et Georges Beau, architectes,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

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Le pavillon "Primavera" du Printemps par Henri Sauvage et Serge Wybo, architectes, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - le dôme était coloré de galets de verre de René Lalique - collection Pierre Arrivetz

 

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Le pavillon "Studium Louvre" des Grands Magasins du Louvre par Albert Laprade, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - Les pavillons des grands magasins français avaient tous pour particularité d'exposer la production de leurs ateliers d'art, une situation inconcevable aujourd'hui - collection Pierre Arrivetz

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Le pavillon de la Compagnie des Arts Français par les architectes Louis Sue et André Mare - l'aménagement intérieur consacra leur production et un ensemble mobilier coloré de la manufacture des Gobelins, "Les Sports" témoignant de l'évolution de la société vers une pratique du sport promue par la construction des premiers grands équipements publics. Sue et Mare, comme tous les architectes présents à l'exposition, furent requis par la Compagnie Générale Transatlantique pour décorer sa flotte de grands paquebots "Paris" (1921), "Ile-de-France" (1927) et "Normandie" (1935) - collection Pierre Arrivetz  

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"L'Hôtel du Collectionneur" par Pierre Patout, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925. Aménagé magnifiquement par Jacques Emile-Ruhlmann, il signa le triomphe de l'Ecole Française dans les Arts Décoratifs - collection Pierre Arrivetz 

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Le restaurant de Paris et la fontaine lumineuse de Lalique,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

Le coup d’œil était d’ailleurs charmant. Y-a-t-il un effort plus harmonieux  que ceint d’une équipe de rameurs bien stylée ? une poussière d’eau se lève sous le coup des rames et les yoles légères semblent voler au-dessus. Les grandes  ailes triangulaires des bateaux à voiles ressemblent à d’étranges oiseaux. Et les baleinières, les canots-majors, les remorqueurs,  les torpilleurs de la marine de guerre n’ont besoin, comme le sous-marin Euler, que de paraître avec leurs cols bleus bien alignés pour soulever l’enthousiasme populaire.

Le soir venu, ils rejoignirent leur port d’attache du Trocadéro en tirant de toutes leurs pièces. Les cloches installées près du pont Alexandre III  sonnaient à toute volée. Les manèges et le chemin de fer à catastrophes sifflaient et hurlaient. Tous les cafés avaient leur orchestre. Et de la foule qui déroulait, dans une poussière dorée ses volutes multicolores, il montait le même brouhaha qu’aux halles, le matin, ou à la Bourse, vers deux heures.

 

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Les péniches du couturier Paul Poiret, créateur du drapeau du Cercle Nautique de Chatou,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

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Le Pont Alexandre III de nuit à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 aménagé par l'architecte Maurice Dufrène - collection Pierre Arrivetz

 

On put, tant les gens se pressaient, se bousculaient, s’embouteillaient, concevoir un instant  des craintes pour la sécurité  de quelques passerelles et de certaines barres d’appuis. Elles ont tenu. Il est peu probable qu’elles soient mises jamais à plus rude épreuve qu’hier. On dut suspendre sur l’Esplanade la circulation des cars qui permettaient la visite, sans fatigue, de l’Exposition. Dans la foule, ils n’auraient d’ailleurs pu avancer.

 

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Le pavillon de l'Afrique Occidentale à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

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Le Grand Palais, construit lors de l'Exposition Universelle de 1900, s'inscrivait dans le parcours de l'Exposition 1925 installée entre la Cour des Invalides et les Champs -Elysées. Des fêtes de nuit s'y déroulèrent pendant la durée de l'Exposition, ici la foule des spectateurs assistant à une revue sur les marches de l'escalier monumental - collection Pierre Arrivetz

 

Hier, une partie du public, qui avait pris place sur la berge, dans une enceinte réservée entre le pont Alexandre et le pont de la Concorde, fut privée, bien qu’elle eût payé son entrée, d’une part du spectacle. Cette erreur d’organisation sera aujourd’hui réparée. Au surplus, le clou de la journée sera le défilé lumineux qui partira de l’Alma vers 22 heures et qui déroulera jusqu’à minuit entre les rives embrasées, parmi les fontaines électriques et les péniches illuminées, la féérie de ses artifices, de ses fleurs, de ses girandoles et de ses arabesques incandescentes.

R.N

Le Petit Parisien - 1er juin 1925