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05/04/2017

UNE VIE ASSOCIATIVE INTENSE

CHEZ LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE

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La Maison Fournaise construite sous le Second Empire et devant laquelle se font photographier des touristes encore trop rares de tous les continents.

 

A Chatou, le patrimoine artistique est ardemment défendu par les Amis de la Maison Fournaise. Depuis plus de trente ans, ceux-ci portent une œuvre ayant associé l'Europe et l'Amérique et plus encore, ayant assuré le renom de Chatou: la restauration de la Maison Fournaise dans l'Ile de Chatou dont le balcon a été peint par Renoir dans son "Déjeuner des Canotiers" en 1881, la conduite de l'enrichissement culturel de la ville par une politique d'achat de toiles ayant trait à notre commune, fief de l'impressionnisme et de l'art de vivre jusqu'au début du XXème siècle, l'organisation de sorties culturelles incessantes pour visiter à Paris, en France et à travers le monde, les expositions mettant en valeur les toiles impressionnistes, le soutien au canotage et à Sequana qui restaure ou construit les bateaux de la Belle Epoque, la mise en valeur d'Arts et Chiffons, une association ancrée dans la création de costumes d'époque et actuellement réclamée de toutes parts.

Chatou Notre Ville, bien entendu adhérente, participait le 25 février dernier à l'assemblée générale annuelle des Amis de la Maison Fournaise (AMF). Forts de leurs centaines d'adhérents, les AMF ont illustré pendant une journée le travail de fond bénévole qui alimente et embellit notre histoire culturelle.

D'une part, une conférence passionnante de Monsieur  Michel Prigent, journaliste et écrivain: "entre photographie et cinéma, les impressionnistes révèlent la société" (ci-dessous) transporta plus de 120 personnes.

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D'autre part, l'assemblée permit de présenter l'activité ordinaire mais en réalité presque extraordinaire de l'association  par son importance. L'on doit rappeler également qu'un bulletin de recherches est édité chaque année pour explorer la vie d'un acteur vivant ou disparu, direct ou indirect, de l'impressionnisme.

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Le dernier bulletin n°12 des Amis de la Maison Fournaise - l'un des tableaux de Maincent remis à la ville

 

Le bulletin fait état cette année de Robida, Madame Cézanne, Henri Claudel, président d'honneur récemment disparu et ancien ambassadeur de France, Eugène Druet, marchand d'art, du tramway par l'historien Marc-André Dubout, des reflets des bords de Seine dans la littérature par Monsieur Benoît Noël, ancien conservateur du Musée de la Maison Fournaise, du festival Normandie Impressionniste, du carnet de voyages aux Etats-Unis, Pays-Bas etc... 

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Un extrait du dernier bulletin, la manifestation nautique de Normandie Impressionniste avec la participation de Sequana dont le hangar sur le Site Fournaise permet la restauration et  la construction des bateaux et canots de la Belle Epoque depuis plus de vingt ans.

 

Et plus encore, la gazette en couleurs des AMF se fait l'écho d'une manifestation solennelle qui a suivi l'assemblée : la remise à la ville sur le balcon de Renoir de toiles de petits maîtres des bords de Seine portant à 5 le nombre de toiles remises depuis trois ans et émanant de Gustave Maincent (1848-1897), René Gilbert (1858-1914), du vésigondin Léon Commere (1850-1916) et de Ferdinand Heilbuth (1826-1889). La cérémonie a eu lieu en présence de Monsieur Fournier, maire et vice-président du Conseil Départemental, de Monsieur Lequiller, député de la circonscription et de Madame Anne Galloyer, conservatrice des Amis de la Maison Fournaise, dont les expositions sont toujours applaudies. Ayons une tendresse pour Gustave Maincent qui a vécu à la Maison Fournaise et a produit une collection de toiles sur nos bords de Seine catoviens.

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Remise des tableaux à la Ville par Madame Marie-Christine Davy, présidente infatigable des Amis de la Maison Fournaise. Ci-dessous "Les deux barques" de Gustave Maincent acquis par les AMF et remis à la Ville.

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Au coeur de cette activité, il y a la richesse culturelle de la France, celle de ses bénévoles et de tous ceux pour qui la civilisation française demeure la patrie féconde de l'art et de l'art de vivre qui ont enchanté la Seine et ses abords.

 

A L'AMICALE DES ANCIENS DE LA RESISTANCE ET FFI ET FAMILLE DE FUSILLES DE LA RESISTANCE

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L'assemblée générale du 25 janvier 2017 de l'association était endeuillée en raison de la perte de Monsieur René Prévost, président d'honneur et de Monsieur Olivier Roy, vice-président, les 12 juin et 18 octobre 2016. La vie de l'Amicale ne s'arrête pas pour autant. Les nombreux contacts pris par le président, Monsieur Alain Hamet, ont permis, outre une adhésion nouvelle en la personne de Monsieur Moyon, conseiller municipal et correspondant Défense de la ville de Houilles, la nomination de Madame Danielle Moulinier, descendante de Monsieur Martial Fleury, l'un des 27 Martyrs de Chatou, au poste de vice-présidente. Madame Moulinier a d'ailleurs été rapporteur du bilan moral de l'association. 

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Le calendrier des manifestations a été rappelé :

- lundi 8 mai 2017 : 72ème anniversaire de la victoire de 1945

- dimanche 18 juin 2017 : 77ème anniversaire de l'appel du Général de Gaulle

- vendredi 25 août 2017 : commémoration des 27 Martyrs de Chatou et ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe

- samedi 9 septembre 2017 : 73ème anniversaire de la Libération de Chatou

- samedi 11 novembre 2017 : 99ème anniversaire de l'Armistice de 1918

- mardi 5 décembre 2017 : journée nationale aux morts pour la France du Maroc, de Tunisie et d'Algérie 

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Coffret audio des Voix de la Guerre 1939-1945 réalisé par Messieurs José Sourillan et Arnaud Muller pour l'Association Chatou Notre Ville évoquant notamment l'affaire des 27 Martyrs de Chatou

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Livret de 1944 réédité par le Souvenir Français Chatou- Montesson sur les 27 Martyrs de Chatou

 

N.B : d'autres articles complèteront celui-ci dans les prochains jours, le temps manquant à l'auteur pour rapporter toute l'actualité associative historique locale

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21/10/2016

AU MUSEE FOURNAISE LA FEMME EST EN MAJESTE JUSQU'AU 30 OCTOBRE

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Portait de l'impératrice Eugénie, dernière souveraine de France (1853-1870), par Charlotte Pierret, don de l'empereur Napoléon III à la sous-préfecture de Sarrebourg en 1869.

02/03/2015

MAURICE DE VLAMINCK (1876-1958) EN MAJESTE A RUEIL

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Rueil ville impériale accueille du 30 janvier au 25 mai 2015 une très grande exposition sur Maurice de Vlaminck (1876-1958) dans un cadre idyllique, l'atelier Grognard 6 avenue du Château de la Malmaison. Cette exposition signifie pour beaucoup d'entre nous une découverte. Une soixantaine d'œuvres de grand format de cet artiste qui habita Le Vésinet (1879) puis Chatou (1893) puis Rueil (1902) est présentée au public. Ce n'est pas le nez sur les peintures que nous les découvrons mais au contraire avec le recul qui leur donne une perspective, une couleur et une ambiance qui pénètrent le spectateur. De 1900 à 1950, Vlaminck a interprété les villes et les paysages de la France. Au cours de ses cinquante ans, son style s'est affirmé et affiné mais il n'a pas changé contrairement à d'autres. Maurice de Vlaminck  a éprouvé jusqu'à la dernière minute le même enchantement, la même nostalgie, le même goût de faire apparaître la couleur nuancée des champs, du ciel, des chemins, des carrefours, de la mer, cette couleur qu'il voulait comme la vie et qui traça sa route. Vlaminck n'a jamais abdiqué son talent pour la première faveur. Il est resté lui-même jusqu'à sa mort et s'est inscrit parmi les plus grands peintres français du XXème siècle. La Ville de Rueil lui rend un hommage historique et nous l'en remercions.

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Derain et Vlaminck qui se rencontrèrent à Chatou où ils vécurent. Notre blog leur a consacré plusieurs rubriques.

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14/02/2015

LES CARICATURES DU RESTAURANT FOURNAISE SAUVEES PAR LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE

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Reproduction d'un cliché de Monsieur Roger Carli, restaurateur

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Le samedi 7 février 2015 a marqué un évènement considérable pour la Maison Fournaise : l'inauguration des peintures du restaurant et leur mise sous cadre par les Amis de la Maison Fournaise, Monsieur Roger Carli étant leur restaurateur de grand talent.

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Par la fenêtre du restaurant, les reflets argentés de la Seine croisaient un rendez-vous qui réunissait nombre de personnalités * pour lesquelles le temps n'avait en rien altéré les convictions et la fidélité. Mises à l'épreuve trente ans plus tôt lorsqu'il fallut obtenir d'arracher le bâtiment à la ruine et de lui redonner vie, celles-ci étaient encore présentes ce jour-là. Rendons-leur hommage. Sans elles, rien n'était possible et Fournaise ne serait plus qu'un souvenir.

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Les associations de patrimoine ont en effet cette faculté de transcender l'indifférence et l'esprit d'abandon qui enterrent les causes justes et nobles dans une société rassasiée. Le monde d'Alphonsine Fournaise, celui de son cher Renoir, de Caillebotte et de tant d'autres a peut être regardé la scène. Il y aura vu qu'une partie de notre humanité refusait de se délier d'une histoire de couleurs, de liberté, de bien-être et d'insouciance.

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Madame Marie-Christine Davy, présidente des Amis de la Maison Fournaise et Monsieur Roger Carli, restaurateur des peintures

 

Les œuvres restaurées apportent leur part de mystère. On ne connaît pas l'artiste qui les a signées ni leur date exacte. Seule une fresque mettant en scène l'attaque du Mahdit contre l'occupation anglaise nous révèle que l'épisode se passe en 1882 ou dans la période qui a suivi. Les dessins prennent un tour de caricature bon enfant. Ils ne seraient pas obligatoirement l'œuvre d'un peintre déclaré (caricaturiste comme Robida ou autre ?) . Les personnages auraient-ils un style anglais ? "l'hydre de l'anarchie" y est inscrit également. Si Alphonsine Fournaise avait tenu un journal, nous aurions tout su. 

Les Amis de la Maison Fournaise ont encore du travail. Mais l'Histoire a déjà tranché en leur faveur. 

 

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La dernière gazette n°10, très bien illustrée et instructive des Amis de la Maison Fournaise - 2ème semestre 2014. Du tableau de l'enterrement à Chatou de Derain au salon des caricatures du restaurant Fournaise, une partie de l'âme artistique de la commune est encore à découvrir.

contact : amisfournaise@gmail.com

 

* Parmi les personnalités présentes, Monsieur Philippe Tesson, catovien d'adoption, critique d'art, journaliste, ancien directeur du Quotidien de Paris, président du jury du Prix Interallié, Officier de la Légion d'Honneur, Monsieur Alain Gournac, sénateur des Yvelines, membre de la Commission Défense, Monsieur Stéphane Grauvogel, Sous-Préfet de Saint-Germain-en-Laye, le président d'honneur, Monsieur Jean Guy Bertauld  

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05/10/2014

ANDRE DERAIN ET MAURICE DE VLAMINCK, DES NOMS DE CHATOU

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Un cliché pour l'histoire - " Toute la vie - n°26 - 1942 "

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Maurice de Vlaminck (1876-1958) vécut à Chatou de 1893 à 1905 39 rue de Croissy (rue du général Colin depuis 1918) puis 87 rue de Saint-Germain (avenue Foch depuis 1931). Il livra son témoignage à l'occasion de l'exposition à la Galerie Bing à Paris en mars 1947, exposition dont le titre était "Chatou".

 

"Au mois de juillet 1900, étant en permission  de quinze jours (ma libération devait avoir lieu en septembre), j’avais pris à Chatou le train pour Paris. Dans le compartiment où j’étais monté, assis en face de moi se trouvait André Derain. Bien qu’habitant depuis toujours le même pays, nous ne nous étions jamais adressé la parole.

Nous nous connaissions seulement de vue, pour nous être souvent croisés dans les rues du village. Derain avait assisté à des courses de vélo auxquelles je participais. Maintes fois, il avait pu me rencontrer, mon violon sous le bras ou trimbalant des toiles et ma boîte à couleurs.

A cette époque, Derain avait à peine vingt ans. C’était un grand type efflanqué, aux longues jambes. Il était habituellement vêtu d’un manteau à pèlerine et coiffé d’un chapeau  mou. Il avait vaguement l’air d’un escholier de la Basoche du temps de Louis XV : quelque chose comme un François Villon amélioré…

Je ne sais quelle rage intempestive me le fit attaquer : -         « ça va bientôt être votre tour de chausser des godillots ! » -         « pas avant l’année prochaine, me répondit-il, un peu interloqué. » Le même  soir, nous nous retrouvions sur le quai et nous reprenions notre entretien. Le résultat de cette rencontre fut qu’on se promit de travailler ensemble.

De notre historique atelier, des fenêtres d’où l’on apercevait le village de Chatou, le bateau-lavoir amarré à la berge, le clocher, l’église, les chevaux que les charretiers menaient à l’abreuvoir, les voitures des maraîchers qui passaient le pont, pour aller charger les carottes de Montesson et les navets de Croissy, il ne reste, à l’heure où j’écris ces lignes, qu’un dérisoire rez-de-chaussée. Avant que la bâtisse ne s’écroulât définitivement, on la fit battre et on n’en laissa, avec les sous-sols, que quelques murs sur lesquels on posa un toit.

Pour nous, c’est toujours le lieu où fut fondée « l’école de Chatou », premiers germes, premiers essais du mouvement qui devait prendre le nom de Fauvisme. Le Fauvisme n’était pas une invention, une attitude. Mais une façon d’être, d’agir, de penser, de respirer. Très souvent, quand Derain venait en permission, nous partions de bon matin, à la recherche du motif.

Notre habituel terrain de chasse, c’était les côteaux de Carrières-Saint-Denis (Carrières-sur-Seine) qui étaient encore couverts de vignes et d’où l’on apercevait toute la vallée de la Seine. A notre approche, les grives, les alouettes, s’envolaient dans le ciel clair.

D’autres fois, nous partions, pour faire en explorateurs une balade à pied de vingt à trente kilomètres. Nous remontions la Seine jusqu’à Saint-Ouen en suivant la berge. Notre enthousiasme n’avait d’égal que notre endurance et notre bonne humeur. Cinq francs dans la poche : nous n’en demandions pas plus ! nous déjeunions au hasard d’un morceau de boudin ou de petit salé ; tout nous était bon et la vie nous paraissait belle. La fille qui nous servait, les masures dans le soleil, les remorqueurs qui passaient, traînant une file de péniches : la couleur de tout cela nous enchantait… c’était Chatou !"

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Maurice de Vlaminck (1876-1958)

 

 

 

 

Né le 10 juin 1880 à Chatou, André Derain (1880-1954) vécut 13 avenue de Saint-Germain jusqu'en 1900 puis 7 place de l'hôtel de ville et quitta Chatou en 1907. Voici également son témoignage lors de l'exposition de la galerie "Bing":

 

"Chatou ! mais j’y suis né !

J’ai débuté avec le père Jacomin, dont les fils étaient mes camarades de classe, avant 89. Ce père Jacomin était un ancien ami de Cézanne, mais il détestait sa peinture. Je n’ai probablement pas profité de ses leçons. Comme beaucoup d’artistes, le père Jacomin habitait Chatou qui était alors une sorte de « Barbizon », aux portes de Paris.

Il m’emmenait faire du paysage avec ses fils, mais il nous appelait, Vlaminck et moi, les « Intransigeants ». C’est ainsi qu’on nommait, vers 1860, les méchants, les révolutionnaires. Mais même le courroux esthétique change d’expression ; Pierre Wolf avait lancé « les Barbouilleurs » pour flétrir l’impressionnisme.

Les journalistes n’ont eu aucun effort d’imagination à fournir, ils nous ont appelé les barbouilleurs. Comme si Dieu le Père avait orchestré leur indignation, les professionnels du critère, pendant 20 ans de campagne contre l’Art, avaient trouvé le même qualificatif pour Cézanne, Manet, Van Gogh, Lautrec, Gauguin, Henri Rousseau. Picasso, un peu plus tard, devait bénéficier de la même distinction :  barbouilleur ! ça vous classait ! Les deux barbouilleurs se promenaient comme des amoureux, ils avaient un amour commun : la peinture.

Que de fois ai-je accompagné Vlaminck jusque devant sa porte, il revenait jusque chez moi, je le raccompagnais encore, lui aussi, et ainsi de suite jusqu’au matin. Quelques heures après, nous repartions avec la boîte à couleurs et le chevalet de campagne. Toujours grisés de couleur, et de soleil qui fait vivre la couleur !

Vlaminck et moi avons ensuite eu un atelier commun, à côté de chez Fournaise, que les Impressionnistes avaient rendu célèbre. Renoir y a peint « La Grenouillère » et « Les Canotiers », je pense que « Les Demoiselles » de Courbet y ont été peintes en 1855. J’y ai encore vu Degas, en barque, sur la Seine, vêtu d’une épaisse fourrure, en plein mois d’août. Plus tard, les « Intransigeants » sont devenus les « Indépendants ». On nous a appelés les « Fauves » parce que ça « gueulait », mais Chatou, c’était bien notre Jungle."

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André Derain (1880-1954) 

 

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Un coin de Chatou par André Derain, 1900

 

In Catalogue de la Galerie Bing,174 rue du Faubourg Saint-Honoré, mars 1947, exposition « Chatou » 

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Une image du vieux Chatou disparu avec la rénovation-destruction de 1966. La rue de la Paroisse et à gauche à l'angle en 1900, la maison Jarry, marchand de couleurs des peintres de Chatou où venaient s'approvisionner Derain et Vlaminck.
 

22/04/2013

L'ART CONTEMPORAIN RETROUVE SES COULEURS GRACE A L'ASSOCIATION DES PEINTRES DE CHATOU

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Les peintres des bords de Seine de Chatou, Renoir, Derain, Vlaminck, nous ont quittés mais leurs œuvres sont attachées à l’histoire. Les artistes qui leur ont succédé sous la IIIème République ont, pour Chatou, rejoint les petits maîtres. Puis la guerre et la rénovation urbaine au milieu des années soixante ont profondément modifié la vie et l’environnement de la commune mais la tradition a été maintenue et il ne s’est pas passée une époque sans que des artistes peignent à leur tour sinon des paysages de Chatou, des œuvres plus personnelles fondées parfois sur l’abstraction, entretenant la création qui apporta autrefois la renommée des lieux.

 

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Le peintre catovien Pierre Rannaud récemment disparu avait saisi l’ambiance ensoleillée revenue sur le site Fournaise depuis sa remise en valeur il y a vingt ans, une opération à laquelle il avait apporté tout son soutien au sein des Amis de la Maison Fournaise.

C’est l’une de ses toiles qui précisément avait été choisie à titre d’hommage par l’Association des Peintres de Chatou pour orner l’étage de la salle Jean Françaix. 

Fondée en 1956, l’association organisait en effet sa Biennale des Beaux-Arts du 6 au 21 avril 2013 à Chatou, soit son 54ème salon, présentant peintures et sculptures contemporaines.

 

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Comme chaque année, des prix sont venus  faire assaut d’encouragements, prix du sénateur, du député, du conseiller général, de la ville de Chatou, prix Pierre Rannaud des Amis de la Maison Fournaise. Etaient invités d’honneur Fordan et Claire Valverde. Il est difficile pour un non-professionnel de porter un jugement ou de s’apesantir sur telle ou telle œuvre. Il est bien certain que l’intérêt que l’on porte relève du sentiment personnel  et parmi les 134 œuvres exposées de 78 artistes, la diversité régnait en maître avec une préférence pour l’abstraction et la couleur. Une découverte continuelle pour le visiteur qui, à chaque espace, se sentait invité. 

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L’organisation qui se cachait derrière cette exposition est le fruit de la constance et du dévouement des bénévoles. Elle  appartient à l’image que Chatou souhaite conserver en attirant tous les talents et en ne se limitant pas à la commune. Un pas a été franchi en 1995 par Madame François Napoly, aujourd’hui présidente d’honneur, en créant un atelier libre de peinture ouvert à tous une journée par semaine. L’Association des Peintres de Chatou ne manque donc  ni  de dynamisme ni de relève et l’on doit remercier tous ceux qui ont concouru à cette très belle exposition.


 

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Les organisatrices de l'exposition, et à l'extrême droite, Fordan et à gauche, Claire Valverde, tous deux invités d'honneur. Entre eux, de gauche à droite, le bureau de l'Association des Peintres de Chatou : Madame Roch, vice-présidente, Madame Leroy, secrétaire générale, Madame Horreaux, présidente.

 


 

Association des Peintres de Chatou – secrétariat Madame Josette Roch – 5 rue Clos du Verger – 78400 Chatou – secretariat@peintres-chatou.comwww.peintres-chatou.com. Présidente Madame Jacqueline Horreaux 01 30 71 99 94.

27/01/2013

UNE VENTE PAS COMME LES AUTRES...

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Cliché "Le Miroir" 1919 - collection de l'auteur 

 

A l'heure où Renoir apparaît magnifiquement dans le rôle épousé par l'immense acteur Michel Bouquet dans le film de Gilles Bourdos, nous communiquons cette annonce publiée de son vivant :

" Dimanche dernier a eu lieu à Chatou au restaurant Fournaise où le peintre Renoir travailla en 1880 lors de ses études pour un grand tableau, « Le Déjeuner chez Fournaise », une vente publique comprenant les tableaux suivants qui ont obtenu les prix ci-dessous indiqués :

portrait de Monsieur Fournaise 9.100 F, portrait de Madame Fournaise 9.900 F, petit paysage (esquisse) 1.560 F, fleurs (ébauche) 900 F. "

 

La Chronique des Arts et de la Curiosité, 9 décembre 1905

 

31/12/2012

MAISON DE CHATOU EN AQUARELLE

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maison de Chatou par Bérénice Balency-Béarn - blog : http://bbbaquarelles.jimdo.com/votre-maison-d-après-photo/

 

Les maisons anciennes de Chatou ont chacune leur histoire. Nous nous efforçons de faire oeuvre d'inventaire dans ce domaine mais n'avons pas le talent de Bérénice Balency-Béarn pour en restituer les couleurs et la physionomie. Ainsi cette petite maison du 21 rue Camille Périer, déclarée au cadastre en 1843, donc construite quelques années avant, par Monsieur Rateau, entrepreneur en bâtiment, est-elle le témoignage des premières constructions édifiées au lendemain de l'arrivée du chemin de fer d'Emile Pereire en 1837. Chatou n'était à l'époque qu'un village de 1.200 habitants, composé de parcelles de "petites cultures" et de quelques châteaux et vastes demeures d'Ancien Régime. Une série d'expropriations devait frapper le jardin de la maison représentée ci-dessus, sous le Second Empire d'abord pour prolonger la rue Camille Périer puis dans les années vingt pour créer la rue Lantoine, du nom d'une bienfaitrice dont la contestation du legs à la Ville par les héritiers engendra une procédure de plus de 15 ans.

L'aquarelle a permis de mettre en valeur un bâtiment qui aurait grand besoin d'une restauration, et de faire ressortir son attrait principal : un décor de fausse brique de plus en plus rare et un encadrement par des colonnes dans le style empire. 

Si vous aussi souhaitez conserver un souvenir de votre maison en aquarelle, n'hésitez pas à consulter le blog de son auteur: http://bbbaquarelles.jimdo.com/votre-maison-d-après-photo/. Nous serons bien entendu à votre disposition pour procéder à une recherche historique et à sa publication sur notre blog.

 

Pour en savoir plus sur la vie de Chatou sous la Monarchie de Juillet, l'association a édité une revue réalisée à partir de recherches aux archives municipales et départementales que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à piarri@orange.fr ou par téléphone au 06 33 33 25 76 

 

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Chatou 1830-1848 - les premières évolutions du village 

(52 pages - 12 euros)

01/11/2012

L'EXPOSITION PIERRE RANNAUD EST L'EXPOSITION DE CHATOU

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Au Musée Fournaise dans l'Ile de Chatou s’achèvera le 4 novembre 2012 une exposition qui fera date dans l'histoire du site. Fruit d'un concours de circonstances, elle est un grand succès. On y admire l’œuvre de Pierre Rannaud (1927-2011), peintre de Chatou qui a consacré sa vie à poser les reflets et les couleurs de notre ville, de sa région et de son patrimoine. Les sujets abordés témoignent d’une école de Chatou que le peintre continuait d’incarner à travers une palette insoupçonnée de toiles et un style sans équivalent. Pierre Rannaud a rendu un très bel hommage à Chatou. Cette exposition restera également grâce à lui  l’une des plus emblématiques du musée, magnifiée par une œuvre suscitant bien plus que la curiosité, une  adhésion complète et en conclusion une fierté intèrieure pour une âme de catovien.

19/03/2012

LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE CONTINUERONT A INVITER RENOIR

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Samedi 4 février 2012, les Amis de la Maison Fournaise emmenés par leur présidente Madame Marie-Christine Davy ont présenté lors de leur assemblée générale annuelle salle Jean Françaix l'activité qui a marqué une fois encore la vie patrimoniale et artistique dont l'association est aujourd'hui un symbole. On a tendance à croire que tout a été dit et que tout a été fait. C'est faux. Les 30 ans de l'association ont été fêtés le 7 novembre 2011 de manière éclatante, à la mesure de l'investissement personnel déployé par les membres de l'association en faveur de la restauration de la Maison Fournaise (1990) dont la dépense a été supportée en partie par nos amis bienfaiteurs des Etats-Unis. 

A l'initiative de l'association, Madame Mary Morton, Conservateur en chef du Département des Peintures Françaises de la National Gallery of Art de Washington, musée abritant notamment "Les Canotiers à Chatou" (1879), a franchi l'Atlantique pour donner une conférence sur "Renoir et le rococo" le 7 novembre 2011  dans un local prêté gracieusement par ERDF dans l'Ile des Impressionnistes. 

Dans un voyage à Madrid, les Amis de la Maison Fournaise ont pu se rendre à l'exposition du Prado également consacrée à Renoir. Parmi 35 oeuvres de l'artiste, on y retrouvait "le Père Fournaise" (1875) et "Le Pont de Chatou" (1875) prêtés par le Sterling and Francine Clark Art Institute.

Lors des Journées du Patrimoine en septembre 2011, un concours de peinture a été lancé par l'association. Madame Pedoussaut du Vésinet a remporté le premier prix Pierre Rannaud pour ses toiles du Pont de Chatou.

Lors de l'assemblée du 4 février 2012, c'est un film pour l'histoire qui a été diffusé : les travaux de réhabilitation de la Maison Fournaise et de ses fresques sous l'égide de Monsieur Jean-Guy Bertauld pour l'association et les directives de Monsieur Lablaude pour la Conservation des Monuments Historiques. Grand moment d'émotion en voyant cette opération si peu banale dans une ville comme Chatou, en voyant réapparaître les fresques sous le papier peint arraché, dans un chantier où tout ou presque était à refaire. Un chantier digne d'une oeuvre impressionniste : de l'obscure et pourtant si glorieuse Maison Fournaise à l'abandon a surgi un bâtiment embelli, comprenant un Musée et un restaurant qui ont réanimé l'endroit et perpétué le souvenir des artistes venus y chercher l'inspiration providentielle.

Des réunions amicales sont organisées au restaurant Les Rives de La Courtille par l'association pour échanger sur les différents sujets qui occupent son objet social,  entretenir les relations entre adhérents, trouver des adhésions nouvelles et des bonnes volontés. Le trésorier, Monsieur Marty, maintient une gestion flatteuse et l'organisateur des visites en métropole et à l'étranger, Monsieur Sarron, parvient à mobiliser les adhérents pour un tourisme culturel régulier. Enfin, l'association Art et Chiffons conduite par Madame Danielou permet de confectionner des costumes d'époque qui trouvent au sein des Amis de la Maison Fournaise des occasions de mettre en scène l'habit des Canotiers et de leurs cavalières.

La conférence qui a clôturé l'assemblée générale, par Monsieur Augustin de Butler, auteur de nouvelles recherches, a permis d'établir le passage de Renoir à Londres en 1882, dans un contexte où de nouvelles interrogations se font jour. Le récit de lettres de Renoir nous a fait saisir quelques instants de la vie de cet artiste si connu et encore difficile à cerner. La qualité de l'intervenant a conclu la soirée comme précédemment par le caractère prometteur du dynamisme imprimé dans l'histoire de nos bords de Seine par les Amis de la Maison Fournaise. *

 

Association des Amis de la Maison Fournaise, 1 avenue Ernest Bousson, 78400 Chatou, tél 01 30 71 09 14 / 06 85 11 85 59 - amisfournaise@gmail.com

 

* L'association Chatou Notre Ville  était représentée par Pierre Arrivetz, également membre de la commission culturelle, Suzanne Blache, secrétaire-adjointe de l'association et Muriel Amiot, adhérente