29.09.2007

HENRY PENON (1830-1907)

Henry Penon, né à Paris en 1830, fut un décorateur ébéniste et tapissier parisien très en vue du Second Empire et de la IIIème République. Il était Chevalier de la Légion d'Honneur et décoré de l'Ordre de sa Majesté François-Joseph. Il est recensé à Chatou en 1876 avenue de la Procession où il occupait une villa avec sa femme, Madeleine-Hélène Blind, veuve de Monsieur Terron, âgée de 25 ans, et leurs nombreux enfants : Henriette Penon, 13 ans, Emile Penon, 12 ans, Françoise Penon, 9 ans, Marie Penon, 2 mois et une domestique, Marie Gerllier, 32 ans. L’homme étant locataire et  le recensement de 1876 n’indiquant pas les numéros de rue, sa maison n’est pas identifiée. Henry Penon maria sa fille Henriette au Maréchal Joffre (alors général) en 1905. 

 

En revanche, l'on sait qu'Henry Penon fut propriétaire de la villa "les Cèdres" rue de Sahüne de 1884 à sa mort en 1907. Cette villa avait été déclarée au cadastre en 1866. Couvrant les lieux-dits "les Justices" et "les Gargouilles", le domaine de la villa fut morcelé en 1891 par le décorateur et donna lieu à l’ouverture de l’avenue qui porte son nom.

 

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La villa "Les Cèdres" rue de Sahüne qui appartint à Henry Penon de 1884 à 1907

 

C'est dans ces années 1880 que les ateliers d'Henry Penon à Paris connurent leur apogée. On compte d'ailleurs de cette époque 28 albums de mobiliers et d'intérieurs des ateliers conservés à la Bibliothèque du Musée de l'Union Centrale des Arts Décoratifs (ci-dessous, modèle de papier peint).

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Mais d’Henry Penon, il convient surtout de retenir qu’il fut l’auteur de l’un des pavillons de l’Exposition universelle de 1867, « le repos de l’impératrice », source de commentaires élogieux notamment dans l’album de l'Exposition Universelle de 1867 illustrée (tome 1 p.78) :   " J'ai gardé pour la fin la perle de cette Exposition. Ce petit pavillon, si simple et si modeste en apparence, est une œuvre aussi capitale dans son genre que la serre de M. Dormois…"  

(...) C'est M. Henry Penon qui a conçu, esquissé, dessiné, fait exécuter cet ensemble et tous ces détails. L'exécution appartient par moitié à son associé, qui est son frère. Ces jeunes gens ont sous la main toute une école de peintres décorateurs dont l'aîné est à peine âgé de vingt-cinq ans. Ils ont fait, font et feront des élèves. L'art si français et si parisien de la tapisserie devra beaucoup à leur initiative et à leur exemple.  Ils ne sont pas riches, ils commencent, et les voilà qui fournissent une quote-part exorbitante dans un travail collectif qui doit durer six mois et coûte 200.000 francs pour le moins.

 

M. Henry Penon a-t-il, comme il le croit, inventé un nouveau style de décoration ? je n'ose me prononcer là-dessus. Il doit beaucoup aux artistes du temps de Louis XVI, quoiqu'il se fasse un point d'honneur de ne rien leur emprunter. Ce qui lui appartient incontestablement, c'est le sentiment du beau, la rage de bien faire, et un certain mépris des obstacles qui a produit dans le courant de cet hiver un résultat vraiment curieux.(...)"

 

 

 

 

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Le pavillon "Le repos de l'Impératrice"
à l'Exposition Universelle de Paris de 1867
par Henry Penon