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24/09/2016

LE SUPER BUS PATHE-MARCONI : UNE NOUVELLE VIE POUR L'AMBASSADEUR

Quarante ans jour pour jour après le décès de l'emblématique président de Pathé-Marconi, Pierre Bourgeois (1949-1959), nous vous proposons cet article de Monsieur Emmanuel Bourgeois, son petit-fils :

"Il y a 2 ans déjà, Pierre Arrivetz avait la gentillesse de publier sur le site passionnant de l'Association Chatou Notre Ville, un article sur le Superbus Pathé-Marconi, étendard publicitaire de la Major du disque dans les années 1950. Il n’est pas besoin de rappeler que Pierre, outre son implication dans la conservation du patrimoine industriel de Chatou, est sans doute aucun l’un des meilleurs connaisseurs de l’histoire de Pathé-Marconi, entreprise fondée en décembre 1936.

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Cliché pour l'Inventaire Général de l'usine Pathé-Marconi - JM Vial - 1985 

Nos échanges réguliers me confortent à chaque fois dans le fait que le site Art déco de l’avenue Emile Pathé, aujourd’hui détruit au bénéfice de la promotion immobilière, demeure et demeurera dans la mémoire collective, l’un des hauts et des plus beaux lieux de l’industrie musicale française.

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Dessin provisoire du Superbus Pathé-Marconi signé par Philippe Charbonneaux, 1951 © Coll. EJB 

Du temps de son président Pierre Bourgeois (N1), l’après-guerre vit ainsi l’usine des Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi, produire les 78 tours en gomme-laque, les microsillons 45 et 33 tours en vinyle, puis les disques stéréo des plus grands artistes français et étrangers. En 1957, 54 000 disques étaient produits quotidiennement à Chatou.

 

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Pathé-Marconi - catalogue 1956 - "le répertoire le plus prestigieux du monde" © Coll. Pierre Arrivetz

 

Qui pourrait oublier les noms des prestigieux labels de Pathé-Marconi ? Capitol, Columbia, La Voix de son Maître, Metro-Goldwyn-Mayer, Odéon, Pathé, Parlophone : autant de marques de l’entreprise dont les noms résonnent encore aujourd’hui aux oreilles de chacun, autant de labels rappelant les visages et les voix d’Edith Piaf, de Charles Trenet, Luis Mariano, Tino Rossi, Maurice Chevalier, Bourvil, Yves Montand, les Compagnons de la chanson, Jean Cocteau, Gilbert Bécaud, Frank Sinatra, ou la diva Maria Callas.

Pathé-Marconi, fut également dans les années 1950, l’un des premiers fabricants européens de platines tourne-disques, de matériel radio et de téléviseurs, sous les marques Marconi ou La Voix de son Maître.

 

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De 1953 à 1959, le Superbus Pathé-Marconi accompagne la Caravane du Tour de France. L’imposant véhicule est ici représenté au côté des fourgonnettes Citroën 2CV type AZU modèle 1957, utilisées par l’entreprise pour le transport des téléviseurs La Voix de son Maître, au départ de l’immeuble parisien d’Asnières vers les points de vente des revendeurs de la marque © Coll. EJB 

Cette année 2016 marque un tournant majeur dans l’existence du Superbus bleu, dont rappelons-le, Pierre Bourgeois est à l’origine de la commande en 1950. Après avoir été conservé pendant 15 ans au musée automobile Charbonneaux à Reims, le Super-Car tel qu’appelé sur les cartons d’inauguration Pathé-Marconi en 1953 et familièrement baptisé « l’Ambassadeur » en interne, vient le vendredi 27 mai 2016, de rejoindre la Cité de l’Automobile de Mulhouse.

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Le Superbus Pathé-Marconi à la Cité du Train, juin 2016 © Thierry Gachon pour L’Alsace

Trop long pour être abrité sous les hangars du musée automobile, le Superbus du Tour de France fut exposé une semaine dans la cour intérieure de la Cité de l’Auto, avant de rejoindre la Cité du Train pour côtoyer les locomotives anciennes ou les premiers TGV.

En effet, le véhicule de 13,60m et la vingtaine de voitures exceptionnelles offertes par Hervé Charbonneaux (N2), fils du designer Philippe Charbonneaux, enrichissent maintenant les collections du musée national de la Cité de l'Automobile, sous l’œil attentif du conservateur-en-chef Richard Keller.

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Carton d’invitation pour l’inauguration du Super-Car, adressé par P. Bourgeois, président de Pathé-Marconi, à Ph. Charbonneaux, designer du véhicule, oct. 1953 © Coll. EJB 

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Le tracteur Pathé-Marconi avant sa restauration complète à Reims en 1990... Un moteur de marque UNIC est choisi pour remplacer le Panhard hors d’usage© Coll. Charbonneaux 

En plus du Superbus, Pathé-Marconi confia le dessin d’un autre véhicule au brillant designer : une Peugeot 203 break également carrossée par Antem et destinée à annoncer des événements au public pendant le Tour de France. La Major possédait une douzaine de 203. Seule l’une d’entre elles fut modifiée par Charbonneaux en 1951. La partie arrière du break, complètement revue et apurée, abandonnait les galbes de la voiture de série au profit d’une ligne taillée à la serpe, donnant un aspect futuriste à ce véhicule déjà ancien à l’époque dans la gamme du constructeur. Le système de sonorisation prit place dans le coffre spécialement aménagé, les haut-parleurs furent intégrés sur le toit dans un carénage représentant un réacteur d’avion.

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Peugeot 203 break avec haut-parleurs sur le toit dans un carénage type réacteur d’avion, carrossée par Jean Antem sur un dessin de Philippe Charbonneaux. La ligne de fuite du hayon arrière est typique des créations de Charbonneaux © Hervé Charbonneaux / Cité de l’Automobile de Mulhouse 

A cette période, un autre véhicule publicitaire unique et pour le moins original défendit les couleurs des Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi : une Chevrolet Bel Air modèle 1957. Celle-ci, propriété d’un dirigeant de la firme qui souhaitait s’en défaire, fut cédée au service publicité Pathé-Marconi. En parfait état de marche, la Sedan américaine confiée à Philippe Charbonneaux hérita de haut-parleurs sur le pavillon, cachés dans deux carénages type avion.

Ainsi, les Chevrolet Bel Air et Peugeot 203 accompagnèrent la Caravane du Tour de France aux côtés du Superbus bleu et ce, jusqu’à la vente de ce dernier au journal Le Provençal en avril 1959.

Enfin, souvenons-nous, qu’une unique et imposante maquette en bois au 1/10e du Super-Car fut commandée par Pathé-Marconi. La reproduction fut exposée à Paris en 1952 au siège de la société du 30 boulevard des Italiens, au Palais de la Radio et du Disque. A ce jour, nul ne sait ce qu’elle est devenue.

Malgré la disparition de la marque, Pathé-Marconi conserve une image forte auprès du public. Synonyme de haute technicité, de réussite industrielle, de diffuseur incontournable de la musique enregistrée, les Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi ont toujours inspiré les fabricants de miniatures, répondant à la demande croissante des amateurs et collectionneurs de véhicules publicitaires.

Le Superbus a été en mars 2016, commercialisé par les éditions Hachette en collaboration avec Auto Plus. Le modèle au 1/43e avec son fascicule n° 1, annonce la collection hors série des véhicules publicitaires « les trente glorieuses de la réclame » et est d’ores et déjà considéré comme un objet de collection. La précision des détails et la qualité de la réalisation sont excellentes. L’échelle est parfaitement respectée. La miniature fabriquée par IXO, marque du groupe PCT, rencontra un tel succès dès sa sortie qu’elle fut rapidement épuisée. Seconde création Charbonneaux pour Pathé-Marconi, la Peugeot 203 break fut aussi reproduite à la même échelle, cette fois en toute petite série sur base Eligor et un temps distribuée par Momaco. Trois autres véhicules au moins portant les couleurs de Pathé-Marconi furent reproduits au 1/43e : la camionnette d’intervention 2CV type AZU 1957 sur base Norev, parue avec le fascicule n° 55 de décembre 2005 dans la collection « Citroën 2CV » éditée par Hachette ; la 2CV berline type AZLP 1958 fabriquée par Vitesse, marque historique d’IXO créée par Bernard Peres dans les années 1980 ; la Renault 4CV commerciale 1961 sur base Eligor, disponible sur commande spéciale. En revanche, ni la Chevrolet Bel Air, ni les fourgons Chenard & Walcker, Peugeot D3 ou Citroën H1 utilisés pour le transport de gros matériel, n’ont été encore reproduits. On peut souhaiter que ces miniatures soient un jour éditées ou rééditées et diffusées largement, perpétuant un peu la mémoire d’une entreprise mythique de l’industrie musicale française.

L’Ambassadeur, c’est sûr, profite aujourd’hui d’une retraite dorée. On peut croire sans hésitation qu’après 30 ans de services divers et sans faille, de la musique au cirque en passant par la presse, ce Superbus, témoin d’une époque de faste, de reconstruction, d’insouciance, fait maintenant l’objet à Mulhouse de tous les soins et attentions qu'il mérite.

 

Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

Remerciements à Sylviane Mouton-Plisson, Branch Manager chez PCT Europe, Hervé Charbonneaux, président de Rallystory, Pierre Arrivetz, président de Chatou Notre Ville et membre du Conseil municipal de Chatou, pour m’avoir ouvert leurs archives, apporté des précisions, marqué leur intérêt.

 

Caractéristiques techniques d’après carte grise du véhicule

Genre : Tracteur

Marque : Panhard et Levassor

Type : K185 transformé

N° de série : 742088

Carrosserie : Tracteur

Puissance : 18 CV

Nombre de places assises : 2

Poids total autorisé en charge : 9 T 400

Poids à vide : 5 T 600

Poids total roulant autorisé : 15 T

Notes

(N1) Pierre Bourgeois (1904-1976) : imprésario et directeur artistique, notamment d’Edith Piaf chez Polydor (1934-1941), directeur puis président de Pathé-Marconi (1946-1959), producteur de musique et de télévision (1960-1972).

(N2) Hervé Charbonneaux (né en août 1950) : ancien expert en automobiles et pilote de rallyes, président-fondateur en 1987 de Rallystory, entreprise spécialisée dans l’organisation de rallyes automobiles.

Repères chronologiques

1936 : 12 décembre. Fondation des « Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi, Compagnie Générale des Machines Parlantes Pathé frères et Compagnie Française du Gramophone réunies », ayant le statut de filiale française associée de la Major britannique Electrical and Musical Industries (EMI).

1950 : Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, passe commande d’un véhicule exceptionnel destiné à assurer la promotion de la firme.

1951 : Philippe Charbonneaux (1917-1998), designer français connu pour ses travaux sur Delahaye, General Motors et père de la R16, assisté de Paul Bracq, futur patron du design de Mercedes, BMW puis Peugeot, dessinent le véhicule. Le camion, équipé d’un moteur Panhard IE 45 HL, est construit par le carrossier Jean Antem. La remorque, fabriquée et aménagée par Fruehauf, provient de chez Titan.

1952 : Le Super-Car Panhard & Levassor est livré à Pathé-Marconi. Le camion publicitaire est immatriculé à Paris le 13 mai sous le numéro 2823 BE 75.

1953 : Le vendredi 23 octobre à 17h30, l’Ambassadeur est inauguré par Pierre Bourgeois au restaurant Ledoyen, au Carré des Champs-Elysées.

1953-1959 : Le Panhard bleu accompagne la Caravane du Tour de France. A chaque ville-étape, les artistes Pathé-Marconi dont les Compagnons de la chanson ou Edith Piaf, se produisent sur la scène du camion-remorque. Europe 1, présidé par Louis Merlin, retransmet les extraits de ces spectacles dans ses Musicorama. Contrairement à la légende, il semble que Johnny Hallyday alors chez Vogue, n’ait jamais chanté sur la scène de l’Ambassadeur. De même, une interrogation demeure concernant Dario Moreno qui lui, enregistrait chez Philips.

1955 : Le Superbus Pathé-Marconi remporte le grand prix d'honneur du concours de « la publicité qui roule ».

1959 : Le journal Le Provençal acquiert le véhicule-remorque. La préfecture des Bouches-du-Rhône le ré-immatricule le 21 avril sous le numéro 9610 BG 13. En juin, Pierre Bourgeois quitte la direction de Pathé-Marconi.

1970 : Le cirque Gulliver achète à son tour le Superbus. La remorque repeinte en jaune à l’enseigne du cirque est tirée par un tracteur agricole rouge.

1974 : Philippe Charbonneaux rachète l’ensemble complet tracteur Panhard + remorque Titan au Cirque Gulliver.

1976 : Décès de Pierre Bourgeois.

1990 : Le Superbus rejoint les ateliers d’un carrossier de la Marne pour une restauration complète. A cette occasion, un moteur UNIC remplace le Panhard hors d’usage. Les 12 lettres métalliques et le trait d’union rivetés identifiant le logo de l’entreprise, sont remplacés par un lettrage peint directement sur la carrosserie. Repeint dans sa couleur bleue d’origine, le Superbus rejoint le musée automobile Charbonneaux à Reims. Pathé-Marconi devient EMI France, abandonnant toute référence à son nom historique.

1998 : Décès de Philippe Charbonneaux

2007 : Hervé Charbonneaux hérite la collection automobile de son père. 

2015 : La donation de la collection Charbonneaux à la Cité de l’Automobile de Mulhouse est signée. 

2016 :

3 au 7 février. L’Ambassadeur est exposé au salon Rétromobile de la porte de Versailles. Hervé Charbonneaux y rencontre Patrice Depeauw, transporteur et amoureux de mécanique. Les 2 hommes se mettent d’accord pour une restauration de l’engin. La révision en profondeur est assurée par Patrice et Bertrand, fidèle mécanicien de l’entreprise.

Mars : Hachette en collaboration avec Auto Plus commercialise le Superbus au 1/43e dans la collection véhicules publicitaires « les trente glorieuses de la réclame ».

Mai : Le 27 du mois, le Superbus bleu est transporté sur remorque à destination de Mulhouse.  Il est aujourd’hui conservé à la Cité du Train.

Bibliographie

Du dessin au design : Philippe Charbonneaux, de Hervé Charbonneaux, éditions Avant-Propos, Waterloo, Belgique, 2015. ISBN 978-2390000181 (photos du Superbus p.88 à 91 et 97).

Pub qui roule, de Fabien Sabatès et Dominique Pagneux, éditions Rétroviseur, 1995. ISBN 978-2840780090 (photos du Superbus en couverture et p.76).

Autoretro n° 109, sept. 1989 (photo de la maquette au 1/10e p.46, avec un article sur le designer Philippe Charbonneaux).

A lire aussi

Chatou, une page de gloire dans l’industrie, de Pierre Arrivetz, éditions Chatou Notre Ville, 2012.

Le Superbus Pathé-Marconi, par E. Jourquin-Bourgeois, site de Chatou Notre Ville, déc. 2014.http://chatounotreville.hautetfort.com/archive/2014/12/23..."

 

20/07/2016

LE LIVRE DE L'ETE

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LE ROMAN D'UNE VIE EXCEPTIONNELLE

UN LIVRE DENSE ET EMOUVANT

PAR UNE VEDETTE

DE PATHE-MARCONI CHATOU

SITE OFFICIEL DE LINE RENAUD

 

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09/07/2016

LE 25 JUIN 2016 A WISSOUS, L'AMIRAL MOUCHEZ A RECU LES HONNEURS DE LA VILLE

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Découverte de la plaque sur la maison de Wissous de l'amiral Mouchez

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La maison de l'amiral Mouchez à Wissous en 2016

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Portrait gravé de l'amiral Mouchez (1821-1892), directeur de l'Observatoire de Paris, membre de l'Institut

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Monsieur Jean-Claude Ciret, président de l'APEPAW, organisateur de la manifestation

Le samedi 25 juin 2016, la commune de Wissous dans l’Essonne s’est rassemblée autour de la commémoration de l’amiral Mouchez à l’initiative du président de l’Association pour la protection de l’environnement et du patrimoine de Wissous (APEPAW), Monsieur Jean-Claude Ciret, pour la pose d'une plaque commémorative sur sa maison.

La cérémonie a donné lieu à des discours de Monsieur Hubert Lepoutre, représentant de la famille Mouchez, de Monsieur Claude Catala, directeur de l’Observatoire de Paris, de Madame Nicole Capitaine, membre de l’Académie des Sciences, de Monsieur Patrice Brault, membre de la Société Nationale de Sauvetage en Mer, du lieutenant Ludovic Caterina, représentant la Marine Nationale, de Pierre Arrivetz,  président de l’association Chatou Notre Ville et conseiller municipal, que la ville de Chatou avait délégué pour la représenter à la suite de l'invitation de Monsieur Richard Trinquier, maire de Wissous, à qui nous adressons nos plus vifs remerciements.

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Monsieur Richard Trinquier, maire de Wissous

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Madame Nicole Capitaine, membre de l'Académie des Sciences

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Le directeur de l'Observatoire de Paris, Monsieur Claude Catala

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Pierre Arrivetz, pour la ville de Chatou et l'association Chatou Notre Ville

 

Chacun a pu évoquer l’amiral Mouchez, un homme droit et patriote, devenu un membre éminent de l’Académie des Sciences en 1875, un marin dont la vie a été vouée à la connaissance de l’univers, un français qui fit la réputation de notre pays pour de nombreux « faits d’armes » : relevés hydrographiques de l’Amérique du Sud, des Antilles, de la Chine,  de l’Afrique du Nord sous le Second Empire, défense du Havre en 1870-1871, lancement de la première carte photographique du ciel en 1887 en qualité de directeur de l’Observatoire de Paris (1878-1892), créateur d’une lunette méridienne portative, promoteur d’une méthode de relevé dite « méthode américaine », initiateur d’une école navale astronomique dans le Parc Montsouris…

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Le portrait en couleurs de l'amiral Mouchez est à l'Observatoire de Paris où les plus belles collections le concernant sont réunies. 

 

Le nom de Mouchez orne les voies de plusieurs villes françaises : Wissous où il vécut à partir de la fin du Second Empire, de Chatou où il séjourna enfant et où vécut sa famille, ses grands-parents Finat d’abord au 8 du quai qui porte son nom , où son père , Jacques Bartélémy Mouchez, ancien perruquier du roi d’Espagne Ferdinand VII (1816-1833) fit construire une maison route de Saint-Germain en 1844 avant de la revendre au peintre Pharamond Blanchard, Chatou où il se maria en 1862 et où naquit son fils, le commandant Mouchez, qui eut également une carrière importante à l’Ecole Navale, à Chatou enfin où l'amiral est enterré et où un quai porte son nom depuis 1921, Le Havre dont il fut le héros face aux Prussiens qui renoncèrent à prendre la ville alors que tant d’échecs militaires avaient assommé l’armée française, Paris où son nom est à jamais associé à la gloire de l’astronomie. La tombe d’Ernest Mouchez est au cimetière des Landes à Chatou, où il fut inhumé par l’abbé Borreau après son décès le 25 juin 1892. Son état de dégradation, signalé par Monsieur Ciret, a justifié une intervention peu avant la cérémonie.

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Le quai de l'amiral Mouchez à Chatou dans l'entre-deux-guerres, la maison des grands-parents Finat était au 8 du quai.

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Le quai de l'amiral Mouchez quelques années avant la Rénovation de 1966 qui détruisit l'ensemble des quartiers de l'Eglise et du pont, ce dernier disparaissant lui aussi.

 

Dans sa biographie familiale écrite en 1970 par l’un de ses descendants, Monsieur Robert Mouchez, figure une photo où l’amiral conduit une voiture aux côtés de l’abbé Borreau. Nous ne sommes qu’au début des années 1890, ce cliché a de quoi surprendre… Dans les délibérations du conseil municipal, le docteur Rochefort, qui fut l’un des maires les plus appréciés de Chatou entre 1911 et 1919, évoque l’histoire qui le lia à Mouchez. Né en 1844, il avait fait partie de son expédition à l’Ile-Saint-Paul (Océan Indien) en 1874 pour observer l’éclipse de Vénus, expédition qui échappa de peu à la tragédie en raison des conditions climatiques.

Le nom de l’amiral Mouchez a également été décerné en 1935 à un cratère lunaire et à un navire d’hydrographie et d’astronomie en 1936. Enfin, un timbre des Terres Australes et Antarctiques Françaises lui a rendu hommage en 1987.

 

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Photos de groupe devant la maison de l'amiral avec les personnalités

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Photo de groupe avec les descendants de la famille Mouchez 

Ce qui fut tout à la fois une heureuse et prestigieuse cérémonie et une agréable partie de campagne sous un soleil mérité, le fut grâce à l’initiative de l’APEPAW et de son président, Monsieur Ciret et à l'excellence de Monsieur Trinquier, maire de Wissous. La manifestation se termina dans l’écrin de verdure de la maison de l’amiral à Wissous chez ses descendants, Monsieur et Madame Auzenat.

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Façade du bâtiment qui abritait le bureau de l'amiral Mouchez au premier étage

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Le jardin de la maison de l'amiral à l'image de Wissous, vert et reposant

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En discussion, Monsieur Ciret, le lieutenant Catérina, Madame Capitaine et Monsieur Auzenat, hôte de la manifestation dont le père fut incidemment directeur de cabinet de Georges Mandel ministre des PTT entre 1934 et 1936.

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Monsieur Lucien Ruchet, membre de Chatou Notre Ville et délégué du Souvenir Français Chatou-Montesson, accompagnait le président de l'association.

Souhaitons qu'une telle manifestation soit le prélude à des liens privilégiés entre nos deux communes et à d’autres initiatives plus importantes en faveur de l’amiral Mouchez, un homme de l'Histoire.

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A Wissous, l'église romane très intéressante du XIVème siècle et l'hôtel de ville de 1933

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Wissous, une ville de 7.000 habitants qui a conservé son âme

 

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Pour retrouver quelques pages sur l'amiral Mouchez et la guerre franco-prussienne, "Chatou de Louis-Napoléon à Mac-Mahon 1848-1878" aux éditions Sutton (diffusion association Chatou Notre Ville)

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19/06/2016

SEQUANA EN SEINE A CHATOU AVEC LE NOGENT JOINVILLE LE 7 MAI 2016


 

 

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13/05/2016

LE NAUTISME A CHATOU, DE L'ENCOURAGEMENT IMPERIAL A LA REUSSITE ASSOCIATIVE

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L'Impératrice Eugénie au bras du tsar Alexandre II lors des fêtes de l'Exposition Universelle de Paris de 1867 dans les jardins des Tuileries. Tableau de Pierre Tetar Van Elven - Musée Carnavalet

 

En 1867, le comte de Castellane notait lors de l’Exposition Universelle de Paris : « Pour la première fois, le sport nautique prend parmi nous la place qui lui est due et qu’il a su conquérir par les progrès de tous les genres dont il est à l’origine et la source depuis quelques années.

Aliment d’une industrie importante, le yachting, puisque nous avons dû commencer par emprunter à l’Angleterre le terme même qui la désigne, tout en répandant l’habitude des exercices physiques, fait pénétrer dans les classes aisées le goût de la navigation ; et agent indirect mais actif, attire l’attention des capitalistes de nos villes de l’intérieur vers les placements et les affaires maritimes – 4696 bateaux inscrits dans les circonscriptions maritimes – 5776 armateurs ou matelots classés – plus de huit mille embarcations de plaisance sur les rivières, témoignent assez de l’importance acquise par ce qu’il est permis d’appeler l’institution nouvelle qui a su mériter le patronage si flatteur et si précieux de sa majesté l’impératrice.

En daignant s’inscrire au nombre des exposants et envoyer un caïc et une gondole, (…) sa majesté l’impératrice a donné un témoignage de sa haute bienveillance et montré tout l’intérêt qu’elle prenait à l’œuvre accomplie par la société de navigation. » Le canot à vapeur « La Mouche » du Prince Napoléon flottait alors le long du fleuve parmi sept ou huit bateaux à vapeurs ou yachts étrangers.

Le nautisme sur la Seine avait réveillé les passions de longue date. Le poète et dramaturge François Coppée (1842-1908) faisant référence au temps du Second Empire, avait décliné ces vers :

« A mes jeunes camarades, aux équipiers du Club Nautique de Chatou :  

Jadis, la Seine était verte et pure à Saint-Ouen,

Et, dans cette banlieue aujourd'hui sale et rêche,

J'ai canoté, j'ai même essayé de la pêche.

Le lieu semblait alors champêtre. Que c'est loin!

On dînait là. Le beurre, au cabaret du coin,

Était rance, et le vin fait de bois de campêche.

Mais les charmants retours, sur l'eau, dans la nuit fraîche,

Quand, sur les prés fauchés, flottait l'odeur du foin!

Oh! quels vieux souvenirs et comme le temps marche!

Pourtant je vois encor le couchant, sous une arche,

Refléter ses rubis dans les flots miroitants.

Amis, embarquez-moi sur vos bateaux à voiles,

Par un beau soir, à l'heure où naissent les étoiles,

Afin que je revive un peu de mes vingt ans. »

Le père Fournaise s’intitulait « constructeur de bateaux » à Chatou sous le Second Empire. C’est lui qui fit venir les canotiers et les artistes et qui développa la voile et le canotage dans notre commune. Son client le plus célèbre, Renoir, peignit "Les canotiers à Chatou" en 1879.

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En 1889, l’Exposition Universelle de Paris donna un espace au Yacht Club de France, lequel assumait la promotion du sport nautique en France ainsi qu’à des productions du Cercle de Voile de Paris. On y présenta en maquette un bateau de course, « La Mouquette » du peintre Caillebotte, l'un des clients de la Maison Fournaise figuré sur le tableau "Le Déjeuner des Canotiers" de Renoir en 1881.

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Le peintre Caillebotte (1848-1894), autoportrait. Architecte naval et peintre, il fut le mécène de l'Impressionnisme et un hôte de marque de la Maison Fournaise à Chatou.

 

On sait  d'après le témoignage d'André Derain que Degas fit du canotage à Chatou.  Guy de Maupassant incarna à son tour le nautisme des bords de Seine dans la commune où il séjournait dans les années 1880.

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Guy de Maupassant

Puis vint l’heure du Cercle Nautique de Chatou, déclaré en 1902 et dont le grand couturier Paul Poiret dessina le pavillon. Le CNC fut invité par Paul Poiret à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 et demeura à Chatou jusqu’en 1929 avant de s’expatrier à Meulan. Il fut le plus important cercle de voile de la Seine avec celui de Paris.

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Paul Poiret dans les années vingt - il avait libéré la femme du corset avant la première guerre mondiale

 

L’organisation continuelle de régates pendant presque trente ans devait témoigner de son activité intense. Les très élégants dériveurs qui figurent sur les cartes postales 1900 au bas de la Maison Fournaise firent partie de sa flotte. Il s’agit des monotypes de Chatou créés par les frères Monnot, habitants de la commune, dont la conception connut une longévité entrée dans la postérité.

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En 1900, les monotypes de Chatou amarrés à la Maison Fournaise

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En 2016, un monotype de Chatou sorti des ateliers de Sequana

Entre les-deux-guerres, des compétitions d’aviron furent également organisées par la société franco-britannique Wood Milne Sport, dont le siège était à Chatou et les hangars au bas de l’ancien pont routier selon le témoignage d'une habitante bien connue du quartier de l'église. Enfin, notre ville peut enfin s’enorgueillir d’avoir compté Jean Sepheriades (1920-2001), champion d’Europe d’aviron en 1946 dans un sport dominé par l’Angleterre. Le champion fut conseiller municipal de Chatou de 1947 à 1953.

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Jean Sepheriades, catovien et champion d'Europe d'aviron 1946 face aux équipes anglo-saxonnes

 

Cet héritage des bords de Seine fait de Chatou une patrie du nautisme qu’il est difficile d’ignorer. Or, celle-ci a aujourd’hui un représentant: l’association Sequana fondée dans la commune en 1990. De ses ateliers est sortie une trentaine de bateaux répliques du XIXème siècle, conçus par des bénévoles au savoir-faire unique. Depuis vingt-six ans, ceux-ci font réapparaître les canots et les voiles qui embellissent les bords de Seine. Malheureusement, la municipalité a décidé de résilier la convention de Sequana au profit d’ateliers du bois sans rapport avec la construction de bateaux, autant dire un enterrement de trop pour le site Fournaise et la vie du patrimoine en Ile-de-France. C’est ainsi que pendant que Sequana sera accueillie à bras ouverts dans toutes les autres communes de la Seine, Chatou s’enfoncera dans son gâchis habituel, une constante depuis les destructions successives des châteaux de Chatou, des grandes villas (villas de Maurice Berteaux, Eugène Secretan (villa Aspro), Rosita Mauri (rue Maurice Hardouin) ), de la salle des fêtes financée sur les deniers de Maurice Berteaux en 1893, des immeubles du vieux Chatou lors de la Rénovation de 1966, de l’usine Art Deco Pathé-Marconi berceau du microsillon en 1951, détruite en 2004....

Le nautisme a l’avenir qu’on veut bien lui offrir. Notre proposition n’est pas d’entretenir un petit cercle coupé du monde et de toute perspective mais bien au contraire de l’ouvrir à la formation professionnelle, de l’associer à un grand projet de construction pour soutenir l’ensemble et de raviver la vie de nos bords de Seine avant que le savoir-faire ne disparaisse. Ne s’agit-il pas en effet d’un métier d’art à l’instar de ceux qui sont présentés chaque année au Salon du Patrimoine au Carrousel du Louvre ?

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L'atelier Sequana au Hameau Fournaise dans l'Ile de Chatou

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Ci-dessus, dans l'atelier de Sequana, le "Roastbeef" du peintre Caillebotte que celui-ci conçut en 1892

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Dans l'atelier de Sequana, le canot "Madame" de Maupassant

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La "Suzanne" lancée par Sequana, canot à vapeur

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Le dériveur "Nogent-Joinville", lancé le 7 mai 2016

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Ci-dessus, Monsieur Jean Jack Gardais, président de Sequana, au micro

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Monsieur Olivier Dosne, maire de Joinville-le-Pont prenant la parole et à droite son homologue Monsieur Jacques Martin, maire de Nogent-sur-Marne venus honorer de leur présence le lancement du "Nogent-Joinville", monotype dit "de Nogent".

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On se souvient que Sequana avait lancé à Chatou le canot « Madame » de Maupassant en présence de Monsieur le Maire de Rouen le 4 octobre 2015. Le 7 mai 2016, Sequana y a lancé un nouveau monotype, le « Nogent-Joinville » en présence de  Messieurs les Maires de Nogent-sur-Marne et de Joinville-le-Pont. Dans les deux cas, aucune représentation officielle municipale, seulement celle du président de Chatou Notre Ville, association pourtant déléguée par la ville à l’inventaire du patrimoine. S’il y a en effet un milieu où le patrimoine est défendu, c’est bien celui des associations. Sans association, la vie du patrimoine s’effondre. Au nom de la légitimité et du savoir-faire, il est donc urgent non seulement de mettre en perspective le maintien de la construction nautique à Chatou mais encore d’en faire un axe majeur du développement touristique de nos bords de Seine en y associant toutes les générations. D’Eugénie à François Coppée et au père Fournaise en passant par Maupassant et Paul Poiret, l’histoire clame l’avenir du nautisme à Chatou.

 

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30/04/2016

UNE CONSECRATION

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Ce samedi 30 avril 2016, le balcon du déjeuner des Canotiers de Renoir a été le théâtre à Chatou d’une reconnaissance particulière : celle d’une action de quarante années en faveur du sauvetage et de la vie de la mémoire impressionniste menée par Madame Marie-Christine Davy, présidente des Amis de la Maison Fournaise et élue en charge de la Culture à Chatou pendant plus de vingt ans, de son action en faveur de la création à Chatou du Centre d'Histoire de l'Art dont les diplômes sont reconnus par l'Etat et ce, à travers sa distinction de Chevalier des Arts et des Lettres. Il ne s’agissait pas seulement d’une médaille puisque les vertus de l’amitié, de la fidélité et des convictions soutenaient la cérémonie. Monsieur Alain Gournac, sénateur des Yvelines, était l’auteur de la remise de la décoration et a pu évoquer dans son discours toutes les étapes qui conduisirent à arracher depuis la fin des années soixante-dix la Maison Fournaise à la destruction.

Etaient notamment présents Madame Suzanne Bertauld, historienne de Chatou, membre éminente des Amis de la Maison Fournaise qui participa avec Monsieur Bertauld au sauvetage de la Maison, Madame Anne Galloyer, conservatrice du musée de la Maison Fournaise, Madame Rannaud, épouse du peintre catovien aujourd’hui disparu Pierre Rannaud lui-même auteur d’une œuvre considérable, Monsieur Ghislain Fournier, maire qui avant d’occuper ses fonctions actuelles soutînt les entreprises de restauration du site, Monsieur Pierre Lequiller, député de la circonscription, qui, en son temps, dut intervenir à l’assemblée à la suite du pillage du château de la du Barry à Louveciennes pour obtenir la protection législative du mobilier dans le patrimoine, Monsieur Gardais de l’association Sequana qui de Chatou à Rouen fait revivre avec l’association Sequana le patrimoine nautique des bords de Seine, Madame Danielou, présidente d'Art et Chiffons qui recréé les costumes de la Belle Epoque…

Un autre invité de marque était présent et non des moindres, Monsieur Jean-Claude Menou, historien, conservateur général du patrimoine et ancien directeur de la Direction Régionale des Affaires Culturelles grâce à qui le dossier de la restauration  de la Maison Fournaise put avancer auprès du ministère de la Culture alors occupé par Monsieur Jack Lang, celui-ci ayant spontanément apporté son soutien à cette entreprise comme à de nombreuses autres d'ailleurs dans le domaine du patrimoine. Monsieur Menou a également tenu à évoquer la mémoire de Monsieur Jean-Philippe Lecat (1935-2011), ministre de la Culture de 1978 à 1981, qui appuya ses démarches. 

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Madame Marie-Christine Davy, présidente des Amis de la Maison Fournaise, répondant au discours du sénateur Gournac. 

Outre la notoriété que notre commune a pu retirer de toutes ces actions, on ne peut qu’applaudir à toutes les perspectives de vie qui se fondent sur la mise en valeur du patrimoine, valeur universelle qui donne le caractère de nos paysages, de notre histoire, de notre culture. Renoir qui venait passer des mois à Chatou n’aurait sans doute pas imaginé que sa présence et sa peinture auraient été le fondement d’un art de vivre, de vocations et de la nostalgie d’une époque sur la richesse de laquelle l’on vit encore. On doit à Sacha Guitry la présence d’esprit d’avoir filmé Renoir avant sa disparition.

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Madame Anne Galloyer, conservatrice du Musée Fournaise, en discussion avec le sénateur Gournac.  Madame Galloyer est l'auteur d'une exposition qui s'ouvre au Musée sur la femme dans la peinture.

Puissent tous les amis de Renoir et des Impressionnistes considérer cette décoration comme la leur. Elle honore ce qui fut et ce qui sera demain le combat des générations futures pour préserver dans un monde grave l’îlot de poésie et de bonheur de vivre transmis par nos plus grands ambassadeurs de l’art français.

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02/04/2016

ASSEMBLEE DU 1ER AVRIL 2016 : UN NOUVEAU DEPART

A la suite de l'assemblée générale du 1er avril 2016, un nouveau départ pour l'association est donné, de lourdes missions en prévision sur du moyen terme (DVD sur Chatou, éditions historiques), une visite du barrage de Chatou pour nos adhérents cet été à l'initiative de Monsieur Elie Marcuse, la concrétisation d'un projet de circuit de panneaux historiques dans le Parc de Chatou, ancien domicile du seigneur de Bertin, ministre de Louis XV et de Louis XVI qui en avait fait un exemple de l'art dans les jardins (à l'instar de l'exposition du quai du RER initiée et alimentée par l'association en 2008), la commémoration de l'amiral Mouchez à Wissous et à Chatou en juin, une projection cinématographique, un coffret audio sur la Première Guerre Mondiale avec Monsieur José Sourillan etc...

Cependant une priorité absolue est accordée à l'inventaire du patrimoine architectural pour lequel l'association a été missionnée en juin dernier à l'initiative de Monsieur Atkins, maire-adjoint à l'urbanisme, compte-tenu de la prévision de traitement du patrimoine dans le PLU en 2017 et des effets pervers de la loi ALUR sur les constructions du patrimoine.

Cet inventaire a déjà permis d'aborder de manière inédite le patrimoine du début du XXème siècle, de recenser le patrimoine du XIXème siècle ignoré en grande partie lors du dernier PLU en 2006, d'élargir la liste des rues concernées par l'inventaire communal, enfin, au gré de ces études plus fouillées que tout ce qui a été fait jusqu'alors, d'apporter une dimension historique et architecturale nouvelle aux services d'urbanisme avec, nous l'espérons, une perspective pour le grand public de réappropriation du patrimoine de la ville grâce à un autre regard sur la situation.

Le maître-artisan est Monsieur Jean-Fabrice Laudinet, architecte DPLG et son épouse Johanna, également architecte, tous deux membres de l'association et propriétaires d'une maison du patrimoine Art Déco qu'ils ont restaurée dans l'Ile de Chatou. Le président de l'association aidé bientôt par Monsieur Marc Heritier, administrateur et ancien inspecteur divisionnaire des finances, a établi à ce jour les notices historiques de 170 adresses de la ville. Les recherches aux archives foncières prennent en effet un temps considérable et le compte à rebours est lancé. 

La première production de l'association a été un cahier fourni sur le patrimoine méconnu dans l'Art Deco dont la liste est à compléter, cahier remis aux autorités municipales le 1er décembre dernier.

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Le conseil d'administration nouvellement élu se compose comme suit :

Pierre Arrivetz, président-fondateur (conseiller municipal membre de la commission d'urbanisme), Arnaud Muller, vice-président, François Nicol, vice-président, Evelyne Du Pan, secrétaire, Suzanne Blache, secrétaire-adjointe, Dominique Sevin, trésorière (parité non obligatoire mais respectée dans le bureau...), Jean-Fabrice Laudinet (architecte), Lee Neumann (conseiller municipal), Marc Héritier, Paul Victoor, Martine Poyer (fondatrice), Jean-Claude Roekens (fondateur), Philippe Storm, Jean-Noel Roset, Elie Marcuse, Gabriel Lenoir, Monique Héritier, Véronique Pecheraux. 

Nous lançons un appel aux Catoviens pour nous rejoindre et nous permettre de faire valoir et d'assurer toutes ces missions de revalorisation du patrimoine de la ville.

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07/02/2016

ACTUALITES ASSOCIATIVES : LA VIE DU PATRIMOINE ET DE L'HISTOIRE

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L’Amicale des 27 Fusillés s’est réunie le dimanche 24 janvier 2016 avec les parents et descendants des familles des victimes du massacre des résistants au château de la Pièce d’Eau le 25 août 1944 en présence de Monsieur Christian Faur, maire-adjoint délégué aux Anciens Combattants. L’Amicale a reconduit son conseil d’administration présidé par Monsieur Alain Hamet, comprenant Monsieur Olivier Roy vice-président (grand témoin comme Monsieur Hamet de notre disque « Les Voix de la Guerre  1939-1945 »), Monsieur René Prévost, président d’honneur, Madame Nadine Hamet, secrétaire, Monsieur Lucien Ruchet, trésorier, Madame Annick Couespel, déléguée aux familles.

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Cérémonie à l'arc de Triomphe en mémoire des 27 Résistants de Chatou - 2014

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Descendants des familles des 27 Résistants torturés et massacrés le 25 août 1944 réunis pour une cérémonie intime lors des 70 ans de l'évènement en 2014.

Le président a mentionné l’incertitude qui pesait sur les manifestations en raison des attentats. On peut noter que l’Amicale s’est étoffée grâce à son action en communication :

* Articles dans Le Journal du Dimanche, Le Parisien et Le Courrier des Yvelines du président Alain Hamet

 

* Participation au disque audio Les Voix de la Guerre 1939-1945 à la demande de Chatou Notre Ville

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* Diffusion du livret des 27 Martyrs paru au lendemain des évènements grâce à la réédition du Souvenir Français Chatou-Montesson présidé par Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, catovien et ancien maire-adjoint 

 

* Sensibilisation d’un public jeune apparu dans les cérémonies commémoratives grâce à l’insistance de la municipalité à travers les conseils municipaux des jeunes

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Monsieur Alain Hamet a remis à Pierre Arrivetz, porte-drapeau suppléant de l’Amicale, président de Chatou Notre Ville et conseiller municipal, des livrets des 27 Martyrs que Le Souvenir Français, éditeur de la brochure, a bien voulu lui adresser pour faire face à la demande d’information du public. Chatou Notre Ville les vend au profit du Souvenir Français au prix de 3 euros.

L’assemblée générale s’est terminée par le traditionnel pot de l’amitié.

Amicale des 27 Fusillés - Monsieur Alain Hamet

4 route de Montesson
78420 Carrières-sur-Seine

Tél. : 06 60 93 95 77
E-mail : alainhamet@orange.fr

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L’assemblée générale des Amis de la Maison Fournaise s’est tenue samedi 6 février 2016 aux Rives de la Courtille devant une centaine d'adhérents suivie d’une conférence sur Robida (1848-1926), illustrateur de génie, auteur de 60.000 dessins qui anticipa toutes les évolutions du monde moderne et fut enterré à Croissy-sur-Seine. L’activité de l’association compte annuellement une trentaine de voyages, de conférences du Cercle des Amis de la Maison Fournaise et de visites, l’achat d’œuvres d’art et en 2015 a permis la restauration des caricatures sur le conflit anglo-égyptien au Soudan au premier étage du restaurant Fournaise, les reconstitutions avec l’aide de l’association Arts et Chiffons, et l’édition d’un livre sur l’histoire de la Maison Fournaise. Il était difficile de faire plus.

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Extrait de la Gazette des Amis de la Maison Fournaise n°11 (dernier numéro) 

Les disparitions de Messieurs Jean-Guy Bertauld, fondateur et ancien président et Jean Bonnet, ancien maire de Chatou (1981-1994), qui étaient l’âme de la restauration de la Maison Fournaise, ont éprouvé le conseil d’administration. Ce dernier bénéficie cependant aujourd’hui d’une équipe remarquable dont le talent entraîne l’adhésion. Les centaines d'adhérents sont catoviens, franciliens et étrangers. La présidente, Madame Marie-Christine Davy, a pu faire un rapport moral très positif des actions réalisées. L’accueil des Rives de la Courtille et la possibilité de participer à un déjeuner à la fin de la conférence sur Robida ont permis de maintenir l’ambiance agréable qui soutient l’histoire des lieux.

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Monsieur Jean-Claude Viche, président des Amis de Robida, auteur de la conférence.

 

Les Amis de la Maison Fournaise
1, avenue Ernest Bousson - 78400 Chatou - France
http://www.amisfournaisechatou.com

 

Mob : + 33(0) 6 85 11 85 59
Tél : + 33(0) 1 30 71 09 14

 

Le Salon Retromobile de la Porte de Versailles le 7 février 2016 où s’est rendu comme chaque année le président de Chatou Notre Ville n’était pas sans lien avec Chatou. Outre quelques exemplaires de la magnifique production française, figurait le stand d’Hubert de la Rivière, fils de l’illustrateur catovien Rob Roy (1909-1992) qui vécut rue Charles Despeaux à Chatou. Monsieur de la Rivière est l'auteur d’une importante exposition sur Rob Roy à Chatou en 2013 à l’initiative de Chatou Notre Ville.

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La foule à l'ouverture du Salon Retromobile 2016

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Le très beau stand Rob Roy réalisé et animé par son fils, Monsieur Hubert de la Rivière, au salon Retromobile 2016 de la Porte de Versailles

 

Association des Amis de Rob Roy

243 boulevard Raspail 75014 Paris

Tél : 01 43 20 33 94

association.robroy@orange.fr

www.art-robroy.com

 

   

Un camion dont l'existence nous avait été signalée l'an dernier par notre ami Emmanuel Bourgeois, petit-fils du président de Pathé-Marconi Pierre Bourgeois (1949-1959) qui contribua au prestige des usines de Chatou : surprise, ce véhicule, presque un train, était présenté au salon par le musée automobile Reims-Champagne. Un modèle décrit comme « unique au monde » : il s’agit du bus Pathé-Marconi figurant dans la succession du désigner Philippe Charbonneaux. Construit en 1950 sur un dessin de Philippe Charbonneaux sur un châssis Panhard par le carrossier Antem, c’est un monument rare de la publicité des années cinquante. Ce camion avait pour particularité d’offrir une salle d’exposition, un salon de réception avec un bar, une soute à bagages et un ascenseur donnant accès au toit. De 1950 à 1960, il accueillit les vedettes de Pathé-Marconi pour des tournées promotionnelles et accompagna le Tour de France.

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Catalogue général 1956 des disques produits à Chatou par Pathé-Marconi - collection de l'auteur

 

Egalement pour le plaisir des yeux :

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Bugatti Atalante 1935

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Bugatti Atalante 1936

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Delage DS 120 1938 ayant appartenu au Shah Aga Khan III fabriquée aux ateliers Vanrooven de Courbevoie

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Delahaye cabriolet 1939 carrossée par Figoni dans ses ateliers de Boulogne-sur-Seine

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Peugeot 402 Darl Mat 1937

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Talbot T23 Baby Coach Grand Luxe 1937

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30/01/2016

DISPARITION DE MARC CASSOT, HEROS DU FILM NORMANDIE NIEMEN

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Nous apprenons avec tristesse la mort le 22 janvier 2016 de Monsieur Marc Cassot (1923-2016), Chevalier des Arts et des Lettres, héros du film de Jean Dreville "Normandie-Niemen" (1959) aux côtés de Pierre Trabaud (1922-2005), acteur né à Chatou lui aussi disparu.

 

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Le 25 mai 2013 au cinéma de Chatou, le commandant Oleg Boudnikov, Nicole Trabaud et Marc Cassot

 

Monsieur Marc Cassot nous avait fait l'honneur de sa présence lors de la projection du film que nous avions organisée au cinéma de Chatou le 25 mai 2013, une projection émouvante en présence de Madame Nicole Trabaud et de délégués de l'ambassade de Russie. Marc Cassot comptait une filmographie importante et une carrière théâtrale considérable. Mais le grand public le connut tout autant comme la voix française qui doubla de nombreuses stars du cinéma : Paul Newmann, Christopher Lee, Max Von Sidow, William Holden, Tyrone Power, James Stewart, Robert Redford, John Casavettes, Steve Mac Queen ainsi que d'une quantité d'acteurs américains et anglais y compris récemment dans la série des Harry Potter où il épousa la voix de "Dumbledore".

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Pierre Trabaud et Marc Cassot dans "Normandie Niemen" - collection Nicole Trabaud

 

Nous sommes fiers d'avoir pu rencontrer Marc Cassot dans notre petite commune. Nous rendons hommage à son immense talent et adressons nos condoléances émues à sa famille et à ses proches.

 

 

Nous invitons tous nos internautes à se procurer le DVD du film "Normandie Niemen" édité par Gaumont.

 

 

 

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14/01/2016

DANS CHATOU QUI DORT

Dans Chatou qui dort

C'est une ville sans péripéties
Avec des bars et des boulangeries
Y'a pas d'grand canal ni d' pont suspendu
Mais les fins d'semaine ça vit un peu plus
On entend les tondeuses sur les pelouses
Les bergers allemands, les enfants qui jouent
C'est une petite ville endormie
Mais j'ai pas d'regrets de vivre ici
Puisque tu y vis aussi
Dans Chatou qui dort tu brilles en silence
Comme une pépite d'or, j'adore ta présence
Tu es dans les draps, tu veux du café

Alors je t'en fais, dans Chatou qui dort

J' pense à tous ceux qui ont la folie
D' laver les rivières d'Amazonie
J' comprends leur fièvre, leur déraison
J'aurais fait pour te trouver
Le sale boulot qu'ils font
Dans Chatou qui dort tu brilles en silence
Comme une pépite d'or, j'adore ta présence
Tu es dans les draps, tu veux du café
Alors je t'en fais, dans Chatou qui dort
Tu es dans les draps, tu veux du café
Alors je t'en fais, dans Chatou qui dort

Michel Delpech (1946-2016)