26.01.2012

1912 : IL Y A CENT ANS LE FRANCE EMPORTAIT LA MARQUE DES ATELIERS REMON

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Gravure du supplément du Petit Journal -28 avril 1912

 

L'année 1912 sonna comme le glas de la Belle Epoque. En dépit des affaires européennes où un semblant de détente paraissait annoncer un avenir sans nuage, le monde n'eut d'yeux que pour la catastrophe maritime qui emporta le 15 avril 1912 le gratin du monde des affaires ou plutôt des milliers de pauvres gens sous les sentences présomptueuses des promoteurs du plus grand navire de son temps, le "Titanic" de la White Star Line. L'aventure humaine n'apparaissait plus sans danger ni sans limite.

Cinq jours après le naufrage, la Compagnie Générale Transatlantique, encore sous capitaux entièrement privés,  avait entendu répliquer dans un domaine accaparé par le monde anglo-saxon par une audace :  le lancement du paquebot "France". Non un défi par sa taille, modeste pour ses concurrents avec ses 220 mètres en longueur. Mais imposant ses quatre cheminées (de 34 mètres de haut) que l'on ne retrouva sur aucun autre paquebot français, il se situa en première place pour la richesse du décor intèrieur,  alliée aux impérissables ressources de la gastronomie française et à la cordialité du service. L'identité française n'était plus reléguée, elle était instruite sur les flots et portée par les artistes dont les noms cités aux  salons des Beaux-Arts rencontraient là une évidente célébrité.

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Le style dominant, le style "Grand Siècle", valut au navire d'être surnommé le "Versailles des Mers", au gré de la réputation que lui accordait ses 2000 passagers lors de chaque traversée vers l'Amérique. Des décorateurs se surpassèrent pour y installer le confort de la "grandeur française".

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Le style louisquatorzien égrenait les plus grandes salles du pont des premières classes.  Le salon mixte de musique décoré par les ateliers Rémon et dont le futur Catovien Georges Rémon était l'un des maîtres d'oeuvre, menait à une enfilade de pièces, salon mauresque, café-fumoir, café-terrasse, dont la réalisation fut confiée à ces mêmes ateliers.

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Plus vaste encore que le grand salon, le salon mixte de musique permettait à des passagers assis dans des fauteuils de style Régence placés au milieu de colonnes en marbre rose de deviser sous d'authentiques toiles de maîtres, en l'occurrence des "marines" de Lacroix de Marseille de 1774. L'ensemble était éclairé par une immense verrière.

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Le salon mauresque tranchait volontairement avec le style ambiant. Il bénéficia de la présence d'un serveur algérien en habit traditionnel, accentuant l'évasion des passagers. Cet exotisme soudain devait tout à l'existence de l'empire colonial français dont l'Afrique du Nord était le meilleur symbole, lui-même à la source de l'orientalisme qui s'était développé depuis le milieu du XIXème siècle dans la peinture et l'architecture.

L'arrivée de la Grande Guerre deux ans plus tard marqua la transformation du paquebot pour le transport de troupes. La Compagnie Générale Transatlantique paya le prix de la réquisition : 29 de ses navires furent coulés dont deux paquebots, "La Provence" et "Le Carthage", cependant que "France" échappa par le tir de son unique canon à l'attaque d'un sous-marin allemand. 

La mise à la retraite du "France" n'intervint qu'après la mise en chantier du "Normandie" en 1932.

 

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Le paquebot France au Havre en 1912

 

 

  

Source :

"Arts Décoratifs à bord des Paquebots Français 1880 - 1960" - 1992 - éditions Fonmare par Louis-René Vian

"A la page" - 28 avril 1931

 

 

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Pour en savoir plus, le bulletin historique de l'association 2010 (62 pages), en vente au prix de 15 euros pour les non-adhérents.Pour tout renseignement : piarri@orange.fr
 

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Locomotive SNCF 241 P compound fabriquée aux usines Schneider du Creusot de 1948 à 1952, emblème de l'association.

 

 

 

 

Les styles se crois   

LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE PRESENTENT

L'association Chatou Notre Ville,

 

Membre de l'association

LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE Lieu de Rencontre de Peintres  Impressionnistes

1, avenue Ernest Bousson -78400 Chatou -France

 

 

a l'honneur de vous informer

de la manifestation suivante organisée par les Amis de la Maison Fournaise:

 

  

 

A 17h30 samedi 4 février 2012

 

Centre Jacques Catinat 

sous le cinéma à Chatou 

 

Renoir à Londres

 

Un sujet jamais traité  

 

 

Augustin de Butler, éditeur et essayiste, se propose de faire partager les premiers résultats de son enquête sur le mystérieux voyage à Londres dont Renoir évoque le projet dans une lettre datée du printemps 1881 et envoyée de... Chatou.

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Une image de Renoir à la veille de sa mort à Cagnes

Le Miroir du Monde - 14 décembre 1919

 

L'association Chatou Notre Ville lors de sa conférence sur les personnalités de Chatou du XXème siècle en 2010 a eu l'occasion de présenter au public les images du film "Ceux de Chez Nous" de Sacha Guitry qui avait immortalisé Renoir en 1915 et ce, au terme d'une allocution de Madame Anne Galloyer, conservatrice du Musée Fournaise.

 

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Dans l'Ile de Chatou, la Maison Fournaise au lendemain de la Seconde guerre mondiale: un bâtiment à l'abandon où fut peint sur le balcon (à droite) "le Déjeuner des Canotiers" en 1881 par Auguste Renoir. L'édifice a repris ses couleurs grâce à une restauration initiée par les Amis de la Maison Fournaise et le maire Jacques Catinat (1971-1979).