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05/12/2016

MODIFICATION N°2 DU PLU - QUARTIER REPUBLIQUE - LANDES

ENQUETE PUBLIQUE

14 NOVEMBRE 2016 – 16 DECEMBRE 2016

MODIFICATION N°2 DU PLU

 Dépôt n°1

PROTECTION DU PATRIMOINE

 

  1. REGLEMENTATION

Selon l'article L.123-1 5 du Code de l'Urbanisme, le PLU peut :

« 2° Identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation »

Afin de préserver les bâtiments présentant un intérêt architectural et(ou) historique y compris des bâtiments isolés situés hors zone UP et non désignés dans le projet présenté, l'association Chatou Notre Ville propose de régler le problème par la rédaction suivante à insérer dans chaque règlement de zone :

« Les constructions identifiées « AC » (= A conserver- proposition de signalement sur le plan) au plan de zonage pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique sont soumises aux obligations suivantes :

1/ de conservation de la structure porteuse ou de l’ossature du bâtiment

2/ de mise en valeur de son caractère architectural en cas de travaux de ravalement ou de rénovation même partielle touchant tant les façades que les clôtures ou les grilles jugées de l’époque du bâtiment

Dans cette seconde hypothèse, un descriptif des travaux projetés de nature à préserver et mettre en valeur le caractère architectural devra être joint à l'autorisation sollicitée de déclaration de travaux ou de permis de construire.

3/ de limitation de l’emprise au sol à 20% de la superficie constructible du terrain. »

(disposition prévue dans le projet mais seulement en zone UP et que nous avions suggérée le 20 septembre 2015 pour tous les terrains comportant des bâtiments à préserver)

N.B : il est fait référence à l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme dans le projet de règlement page 9, ne s’agit-il pas d’une erreur - l’article à citer n’est-il pas le L.123-1 5 qui a succédé au L.123-1 7 du Code de l’Urbanisme ?

 

2. INVENTAIRE

L’inventaire des bâtiments de Chatou commandé en avril 2015 par la ville est en cours de réalisation mais ne peut être expédié. Rappelons qu’il nécessite un repérage, des clichés des bâtiments, une recherche dans les matrices foncières, des photos de ces matrices foncières, des légendes des fichiers photos avec le numéro cadastral et enfin la rédaction de notices en conséquence, le tout avec la base d’un plan cadastral de 1885 pour à la fois obtenir les numéros valides à l’époque des constructions dans les recherches et permettre des recoupements.

Nous disposons de plus de 240 adresses en notices historiques pour l’ensemble du territoire communal mais n’avons pas terminé le recensement. Un travail de documentation et rédaction historique est fait bénévolement par le président de l’association qui y consacre tous ses week-ends depuis l’été 2015, n’étant pas à la retraite (contrairement sans doute aux auteurs insatiables de libelles accusateurs).

Compte-tenu du projet d’une enquête publique ultérieure dédiée au patrimoine, nous nous permettons de déposer une première liste par époque de bâtiments proches des opérations de constructions futures en vue de leur protection. Il s’agit de bâtiments actuellement non recensés :

  • 93 rue du Général Leclerc
  • 86 boulevard de la République / angle route de Maisons – rue du Général Leclerc
  • 83 boulevard de la République
  • 25 boulevard de la République
  • 32 rue des Landes
  • 10 boulevard de la République
  • 40 boulevard de la République
  • 38 boulevard de la République
  • Cité des Habitations Bon Marché rue Ribot

 

Second Empire

 

93 RUE DU GENERAL LECLERC

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Cette villa déclarée au rôle foncier en 1872 fut construite en 1869 dans le quartier des Cormiers (dénommé comme tel depuis 1820) pour Monsieur Paul Girard (1829-1901), demeurant 91 rue de la Victoire à Paris. Monsieur Girard fut remercié à deux reprises pour ses services en qualité de sous-directeur puis de directeur du commerce intérieur au ministère de l’Agriculture et du Commerce en recevant la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur le 13 octobre 1873 puis celle d’Officier le 12 juillet 1880.

Il entra au conseil municipal de Chatou en 1875 et devint maire provisoire de la commune pendant un an à la suite de Monsieur Dumas, maire impérialiste de 1866 à 1870 et de 1872 à 1877, décédé dans ses fonctions en 1877.

Cette villa fut également la propriété de la famille Vercken de 1919 à 1957 et en particulier celle de Monsieur Henry Vercken, avocat-conseil,  qui en hérita en 1929 avant d’être élu maire de Chatou pour six ans en 1947 sous la bannière du RPF et de décéder à son tour en cours de mandat en 1953. Monsieur Vercken fut à l’origine de l’aménagement de la cité des Marolles et de la création du marché couvert du square Debussy en 1949.

Le terrain de la villa, qui comportait un tennis dans l’entre-deux-guerres, fut démantelé à partir de la vente de la maison par la famille Vercken en 1957.  Quant à la villa elle-même, elle fut le témoin du passé industriel de Chatou en ayant son environnement occupé par les usines Pathé. Elle demeure la plus ancienne maison du quartier.

 

Belle Epoque :

 

86 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE / ANGLE GENERAL LECLERC

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La construction de l’immeuble en briquettes décoratives de la boulangerie de l’angle du boulevard de la République et de la rue du Général Leclerc a été déclarée par Monsieur Amédée Soulat comme construction nouvelle en 1903. On peut supposer que l’implantation des usines Pathé sur le trottoir opposé à partir de 1898 fonda la prospérité de cette activité pendant plus d’un siècle.

 

83 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

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Cette villa en pierres de taille construite probablement dans les années 1890-1900 (absente du plan cadastral de 1885) donnant sur un jardin au voisinage du conservatoire de Chatou nous semble devoir être conservée. Son emplacement pourrait selon nous lui permettre de devenir un équipement public de la ville à la suite des diverses opérations de densification : crêche, maison de quartier…

 

25 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

 

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Cette villa fut construite pour Madame Julie Catutelle domiciliée 92 rue de Bois-Colombes à La Garennes-Colombes et déclarée construction nouvelle sur la matrice foncière en 1899.

 

32 RUE DES LANDES

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Historique inconnu pour l’instant mais nous jugeons indispensable de préserver cette villa sans équivalent dans la rue des Landes.

 

Entre-deux-Guerres :

Les façades en béton bénéficient de parements de briques et(ou) de parements de pierres et peuvent être agrémentées de décors régionalistes. Les ouvertures cintrées des années vingt s’effacent pour des ouvertures droites dans les années trente.

10 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

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Cette villa a été construite par les architectes Georges et Henry Boiret dont le cabinet situé 7 rue de Chatenay à Fontenay-aux-Roses comportait des annexes 13 rue de Londres dans le 9ème arrondissement de Paris et 11 rue de l’Alma à Asnières. Georges Boiret était architecte de la ville de Fontenay-aux-Roses, et comme Henry, l’architecte du Sous-Comptoir des Entrepreneurs du Bâtiment prés le Crédit Foncier de France, organisme créé le 24 mars 1848 à la suite de la crise du crédit lors de la Révolution de 1848. Cette banque est devenue en 1964 « le Comptoir des Entrepreneurs ». La plaque qui témoigne de leur signature commune semble indiquer comme date de construction 1928 ou 1930.

 

40 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

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Cet immeuble de rapport a été construit pour Monsieur Marcel Méline domicilié 87 rue des Landes et déclaré construction nouvelle sur la matrice foncière en 1935. Il est à quelques détails près (pas de mascarons en façade) le frère jumeau de l’immeuble du 56 avenue Foch déclaré construit un an plus tard. Le nom de l’architecte ne nous est cependant pas connu.

 

38 BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

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Nous n’avons pas encore trouvé le folio de la matrice foncière concernant cette villa dont l’architecture typique de l’entre-deux-guerres justifie selon nous une protection.

 

HABITATIONS BON MARCHE RUE RIBOT

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Dans la rue Ribot baptisée le 10 novembre 1931, les Habitations à Bon Marché sont le témoignage de l’industrialisation de Chatou et de la demande de logements pour la classe ouvrière.

Celle-ci fut en effet très sollicitée depuis l’installation de la première usine Pathé en 1898 boulevard de la République jusqu’à la construction rue Centrale (future rue Emile Pathé en 1937) en 1929-1930 de la nouvelle usine de la Société Générale de Disques par le consortium franco-britannique Columbia-Pathé-La Voix de Son Maître dont la dénomination sociale était appelée à devenir les « Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi » en 1936.

Cette dernière usine programmée avec optimisme pour la sortie de 20 millions de disques par an imprima en effet un développement considérable au site vieillissant de la Compagnie des Machines Parlantes d’Emile Pathé. 40.000 m² dans notre ville étaient alors réservés à la production des disques, gramophones et TSF, production qui sera étendue aux postes de télévision La Voix de Son Maître dans les années cinquante.

Dans l’entre-deux-guerres, un vaste plan de financement de constructions à bon marché fut engagé dans la région parisienne par le biais des Conseils Généraux qui créèrent et financèrent les Offices d’Habitation à Bon Marché.

Or, Chatou, dont le site industriel était l’un des plus importants du département, comptait peu de logements accessibles aux ouvriers. Le plan des habitations construites au lieu-dit « Les Tribouillards » nous a été communiqué en 2001 par l’OPIEVOY, dénommé à l’époque « Office Public des Habitations à Bon Marché de Seine-et-Oise ».

Daté du 1er mars 1931, ce plan prévoyait la construction de 6 maisons collectives avec jardins, 18 maisons individuelles basses,  « 6 maisons collectives » désignant en fait les immeubles de grande hauteur. Il est précisé que des réceptions définitives eurent lieu pour une partie des maisons individuelles avec jardin en 1934, date à laquelle l’ensemble du chantier a dû être soldé. On note dans les matrices foncières qu’une première partie des constructions, les numéros 1 à 19, furent déclarés construction nouvelle en 1933. 

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Leur plan fut signé par André et Henri Gutton, architectes diplômés du gouvernement domiciliés 117 boulevard Exelmans à Paris et de Charles Ranfaing, architecte de la Société Nationale des Architectes exerçant 1 Villa de la Grande Rue à Sèvres.

Les œuvres d’Henri et André Gutton sont connues dans le monde de l’architecture fonctionnaliste. A la suite d’une mobilisation de la ville, de ses habitants et du musée de Trappes contre un projet de destruction de l’OPIEVOY, l’inscription à l’inventaire des monuments historiques des Habitations à Bon Marché de la cité dite des « Dents de Scie » réalisée en 1931 à Trappes par les mêmes architectes fut obtenue en 1992.

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Il paraît justifié d’insérer la « Cité de Chatou » (dénomination des documents municipaux en 1931) parmi les éléments les plus évocateurs de l’histoire industrielle et sociale du XXème siècle en la faisant bénéficier d’une préservation contre la démolition dans les documents du Plan Local d’Urbanisme.

 

DENSIFICATION DU BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

Il est manifeste que la proposition faite par la municipalité répond à une double préoccupation :

* développement et harmonisation de l’habitat et de l’activité commerçante boulevard de la République sans recourir à la méthode de la ZAC. Cette démarche met hors-jeu des projets de promotion immobilière individuels initiés appelés à se côtoyer sans harmonie ni principe collectif. Certains ont ainsi sombré à notre grand soulagement.

* satisfaction au moins partielle des objectifs de la loi ALUR exigeant la construction de 1.450 logements sociaux supplémentaires à Chatou d’ici 2025 (communication de la DDE que nous avions demandée il y a deux ans et dont on s’étonne que l’existence ne soit pas connue de l’ADREC), étant utile de rappeler qu’un revenu de 3.000 euros par mois permet l’accès à ce type de logements, ce qui met 75 % de la population de Chatou en position d’y accéder.

En admettant même qu’une évolution gouvernementale change la loi ALUR en revoyant ses obligations à la baisse - par exemple de moitié ce qui n’arrivera pas, ce sont des centaines de logements qu’il resterait à construire dans Chatou pour ne pas augmenter les impôts...

Quant à la hauteur prévue des constructions nouvelles, 16 mètres, en bordure d’un boulevard de 10 mètres de large, celle-ci n’a rien d’extraordinaire. A titre indicatif, le règlement d’urbanisme de Paris édicté en 1884 sous l’impulsion d’Alphand , ancien bras droit d’Haussmann, qui était pionnier en son temps, prévoyait qu’une voie d’une largeur comprise entre 9,75 mètres et 20 mètres pouvait supporter une façade d’une hauteur ne pouvant excéder 18 mètres. Qui s’en offusque à Paris aujourd’hui ?

Le problème se situe plutôt à notre sens, d’une part, dans un recul des constructions de la voie très insuffisant, d’autre part, dans la manière de construire. Nous ne sommes plus à l’époque de la pierre de taille mais à celle de façades d’une grande pauvreté. On ne cherche plus à imiter les grands styles qui ont fait la gloire de notre paysage architectural. Depuis les années soixante, et particulièrement à Chatou, on fait du bloc de béton en toit-terrasse avec des façades ayant pour seul ornement des balcons tout aussi pauvres ne présentant de surcroît aucun intérêt pour les occupants en bordure de route.

C’est un écueil important qui triomphe aux permis de construire et qui laisse une impression permanente d’écrasement et de médiocrité, impression que l’on ne retrouve pas dans le Paris d’Haussmann et d’Alphand malgré des hauteurs supérieures.

Il existe bien entendu une proposition consistant à moins construire boulevard de la République et compenser par une construction plus massive de logements dans les secteurs pavillonnaires. Nous y sommes opposés tant la situation est déjà critique au regard des objectifs de la loi ALUR et déséquilibrante pour nos quartiers.

Il ne reste donc qu’une alternative :

  1. Prévoir des hauteurs de construction plus importantes dans la zone de THALES dans le cas où cette industrie de pointe délocaliserait ce qui n’est pas à souhaiter  
  2. Concentrer la construction côté pair du boulevard face à la médiathèque sur la longueur du boulevard uniquement mais avec un retrait du trottoir de l’ordre de 10 mètres par exemple.S’agissant de l’emprise au sol prévue en zone US, 80% dans la bande de constructibilité principale, 35% dans la bande de constructibilité secondaire au-delà de 25 mètres de profondeur : nous supprimerions la construction dans la bande de constructibilité secondaire prévue au profit d’une seule emprise au sol parallèle à l’alignement de la voie sur un même terrain en laissant alors un espace de transition verte plus important vers la zone pavillonnaire de la rue Beaugendre et ce, avec obligation de plantation d’arbres de haute tige en limite séparative.
  3. Accorder des permis de construire différents de ce qui a été accordé pour les grands ensembles construits à Chatou depuis les années soixante.

ARTICLE 12-1 SUR LE STATIONNEMENT :

La norme est fixée dans le projet à une place de stationnement pour 50 m² de surface de logements. Nous demandons une place de stationnement par logement.

EMPLACEMENTS RESERVES :

Boulevard de la République, nous pensons que devrait être prévue avant que ce ne soit plus possible la construction d’un parking souterrain public de 500 places soit sous le parking en surface de THALES entre la rue Edouard Branly et le boulevard de la République soit à côté de la médiathèque. Le manque de stationnement pour les activités, les commerces, les équipements publics et même le cimetière, actuellement gênant, deviendra vite insupportable à mesure que se développera ce quartier.

PROJET D’AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE

Il manque dans le PADD un projet de désenclavement du nord de la ville par les transports en commun vers Paris jamais étudié par l’intercommunalité. Celle-ci aurait dû pourtant en faire sa priorité avant de continuer le développement urbain dans son périmètre.

Nous préconisons l’étude d’un projet de tramway vers Paris longeant la A14. Ajouter du trafic automobile aux heures de pointe sur les autoroutes A14 et A86 par un échangeur supplémentaire est en effet improductif et porteur de nouveaux bouchons. Quant à la ligne A du RER, chacun est en mesure de constater que sa qualité de ligne la plus fréquentée d’Europe va de pair avec un fonctionnement aléatoire qu’on ne parvient plus à relever depuis dix ans.

CONSTRUCTIONS RUE DES LANDES ET ROUTE DU VESINET

Nous souhaiterions que cet espace décrit en page 3 des Orientations d’aménagement et de programmation et construit sur la longueur de la Route du Vésinet soit constitué en une grande pelouse ouvrant sur la rue des Landes et la Route du Vésinet en réservant l’espace constructible uniquement sur la partie droite de la Route du Vésinet et en classant en espace non constructible le futur terrain laissé en pelouse à l’instar des pelouses du Vésinet non fermées par des constructions.

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21/11/2016

L'EXPOSITION DES 50 ANS DE L'ASSOCIATION PHILATELIQUE DE CHATOU ET DES ENVIRONS

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De gauche à droite, Monsieur Fournier, maire de Chatou, Monsieur Raget, président de l'association Philatélique de Chatou et des environs et Monsieur Blache, président d'honneur

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L’Association Philatélique de Chatou et des environs fêtait son 50ème anniversaire salle Jean Françaix à l’occasion d’un exposition du 17 au 20 novembre 2016. Fondée par un groupe de passionnés en 1966 parmi lesquels Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, ancien élu et président d’associations, elle fut dirigée par Monsieur Philippe Blache de 2000 à 2016, lui-même contributeur à l’exposition de la gare sur les convoyeurs-stations qui affranchissaient le courrier dans des wagons postaux de la ligne Paris-Saint-Germain. Depuis 2016, elle est entre les mains de Monsieur Christian Raget qui a présenté l’exposition monumentale de ces trois jours. 864 panneaux A4 illustrés sous protection étaient en effet à l’honneur mis en scène par Mesdames Christiane Renaudeau, Edith Jolly, Sonia Goutte-Zekaria et Messieurs Joël Le Nezet, André Manchon, Jean Grillot, Christian Violas, Philippe Blache, Pierre Guillet, Christian Raget, Yannick Le Roy. Une animation était prévue pour les enfants.

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Une lettre de 1742 du seigneur d'Allard, seigneur de Chatou de 1737 à 1757

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Les thèmes abordés par les timbres reflétaient une page d’histoire mondiale avec un luxe de détails inépuisable. La santé, les édifices religieux français, la musique des oiseaux, les peintres symbolistes, la poésie des fleurs, la peinture russe, le métro, les pompiers, les ponts, les papillons, l’astronomie, l’histoire de l’Autriche, de la Roumanie, de l’Allemagne, de la Lotharingie, Paul Gauguin, Van Gogh, la Première Guerre Mondiale, l’histoire de Chatou, autant d’illustrations et de commentaires sur le contexte des diverses émissions philatéliques. Malheureusement le plexiglas nous a empêché de prendre des photos de meilleure qualité et nous demandons l'indulgence de nos lecteurs.

Le dimanche 28 décembre 1879, le train de Liverpool avait quitté Edimbourg pour se rendre à Dundee en Ecosse. A 19h14, il était signalé comme entrant sur le pont de la Tay. Construit de 1871 à 1878, le pont était considéré comme un monument de l’architecture industrielle britannique. Hélas, la tempête soufflait à 180 km/heure.

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Le désastre du pont de la Tay, en couverture d'un journal de 1989 

Alors que le train était engagé sur le pont presque à mi-parcours, ce dernier s’effondra et le train disparut dans l’obscurité basculant dans les eaux glacées et tuant 75 personnes. Le pont de la Tay fut reconstruit en 1887. Mais dans la mémoire du pays de Galles, la tragédie a fait date.

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Lettre appartenant à Monsieur Jean Grillot sur la tragédie du pont de la Tay

Décoré de médailles mondiales philatéliques à Bangkok, Washington et Copenhague, Monsieur Jean Grillot, auteur d’un magnifique panorama philatélique sur les ponts traitant autant  de l’art que des matériaux de construction, venait exposer l’une des dix enveloppes du courrier postal réchappées du naufrage du 28 décembre 1879, instant d’émotion autour de cette histoire méconnue Outre-Manche.

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Le maréchal Galliéni et le colonel Driant,député de Nancy mort au front en 1916

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Clemenceau eut un timbre à son effigie et celui du navire qui porta son nom

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L'Armistice de 1918 et le timbre du wagon

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Une lettre de Chine du Sud de 1949 - bien que vainqueur parmi les Alliés en 1946 et ayant payé le tribut de la lutte contre le Japon, la Chine de Tchang Kaî Chek succomba aux avatars de la dictature et de la corruption du régime en grande faiblesse face aux principes collectivistes chargés de sortir les paysans de la misère et des injustices. 

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Le maréchal Tchang-Kaî-Chek avec son épouse quittant le pouvoir en janvier 1949. Les généraux qui lui succèderont pendant quelques mois encore ne pourront renverser la situation. Il prit la difficile succession de Sun-Yat-Sen en 1925 en tentant de moderniser et d'unifier le pays, mit fin au règne des seigneurs de la guerre puis dût aussitôt combattre l'invasion japonaise à partir de 1931 et les premières avancées de l'armée rouge en 1937. Malgré le soutien américain, le gouvernement de Tchang-Kaï-Chek - qui ne vivait plus que dans la guerre - fut défait au lendemain de  la Capitulation par l'armée maoïste revigorée par le soutien soviétique.L'armée nationaliste  ne contrôlant plus qu'un réduit du sud  se transporta à Formose devenue Taïwan. L'écrivain Lucien Bodard (1914-1998) a été le grand reporter et le témoin irremplaçable pour le journal France Illustration des derniers jours de la Chine nationaliste de 1946 à 1949. 

 

Association Philatélique de Chatou et des Environs

Monsieur Christian RAGET : 06 59 89 61 69 

 

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12/11/2016

ACTUALITE DE LA MEMOIRE COMBATTANTE A CHATOU

LE 11 NOVEMBRE 2016 - CEREMONIE DE L'ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE 1918

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Arrivée à l'hôtel de ville du cortège sortant de l'église

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Recueillement et discours au monument aux morts du cimetière des Landes

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La Première Guerre Mondiale  a engendré 9 millions de morts dont 1,5 millions de morts en France et à Chatou - 4000 habitants à l'époque - 272 morts. Chaque année, la commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918 signe la reconnaissance de la France à ses soldats morts pour la liberté et l'indépendance, la volonté de transmettre l'hommage de la Nation à des générations qui n'ont pas connu la guerre. Les sacrifices pour vivre libres sont une réalité qui doit s'imposer à toutes les consciences pour défendre l'humanité et combattre la politique du pire qui frappe à nos portes encore aujourd'hui.

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Le président de l'UNC, Alain Hamet, et Monsieur Ghislain Fournier, maire de Chatou, entourés des enfants des écoles Val Fleury et Jules Ferry.

 

A Chatou, les manifestations municipales associent depuis quelques années les jeunes et en 2016, cette représentation nouvelle s'est traduite par une présence accrue des enfants des écoles Val Fleury et Jules Ferry et l'équipe des jeunes sapeurs-pompiers.

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Les élèves sapeurs-pompiers associant les jeunes générations

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Monsieur Ghislain Fournier, maire de Chatou et Monsieur Romain Savoye, officier de marine de réserve (enseigne de vaisseau) et catovien, qui nous faisait l'honneur de sa présence.

 

La cérémonie, commencée à l'église Notre-Dame, s'est poursuivie dans les jardins de l'Hôtel de Ville puis au cimetière de Chatou. L'association Chatou Notre Ville qui fait appel à la mémoire combattante dans le cadre de son activité historique, était représentée comme ordinairement par son président et conseiller municipal, Pierre Arrivetz, également porte-drapeau suppléant de l'UNC. 

 

LE 12 NOVEMBRE 2016 - ASSEMBLEE GENERALE DE L'UNC

Fondée par le révérend Père Brottier avec le soutien de Georges Clemenceau président du Conseil à la sortie de la Grande Guerre (statuts déposés le 26 novembre 1918), l'Union Nationale des Combattants participe régulièrement aux commémorations des différentes guerres qui ont endeuillé notre pays y compris la guerre d'Indochine, souvent l'oubliée des combats du XXème siècle. On y retrouve d'ailleurs dans la section de Chatou Messieurs Le Lan, Chardin, Lausson, Le Gac, tous originaires d'Indochine.

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De gauche à droite, Messieurs Lucien Ruchet, Christian Faur, maire-adjoint délégué aux Anciens Combattants depuis de nombreuses années, Alain Hamet, Etienne Le Gac et Madame Nadine Hamet

Au terme de l'assemblée générale qui s'est tenue le 12 novembre 2016, le bureau nommé est composé de Messieurs Hamet, président, Ruchet, vice-président, Madame Hamet, secrétaire et trésorière, Monsieur Le Gac président d'honneur.

Nous ont hélas quittés Monsieur René Prévost, ancien président d'honneur et ancien président de Rhin et Danube ainsi que Monsieur Olivier Roy, résistant d'Indre-et-Loire devenu Montessonnais, qui avait bien voulu nous apporter son témoignage dans le cadre de la réalisation de notre coffret "Les Voix de la Guerre 1939-1945". 

Ajoutons que notre association Chatou Notre Ville a aussi perdu un grand témoin de la dernière guerre, Monsieur Robert Pelletier, qui, à 18 ans, avait participé à la libération de Monte-Cassino. Il nous reste sa voix, également enregistrée, celle d'un homme qui faisait face à toutes les situations en regardant constamment l'avenir. Tous ces combattants que nous avons eu la chance de côtoyer associaient la discrétion, le courage et la droiture. Leur compagnie était à la fois un plaisir et un honneur. Nous transmettons nos condoléances émues à leurs familles.

Nous ne pouvons que relayer l'appel originel de l'UNC du père Brottier et de Georges Clemenceau pour maintenir la mémoire vivante de nos combattants et morts pour la France en demandant à tous les catoviens militaires de réserve, anciens conscrits et engagés de rejoindre l'UNC Chatou.

UNC section Chatou

Monsieur Alain Hamet

4 route de Montesson
78420 Carrières-sur-seine
Tél. : 06 60 93 95 77
alainhamet@orange.fr

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21/10/2016

AU MUSEE FOURNAISE LA FEMME EST EN MAJESTE JUSQU'AU 30 OCTOBRE

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Portait de l'impératrice Eugénie, dernière souveraine de France (1853-1870), par Charlotte Pierret, don de l'empereur Napoléon III à la sous-préfecture de Sarrebourg en 1869.

09/10/2016

CHATOU "EN SEINE" LE 17 SEPTEMBRE 2016

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Le 17 septembre 2016, l’association, à l’initiative de son administrateur Monsieur Elie Marcuse, conviait ses amis à la première visite des Journées du Patrimoine du nouveau barrage des Voies Navigables de France. Cette manifestation sympathique faisait suite à l'annulation de la précédente par suite des inondations le 3 juin 2016.

Cet équipement assure le transit de 14.000 navires par an dont trente passages aller-retour par semaine de navires de croisière. L’acheminement des marchandises vers la Capitale domine le trafic fluvial, à la grande joie des citadins et automobilistes.

Le barrage emploie 7 personnes chargées de se relayer vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ont pu être observés le poste de contrôle, la passe à poissons, les trois grandes pannes de 30 mètres de large par neuf mètres de haut, le panorama des bords de Seine.

 

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Une écoute attentive des responsables de VNF, on reconnaît dans les visiteurs le docteur Bringuier et Monsieur Minassian 

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Toutes les indications nous ont été données par les guides de VNF, responsables de l’exploitation. On doit notamment retenir que le bras de Bougival est le plus utilisé en raison de son aspect moins tortueux alors que le bras côté Rueil est quant à lui déserté par la navigation de transport.

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On reconnaît au centre Monsieur Jean-François Anières, président de l'association "Normandie Niemen" qui avait participé à la réussite de la projection par l'association au cinéma de Chatou du film "Normandie Niemen" (1959) avec l'acteur catovien Pierre Trabaud en 2013. 

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Au poste de contrôle

 

Rappelons que l’ancien barrage de Chatou, équipement modèle de la région parisienne, avait été construit de 1927 à 1932 en réponse aux inondations de 1910 et venait se substituer à l’ancien barrage en bois de Bezons construit sous Louis-Philippe.

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L'ancien barrage de Chatou en construction

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L'ancien barrage en 2013 

Nous remercions vivement nos guides qui ont intéressé la large assistance qu'ils véhiculaient. Alors qu'une publicité toute relative avait été faite, trois groupes comptant au total 140 personnes dont environ 60 de l'association avaient dû être constitués à des horaires différents.

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La passe à poissons. Seules des ablettes ont pour l'instant été repérées.

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Deux photos du nouveau barrage sous un ciel plus clément en août 2015

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L’association Sequana représente l’héritière de ce qui fit naguère de Chatou un pôle nautique de première importance en région parisienne. Son savoir-faire unique s’est traduit par la construction ou la restauration de bateaux de la Belle Epoque, à voile ou à vapeur, délivrant un charme évident à nos bords de Seine et une animation à l’Ile de Chatou, aujourd’hui peu vivace et peu prisée des touristes.

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Le  soir du 17 septembre 2016 à partir de 20h30, l’association a mis en scène une partie de ses bateaux dans une représentation nocturne non sans rappeler les démonstrations qui présidèrent sur la Seine à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en juin 1925. Pour découvrir la "Suzanne" et le "Roastbeef" en action, cliquez sur le lien video ci-dessous :

https://youtu.be/3EkgS4Gf0d8

 

En voyant ce spectacle pittoresque et évocateur, on ne pouvait qu’être convaincu de l’absurdité de vouloir faire quitter Chatou à l’association, décision prise par malheur en décembre 2014 et aujourd’hui objet d’une bataille juridique. Cette dernière au demeurant indifférente au fait qu’il n’y a personne à Chatou pour réclamer le départ de l’association, en particulier chez tous ceux qui ont une conscience du patrimoine et de la mise en valeur nécessaire des bords de Seine. En effet, sans l’activité nautique, le site Fournaise perd son âme. Or, l’Ile de Chatou peut redevenir un pôle  patrimonial et touristique de la région parisienne par la revalorisation de ses atouts « historiques » dont le nautisme fait éminemment partie.

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24/09/2016

LE SUPERBUS PATHE-MARCONI : UNE NOUVELLE VIE POUR L'AMBASSADEUR

Quarante ans jour pour jour après le décès de l'emblématique président de Pathé-Marconi, Pierre Bourgeois (1949-1959), nous vous proposons cet article de Monsieur Emmanuel Jourquin Bourgeois, son petit-fils :

"Il y a 2 ans déjà, Pierre Arrivetz avait la gentillesse de publier sur le site passionnant de l'Association Chatou Notre Ville, un article sur le Superbus Pathé-Marconi, étendard publicitaire de la Major du disque dans les années 1950. Il n’est pas besoin de rappeler que Pierre, outre son implication dans la conservation du patrimoine industriel de Chatou, est sans doute aucun l’un des meilleurs connaisseurs de l’histoire de Pathé-Marconi, entreprise fondée en décembre 1936.

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Cliché pour l'Inventaire Général de l'usine Pathé-Marconi - JM Vial - 1985 

Nos échanges réguliers me confortent à chaque fois dans le fait que le site Art déco de l’avenue Emile Pathé, aujourd’hui détruit au bénéfice de la promotion immobilière, demeure et demeurera dans la mémoire collective, l’un des hauts et des plus beaux lieux de l’industrie musicale française.

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Dessin provisoire du Superbus Pathé-Marconi signé par Philippe Charbonneaux, 1951 © Coll. EJB 

Du temps de son président Pierre Bourgeois (N1), l’après-guerre vit ainsi l’usine des Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi, produire les 78 tours en gomme-laque, les microsillons 45 et 33 tours en vinyle, puis les disques stéréo des plus grands artistes français et étrangers. En 1957, 54 000 disques étaient produits quotidiennement à Chatou.

 

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Pathé-Marconi - catalogue 1956 - "le répertoire le plus prestigieux du monde" © Coll. Pierre Arrivetz

 

Qui pourrait oublier les noms des prestigieux labels de Pathé-Marconi ? Capitol, Columbia, La Voix de son Maître, Metro-Goldwyn-Mayer, Odéon, Pathé, Parlophone : autant de marques de l’entreprise dont les noms résonnent encore aujourd’hui aux oreilles de chacun, autant de labels rappelant les visages et les voix d’Edith Piaf, de Charles Trenet, Luis Mariano, Tino Rossi, Maurice Chevalier, Bourvil, Yves Montand, les Compagnons de la chanson, Jean Cocteau, Gilbert Bécaud, Frank Sinatra, ou la diva Maria Callas.

Pathé-Marconi, fut également dans les années 1950, l’un des premiers fabricants européens de platines tourne-disques, de matériel radio et de téléviseurs, sous les marques Marconi ou La Voix de son Maître.

 

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De 1953 à 1959, le Superbus Pathé-Marconi accompagne la Caravane du Tour de France. L’imposant véhicule est ici représenté au côté des fourgonnettes Citroën 2CV type AZU modèle 1957, utilisées par l’entreprise pour le transport des téléviseurs La Voix de son Maître, au départ de l’immeuble parisien d’Asnières vers les points de vente des revendeurs de la marque © Coll. EJB 

Cette année 2016 marque un tournant majeur dans l’existence du Superbus bleu, dont rappelons-le, Pierre Bourgeois est à l’origine de la commande en 1950.

Après avoir été conservé pendant 15 ans au musée automobile Charbonneaux à Reims, le Super-Car tel qu’appelé sur les cartons d’inauguration Pathé-Marconi en 1953 et familièrement baptisé « l’Ambassadeur » en interne, vient le vendredi 27 mai 2016, de rejoindre la Cité de l’Automobile de Mulhouse.

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Le Superbus Pathé-Marconi à la Cité du Train, juin 2016 © Thierry Gachon pour L’Alsace

Trop long pour être abrité sous les hangars du musée automobile, le Superbus du Tour de France fut exposé une semaine dans la cour intérieure de la Cité de l’Auto, avant de rejoindre la Cité du Train pour côtoyer les locomotives anciennes ou les premiers TGV.

En effet, le véhicule de 14,30 mètres et la vingtaine de voitures exceptionnelles offertes par Hervé Charbonneaux (N2), fils du designer Philippe Charbonneaux, enrichissent maintenant les collections du musée national de la Cité de l'Automobile, sous l’œil attentif du conservateur-en-chef Richard Keller.

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Carton d’invitation pour l’inauguration du Super-Car, adressé par P. Bourgeois, président de Pathé-Marconi, à Ph. Charbonneaux, designer du véhicule, oct. 1953 © Coll. EJB 

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Le tracteur Pathé-Marconi avant sa restauration complète à Reims en 1990... Un moteur de marque UNIC est choisi pour remplacer le Panhard hors d’usage© Coll. Charbonneaux 

En plus du Superbus, Pathé-Marconi confia le dessin d’un autre véhicule au brillant designer : une Peugeot 203 break également carrossée par Antem et destinée à annoncer des événements au public pendant le Tour de France.

La Major possédait une douzaine de 203. Seule l’une d’entre elles fut modifiée par Charbonneaux en 1951. La partie arrière du break, complètement revue et apurée, abandonnait les galbes de la voiture de série au profit d’une ligne taillée à la serpe, donnant un aspect futuriste à ce véhicule déjà ancien à l’époque dans la gamme du constructeur.

Le système de sonorisation prit place dans le coffre spécialement aménagé, les haut-parleurs furent intégrés sur le toit dans un carénage représentant un réacteur d’avion.

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Peugeot 203 break avec haut-parleurs sur le toit dans un carénage type réacteur d’avion, carrossée par Jean Antem sur un dessin de Philippe Charbonneaux. La ligne de fuite du hayon arrière est typique des créations de Charbonneaux © Hervé Charbonneaux / Cité de l’Automobile de Mulhouse 

A cette période, un autre véhicule publicitaire unique et pour le moins original défendit les couleurs des Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi : une Chevrolet Bel Air modèle 1957. Celle-ci, propriété d’un dirigeant de la firme qui souhaitait s’en défaire, fut cédée au service publicité Pathé-Marconi. En parfait état de marche, la Sedan américaine confiée à Philippe Charbonneaux hérita de haut-parleurs sur le pavillon, cachés dans deux carénages type avion.

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Chevrolet Bel Air 1957, anciennement propriété d’un dirigeant de la firme. La sonorisation sur le toit est intégrée dans un carénage type avion, d’après un dessin de Ph. Charbonneaux © DR

Ainsi, les Chevrolet Bel Air et Peugeot 203 accompagnèrent la Caravane du Tour de France aux côtés du Superbus bleu et ce, jusqu’à la vente de ce dernier au journal Le Provençal en avril 1959.

Enfin, souvenons-nous, qu’une unique et imposante maquette en bois au 1/10e du Super-Car fut commandée par Pathé-Marconi. La reproduction fut exposée à Paris en 1952 au siège de la société du 30 boulevard des Italiens, au Palais de la Radio et du Disque. A ce jour, nul ne sait ce qu’elle est devenue (ci-dessous).

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Malgré la disparition de la marque, Pathé-Marconi conserve une image forte auprès du public. Synonyme de haute technicité, de réussite industrielle, de diffuseur incontournable de la musique enregistrée, les Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi ont toujours inspiré les fabricants de miniatures, répondant à la demande croissante des amateurs et collectionneurs de véhicules publicitaires.

Le Superbus a été en mars 2016, commercialisé par les éditions Hachette en collaboration avec Auto Plus. Le modèle au 1/43e avec son fascicule n° 1, annonce la collection hors série des véhicules publicitaires « les trente glorieuses de la réclame » et est d’ores et déjà considéré comme un objet de collection. La précision des détails et la qualité de la réalisation sont excellentes. L’échelle est parfaitement respectée.

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Superbus Pathé-Marconi reproduit par Hachette - don de l'auteur à P.Arrivetz 

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La miniature fabriquée par IXO, marque du groupe PCT, rencontra un tel succès dès sa sortie qu’elle fut rapidement épuisée. Seconde création Charbonneaux pour Pathé-Marconi, la Peugeot 203 break fut aussi reproduite à la même échelle, cette fois en toute petite série sur base Eligor et un temps distribuée par Momaco.

Trois autres véhicules au moins portant les couleurs de Pathé-Marconi furent reproduits au 1/43e : la camionnette d’intervention 2CV type AZU 1957 sur base Norev, parue avec le fascicule n° 55 de décembre 2005 dans la collection « Citroën 2CV » éditée par Hachette ; la 2CV berline type AZLP 1958 fabriquée par Vitesse, marque historique d’IXO créée par Bernard Peres dans les années 1980 ; la Renault 4CV commerciale 1961 sur base Eligor, disponible sur commande spéciale.

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2CV Pathé-Marconi AZU reproduite par Hachette - P.Arrivetz

En revanche, ni la Chevrolet Bel Air, ni les fourgons Chenard & Walcker, Peugeot D3 ou Citroën H1 utilisés pour le transport de gros matériel, n’ont été encore reproduits. On peut souhaiter que ces miniatures soient un jour éditées ou rééditées et diffusées largement, perpétuant un peu la mémoire d’une entreprise mythique de l’industrie musicale française.

L’Ambassadeur, c’est sûr, profite aujourd’hui d’une retraite dorée. On peut croire sans hésitation qu’après 30 ans de services divers et sans faille, de la musique au cirque en passant par la presse, ce Superbus, témoin d’une époque de faste, de reconstruction, d’insouciance, fait maintenant l’objet à Mulhouse de tous les soins et attentions qu'il mérite."

 

Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

Remerciements à Sylviane Mouton-Plisson, Branch Manager chez PCT Europe, Hervé Charbonneaux, président de Rallystory, Pierre Arrivetz, président de Chatou Notre Ville et membre du Conseil municipal de Chatou, pour m’avoir ouvert leurs archives, apporté des précisions, marqué leur intérêt.

 

Caractéristiques techniques d’après carte grise du véhicule

Genre : Tracteur

Marque : Panhard et Levassor

Type : K185 transformé

N° de série : 742088

Carrosserie : Tracteur

Puissance : 18 CV

Nombre de places assises : 2

Poids total autorisé en charge : 9 T 400

Poids à vide : 5 T 600

Poids total roulant autorisé : 15 T

Notes

(N1) Pierre Bourgeois (1904-1976) : imprésario et directeur artistique, notamment d’Edith Piaf chez Polydor (1934-1941), directeur puis président de Pathé-Marconi (1946-1959), producteur de musique et de télévision (1960-1972).

(N2) Hervé Charbonneaux (né en août 1950) : ancien expert en automobiles et pilote de rallyes, président-fondateur en 1987 de Rallystory, entreprise spécialisée dans l’organisation de rallyes automobiles.

Repères chronologiques

1936 : 12 décembre. Fondation des « Industries Musicales et Electriques Pathé-Marconi, Compagnie Générale des Machines Parlantes Pathé frères et Compagnie Française du Gramophone réunies », ayant le statut de filiale française associée de la Major britannique Electrical and Musical Industries (EMI).

1950 : Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, passe commande d’un véhicule exceptionnel destiné à assurer la promotion de la firme.

1951 : Philippe Charbonneaux (1917-1998), designer français connu pour ses travaux sur Delahaye, General Motors et père de la R16, assisté de Paul Bracq, futur patron du design de Mercedes, BMW puis Peugeot, dessinent le véhicule. Le camion, équipé d’un moteur Panhard IE 45 HL, est construit par le carrossier Jean Antem. La remorque, fabriquée et aménagée par Fruehauf, provient de chez Titan.

1952 : Le Super-Car Panhard & Levassor est livré à Pathé-Marconi. Le camion publicitaire est immatriculé à Paris le 13 mai sous le numéro 2823 BE 75.

1953 : Le vendredi 23 octobre à 17h30, l’Ambassadeur est inauguré par Pierre Bourgeois au restaurant Ledoyen, au Carré des Champs-Elysées.

1953-1959 : Le Panhard bleu accompagne la Caravane du Tour de France. A chaque ville-étape, les artistes Pathé-Marconi dont les Compagnons de la chanson ou Edith Piaf, se produisent sur la scène du camion-remorque. Europe 1, présidé par Louis Merlin, retransmet les extraits de ces spectacles dans ses Musicorama. Contrairement à la légende, il semble que Johnny Hallyday alors chez Vogue, n’ait jamais chanté sur la scène de l’Ambassadeur. De même, une interrogation demeure concernant Dario Moreno qui lui, enregistrait chez Philips.

1955 : Le Superbus Pathé-Marconi remporte le grand prix d'honneur du concours de « la publicité qui roule ».

1959 : Le journal Le Provençal acquiert le véhicule-remorque. La préfecture des Bouches-du-Rhône le ré-immatricule le 21 avril sous le numéro 9610 BG 13. En juin, Pierre Bourgeois quitte la direction de Pathé-Marconi.

1970 : Le cirque Gulliver achète à son tour le Superbus. La remorque repeinte en jaune à l’enseigne du cirque est tirée par un tracteur agricole rouge.

1974 : Philippe Charbonneaux rachète l’ensemble complet tracteur Panhard + remorque Titan au Cirque Gulliver.

1976 : Décès de Pierre Bourgeois.

1990 : Le Superbus rejoint les ateliers d’un carrossier de la Marne pour une restauration complète. A cette occasion, un moteur UNIC remplace le Panhard hors d’usage. Les 12 lettres métalliques et le trait d’union rivetés identifiant le logo de l’entreprise, sont remplacés par un lettrage peint directement sur la carrosserie. Repeint dans sa couleur bleue d’origine, le Superbus rejoint le musée automobile Charbonneaux à Reims. Pathé-Marconi devient EMI France, abandonnant toute référence à son nom historique.

1998 : Décès de Philippe Charbonneaux

2007 : Hervé Charbonneaux hérite la collection automobile de son père. 

2015 : La donation de la collection Charbonneaux à la Cité de l’Automobile de Mulhouse est signée. 

2016 :

3 au 7 février. L’Ambassadeur est exposé au salon Rétromobile de la porte de Versailles. Hervé Charbonneaux y rencontre Patrice Depeauw, transporteur et amoureux de mécanique. Les 2 hommes se mettent d’accord pour une restauration de l’engin. La révision en profondeur est assurée par Patrice et Bertrand, fidèle mécanicien de l’entreprise.

Mars : Hachette en collaboration avec Auto Plus commercialise le Superbus au 1/43e dans la collection véhicules publicitaires « les trente glorieuses de la réclame ».

Mai : Le 27 du mois, le Superbus bleu est transporté sur remorque à destination de Mulhouse.  Il est aujourd’hui conservé à la Cité du Train.

Bibliographie

Du dessin au design : Philippe Charbonneaux, de Hervé Charbonneaux, éditions Avant-Propos, Waterloo, Belgique, 2015. ISBN 978-2390000181 (photos du Superbus p.88 à 91 et 97).

Pub qui roule, de Fabien Sabatès et Dominique Pagneux, éditions Rétroviseur, 1995. ISBN 978-2840780090 (photos du Superbus en couverture et p.76).

Autoretro n° 109, sept. 1989 (photo de la maquette au 1/10e p.46, avec un article sur le designer Philippe Charbonneaux).

A lire aussi

Chatou, une page de gloire dans l’industrie, de Pierre Arrivetz, éditions Chatou Notre Ville, 2012.

Le Superbus Pathé-Marconi, par E. Jourquin-Bourgeois, site de Chatou Notre Ville, déc.2014 http://chatounotreville.hautetfort.com/archive/2014/12/23..."

 

20/07/2016

LE LIVRE DE L'ETE

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LE ROMAN D'UNE VIE EXCEPTIONNELLE

UN LIVRE DENSE ET EMOUVANT

PAR UNE VEDETTE

DE PATHE-MARCONI CHATOU

SITE OFFICIEL DE LINE RENAUD

 

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09/07/2016

LE 25 JUIN 2016 A WISSOUS, L'AMIRAL MOUCHEZ A RECU LES HONNEURS DE LA VILLE

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Découverte de la plaque sur la maison de Wissous de l'amiral Mouchez

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La maison de l'amiral Mouchez à Wissous en 2016

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Portrait gravé de l'amiral Mouchez (1821-1892), directeur de l'Observatoire de Paris, membre de l'Institut

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Monsieur Jean-Claude Ciret, président de l'APEPAW, organisateur de la manifestation

Le samedi 25 juin 2016, la commune de Wissous dans l’Essonne s’est rassemblée autour de la commémoration de l’amiral Mouchez à l’initiative du président de l’Association pour la protection de l’environnement et du patrimoine de Wissous (APEPAW), Monsieur Jean-Claude Ciret, pour la pose d'une plaque commémorative sur sa maison.

La cérémonie a donné lieu à des discours de Monsieur Hubert Lepoutre, représentant de la famille Mouchez, de Monsieur Claude Catala, directeur de l’Observatoire de Paris, de Madame Nicole Capitaine, membre de l’Académie des Sciences, de Monsieur Patrice Brault, membre de la Société Nationale de Sauvetage en Mer, du lieutenant Ludovic Caterina, représentant la Marine Nationale, de Pierre Arrivetz,  président de l’association Chatou Notre Ville et conseiller municipal, que la ville de Chatou avait délégué pour la représenter à la suite de l'invitation de Monsieur Richard Trinquier, maire de Wissous, à qui nous adressons nos plus vifs remerciements.

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Monsieur Richard Trinquier, maire de Wissous

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Madame Nicole Capitaine, membre de l'Académie des Sciences

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Le directeur de l'Observatoire de Paris, Monsieur Claude Catala

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Pierre Arrivetz, pour la ville de Chatou et l'association Chatou Notre Ville

 

Chacun a pu évoquer l’amiral Mouchez, un homme droit et patriote, devenu un membre éminent de l’Académie des Sciences en 1875, un marin dont la vie a été vouée à la connaissance de l’univers, un français qui fit la réputation de notre pays pour de nombreux « faits d’armes » : relevés hydrographiques de l’Amérique du Sud, des Antilles, de la Chine,  de l’Afrique du Nord sous le Second Empire, défense du Havre en 1870-1871, lancement de la première carte photographique du ciel en 1887 en qualité de directeur de l’Observatoire de Paris (1878-1892), créateur d’une lunette méridienne portative, promoteur d’une méthode de relevé dite « méthode américaine », initiateur d’une école navale astronomique dans le Parc Montsouris…

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Le portrait en couleurs de l'amiral Mouchez est à l'Observatoire de Paris où les plus belles collections le concernant sont réunies. 

 

Le nom de Mouchez orne les voies de plusieurs villes françaises : Wissous où il vécut à partir de la fin du Second Empire, de Chatou où il séjourna enfant et où vécut sa famille, ses grands-parents Finat d’abord au 8 du quai qui porte son nom , où son père , Jacques Bartélémy Mouchez, ancien perruquier du roi d’Espagne Ferdinand VII (1816-1833) fit construire une maison route de Saint-Germain en 1844 avant de la revendre au peintre Pharamond Blanchard, Chatou où il se maria en 1862 et où naquit son fils, le commandant Mouchez, qui eut également une carrière importante à l’Ecole Navale, à Chatou enfin où l'amiral est enterré et où un quai porte son nom depuis 1921, Le Havre dont il fut le héros face aux Prussiens qui renoncèrent à prendre la ville alors que tant d’échecs militaires avaient assommé l’armée française, Paris où son nom est à jamais associé à la gloire de l’astronomie. La tombe d’Ernest Mouchez est au cimetière des Landes à Chatou, où il fut inhumé par l’abbé Borreau après son décès le 25 juin 1892. Son état de dégradation, signalé par Monsieur Ciret, a justifié une intervention peu avant la cérémonie.

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Le quai de l'amiral Mouchez à Chatou dans l'entre-deux-guerres, la maison des grands-parents Finat était au 8 du quai.

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Le quai de l'amiral Mouchez quelques années avant la Rénovation de 1966 qui détruisit l'ensemble des quartiers de l'Eglise et du pont, ce dernier disparaissant lui aussi.

 

Dans sa biographie familiale écrite en 1970 par l’un de ses descendants, Monsieur Robert Mouchez, figure une photo où l’amiral conduit une voiture aux côtés de l’abbé Borreau. Nous ne sommes qu’au début des années 1890, ce cliché a de quoi surprendre… Dans les délibérations du conseil municipal, le docteur Rochefort, qui fut l’un des maires les plus appréciés de Chatou entre 1911 et 1919, évoque l’histoire qui le lia à Mouchez. Né en 1844, il avait fait partie de son expédition à l’Ile-Saint-Paul (Océan Indien) en 1874 pour observer l’éclipse de Vénus, expédition qui échappa de peu à la tragédie en raison des conditions climatiques.

Le nom de l’amiral Mouchez a également été décerné en 1935 à un cratère lunaire et à un navire d’hydrographie et d’astronomie en 1936. Enfin, un timbre des Terres Australes et Antarctiques Françaises lui a rendu hommage en 1987.

 

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Photos de groupe devant la maison de l'amiral avec les personnalités

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Photo de groupe avec les descendants de la famille Mouchez 

Ce qui fut tout à la fois une heureuse et prestigieuse cérémonie et une agréable partie de campagne sous un soleil mérité, le fut grâce à l’initiative de l’APEPAW et de son président, Monsieur Ciret et à l'excellence de Monsieur Trinquier, maire de Wissous. La manifestation se termina dans l’écrin de verdure de la maison de l’amiral à Wissous chez ses descendants, Monsieur et Madame Auzenat.

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Façade du bâtiment qui abritait le bureau de l'amiral Mouchez au premier étage

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Le jardin de la maison de l'amiral à l'image de Wissous, vert et reposant

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En discussion, Monsieur Ciret, le lieutenant Catérina, Madame Capitaine et Monsieur Auzenat, hôte de la manifestation dont le père fut incidemment directeur de cabinet de Georges Mandel ministre des PTT entre 1934 et 1936.

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Monsieur Lucien Ruchet, membre de Chatou Notre Ville et délégué du Souvenir Français Chatou-Montesson, accompagnait le président de l'association.

Souhaitons qu'une telle manifestation soit le prélude à des liens privilégiés entre nos deux communes et à d’autres initiatives plus importantes en faveur de l’amiral Mouchez, un homme de l'Histoire.

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A Wissous, l'église romane très intéressante du XIVème siècle et l'hôtel de ville de 1933

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Wissous, une ville de 7.000 habitants qui a conservé son âme

 

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Pour retrouver quelques pages sur l'amiral Mouchez et la guerre franco-prussienne, "Chatou de Louis-Napoléon à Mac-Mahon 1848-1878" aux éditions Sutton (diffusion association Chatou Notre Ville)

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19/06/2016

SEQUANA EN SEINE A CHATOU AVEC LE NOGENT JOINVILLE LE 7 MAI 2016


 

 

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13/05/2016

LE NAUTISME A CHATOU, DE L'ENCOURAGEMENT IMPERIAL A LA REUSSITE ASSOCIATIVE

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L'Impératrice Eugénie au bras du tsar Alexandre II lors des fêtes de l'Exposition Universelle de Paris de 1867 dans les jardins des Tuileries. Tableau de Pierre Tetar Van Elven - Musée Carnavalet

 

En 1867, le comte de Castellane notait lors de l’Exposition Universelle de Paris : « Pour la première fois, le sport nautique prend parmi nous la place qui lui est due et qu’il a su conquérir par les progrès de tous les genres dont il est à l’origine et la source depuis quelques années.

Aliment d’une industrie importante, le yachting, puisque nous avons dû commencer par emprunter à l’Angleterre le terme même qui la désigne, tout en répandant l’habitude des exercices physiques, fait pénétrer dans les classes aisées le goût de la navigation ; et agent indirect mais actif, attire l’attention des capitalistes de nos villes de l’intérieur vers les placements et les affaires maritimes – 4696 bateaux inscrits dans les circonscriptions maritimes – 5776 armateurs ou matelots classés – plus de huit mille embarcations de plaisance sur les rivières, témoignent assez de l’importance acquise par ce qu’il est permis d’appeler l’institution nouvelle qui a su mériter le patronage si flatteur et si précieux de sa majesté l’impératrice.

En daignant s’inscrire au nombre des exposants et envoyer un caïc et une gondole, (…) sa majesté l’impératrice a donné un témoignage de sa haute bienveillance et montré tout l’intérêt qu’elle prenait à l’œuvre accomplie par la société de navigation. » Le canot à vapeur « La Mouche » du Prince Napoléon flottait alors le long du fleuve parmi sept ou huit bateaux à vapeurs ou yachts étrangers.

Le nautisme sur la Seine avait réveillé les passions de longue date. Le poète et dramaturge François Coppée (1842-1908) faisant référence au temps du Second Empire, avait décliné ces vers :

« A mes jeunes camarades, aux équipiers du Club Nautique de Chatou :  

Jadis, la Seine était verte et pure à Saint-Ouen,

Et, dans cette banlieue aujourd'hui sale et rêche,

J'ai canoté, j'ai même essayé de la pêche.

Le lieu semblait alors champêtre. Que c'est loin!

On dînait là. Le beurre, au cabaret du coin,

Était rance, et le vin fait de bois de campêche.

Mais les charmants retours, sur l'eau, dans la nuit fraîche,

Quand, sur les prés fauchés, flottait l'odeur du foin!

Oh! quels vieux souvenirs et comme le temps marche!

Pourtant je vois encor le couchant, sous une arche,

Refléter ses rubis dans les flots miroitants.

Amis, embarquez-moi sur vos bateaux à voiles,

Par un beau soir, à l'heure où naissent les étoiles,

Afin que je revive un peu de mes vingt ans. »

Le père Fournaise s’intitulait « constructeur de bateaux » à Chatou sous le Second Empire. C’est lui qui fit venir les canotiers et les artistes et qui développa la voile et le canotage dans notre commune. Son client le plus célèbre, Renoir, peignit "Les canotiers à Chatou" en 1879.

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En 1889, l’Exposition Universelle de Paris donna un espace au Yacht Club de France, lequel assumait la promotion du sport nautique en France ainsi qu’à des productions du Cercle de Voile de Paris. On y présenta en maquette un bateau de course, « La Mouquette » du peintre Caillebotte, l'un des clients de la Maison Fournaise figuré sur le tableau "Le Déjeuner des Canotiers" de Renoir en 1881.

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Le peintre Caillebotte (1848-1894), autoportrait. Architecte naval et peintre, il fut le mécène de l'Impressionnisme et un hôte de marque de la Maison Fournaise à Chatou.

 

On sait  d'après le témoignage d'André Derain que Degas fit du canotage à Chatou.  Guy de Maupassant incarna à son tour le nautisme des bords de Seine dans la commune où il séjournait dans les années 1880.

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Guy de Maupassant

Puis vint l’heure du Cercle Nautique de Chatou, déclaré en 1902 et dont le grand couturier Paul Poiret dessina le pavillon. Le CNC fut invité par Paul Poiret à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 et demeura à Chatou jusqu’en 1929 avant de s’expatrier à Meulan. Il fut le plus important cercle de voile de la Seine avec celui de Paris.

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Paul Poiret dans les années vingt - il avait libéré la femme du corset avant la première guerre mondiale

 

L’organisation continuelle de régates pendant presque trente ans devait témoigner de son activité intense. Les très élégants dériveurs qui figurent sur les cartes postales 1900 au bas de la Maison Fournaise firent partie de sa flotte. Il s’agit des monotypes de Chatou créés par les frères Monnot, habitants de la commune, dont la conception connut une longévité entrée dans la postérité.

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En 1900, les monotypes de Chatou amarrés à la Maison Fournaise

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En 2016, un monotype de Chatou sorti des ateliers de Sequana

Entre les-deux-guerres, des compétitions d’aviron furent également organisées par la société franco-britannique Wood Milne Sport, dont le siège était à Chatou et les hangars au bas de l’ancien pont routier selon le témoignage d'une habitante bien connue du quartier de l'église. Enfin, notre ville peut enfin s’enorgueillir d’avoir compté Jean Sepheriades (1920-2001), champion d’Europe d’aviron en 1946 dans un sport dominé par l’Angleterre. Le champion fut conseiller municipal de Chatou de 1947 à 1953.

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Jean Sepheriades, catovien et champion d'Europe d'aviron 1946 face aux équipes anglo-saxonnes

 

Cet héritage des bords de Seine fait de Chatou une patrie du nautisme qu’il est difficile d’ignorer. Or, celle-ci a aujourd’hui un représentant: l’association Sequana fondée dans la commune en 1990. De ses ateliers est sortie une trentaine de bateaux répliques du XIXème siècle, conçus par des bénévoles au savoir-faire unique. Depuis vingt-six ans, ceux-ci font réapparaître les canots et les voiles qui embellissent les bords de Seine. Malheureusement, la municipalité a décidé de résilier la convention de Sequana au profit d’ateliers du bois sans rapport avec la construction de bateaux, autant dire un enterrement de trop pour le site Fournaise et la vie du patrimoine en Ile-de-France. C’est ainsi que pendant que Sequana sera accueillie à bras ouverts dans toutes les autres communes de la Seine, Chatou s’enfoncera dans son gâchis habituel, une constante depuis les destructions successives des châteaux de Chatou, des grandes villas (villas de Maurice Berteaux, Eugène Secretan (villa Aspro), Rosita Mauri (rue Maurice Hardouin) ), de la salle des fêtes financée sur les deniers de Maurice Berteaux en 1893, des immeubles du vieux Chatou lors de la Rénovation de 1966, de l’usine Art Deco Pathé-Marconi berceau du microsillon en 1951, détruite en 2004....

Le nautisme a l’avenir qu’on veut bien lui offrir. Notre proposition n’est pas d’entretenir un petit cercle coupé du monde et de toute perspective mais bien au contraire de l’ouvrir à la formation professionnelle, de l’associer à un grand projet de construction pour soutenir l’ensemble et de raviver la vie de nos bords de Seine avant que le savoir-faire ne disparaisse. Ne s’agit-il pas en effet d’un métier d’art à l’instar de ceux qui sont présentés chaque année au Salon du Patrimoine au Carrousel du Louvre ?

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L'atelier Sequana au Hameau Fournaise dans l'Ile de Chatou

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Ci-dessus, dans l'atelier de Sequana, le "Roastbeef" du peintre Caillebotte que celui-ci conçut en 1892

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Dans l'atelier de Sequana, le canot "Madame" de Maupassant

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La "Suzanne" lancée par Sequana, canot à vapeur

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Le dériveur "Nogent-Joinville", lancé le 7 mai 2016

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Ci-dessus, Monsieur Jean Jack Gardais, président de Sequana, au micro

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Monsieur Olivier Dosne, maire de Joinville-le-Pont prenant la parole et à droite son homologue Monsieur Jacques Martin, maire de Nogent-sur-Marne venus honorer de leur présence le lancement du "Nogent-Joinville", monotype dit "de Nogent".

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On se souvient que Sequana avait lancé à Chatou le canot « Madame » de Maupassant en présence de Monsieur le Maire de Rouen le 4 octobre 2015. Le 7 mai 2016, Sequana y a lancé un nouveau monotype, le « Nogent-Joinville » en présence de  Messieurs les Maires de Nogent-sur-Marne et de Joinville-le-Pont. Dans les deux cas, aucune représentation officielle municipale, seulement celle du président de Chatou Notre Ville, association pourtant déléguée par la ville à l’inventaire du patrimoine. S’il y a en effet un milieu où le patrimoine est défendu, c’est bien celui des associations. Sans association, la vie du patrimoine s’effondre. Au nom de la légitimité et du savoir-faire, il est donc urgent non seulement de mettre en perspective le maintien de la construction nautique à Chatou mais encore d’en faire un axe majeur du développement touristique de nos bords de Seine en y associant toutes les générations. D’Eugénie à François Coppée et au père Fournaise en passant par Maupassant et Paul Poiret, l’histoire clame l’avenir du nautisme à Chatou.

 

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