03.10.2009
L'URBANISATION APRES-GUERRE: LES MAROLLES

Collection Pierre Arrivetz
Lancé par la municipalité d'Henry Vercken (1947-1953), le programme des Marolles, du nom d'un lieu-dit qui était mentionné sur le plan de Chatou de 1820, avait pu voir le jour grâce au plan d'aides du directeur général de l'urbanisme pour la construction d'Habitations à Baux Modérés et la cession amiable d'un terrain du grand propriétaire de Chatou de l'époque, Pathé-Marconi. Le 25 novembre 1947, le conseil municipal avait voté l'acquisition de la société d'un terrain d'une contenance de 21.650 m². C'était un revirement justifié par la guerre car cet espace avait été placé dans le plan d'aménagement de la Seine-et-Oise de 1930 dans une zone destinée à la construction d'un groupe scolaire et comme ne pouvant recevoir que des constructions de service public.
Deux architectes, Monsieur Hardel, 181 rue de l'Université à Paris, et Monsieur Godin, 19 rue du Général Colin à Chatou, furent désignés par l'Office Départemental des Habitations à Baux Modérés de Seine-et-Oise (devenu l'OPIVOY) pour diriger l'opération.Le programme ne fut pas entièrement respecté : la première phase de construction arrêtée en 1948 prévoyait l'édification de 60 logements et 12 boutiques qui ne furent jamais réalisées. La construction elle-même connut des difficultés : le 22 février 1952, Monsieur Blin, conseiller municipal communiste, interpella le maire pour lui signaler que 2500 tuiles étaient sur le chantier, que la pose des chêneaux était arrêtée du fait que les plans avaient été mal dressés et les chêneaux posés trop bas.
Le chantier des Marolles fut suivi le 7 mars 1952 du vote par le conseil municipal du marché des fournitures, travaux de viabilité, poses de canalisations et d'installation du réseau téléphonique.
Le 20 mars 1953, le conseil municipal fut appelé à solliciter l'aide du Fonds National d'Aménagement du Territoire pour l'acquisition des terrains nécessaires à la réalisation de la deuxième partie de l'opération.Un emprunt de 5 millions de francs fut contracté pour permettre de réaliser des travaux de viabilité.
Entre-temps, le 6 février 1953, le conseil avait voté l'autorisation d'ouverture d'un débit de tabac 39 boulevard Jean Jaurès par Monsieur Laroque en vue de desservir la nouvelle cité.
Le 26 juin 1953, Monsieur Poueyto, conseiller municipal à la tête du groupe communiste (liste "d'Union Ouvrière"), proposa de construire une école maternelle aux abords de la cité des Marolles. Il lui fut répondu qu'un tel projet prendrait du temps et que l'on préférait réaménager les classes de l'école Jules Ferry qui atteindraient 100 enfants par classe si le ministère de l'Education ne faisait rien.Par ailleurs, le maire, Monsieur Combe, (il avait succédé à Henry Vercken par suite du décès de ce dernier et de nouvelles élections municipales), indiqua qu'il avait sollicité de l'administration des P.T.T la pose de cabines téléphoniques à proximité de la cité. La réalisation de la deuxième tranche d'habitations des Marolles donna lieu à une enquête publique et une déclaration d'utilité publique au terme de laquelle le périmètre d'aménagement était modifié. Le terrain de Monsieur Guérin de 428,50 m² comportant une construction en matèriaux légers et démontables était acquis. Lors du conseil municipal du 5 février 1954, Monsieur Métayer, de la nouvelle municipalité qui venait de succéder à celle de Monsieur Combe, informa que la déclaration d'utilité publique était publiée. Le 9 avril suivant, le conseil municipal vota la passation d'un marché de 7 millions de francs avec "L'Industrielle de Préfabrication" à Nanterre pour réaliser 1300 mètres de bordures en béton (à suivre)....
19:45 Publié dans L'AMENAGEMENT DE CHATOU 1945-1960 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







Ecrire un commentaire