31.10.2009

LES 50 ANS DU MINISTERE DE LA CULTURE

 

 

Pour  fêter  ses  15 ans

et commémorer les 50 ans

de la fondation du Ministère de la Culture,

 

l’ASSOCIATION CHATOU NOTRE VILLE

vous convie à la conférence qui sera donnée

par Monsieur JEAN-MARIE DROT, Catovien,

ancien directeur de la Villa Médicis,

écrivain, poète, réalisateur,

 

sur le thème ANDRÉ MALRAUX ET L’ART

à travers un film documentaire

réalisé par Jean-Marie Drot avec André Malraux

 

DATE REPORTEE

SALLE JEAN FRANÇAIX (SOUS LE CINÉMA)

PLACE MAURICE BERTEAUX

(GARE RER A CHATOU-CROISSY)

 

entrée libre et gratuite

 

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André Malraux, Prix Goncourt 1933
pour "La condition humaine"
Créateur du ministère de la Culture le 8 janvier 1959

20.10.2009

JEAN SEPHERIADES (1922-2001), CHAMPION D'AVIRON

Le passé nautique de Chatou a justifié la création d’une rubrique particulière au sein de notre blog : le Cercle Nautique de Chatou fit les belles heures de la voile sur les bords de Seine de 1902 à la deuxième guerre mondiale au point d’ailleurs de figurer aux actualités cinématographiques, le décorateur Catovien Georges Rémon accompagna les fumées souvent tragiques des grands paquebots qu’il décora avec son frère Jérôme et son père Pierre-Henri Rémon. Mentionnons enfin celui que l’on surnomma en 1946 « le champion des champions », Jean Sephèriadès (1922-2001), Champion de France d’Aviron de 1942 à 1946. Engagé dans la Deuxième Division Blindée du général Leclerc qui se porta en Allemagne, il rentra en France pour se couvrir de gloire en devenant le vainqueur historique et sans successeur de la France aux « diamonds sculls » lors des régates royales d’Henley en 1946, régates au cours desquelles il battit l’américain Jack Kelly, frère de Grace Kelly et compétiteur international redouté. Décoré à ce titre par la future Reine Elisabeth II, Jean Sephèriadès devint en 1947 Champion d’Europe d’Aviron puis abandonna la compétition internationale pour animer l’aviron français. Voyageur de commerce de profession, il habitait Chatou et fut même lors de l’épopée du RPF l’un des membres de la municipalité d’Henry Vercken, élu maire de Chatou sous la bannière du mouvement gaulliste entre 1947 et 1953.  

Nous diffusons ici  des photographies qui lui furent dédiées par « Le Monde Illustré » le 11 août 1945 pour ses dernières victoires.

 

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15.10.2009

CHATOU A L'HEURE DE L'HISTOIRE SONORE

L’association Chatou Notre Ville, soucieuse de défendre la mémoire d’une ville qui fut le berceau et le siège de la production phonographique en France, s’est rapprochée de l’association Les Voix Historiques fondée par José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL, auteur de films documentaires et de disques d’histoire et Pierre Arrivetz, qui en est également le secrétaire.

 

Un projet d’édition de disques d’histoire sonore est né en direction de Chatou  et un premier sujet a été arrêté : celui de la Seconde Guerre Mondiale, sept années dont la terrible singularité écrase l’histoire du XXème siècle. En vue de recueillir et d’insérer dans l’histoire officielle les derniers témoignages oraux des acteurs anonymes qui ont vécu au jour le jour le drame d’une humanité martyrisée affrontant la Guerre et l’Occupation, l’association a décidé de lancer un appel aux habitants de la commune et des environs, appel dont la municipalité a bien voulu se faire le relais dans son journal du mois d’octobre 2009.

 

L'association remercie par avance tous ceux qui pourront concourir à son succès.

 

Contact : piarri@orange.fr / Pierre Arrivetz 06 84 07 83 04

 

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Visite de la troupe allemande au Trocadéro en août 1940

 

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Winston Churchill, Premier Ministre, observe avec ses collaborateurs une bataille aérienne lors d'une attaque allemande sur Londres en octobre 1940.
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Le bal du 14 Juillet 1945 à Paris,
premier bal de la Libération
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Le 14 juillet 1945, le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire avec à sa gauche le Bey de Tunis et le général Weygand, assiste au défilé des Armées Alliées
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Les 27 Résistants de Chatou morts pour la France
le 25 août 1944 pour la libération de la ville. Assassinés sur dénonciation, ils moururent au terme d'atrocités commises par un détachement S.S. qui avait quitté la commune la veille.
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Le ministre Georges Mandel. Ancien chef de cabinet de Clemenceau, ministre des PTT (1934-1936), des Colonies (1938-1940), de l'Intèrieur (1940), il refusa l'Armistice en demandant la poursuite des combats dans les Colonies, fut emprisonné par le régime de Vichy, puis à la suite de l'invasion de la zone libre, déporté en Allemagne (Orianenburg, Buchenwald) et remis à la prison de la Santé où il fut livré à la Milice. Les miliciens l'abattirent de seize balles dans le dos le 7 juillet 1944. Il était né à Chatou le 5 juin 1885. 
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A la conférence de Potsdam le 21 juillet 1945, que Churchill ne termina pas, renversé par les électeurs au profit de Clement Attlee, travailliste.
 
 
 
 
La Commission Française du Coût de l'Occupation fit l'évaluation suivante en août 1945 :
 
Victimes :
Militaires : 200.000 morts et 230.000 invalides 
Civiles : 450.000 morts (150.000 en France et 300.000 en Allemagne) - 355.000 invalides (127.000 blessés en France et 228.000 rapatriés d'Allemagne)
 
Immeubles :
9.975.000 immeubles existaient en 1939.
1.785.000 endommagés par la guerre
441.000 totalement détruits
1.344.000 partiellement détruits
344 localités détruites par les allemands, dont 62 entièrement
 
Travail forcé :
765.000 travailleurs déportés
850.000 ouvriers et civils obligés au travail forcé en France
2.500.000 ouvriers de l'industrie
780.000 travailleurs agricoles
Soit le quart de la population que l'Allemagne a contraints à son service
 
Contributions imposées :
de juin 1940 à novembre 1944, le Trésor français a versé à l'Allemagne 624 milliards 200 millions de francs (anciens).
Au Conseil de révision de 1945, 40% des conscrits se sont révélés inaptes au service, dont les trois quarts pour insuffisance de poids. 

 

 

 

12.10.2009

RENOIR (1841-1919)

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Le déjeuner des Canotiers (1881) - Memorial Gallery Phillips à Washington

 

Né en 1841 à Limoges, Auguste Renoir était allé à Paris, avait pris des cours en 1860 chez le peintre académique Gleyre et rencontré chez lui Monet, Sisley et Bazille avec qui il avait formé le premier cercle des Impressionnistes. Il avait peint à Paris, Fontainebleau, et déjà réalisé nombre de portraits de commandes dans lesquels il excellait. Sa venue à Chatou ne fut pas différente de celle des parisiens qui entendaient parler des charmes de la villégiature au terme de vingt minutes de chemin de fer. Elle répondait à l’appel d’autres de ses confrères qui installaient progressivement leur vie derrière les ombres portées des arbres et des reflets de la rivière. Lorsque Renoir vit les bords de Seine, il en saisit tout l’intérêt pour en dégager la peinture claire et vivante qui peu à peu avait fini par déterminer son travail. Son objectif était autant de rompre avec une forme d'intransigeance académique que d’affirmer la vie, la couleur et la lumière dans des sujets réalistes. Entre 1874 et 1881, ce fut la maison Fournaise qui abrita ses rendez-vous artistiques. La vie y exprimait la liberté chère aux artistes, les amours de jeunesse et une insouciance qui fut peut être plus anecdotique pour un homme qui souffrit de la pauvreté et « s’essaya » avec acharnement à la peinture jusqu’à son dernier souffle, recherchant sans cesse l’expression d’un visage, l’impression d’un paysage, la couleur dans la scène ordinaire. Sa peinture dégageait plus que le reflet d’une époque, elle exprimait la vie, répétait non sans exigence l’image intérieure qu’il recevait du monde qui l’entourait. Chatou, où il rencontra Aline Charigot qu'il devait épouser par la suite, fut sans doute une « maîtresse » des plus agréables. Il lui fit un adieu particulier, l’hommage à tous ceux qui l’avaient entretenu dans le cercle des peintres des bords de Seine, le Déjeuner des Canotiers, toile signée en 1881, où ses familiers, Aline Charigot avec son petit chien, les Fournaise frère et soeur, le peintre et mécène Caillebotte, l'actrice Jeanne Samary, le banquier Ephrussi et d’autres encore, témoignent pour l’éternité sur le balcon de la maison Fournaise.

Les Amis de la Maison Fournaise, en sauvant la maison, ont perpétué le souvenir d’une école, d’une époque, compté les pas d’une vie d’artiste. Ils ont renvoyé vers les nouvelles générations la nature généreuse de ses sentiments  pour le monde qui l’accueillait.

 

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La yole (1875) - Londres, National Gallery

 

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Sur la terrasse (1879)

09.10.2009

L'URBANISATION DE CHATOU 1920-1940

Au sortir de la Première Guerre, Chatou continuait de vendre ses charmes de cité de villégiature. La clientèle avait changé, les moyens et les besoins aussi. Finies les grandes villas de maître de la Belle Epoque en pierre de taille, décor de briques et toiture Mansart. La "démocratisation" de l'habitation individuelle, apparue vers 1880, trouva un nouveau souffle dans le pavillon de banlieue, devenu un luxe aujourd'hui. Les architectes se tournèrent vers des matèriaux plus économiques, la pierre meulière et le béton, tout en cherchant à maintenir un style décoratif en façade illustré par l'emploi de céramiques, pans de bois, balustrades en fer forgé. Parmi les lotissements, le Parc de Chatou fut en enfin créé aprés deux tentatives avortées à la veille des guerres de 1870 et 1914 et une société civile, la société Pharos, constituée en 1925 pour la gestion de ses voies. 

 

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Pavillon 1936 rue des Champagnes par l'architecte Gustave Marandon
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Pavillon 1932 rue de la Faisanderie par l'architecte A.Morosolli 
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Rare affiche du lotissement du Parc de Chatou en 1913
Collection Wilbert avec nos remerciements
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Aspect du péristyle florentin de la villa 1920
du 20 avenue Adrien Moisant dans le Parc de Chatou
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Quelques-uns des pavillons "bon marché" édifiés entre 1928 et 1932 rue Clos du Verger avec les aides publiques prévues par la loi Loucheur de 1928
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07.10.2009

CROISSY - L'HOMME DU JOUR

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Nouveau conseil d'administration de La Mémoire de Croissy élu le 6 octobre 2009. A gauche, Norbert Fratacci, président sortant qui a remis son mandat et au centre, Alain Candelier, nouveau président. Photo Pierrick Roynard

 

Le président de la Mémoire de Croissy, Norbert Fratacci, a remis son mandat le 6 octobre 2009, laissant à son successeur, Alain Candelier, un héritage exceptionnel dans l'histoire d'une association : la création d'un Pavillon de l'Histoire Locale dans les communs du château Chanorier, pavillon exposant l'histoire de la ville et mettant à l'honneur à travers une présentation digne du Musée des Arts et Métiers, l'histoire du maraîchage qui fut si déterminante pour la commune et celles qui l'entourent.

Cette réalisation n'a pu aboutir que grâce à la personnalité exceptionnelle de Monsieur Fratacci, qui a su rallier tous les concours publics et privés, et s'est entouré de Croissillons de grande valeur, d'un dévouement sans borne, qui ont piloté la restauration et la réalisation des pièces du musée. Les Amis de la Place d'Aligre ont également apporté une contribution essentielle à cette oeuvre en fusionnant opportunément avec la Mémoire de Croissy et en engageant des fonds qui ont permis d'ajouter à la bonne marche du projet pour les habitants. Ce Pavillon a accueilli, en un an d'ouverture, plus de 5000 visiteurs.

Les membres du conseil d'administration de Chatou Notre Ville, représentée depuis 9 ans au conseil d'administration de la Mémoire, adressent leurs plus vives félicitations à leur collègue Norbert Fratacci, qui a, au terme d'un investissement sans précédent pour l'histoire de Croissy, été décoré de la Médaille de la Ville et été reçu dans l'ordre des Arts et des Lettres au grade de Chevalier.

03.10.2009

L'URBANISATION APRES-GUERRE: LES MAROLLES

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Collection Pierre Arrivetz
 
 
 
Une vue des Hauts de Chatou vers 1958 : on distingue les résidences Maurice de Vlaminck, André Derain au fond mais surtout au premier plan au centre, l'immense résidence des Marolles déjà construite en partie sur des terrains situés aux lieux-dits "Les Champagnes" et "Les Bouvets". En revanche, le dernier bâtiment des Marolles n'existe pas encore. On aperçoit derrière les terrains de culture des Champagnes. Cette partie "verte" disparaîtra avec la ZAC du Plateau en 1973. 
Lancé par la municipalité d'Henry Vercken (1947-1953), le programme des Marolles, du nom d'un lieu-dit qui était mentionné sur le plan de Chatou de 1820, avait pu voir le jour grâce au plan d'aides du directeur général de l'urbanisme pour la construction d'Habitations à Baux Modérés et la cession amiable d'un terrain du grand propriétaire de Chatou de l'époque, Pathé-Marconi. Le 25 novembre 1947, le conseil municipal avait voté l'acquisition de la société d'un terrain d'une contenance de 21.650 m². C'était un revirement justifié par la guerre car cet espace avait été placé dans le plan d'aménagement de la Seine-et-Oise de 1930 dans une zone destinée à la construction d'un groupe scolaire et comme ne pouvant recevoir que des constructions de service public.
Deux architectes, Monsieur Hardel, 181 rue de l'Université à Paris, et Monsieur Godin, 19 rue du Général Colin à Chatou, furent désignés par l'Office Départemental des Habitations à Baux Modérés de Seine-et-Oise (devenu l'OPIVOY) pour diriger l'opération.Le programme ne fut pas entièrement respecté : la première phase de construction arrêtée en 1948 prévoyait l'édification de 60 logements et 12 boutiques qui ne furent jamais réalisées. La construction elle-même connut des difficultés : le 22 février 1952, Monsieur Blin, conseiller municipal communiste, interpella le maire pour lui signaler que 2500 tuiles étaient sur le chantier, que la pose des chêneaux était arrêtée du fait que les plans avaient été mal dressés et les chêneaux posés trop bas.
Le chantier des Marolles fut suivi le 7 mars 1952 du vote par le conseil municipal du marché des fournitures, travaux de viabilité, poses de canalisations et d'installation du réseau téléphonique.
Le 20 mars 1953, le conseil municipal fut appelé à solliciter l'aide du Fonds National d'Aménagement du Territoire pour l'acquisition des terrains nécessaires à la réalisation de la deuxième partie de l'opération.Un emprunt de 5 millions de francs fut contracté pour permettre de réaliser des travaux de viabilité.
Entre-temps, le 6 février 1953, le conseil  avait voté l'autorisation d'ouverture d'un débit de tabac 39 boulevard Jean Jaurès par Monsieur Laroque en vue de desservir la nouvelle cité.
Le 26 juin 1953, Monsieur Poueyto, conseiller municipal à la tête du groupe communiste (liste "d'Union Ouvrière"), proposa de construire une école maternelle aux abords de la cité des Marolles. Il lui fut répondu qu'un tel projet prendrait du temps et que l'on préférait réaménager les classes de l'école Jules Ferry qui atteindraient 100 enfants par classe si le ministère de l'Education ne faisait rien.Par ailleurs, le maire, Monsieur Combe, (il avait succédé à Henry Vercken par suite du décès de ce dernier et de nouvelles élections municipales), indiqua qu'il avait sollicité de l'administration des P.T.T la pose de cabines téléphoniques à proximité de la cité. La réalisation de la deuxième tranche d'habitations des Marolles donna lieu à une enquête publique et une déclaration d'utilité publique au terme de laquelle le périmètre d'aménagement était modifié. Le terrain de Monsieur Guérin de 428,50 m² comportant une construction en matèriaux légers et démontables était acquis. Lors du conseil municipal du 5 février 1954, Monsieur Métayer, de la nouvelle municipalité qui venait de succéder à celle de Monsieur Combe, informa que la déclaration d'utilité publique était publiée. Le 9 avril suivant, le conseil municipal vota la passation d'un marché de 7 millions de francs avec "L'Industrielle de Préfabrication" à Nanterre pour réaliser 1300 mètres de bordures en béton (à suivre).... 

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