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30/01/2014

DIMANCHE 26 JANVIER 2014 : ASSEMBLEE GENERALE DE L'AMICALE DES 27 FUSILLES ET RESISTANTS

 

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L’Amicale des 27 Résistants, Fusillés et FFI de Chatou tenait son assemblée générale dimanche 26 janvier 2014 salle des Champs Roger. Une assemblée importante en raison des débats sur la commémoration des 70 ans de la Libération de Chatou fin 2014.

 

Etaient présents des membres des familles des 27 Martyrs mais aussi monsieur le sénateur Gournac, membre de la Commission des Forces Armées au Sénat, qui lui-même a eu à coeur de maintenir sa participation à l'assemblée malgré la refonte de ses engagements dans la vie publique ainsi qu'arrivés en fin de réunion, Monsieur le Maire de Chatou et Monsieur Faur, délégué aux Anciens Combattants. Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, président de la section locale du Souvenir Français, participait également. Monsieur Gournac a rappelé qu'un membre des 27 était originaire du Pecq, en l'occurrence Jean Ramain, habitant du 11 rue des Prairies, tué à 22 ans comme ses autres camarades, mutilé et enterré dans la fosse de la Pièce d'Eau.

 

Le président Alain Hamet, à la suite d'une requête communément formulée notamment par Chatou Notre Ville depuis plusieurs années, a demandé à monsieur le maire de Chatou ne plus programmer le même jour le Forum des associations et la cérémonie de la Libération. La proposition principale étant de mettre le forum des associations le samedi et la commémoration le dimanche. Ceci afin de dégager les associations, élément actif de notre ville au titre de l'intérêt général, pour la commémoration de la Libération.

 

Le président Hamet a formulé la demande d'une représentation armée lors de la commémoration à Chatou. Monsieur Hamet a également indiqué qu'il animerait une conférence du Club de la Boucle sur l'histoire des 27 Martyrs en février 2014.Un échange a eu lieu convenant d'une réédition du livret original de 1947 sur les 27 Martyrs, aujourd'hui presque introuvable, réédition que Monsieur Issenschmitt pour le Souvenir Français compte prendre en charge, livret complet mais comportant des clichés pénibles pour un public jeune selon les adhérents (cf ci-dessous, extrait du livret, collection de l'auteur).

 

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Madame Claire Salvy a soulevé l'opportunité d'une organisation avec la commémoration le dimanche de la 2ème D.B. du général Leclerc. Des éléments de cette division auraient traversé Chatou par l'avenue Foch en provenance de Saint-Germain-en-Laye selon un cliché communiqué à l'Amicale par l'auteur de ces lignes en provenance du fonds Jacques Catinat qui lui a été légué. La 2ème D.B. est annoncée comme ayant traversé Chatou le 26 août 1944 par les notes de combat du groupe de F.F.I. du Front National (Résistance communiste) dans le livret des 27 Martyrs.

 

 

 

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Monsieur Gournac, maire du Pecq pendant 22 ans, a profité de l'occasion pour évoquer les recherches qu'il a fait faire en Angleterre sur le bombardement du 3 mars 1942 sur la ville du Pecq, lequel a entraîné la mort d'une quarantaine d'habitants, suscitant une certaine incompréhension. Ce bombardement que Monsieur Gournac a toujours commémoré était considéré jusqu'ici comme une erreur géographique. En réalité, les archives anglaises ont démontré qu'il s'agissait d'atteindre un dignitaire nazi habitant sur la côte de Saint-Germain-en-Laye, ce qui, évidemment, ne s'est pas produit, au détriment de la ville du Pecq. *

 

L'affaire des 27 Martyrs de Chatou, l'un des deux massacres en Ile-de-France perpétré en 1944, commence à être de nouveau connue du public. L'association lui a consacré notamment une partie de son coffret audio "Les Voix de la Guerre 1939-1945" réalisé avec l'Amicale réunissant voix officielles et témoignages d'habitants, la transmission de la mémoire rencontrant de plus en plus de difficultés malgré les moyens techniques actuels.

 

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Le coffret « Les Voix de la Guerre », œuvre inédite dans une commune française, avait été présenté publiquement le 10 décembre 2011 à Chatou salle Jean Françaix sous le parrainage de Mademoiselle Brigitte Auber, actrice d’Alfred Hitchcock, en présence notamment de monsieur le sénateur Alain Gournac.

 

Par ailleurs, indiquons qu'un nouveau coffret audio est en passe d'être achevé par l'association Chatou Notre Ville, "LES VOIX DE L'APRES-GUERRE VOLUME 1 1946-1947" dont la réalisation a été de nouveau conduite par José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL et Arnaud Muller, vice-président de l'association. La richesse des enregistrements, lesquels touchent à différents aspects de la vie politique, industrielle et artistique, justifiera une présentation officielle. Tous les témoignages recueillis n'y figurent pas en raison de la chronologie suivie dans cette œuvre extrêmement laborieuse pour les réalisateurs. Une première partie importante sur l'Indochine y figure cependant.

 

Enfin, la Libération de Chatou a inspiré le roman d'un auteur de Chatou, Madame Tanya Leroy, dont l'ouvrage doit être présenté le 1er février 2014 à la Librairie Presse et Loisirs avenue Guy de Maupassant.

 

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 * selon nos recherches aux archives départementales, le bombardement du 3 mars 1942 a également tué un croissillon, Monsieur André HIERNARD né le 7 novembre 1918, mort de ses blessures le 7 mars, un registre de la préfecture le mentionnant (d'après un écrit du service, l'usine de verrerie PARA MANTOIS de Croissy était visée):

 

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15/11/2013

GEORGES MANDEL, LE MINISTRE DE LA SANTE DES COLONIES (1938-1940)

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Collection de l'auteur

 

Dans la société politique française de l’entre-deux-guerres, le natif de Chatou Georges Mandel était l’homme qui comprenait et agissait. Depuis sa première nomination en 1934, ses ministères ne traduisaient plus seulement une occupation de fonctions mais une succession d’offensives contre les maux intérieurs qui grevaient l’intérêt de la France.

L’opinion publique avait pu applaudir à l’efficacité de ses services aux PTT entre 1934 et 1936, Mandel lui offrant le charme d’une image d’homme fort et compétent au milieu d’une instabilité et d’une légèreté chroniques.

Le ministère des Colonies, entre 1938 et 1940, représenta une action méconnue de la défense nationale sur un territoire de 110 millions d'habitants, la France possédant le second empire colonial du monde. Quant à l’état-major, qui détestait Mandel pour son esprit d’initiative et lui reprochait d’être resté prés de Clemenceau au lieu d’être allé aux tranchées en 1914,  son incapacité et son aveuglement concernant la défense du pays le conduisit naturellement à se désintéresser de ce que le ministre avait discerné dans le second front possible des colonies, avisant l’existence d’un secteur subalterne.

C’est ainsi que ce que Mandel exigeait, on le lui accordait. Le ministère des Colonies, repris tardivement en mains par lui à la suite de l’effondrement du Front Populaire en 1938, fut à son tour passé par les oukases de l’homme d’Etat.  Une partie de son action se situa sur le plan de la santé publique. Les crédits affectés aux services sanitaires offerts à la population furent partout augmentés :

-         En Indochine, de 90.590.000 francs en 1938, ceux-ci furent inscrits pour 112 .590.000 francs, soit une augmentation de 22 millions

 

-         A Madagascar, de 24.770.000 francs, ceux-ci passèrent à 33.068.000 francs, soit une augmentation de 8.298.000 francs

 

-         En Afrique Occidentale, on passa d’un budget de 100 millions à un budget de 162.280.000 francs

Seule l’Afrique Equatoriale dont les crédits avaient été augmentés de 50% en 1937, furent maintenus au même chiffre en 1939.

Derrière les chiffres, l’action visait l’augmentation des personnels médicaux civils et militaires, la modernisation des écoles de médecine de Dakar, Tananarive, Pondichéry, Hanoï, Brazzaville, la création d’un service d’assistance sociale pour tous les pays indochinois à l’exemple de celui existant en Cochinchine, la mise à disposition des médicaments contre la syphilis, le paludisme, la peste etc…N’ayant pas de goût pour la généralité, le ministre édita des circulaires  prescrivant l’approvisionnement des pharmacies des colonies pour six mois pour les médicaments, pansements, matériel sanitaire, et ce, afin de pourvoir à une éventuelle rupture de communication entre la métropole et les colonies. Les moyens de transports, en nombre insuffisant pour les ambulances et transports sanitaires, furent assignés également à l’augmentation.

Les campagnes renforcées de vaccination produisirent leurs effets : à Madagascar, où l’on enregistrait 2006 morts de la peste en 1936, le chiffre tomba à 671 cas en 1938. En Afrique Occidentale et en Indochine, ne subsistèrent que quelques cas isolés. A la suite d’un arrêté du 14 septembre 1938 du ministre, une campagne de vaccination contre la fièvre jaune toucha 100.000 sujets en Afrique Occidentale Française cependant que la gratuité de la quinine contre le paludisme était imposée en faveur des fonctionnaires civils et militaires et de leurs familles. Des épidémies de méningites cérébrospinales venues du Nigéria furent jugulées en peu de temps au Soudan, Niger et Côte d’Ivoire en 1938.

Georges Mandel créa également une Commission consultative de la maladie du sommeil au ministère des Colonies, bénéficiant du concours de la Société de Pathologie Exotique de Paris, et chargée de statuer sur toutes les questions thérapeutiques et techniques de la maladie. Une Commission contre la lèpre aboutit à un recensement des malades, à une campagne de soins de l’Institut de Bamako et au projet de construction de villages spécialisés pour les lépreux. Les œuvres sociales furent encouragées, un Institut Pasteur créé en Martinique, un autre au Cameroun, et des services radio-médicaux furent installés dans tout l’Empire.

De cette action obscure mais utile, des éloges furent tirés de la part de praticiens de l'époque mais qui s’en souvient aujourd’hui ?

 

Source :

L'oeuvre sanitaire de Monsieur Georges Mandel aux Colonies par le docteur Sasportas - "L'Hygiène Sociale" - novembre 1939

 

26/10/2013

EXPOSITION ROB ROY (1909-1992) AU NOUVEAU CONSERVATOIRE : DERNIERS JOURS !

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Le patrimoine artistique de Chatou continue d'irriguer notre inventaire. Et pour l'association, la mise en valeur de la ville n'attend pas. Rob Roy, dessinateur illustre des courses automobiles des années vingt aux années cinquante auquel nous avions déjà consacré un article du blog, également auteur de carnets de guerre en tant que soldat, sera mis à l'honneur à compter du 3 octobre 2013 boulevard de la République à l'espace Hal Singer. Rob Roy habitait 28 rue Charles Despeaux à Chatou.

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Grand Prix de l'Automobile-Club de France Montlhéry 1932 - Illustration de Rob Roy - "20 Grands Prix de l'Automobile Club de France sous le regard de Rob Roy" (HM Editions - 1995)

 

Nous sommes fiers qu'un hommage lui soit rendu et, ce d'autant plus que nous en avions fait la proposition le 20 décembre 2011 auprès de monsieur le maire de Chatou pour le compte de l'association avec Monsieur Hubert de la Rivière, promoteur inlassable de l'oeuvre de son père à juste titre.

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Nous avons découvert l'exposition lors du vernissage le 3 octobre 2013. Deux salles y sont consacrées, l'une pour l'automobile, l'autre pour la deuxième guerre : une réussite complète, de grandes aquarelles, une ambiance et des évènements pleins les yeux. Le livre "Carnet de guerre de Rob Roy" est à lire absolument. Ce sont les mémoires de l'auteur sous l'Occupation en particulier à Chatou.

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Une image sympathique du vernissage le soir du 3 octobre 2013 : de gauche à droite, on reconnaît une partie de nos administrateurs Evelyne Du Pan, Olivier Becquey (secrétaire), François Nicol (trésorier), Martine Poyer (fondatrice), Murielle Amiot, Arnaud Muller (vice-président), Hubert de la Rivière et sa famille, organisateurs de l'exposition, Annie Roekens et Monsieur Lesage, dont l'aïeul professeur de musique correspondait avec Maurice Berteaux, ministre de la Guerre et maire de Chatou (1891-1911).

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Dans la partie "Seconde Guerre Mondiale" de l'exposition, de gauche à droite, Olivier Becquey (secrétaire), Evelyne du Pan, administrateurs, Alain Hamet (président de l'Amicale des 27 Résistants et Fusillés), Arnaud Muller, vice-président de Chatou Notre Ville, Lucien Ruchet (trésorier de l'Amicale des 27 Résistants et Fusillés).

 

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Monsieur Ghislain Fournier, maire de Chatou et Monsieur Hubert de la Rivière, fils de l'artiste qui a financé et conçu cette remarquable exposition. Une page de plus au crédit de Chatou.

 

RETROUVEZ HUBERT DE LA RIVIERE 

METTEUR EN SCENE

DE ROB ROY

POUR UNE VISITE CONFERENCE

MERCREDI 30 OCTOBRE A 11H ET 15H

SAMEDI 2 NOVEMBRE A 11H ET 15H

  

10/10/2013

1946 : UN EDITORIAL DE FRANCOIS MAURIAC

 

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Le 17 mai 1946, la Cour de Justice de Versailles, juridiction d'exception, rend son verdict sur le crime commis par des Catoviens contre les 27  Résistants de Chatou, assassinés sur leur délation au château de la Pièce d’Eau par un détachement SS le 25 août 1944. Le président de la Cour, Pihier, a été l’un des magistrats instructeurs de l’affaire Prince en 1934. Graff et la veuve Toupnot sont condamnés à mort, Buchard et Apostolides sont condamnés à 15 et 8 ans de travaux forcés, la femme de Graff est condamnée à 5 ans de réclusion, Haffray à un an de prison. Tous les condamnés sont désignés à l’Indignité nationale.  

  

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La situation du pays est alors trouble. Le général de Gaulle, qui est devenu président du Gouvernement Provisoire de la République le 9 septembre 1944, a abandonné ses fonctions le 20 janvier 1946 devant le projet de reconstitution du régime de la IIIème République à peine amendé, celui-là même qui avait perdu l’autorité de l’Etat avant-guerre.

 

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Ses partisans se désespèrent de la reprise du jeu des partis. Parmi eux, François Mauriac prend position dans un éditorial  du Figaro du 18 mai 1946 intitulé « L’esprit de la Résistance » :

« Dans cette affaire sinistre de Chatou que l’on juge à Versailles, je détourne mon attention des traîtres sur les victimes. Je pense à ce chef résistant qui se dénonça lui-même à l’ennemi revenu, espérant que sa mort sauverait celle de ses camarades et qu’il paierait pour tous (le commandant Torset qui habitait 66 route de Montesson à Chatou).

A peine osons-nous aujourd’hui parler de la Résistance, comme si entre ces héros et nous s’accumulaient trop de réputations menteuses, trop de fausses gloires, comme si nous n’arrivions plus à discerner ceux d’entre eux qui se démasquèrent, le moment venu, à l’heure du plus grand péril.

Ils ont existé pourtant, et beaucoup parmi ceux qui ont vécu étaient dignes de parler en leur nom. Que s’est-il donc passé ? toutes les impostures, tous les crimes, toutes les usurpations de certains ouvriers de la dernière heure ne suffiraient pas à expliquer ce discrédit. Sans chercher les responsables d’un côté plutôt que de l’autre, reconnaissons simplement que l’esprit de la Résistance  a été contaminé par la politique.

Dans un homme, pourtant, il subsiste à l’état pur. Le pèlerinage du général de Gaulle à la tombe de Clemenceau, nous avons toujours su qu’il ne dissimulait aucune pensée. C’était le geste d’un chef dont toute la politique, depuis qu’il s’est éloigné du pouvoir, tient dans la conscience qu’il a d’incarner cet esprit auquel tant de Français sont devenus infidèles et que la surenchère des partis a disqualifiée. Aucune autre ambition en lui que de rester fidèle pour nous tous : il demeure au milieu de nous, et il n’est pas nécessaire que sa voix s’élève pour que nous nous souvenions de quel esprit nous sommes.

Son pouvoir véritable ne dépend pas de la place qu’il occupe. Les Français dont la faute essentielle, dont l’unique faute fut de désespérer de la France à l’heure de son plus grand abaissement, et par des propos partout répandus, d’accabler leur mère humiliée, sont jugés, qu’ils le veuillent ou non, par ce Chef solitaire, assis à l’écart et qui n’est plus rien dans l’Etat.

Mais c’est de lui que la lumière émane : s’il occupait de nouveau la première place, il n’en recevrait aucun surcroît. Pas plus ses adversaires que lui-même, personne ne peut faire qu’il n’incarne toujours, partout où il se trouve, la même fidélité…et aussi le même désintéressement : je me souviens, au moment de la délivrance, comme notre Secrétaire perpétuel l’avait fait pressentir pour qu’il acceptât de siéger à l’Académie, il fit répondre qu’il ne voulait recevoir aucune récompense de la patrie avant d’avoir accompli sa mission : il ne croyait pas qu’il eût encore fait assez.

Tant qu’il sera là, les victimes des collaborateurs de Chatou et tous ceux qui ont combattu le même combat auront au milieu de nous un répondant : grâce à lui, nous conserverons leur mémoire, et nous serons forcés de réveiller les souvenirs chez ceux qui oublient , et dont c’est l’intérêt d’oublier…

A l’heure des ténèbres, eux qui n’ont pas été fidèles, ils auront beau feindre de l’avoir été, cet homme les rappellera par sa seule présence au sentiment de leur misère, de cette misère qui nous est commune, bien sûr, et à laquelle, comme le rappelait le général de Gaulle lui-même au lendemain de la Libération, nous avons presque tous plus ou moins participé.

Il ne dépend de personne que chacune de nos vies n’ait pris, durant ces quatre années où la marée allemande nous a recouverts, comme une coloration qu’elle ne perdra plus.

Ces quatre années continuent de nous juger, ou plutôt, elles nous ont déjà jugés : elles ont fait remonter du  plus secret des coeurs , elles ont fait apparaître en pleine lumière ce qui était caché, le meilleur, le médiocre et le pire. Nous nous débattons en vain : nous avons tous au front désormais une marque, un signe, une note que le destin nous a donnée, qu’aucune complaisance n’effacera et que nous emporterons dans la mort."

 

09/09/2013

LE CARNET DIPLOMATIQUE DE L'ASSOCIATION

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L'Association Chatou Notre Ville, l'Amicale des 27 Résistants, FFI et Fusillés de Chatou et l'ensemble des associations d'anciens combattants de Chatou adressent leurs plus vives félicitations à Monsieur Le Lieutenant-Colonel Ilchenko (à l'extrême-gauche sur la photo rencontré par la délégation de Chatou sous l'Arc de Triomphe lors de la cérémonie du 25 août 2013 de ravivage de la flamme en hommage aux 27 Martyrs de Chatou) pour son élévation au grade de lieutenant-colonel de l'armée russe dans le cadre de ses fonctions d'attaché militaire.

Elles expriment leur reconnaissance pour sa présence en qualité à l'époque de commandant attaché militaire pour l'ambassade de la Fédération de Russie le 25 mai 2013 à la projection du film "Normandie Niemen" au cinéma de Chatou organisée par l'association en hommage à l'acteur catovien Pierre Trabaud et forment un voeu pour la réalisation d'une carrière heureuse et méritée. Cliché - remerciements Mme Ratel.

 

08/09/2013

8 SEPTEMBRE 2013, CEREMONIE DE LA LIBERATION DE CHATOU : UN COFFRET AUDIO A CONNAITRE

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Les grandes voix et les témoins de la deuxième guerre mondiale réunis dans un coffret intéressant tous les passionnés d'histoire et toutes les générations. La couverture a échappé aux poncifs : un avion de chasse français Bloch 151 (futur Dassault après la guerre), un fantassin, un char et un artilleur Français en 1939.

 

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Maquette : Patrick Muller

 

 

Plus de 100 enregistrements

réalisés en collaboration avec José Sourillan, ancien directeur du Service Documentation de RTL, par Arnaud Muller, vice-président de "Chatou Notre Ville", les associations d'anciens combattants et nombre de témoins de Chatou et de la région. 

Avec les voix

de 43 personnages historiques

 

 Joachim Von RIBBENTROP, Adolf HITLER, LEOPOLD III, Edouard DALADIER, Jean GIRAUDOUX, Hubert PIERLOT, Benito MUSSOLINI, Paul REYNAUD, Reine ELISABETH, Princesses ELISABETH et MARGARET, Maréchal PETAIN, Général HUNTZIGER et Général WEYGAND, Général De GAULLE, Winston CHURCHILL, Joseph STALINE, Président ROOSEVELT, Pierre LAVAL, Gisèle GODLEWSKI, Philippe HENRIOT, Jean HEROLD PAQUIS, Général GIRAUD, Joseph GOEBBELS, Général ROMMEL, Maréchal  BADOGLIO, Jean Pierre AUMONT, Général EISENHOWER, Général LECLERC, Georges MANDEL, Sacha GUITRY, Maurice THOREZ, Jacques DUCLOS, Général de LATTRE de TASSIGNY, Général ELSTER, Général JUIN, Général VANNIER, Grand Amiral DOENITZ, Président TRUMAN, Pasteur DOWNEY, Empereur HIRO HITO, Procureur Roman RUDENKO, Lord Chief Justice Sir LAWRENCE ainsi que les témoignages des Vétérans et des Anciens Combattants et d’habitants de la Boucle. 

 

 

Samedi 10 décembre 2011 à 17 heures salle Jean Françaix Place Maurice Berteaux, les Catoviens avaient été conviés par l'association à fêter l'édition d'un coffret de deux CD audio, "LES VOIX DE LA GUERRE", un produit inédit associant 43 voix de personnages historiques et les témoignages d'habitants, une très belle fresque "sonore" sur cette pèriode de notre histoire réalisée par José Sourillan, ancien directeur du service documentation de RTL, Erik Konofal et Arnaud Muller, vice-président informaticien de notre association, qui fut pendant deux ans au coeur du montage.

La réalisation du coffret n'a justifié d'aucune subvention, celles-ci étant au demeurant interdites dans les statuts de l'association fondée il y a 17 ans.

 

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cliché Olivier Becquey

 

C'est dans une ambiance très amicale que nous avons pu devant prés de cent personnes réaliser cette présentation. La marraine de ce lancement n'était autre que Mademoiselle Brigitte Auber, actrice notamment du très beau film d'Alfred Hitchcok "La Main au Collet" et compagne de Monsieur Claude Lacloche, résistant et déporté enregistré sur le disque.

 

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La marraine de notre manifestation, Mademoiselle Brigitte Auber, dans le film mythique d'Alfred Hitchcock, "La Main au Collet" (Paramount 1954)

 

 

Nous avions l'honneur d'accueillir Monsieur Alain Gournac, Sénateur-Maire du Pecq, Monsieur Christian Murez, président de la Communauté de Communes de la Boucle de Seine représentant Monsieur le Maire de Chatou cependant que plusieurs conseillers municipaux avaient tenu à faire le déplacement, Jacqueline Penez, ancienne Conseillère régionale, Aîcha Boughali, Jean-Pierre Ratel, Anne Bernard, Christian Faur, Adjoint délégué aux Anciens Combattants, Alain Paillet. Alain Hamet, président de l'Amicale des 27 Résistants, FFI et Fusillés de Chatou et Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir Français Chatou-Montesson, enregistrés dans le coffret, ainsi que Suzanne Blache, Muriel Amiot, la famille Nordin, la famille Muller, notre trésorier François Nicol, Olivier Becquey, administrateurs, ont participé activement à la réussite de cette soirée.

Deux faits saillants traités par le coffret audio ont concerné Chatou pendant la deuxième guerre mondiale : l'assassinat par la Milice le 7 juillet 1944 de Georges Mandel, bras droit de Georges Clemenceau devenu ministre des PTT (1934-1936), des Colonies (1938-1940) et de l'Intèrieur (1940) , né à Chatou 10 avenue du Chemin de Fer le 5 juin 1885, et l'assassinat par un détachement SS de 27 FFI de Chatou à la suite d'une dénonciation le 25 août 1944. Vous retrouverez notamment la voix de Georges Mandel, ministre des Colonies, dans ce coffret.

 

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 Pierre Arrivetz présentait le coffret - cliché Olivier Becquey

 

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Maquette : Patrick Arrivetz

 

 

   

Prix public depuis le 1er janvier 2012: 

20 euros

Chèque à l'ordre de l'association Chatou Notre Ville B.P.22 78401 Chatou Cedex 

 

ACTUELLEMENT EN VENTE A LA LIBRAIRIE PRESSE ET LOISIRS

12 AVENUE GUY DE MAUPASSANT 78400 CHATOU

 

 

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photo de groupe avec les personnes enregistrées et les élus (cliché Olivier Becquey)

De gauche à droite, Monsieur Robert Pelletier, combattant de la libération de l'Italie, Catovien enregistré, Madame Monique Pelletier, enregistrée, Catovienne et témoin, Monsieur Claude Lacloche, résistant et déporté enregistré, Monsieur Patrick Muller, réalisateur, Monsieur José Sourillan, réalisateur des Voix de la Guerre, ancien directeur du service documentation de RTL, Mademoiselle Brigitte Auber, marraine de la manifestation, actrice du film "La Main au Collet", Monsieur Arnaud Muller, vice-président de l'association et réalisateur du coffret, Monsieur Christian Murez, président de la CCBS, ancien maire de Chatou, Madame Donatienne de Pampelonne, Catovienne et témoin enregistré, Monsieur Alain Hamet, président de l'Amicale des Fusillés, Résistants et FFI  de Chatou, Monsieur Jean Liéval, Catovien et témoin enregistré, Monsieur Alain Gournac, sénateur-maire du Pecq, Monsieur Bernard Muller, Catovien et témoin enregistré, Madame Aïcha Boughali, conseillère municipale, Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir-Français Chatou-Montesson, ancien maire-adjoint, Madame Jacqueline Penez, ancienne conseillère régionale, Madame Jeannine Collin, trésorière de l'Union Nationale des Combattants

 

 

L'association a interdit tout financement public dans ses statuts. Seuls vos dons et vos cotisations peuvent lui permettre de remplir sa mission.

  

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Locomotive SNCF 241 P compound fabriquée aux usines Schneider du Creusot de 1948 à 1952, emblème de l'association.

 

26/08/2013

EN L'HONNEUR DES 27 MARTYRS DE CHATOU, UNE BELLE FLAMME A L'ARC DE TRIOMPHE

Le dimanche 25 août 2013, une participation plus importante qu'à l'accoutumée avait répondu à l'appel de l'Amicale des 27 Martyrs pour la commémoration du massacre de la Pièce d'Eau le 25 août 1944, l'un des deux massacres perpétrés en Ile-de-France par les S.S. Sur les 27 victimes, rappelons que 12 avaient moins de 25 ans. Le ravivage de la flamme a eu lieu à l'Arc de Triomphe en présence de gardes républicains et d'un régiment de spahis, lequel retenait toute l'attention du public par sa très belle tenue d'apparat. L'association Chatou Notre Ville était représentée par Pierre Arrivetz, Suzanne Blache, Gabriel Lenoir, ce dernier médaillé de la Libération de Paris à laquelle il participa, et indirectement par Lucien Ruchet, trésorier de l'Amicale des 27 et Alain Hamet, son président.

L'Amicale des 27, par la mobilisation d'Alain Hamet, président de l'Amicale et petit-fils du commandant Torset assassiné, en direction de la presse (Le Parisien / Le Courrier des Yvelines) et d'Annick Couespel, descendante d'André Couespel, assassiné, auprès des familles des victimes, a permis une manifestation qui honorait le combat de la Résistance. 

Complétant le ban d'une représentation assez étoffée conduite par le général Compain, Monsieur André Le Lan représentait la Légion d'Honneur et Madame Chevalier l'Ordre National du Mérite.

4 élus du conseil municipal de Chatou sur 35 étaient présents, Pierre Arrivetz, Jean-Pierre Ratel, Didier Perrière et Christian Faur, délégué aux anciens combattants. Les jeunes du conseil municipal avaient également fait preuve d'un acte de devoir en assurant une présence en nombre, confirmant l'état d'esprit qui les anime. 

Notre meilleure surprise a été de retrouver le commandant Vasiliy Ilchenko, attaché militaire, présent à la cérémonie dans le cadre de la délégation de l'ambassade de Russie. Le commandant avait participé à la projection à Chatou le 25 mai 2013 du film "Normandie Niemen" organisée par l'association à la suite d'une invitation adressée par ses soins à l'Ambassade de Russie.

Promu lieutenant-colonel de l'armée russe en juin dernier, nous lui adressons nos  félicitations appuyées. Nos associations Chatou Notre Ville, Union Nationale des Combattants et Amicale de la Résistance souhaitent conserver des liens privilégiés avec les attachés militaires de l'ambassade et dans la mesure du possible les revoir à Chatou dans le cadre des manifestations anniversaires de 2014 (1914/1944). Christian Faur, qui n'avait pas été présent à la projection du film le 25 mai, a tenu particulièrement à rencontrer et faire venir nos amis russes à Chatou à la prochaine cérémonie dans le jardin de l'hôtel de ville dans dix jours.

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Suzanne Blache, secrétaire-adjointe de CNV et Gabriel Lenoir, à l'extrême-droite, Lucien Ruchet, trésorier et porte drapeau de l'Amicale, descendant de la famille de Jean Mauchaussat, assassiné.

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21/06/2013

LE 18 JUIN 2013 A CHATOU

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A Chatou, l’appel du 18 juin a été commémoré comme chaque année dans le jardin de l’hôtel de ville. C’est presque une foule qui était venue cette année où nous avons retrouvé nombre de connaissances. La lecture de l’appel du Général de Gaulle par un jeune catovien, Monsieur Aymeric Tonneau, les discours de Monsieur le Secrétaire aux Anciens Combattants lus par Monsieur Faure puis par Monsieur Fournier, maire de Chatou, revêtaient une grande dignité et la fanfare de la Marseillaise a encore fait entendre la voix de la France, une France aujourd’hui écrasée par les circonstances mais encore libre et toujours vivante. En voyant toutes les générations réunies, on pouvait penser que l’appel au patriotisme avait un avenir et que le poids de la volonté pourrait encore apporter dans l’adversité, la foi qui renverse les montagnes.  

 

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A gauche, Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, ancien élu et adjoint au maire de 1971 à 1995, catovien depuis toujours, dont on salue l'élection comme président de l'Association des Combattants Prisonniers de Guerre, Combattants 39-45, Combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc, Théâtres d'Opérations Extèrieures pour l'ex Seine-et-Oise, voix historique du coffret audio "LES VOIX DE LA GUERRE 1939-1945", Madame Josette Deshayes, Madame Catherine Bastien, voix catovienne pour le coffret en préparation "LES VOIX DE L'APRES-GUERRE 1946-1957".

 

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Extrait du journal de l'association des Combattants Prisonniers de Guerre 

 

L'association a versé sa contribution à la transmission du souvenir en produisant et en éditant le coffret audio "LES VOIX DE LA GUERRE 1939-1945" dans lequel vous retrouvez la chronologie des évènements de la guerre commentée et illustrée par des témoins de Chatou et des environs et les voix des personnages historiques. Ce coffret, à notre connaissance, ne compte pas d'équivalent.

 

Pour écouter un extrait du coffret audio "LES VOIX DE LA GUERRE 1939-1945" édité par l'association et réalisé par Messieurs José Sourillan et Arnaud Muller, allumez votre lecteur windows media player, mettez le son et appuyez sur le bouton ci-dessous. Vous entendrez le général de Gaulle.

 

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podcast
 

 

 

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A droite, Monsieur Robert Pelletier, catovien, engagé volontaire dans l'aviation de la France Libre, à l'occasion de son enregistrement par l'association et dont l'un des témoignages apparaît dans l'extrait ci-dessus - photo Patrick Muller

 

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Maquette : Patrick Muller

 

 

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09/05/2013

LE 8 MAI 2013 A CHATOU

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Portrait du président Roosevelt - "Voir" n°27

 

Le 12 avril 1945, le président Roosevelt mourut. Son successeur, le vice-président démocrate Harry Truman (1884-1972), conserva son cabinet et s'engagea à terminer la guerre en concluant par une victoire totale.

 

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Au printemps 1945, l'Europe fut libérée par les armées alliées et l'on assista cette fois-ci aux convois de prisonniers allemands sur les routes - "Voir" n°27

 

Alors que le 8 mai 1945, la victoire en Europe fut enfin acquise, toute autre était la situation dans le Pacifique. Voyant l'acharnement du Japon à continuer le combat et peu ménagé par les rapports sur les atrocités japonaises commises sur les soldats alliés, le président Truman se décida à employer la bombe atomique (6 et 9 août 1945).

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Portrait du président Truman - "Voir" n°27

 

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Photographie trouvée sur un cadavre japonais - "Voir" n°33

 

 

La capitulation du Japon suivit le 2 septembre 1945 et fut signée sur le cuirassé Missouri en présence des représentants alliés, dont le général Leclerc pour la France. Le président Truman fut élu pour un nouveau mandat au terme d'élections générales en 1947. Il devait céder sa place à un autre vainqueur de la deuxième guerre mondiale, le général Eisenhower, républicain, qui remporta l'élection présidentielle de 1952 et ne quitta ses fonctions qu'en 1959.

Dans l'histoire du conflit mondial, Chatou est une goutte mais une goutte de sang : morts au combat dans la campagne de 1940, morts en déportation, assassinat de l'ancien chef de cabinet de Clemenceau et ministre né à Chatou Georges Mandel en juillet 1944, massacre de 27 résistants et FFI sur dénonciation en août 1944. Si Georges Mandel victime de la Milice est encore exclu des victimes commémorées le 8 mai, un hommage est maintenu chaque année pour toutes les victimes civiles et militaires du conflit, et sous l'impulsion notable de la municipalité, conforté par l'implication de jeunes catoviens qui participent à cette manifestation autour des associations. La France est l'un des rares pays qui maintienne ses manifestations commémoratives mais n'est-il pas aussi l'un de ceux qui a été frappé le plus durement et le plus souvent sur son sol.

Aujourd'hui, force était de constater que rien n'entraverait la poursuite de la reconnaissance des victimes de la dernière guerre, par patriotisme, par amour de la liberté, par volonté d'éviter l'oubli de ceux qui se sont fait tuer en prenant des risques tels que leur vie était inévitablement compromise. Les porte-drapeaux furent comme chaque année l'image de  cette solennité et les chants patriotiques, émouvants. 

Rassemblant une centaine de personnes dont onze conseillers municipaux sur trente-cinq, la cérémonie a été suivie d'un banquet au restaurant le Royal rue des Cormiers, où, comme chaque année, le dévouement des gérants et l'excellence de leur menu ont obtenu l'adhésion sans réserve des participants et une fois n'était pas coutume, le porte-drapeau de la ville depuis de nombreuses années, Monsieur Jean-Pierre Ratel, fut fêté pour son anniversaire. Les représentants des associations étaient présents, Messieurs Hamet (Amicale des 27 Résistants, U.N.C.), Bertrand (Souvenir Français), Pourchet (F.N.A.C.A.), Le Lan (Légion d'Honneur) et Arrivetz pour Chatou Notre Ville.

Chatou était alors un petit coin de France, qui conservait ses traditions de défense du drapeau dans le respect et la convivialité indispensables à la communion d'idées.

 

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Dans les jardins de l'hôtel de ville

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Dépôt de gerbe sur la stèle du Général de Gaulle.

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Dépôt de gerbe au Monument des 27 Martyrs (sculpté par Madame Cotelle-Clère).

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Au cimetière de la rue des Landes, en présence des jeunes sapeurs-pompiers.

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Monsieur Le Lan, vice-président du Comité de La Légion d'Honneur, grand témoin de Chatou Notre Ville sur la guerre d'Indochine dans son coffret audio en préparation "Les Voix de l'Après-Guerre 1946-1957".

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Dépôt de gerbe aux morts de la campagne de 1940

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Recueillement sous le Chant des Marais devant la stèle des déportés.

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Recueillement et dépôt de gerbe devant le carré des 27 Martyrs

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Série de photos prise au restaurant "Le Royal" , non loin du cimetière, où un banquet clôturait la cérémonie.

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Troisième en partant de la gauche, Monsieur Bertrand du Souvenir Français.

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Premier en partant de la gauche, Monsieur Pourchet de la F.N.A.C.A.

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A gauche, Monsieur Ruchet, porte-drapeau et trésorier de l'Amicale des 27 Résistants.

 

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Monsieur Ghislain Fournier, maire, contraint par des obligations familiales, a fait honneur à l'assistance en participant à l'apéritif aux côtés de Monsieur Christian Faur, adjoint délégué aux anciens combattants.

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Monsieur Jean-Pierre Ratel, conseiller municipal et porte-drapeau de la ville, soufflant les bougies d'une omelette norvégienne pour son anniversaire.

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Monsieur Boulègue, conseiller municipal (au fond à gauche), apportait sa bonne humeur

 

 

 

18/03/2013

LES PRISONNIERS CATOVIENS DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

La débâcle de l'armée française en juin 1940 entraîna la constitution d'1.800.000 prisonniers envoyés dans des camps en Allemagne, un triste record dans l'histoire nationale. A Chatou, le nombre de soldats Catoviens prisonniers de guerre (dont le grand-père de l’auteur, combattant de 1914-1918 qui avait demandé à être réincorporé après avoir dépassé la limite d’âge en 1939) fut de 406 à la signature de l’armistice en 1940 dans une commune comptant 11.861 habitants au dernier recensement de 1936.

Au 30  août 1942, seuls 41 soldats avaient pu rentrer. Une chaîne d’entraide fut mise en œuvre sous l’impulsion de la municipalité et du Comité d’assistance aux prisonniers de guerre dont le siège social fut situé à l'hôtel de ville. Selon les registres, les colis confectionnés pour les prisonniers comportaient en 1942 : « 500 g de biscuits ordinaires, 500 g de chocolat, 500 g de sucre, 200 g de pain d’épices, 250 g de biscuits de dessert, 250 g de sardines à l’huile, 170 g de fromage, 250 g de pâtes alimentaires, 100 g de pommes de terre déshydratées, 300 g de savon, un paquet de tabac et un paquet de cigarettes ou trois paquets de cigarettes. » Le 18 avril 1943, le conseil municipal apprit que les établissements Nicolas rue de la Paroisse mettaient gratuitement leurs locaux à la disposition du Comité d'assistance aux prisonniers de guerre qui devait libérer son local 3 rue de la Paroisse. Le 4 juillet 1943, le conseil municipal fut informé que le Comité avait pu ainsi investir le 18 rue de la Paroisse.

Le nombre de colis envoyés aux prisonniers s'établit comme suit :

Entre le 1er août 1941 et le 1er août 1942 : 3846.

Entre le 1er août 1942 et le 31 mai 1943 : 2891.

Au 27 juillet 1944, on recensa 10.500 colis envoyés depuis juin 1940, le nombre de prisonniers étant quant à lui passé en-dessous du seuil des 300.

Il est fort probable que nombre de colis n'arrivèrent jamais à leurs destinataires. La liste des prisonniers et leur date de retour reste à établir au vu des documents détenus dans les divers sites des Archives Nationales. On sait également que des répertoires furent établis pour chacun des 75 camps de prisonniers en Allemagne. Ainsi le répertoire des prisonniers de l'OFLAG IV D (camp d'Hoyerswerda) : celui-ci fait apparaître pour le canton de Chatou-Croissy deux personnes : Etienne Van-de-Wielle, lieutenant au 4ème régiment de dragons portés (Médaille militaire), 4 rue du Bac à Croissy et Gustave Douhéret, capitaine au 116ème régiment d'infanterie (Légion d'honneur), HEC, directeur régional SIMCA à Nanterre, 5 rue François Laubeuf à Chatou.

 

Sources :

- Registre des délibérations du conseil municipal 1940-1944

- Répertoire OFLAG IV D