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30/09/2007

LES RUES DETRUITES AVEC LA RENOVATION

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L'avenue Foch (ancienne avenue de Saint Germain)
Détruite en 1966 lors de la Rénovation
et de la construction du nouveau pont.
La vue aérienne en couleurs des années 50 montre bien les bâtiments qui ont disparu à droite de l'hôtel de ville
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La rue de la Paroisse détruite avec la Rénovation en 1966 - au début de la rue en couleurs en bas peu avant la destruction - et en noir et blanc au milieu de la rue avant 1914
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Le quai de l'Amiral Mouchez, ses "maisons rouges" à l'extrême droite immortalisées par Vlaminck
 et sa promenade boisée détruits pour la Rénovation en 1966
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La rue du Port, antique et vétuste mais pleine de charme
Rasée pour la Rénovation de Chatou en 1966

 

 

LA VILLA DE CHARLES LAMOUREUX

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L'une des façades de la villa Second Empire
de Charles Lamoureux (détruite dans les années cinquante)
voir rubrique "Charles Lamoureux"

26/08/2007

USINE PATHE, DES SOUTIENS POUR L'HISTOIRE

 

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Usine Pathé-Marconi de Chatou (1929),
par Wallis, Gilbert et Partners, architectes londoniens
Berceau du microsillon en 1951
Répertoriée par l'Inventaire Général
de la Région Ile de France depuis 1991
photo : J.B Vialles - ADAGP
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Détail de façade de l'usine Pathé-Marconi à l'abandon.
Il n'y a guère qu'à Chatou que le négationnisme concernant le patrimoine industriel sévit encore.
La spéculation et la banalité ont fait office de victoire publique sur un édifice emblématique de la culture du XXème siècle. 
 
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La sauvegarde de l’usine Pathé-Marconi

au 1er octobre 2004:

des soutiens pour l’histoire

 

Eddie Barclay, Fondateur de la Compagnie Phonographique Française (1945), Ancien industriel du disque, Emmanuel Bréon, Directeur du Musée des Années Trente, Conservateur en chef des Musées de la Ville de Boulogne, Jean-Christophe Averty, Créateur et animateur de l'émission "Les Cinglés du Music-Hall" sur France-Culture, Maurice Culot, Architecte, Membre de la Commission des Monuments Historiques, Grand Prix de la Critique Architecturale, Chargé de mission à l'Institut Français d'Architecture, Président de la Fondation pour l'Architecture - Bruxelles, Jean-Marie Drot, Catovien, Ancien directeur de l'Académie de France d'Architecture à Rome, Auteur-réalisateur d'émissions de radio et télévision, Charles Bourély, Catovien, Inspecteur Général Honoraire des Monuments et des Sites, Pierre Vercel, Catovien, Ancien directeur général et président de Pathé-Cinéma, Pascal Sevran, animateur - réalisateur de télévision, spécialiste de la chanson française, Le Prince Géraud de la Tour d'Auvergne, Inspecteur Général Honoraire de l'Administration Culturelle, Président de Portus Magnus, association internationale pour le développement archéologique, écologique et portuaire d'Alexandrie,  Marie-France Calas, Conservateur Général du Patrimoine, Spécialiste du patrimoine sonore et audiovisuel,  José Sourillan, Ancien Directeur des Archives Audiovisuelles de RTL, auteur de disques d’histoire et de documentaires, Roselyne Germon, petite-nièce de Jacques Haîk, Créateur du cinéma " Le Grand Rex " (1932),  André Hébrard, Catovien, ancien haut fonctionnaire délégué à la Reconstruction, Georges Martin Saint-Léon, Catovien, Ancien président de l'Office du Tourisme de Chatou-Croissy-Carrières-Montesson, Pathé, Société cinématographique créée par Charles Pathé en 1896, L.V.M.H (Moët Hennessy Louis Vuitton), Institut des Archives Sonores, Société possédant un fonds historique de 400.000 documents sonores de 1880 à nos jours - projet d'"université de la parole", les familles de Charles et Emile Pathé, Line Renaud, chanteuse, comédienne, Pierre Arditi, comédien, Claude Piéplu, comédien, Annie Cordy, chanteuse, comédienne, Georges Lautner, cinéaste, Mick Micheyl, chanteuse, sculpteur, Claude Bolling, musicien, chef d'orchestre, Claude Pinoteau, cinéaste, Pierre Tchernia, cinéaste, créateur de l'émission de télévision " Monsieur Cinéma ", Robert Enrico, cinéaste (décédé), Bruno Podalydés, Catovien, cinéaste, Yves Duteil, chanteur, Clelia Ventura, Catovienne, scénariste, fille de Lino Ventura, Odette Ventura, épouse de Lino Ventura, Marie-Christine Audiard, épouse de Michel Audiard,  Marie-Thérèse Orain, comédienne, chanteuse, Europa Nostra, Association paneuropéenne du Patrimoine, présidée par Son Altesse Royale le Prince Consort de Danemark, Société pour la Protection du Paysage et de l'Esthétique de la France, association reconnue d'utilité publique, membre de la Commission des Monuments Historiques, La Demeure Historique, association reconnue d'utilité publique, L'Institut du Patrimoine Wallon, Comité d'information et de liaison pour l'archéologie, l'étude et la mise en valeur du patrimoine industriel (CILAC), Association des Amis du Musée de Nogent, Musée-Association " Les Amis d'Edith Piaf ", Association " Les Amis de Barbara ", Association " Les Amis de Tino Rossi”, Association " Les Amis de Louis Amade " (préfet de police, poête, auteur de chansons de Gilbert Bécaud et Charles Trénet), Association du souvenir à Luis Mariano, Association “Les Amis de Jean Sablon”,  Jean-Pierre Pasqualini, Rédacteur en Chef du Magazine Platine, Spécialiste de la chanson française, Corinne Lepage, ancien ministre de l'Environnement (Cap 21), André Santini, député-maire (UDF) des Hauts de Seine, le prince Charles Bonaparte, maire-adjoint d’Ajaccio, Emmanuel Hamelin, député (UMP) de Lyon, membre de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, Olivier Dassault, député (UMP) de l'Oise, Pierre Amouroux, député (UMP) des Yvelines, Jérôme Lambert, député (PS) de la Charente, Anne Hidalgo, première adjointe (PS) au Maire de Paris, Serge Méry, vice-président (PS) du Conseil Régional d'Ile de France, Olivier Galiana, conseiller régional (PS) d'Ile de France, Michel de Rostolan, conseiller régional (FN) d'Ile de France, Michel Bayvet, conseiller régional (FN) d'Ile de France, Martine Lehideux, conseillère régionale (FN) d'Ile de France, Gilberte Decossin, ancienne déléguée du comité d’entreprise de l’usine de Chatou (CGT).

 

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L’alerte médiatique était donnée depuis plusieurs années par le Courrier des Yvelines et le Parisien. Elle prit un nouveau tour lors du Salon du Patrimoine au Carrousel du Louvre consacré au patrimoine industriel en novembre 2002, auquel participa l’association aux côtés de l’entreprise Pathé. Le journal “Le Monde”, sous la plume d’orfèvre d’Emmanuel de Roux, puis “le Figaro”, dans un grand article d’Hervé Guénot et enfin TF1, dans son journal de 20 h incluant un reportage mémorable de Marion Desmarrets présenté par Claire Chazal, mirent la question sous les yeux de l’opinion publique. Le Moniteur, le Nouvel Observateur, furent aussi de la partie. Le ministre de la Culture de l’époque, Jean-Jacques Aillagon, se concerta avec le maire et l’ABF partisans de la démolition, et refusa une mesure de protection. L’enquête publique en avril 2003 dans la commune révéla ensuite 1806 signatures sur 1877 favorables à une conservation partielle du site (96% des avis exprimés).

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Cassandre - 1932

 

En septembre-octobre 2004, l’association ayant saisi les élus nationaux , le président de l'Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Louis Debré, saisit le Ministre de la Culture, de même que le ministre de l'Intérieur et le Ministre des Libertés Locales, Monsieur Jean-François Copé. Le ministre des Finances, Monsieur Nicolas Sarkozy, demanda au préfet d'examiner notre dossier avec " bienveillance. " Le successeur de Monsieur Aillagon refusa à son tour de donner suite aux demandes que l’association adressa en mai et septembre 2004 lorsque le site était encore debout.

 

Jusqu’à la fin, il ne fut jamais tenu aucun compte des arguments des défenseurs d’une conservation partielle. Le site fut entièrement rasé en novembre 2004.

 

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Victoria Coach Station (1931-1932) à  Londres
(gare routière pour les bus)
par Wallis, Gilbert et Partners, architectes de l'usine de Chatou
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Usine des parfums Coty (1932) à Brentford
dans la banlieue de Londres
par Wallis, Gilbert et Partners, architectes de l'usine de Chatou
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Usine de la Compagnie Générale d'Electricité (1920-1922)
à Birmingham dans la banlieue de Londres
par Wallis, Gilbert et Partners, architectes de l'usine de Chatou
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Usine Hoover (1932)
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et avant ravalement ci-dessous
à Perivale dans la banlieue de Londres
par Wallis, Gilbert et Partners, architectes de l'usine de Chatou
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Ces usines existent toujours et accueillent de multiples entreprises, la règlementation d'urbanisme de Londres gardant comme limite de hauteur constructible celle des bâtiments existants. La série"Poirot" avec David Suchet dans le rôle-titre a été tournée en partie dans les usines de Wallis, Gilbert et Partners

 

 

 

 

 

 

Histoire locale : Wallis, Gilbert et Partners sont les plus célèbres architectes anglais de l'Art-Déco. A cet égard, il est remarquable que l'ABF architecte en chef des monuments historiques des Yvelines et la ville de Chatou ont toujours nié tout intérêt architectural à l'usine Pathé de Chatou.

Le projet initial de remplacement de l'usine par des bureaux et logements promu en 1999 par la municipalité a simplement été changé en logements et maison de retraite en 2001 sans qu'aucune démarche n'ait jamais été entreprise pour une conservation partielle du site. La municipalité a reçu le soutien du MNR, des deux élus socialistes locaux, a passé un accord avec un autre groupe nouvellement élu qui a étalé son entente sans contrepartie sur le sujet dans le Courrier des Yvelines. 

 

A l'enquête publique de 2003 en revanche, 1806 pétitions sur 1877 avis exprimés ont demandé la conservation au moins partielle de l'usine, soit 96% des avis exprimés. Mais ces avis n'intéressaient pas les pouvoirs publics, omnubilés par leurs projets immobiliers vertueux. 

 

 

 

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23/07/2007

LA VILLA DE CHARLES LAMBERT ET MAURICE BERTEAUX

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Charles Lambert, agent de change, fit édifier une splendide villa au 17 rue du Chemin Vert, rue Labélonye depuis 1879, vers 1865. Il devint maire en 1871-1872 et, républicain de conviction, fut associé à l'épisode tragi-comique de l'incertitude du régime entre 1871 et 1874 (pour en savoir plus, lire le livre "Chatou, de Louis-Napoléon à Mac-Mahon 1848-1878" chez Alan Sutton). Son gendre, Maurice Berteaux, hérita à sa mort en 1886 de la villa, agrandie de deux ailes néogothiques. Malheureusement, la veuve de Maurice Berteaux fit raser ce monument du Second Empire sur disposition testamentaire en 1937 et l'ancien parc fut remplacé après la deuxième guerre mondiale par le lotissement des Oiseaux traversé par l'avenue Rubens.

22/07/2007

CHATEAU "NEUF" DE BERTIN

 

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Nommé seigneur de Chatou en 1762, le ministre Bertin (1759-1781) rentra en possession d'un domaine qu'il fit aménager dans le goût de l'époque avec un statuaire composé d'anciennes statues du château de Versailles, des bustes d'empereurs romains, un pavillon chinois, un jeu de bagues, un potager. Trois salles de verdure décoraient le parc, la salle des tyrans, la salle des empereurs romains, la salle du coucou ornée d'un cadran solaire placé sur une colonne de marbre brun. Soufflot et Lequeu se partagèrent les plans. Soufflot fit édifier le château et le Nymphée, et confia à Lequeu dont la réputation avait été faite lors de l'aménagement du parc Monceau, les décorations du parc.

 

 

 

 

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Le château, achevé en 1780, fut agrandi par son propriétaire sous l'Empire et la Restauration, Charles-Alexis Travault, maire de Chatou de la fin de l'Empire à 1823. Le château eut à subir les bombardements des batteries françaises du Mont Valérien en 1871 et ne fut jamais vraiment réparé par ses propriétaires successifs, tous issus de la famille de l'ancien maire Esther Lacroix (1829-1831). Ses derniers propriétaires, les héritiers Moisant, le firent raser sans bruit en 1910 dans la perspective de lotir le terrain.

Ils eurent sans doute la même idée pour le Nymphée en mars 1914 mais le projet échoua. A l'intervention de la Société de Protection du Paysage et de l'Esthétique de la France dans "L'Illustration" succéda la première guerre mondiale qui apporta le gel des opérations immobilières. Les héritiers de la famille Moisant confièrent à la Compagnie Pharos le soin de lotir en mars 1921, ce qu'elle fit en épargnant le nymphée. Quatre ans plus tard fut créé le syndicat des copropriétaires du parc de Chatou.  

 

06/07/2007

LE CHATEAU SECRETAN

 
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"La Liberté éclairant le monde": la célèbre statue érigée en 1886 dans le port de New-York doit en partie son existence à un Catovien d'adoption, l'industriel du cuivre et collectionneur d'art Pierre Eugène Secrétan (1836-1899). Celui-ci fit en effet don de  300 feuilles de cuivre laminé de 80 tonnes pour la réalisation de l'oeuvre de Bartholdi.

 

 

 

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Au faîte de sa fortune et à la veille de connaître un grave revers financier à l'occasion de la crise du cuivre, l'industriel avait fait ériger en 1881 à Chatou au 131 bis de la rue de Saint-Germain (depuis 1931 l'avenue Foch) un château sur les plans de l'architecte parisien Singery.

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Cette villa aux proportions monumentales abrita le siège d'Aspro de 1946 à 1965, et fut hélas détruite en 1966 à des fins de spéculation immobilière. Seuls les pavillons de gardien susbsistent de l'ancien domaine. 

 

 
 

 

 

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Clichés archives Roche-Nicholas avec nos remerciements

04/06/2007

L'ANCIEN PRESBYTERE

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A droite, l'ancien presbytère détruit lors de la Rénovation de Chatou en 1966

 

  

24/05/2007

USINES PATHE

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Chatou est à la fois le berceau de l'industrie phonographique française en 1898 et le berceau du microsillon en Europe en 1951.

Cette histoire industrielle singulière a débuté en 1898 lorsque Charles et Emile Pathé, qui avaient fondé leur propre entreprise de phonographe et de cinéma trois ans plus tôt, entrèrent dans les vues d'un investisseur industriel audacieux, Claude Grivolas (1855-1938). Celui-ci les aida à créer une société anonyme et acheta des terrains boulevard de la République à Chatou pour construire leur première usine. Emile Pathé fut le dirigeant de l'industrie phonographique jusqu'à sa mort. Jusqu'en 1907, les bénéfices du phonographe surpassèrent ceux du cinéma et vinrent protéger l'industrie du cinéma de Charles Pathé grâce aux parts détenues par celui-ci dans le phonographe.

En 1928, la Compagnie des Machines Parlantes d'Emile Pathé fut acquise à 40% par les firmes anglaises Columbia et His Master's Voice qui achetèrent les parts de Charles Pathé dans l'industrie d'Emile. La fusion fut à l'origine de la construction de l'usine en béton armé rue Centrale (rue Emile Pathé depuis 1937). Baptisée "Société Générale de Disques", l'usine fut édifiée entre 1929 et 1931 par les plus grands architectes anglais de l'Art Déco, Wallis, Gilbert et Partners. La production y fut de 20 millions de disques par an cependant que le reste du site continuait à produire TSF, gramophones et enfin télévisions à partir de 1946. 

Le 12 décembre 1936, Pathé, Columbia et Gramophone His Master's Voice fondèrent  les industries musicales et électriques (IME) Pathé-Marconi dont Emile Pathé fut le premier président jusqu'à sa disparition le 14 avril 1937.  Dans les années 1945-1955, la production absorbée par les IME Pathé-Marconi de Chatou recouvrait les labels Pathé, La Voix de Son Maître, Columbia, Odéon, Capitol, Métro-Goldwyn-Mayer, Cetrasoria, Témoignages, Pathé-Vox, Swing.  Pas moins de quatre générations de Catoviens et d'habitants de la région y travaillèrent jusqu'à ce qu'intervienne une délocalisation en Allemagne en 1990.

Les milliers d'artistes qui y ont été produits, parmi lesquels Edith Piaf, Charles Trénet,  Maria Callas, Enrico Caruso et Frank Sinatra, sans compter tous les chefs d'orchestre de musique classique du XXème siècle (Toscanini, Klemperer, Karajan, Ménuhin, Prêtre, Plasson...) ont assuré la renommée de l'industrie de Chatou à travers le monde. Il va de soi qu'un musée prestigieux y aurait eu sa place, rassemblant l'histoire des industries phonographiques et cinématographiques, ainsi que cela fut âprement suggéré par l'association.

 

Malgré une mobilisation nationale ayant un retentissement médiatique sans précédent à l'initiative de Chatou Notre Ville (TF1, Le Monde, Le Figaro, Le Moniteur...) et la possibilité d'une inversion de l'aménagement avec un terrain communal situé à 300 mètres, la municipalité choisit la destruction totale de l'usine pour un projet de promotion immobilière en 2004. Les usines de Wallis, Gilbert et Partners, construites dans la banlieue de Londres à la même époque que l'usine de Chatou (Cf note "usine Pathé, des soutiens pour l'histoire"), poursuivent quant à elles leur longue existence en abritant désormais de multiples entreprises et en servant occasionnellement de décor aux films se situant dans l'entre-deux-guerres (série télévisée "Poirot" notamment). 

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