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08/09/2013

8 SEPTEMBRE 2013, CEREMONIE DE LA LIBERATION DE CHATOU : UN COFFRET AUDIO A CONNAITRE

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Les grandes voix et les témoins de la deuxième guerre mondiale réunis dans un coffret intéressant tous les passionnés d'histoire et toutes les générations. La couverture a échappé aux poncifs : un avion de chasse français Bloch 151 (futur Dassault après la guerre), un fantassin, un char et un artilleur Français en 1939.

 

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Maquette : Patrick Muller

 

 

Plus de 100 enregistrements

réalisés en collaboration avec José Sourillan, ancien directeur du Service Documentation de RTL, par Arnaud Muller, vice-président de "Chatou Notre Ville", les associations d'anciens combattants et nombre de témoins de Chatou et de la région. 

Avec les voix

de 43 personnages historiques

 

 Joachim Von RIBBENTROP, Adolf HITLER, LEOPOLD III, Edouard DALADIER, Jean GIRAUDOUX, Hubert PIERLOT, Benito MUSSOLINI, Paul REYNAUD, Reine ELISABETH, Princesses ELISABETH et MARGARET, Maréchal PETAIN, Général HUNTZIGER et Général WEYGAND, Général De GAULLE, Winston CHURCHILL, Joseph STALINE, Président ROOSEVELT, Pierre LAVAL, Gisèle GODLEWSKI, Philippe HENRIOT, Jean HEROLD PAQUIS, Général GIRAUD, Joseph GOEBBELS, Général ROMMEL, Maréchal  BADOGLIO, Jean Pierre AUMONT, Général EISENHOWER, Général LECLERC, Georges MANDEL, Sacha GUITRY, Maurice THOREZ, Jacques DUCLOS, Général de LATTRE de TASSIGNY, Général ELSTER, Général JUIN, Général VANNIER, Grand Amiral DOENITZ, Président TRUMAN, Pasteur DOWNEY, Empereur HIRO HITO, Procureur Roman RUDENKO, Lord Chief Justice Sir LAWRENCE ainsi que les témoignages des Vétérans et des Anciens Combattants et d’habitants de la Boucle. 

 

 

Samedi 10 décembre 2011 à 17 heures salle Jean Françaix Place Maurice Berteaux, les Catoviens avaient été conviés par l'association à fêter l'édition d'un coffret de deux CD audio, "LES VOIX DE LA GUERRE", un produit inédit associant 43 voix de personnages historiques et les témoignages d'habitants, une très belle fresque "sonore" sur cette pèriode de notre histoire réalisée par José Sourillan, ancien directeur du service documentation de RTL, Erik Konofal et Arnaud Muller, vice-président informaticien de notre association, qui fut pendant deux ans au coeur du montage.

La réalisation du coffret n'a justifié d'aucune subvention, celles-ci étant au demeurant interdites dans les statuts de l'association fondée il y a 17 ans.

 

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cliché Olivier Becquey

 

C'est dans une ambiance très amicale que nous avons pu devant prés de cent personnes réaliser cette présentation. La marraine de ce lancement n'était autre que Mademoiselle Brigitte Auber, actrice notamment du très beau film d'Alfred Hitchcok "La Main au Collet" et compagne de Monsieur Claude Lacloche, résistant et déporté enregistré sur le disque.

 

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La marraine de notre manifestation, Mademoiselle Brigitte Auber, dans le film mythique d'Alfred Hitchcock, "La Main au Collet" (Paramount 1954)

 

 

Nous avions l'honneur d'accueillir Monsieur Alain Gournac, Sénateur-Maire du Pecq, Monsieur Christian Murez, président de la Communauté de Communes de la Boucle de Seine représentant Monsieur le Maire de Chatou cependant que plusieurs conseillers municipaux avaient tenu à faire le déplacement, Jacqueline Penez, ancienne Conseillère régionale, Aîcha Boughali, Jean-Pierre Ratel, Anne Bernard, Christian Faur, Adjoint délégué aux Anciens Combattants, Alain Paillet. Alain Hamet, président de l'Amicale des 27 Résistants, FFI et Fusillés de Chatou et Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir Français Chatou-Montesson, enregistrés dans le coffret, ainsi que Suzanne Blache, Muriel Amiot, la famille Nordin, la famille Muller, notre trésorier François Nicol, Olivier Becquey, administrateurs, ont participé activement à la réussite de cette soirée.

Deux faits saillants traités par le coffret audio ont concerné Chatou pendant la deuxième guerre mondiale : l'assassinat par la Milice le 7 juillet 1944 de Georges Mandel, bras droit de Georges Clemenceau devenu ministre des PTT (1934-1936), des Colonies (1938-1940) et de l'Intèrieur (1940) , né à Chatou 10 avenue du Chemin de Fer le 5 juin 1885, et l'assassinat par un détachement SS de 27 FFI de Chatou à la suite d'une dénonciation le 25 août 1944. Vous retrouverez notamment la voix de Georges Mandel, ministre des Colonies, dans ce coffret.

 

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 Pierre Arrivetz présentait le coffret - cliché Olivier Becquey

 

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Maquette : Patrick Arrivetz

 

 

   

Prix public depuis le 1er janvier 2012: 

20 euros

Chèque à l'ordre de l'association Chatou Notre Ville B.P.22 78401 Chatou Cedex 

 

ACTUELLEMENT EN VENTE A LA LIBRAIRIE PRESSE ET LOISIRS

12 AVENUE GUY DE MAUPASSANT 78400 CHATOU

 

 

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photo de groupe avec les personnes enregistrées et les élus (cliché Olivier Becquey)

De gauche à droite, Monsieur Robert Pelletier, combattant de la libération de l'Italie, Catovien enregistré, Madame Monique Pelletier, enregistrée, Catovienne et témoin, Monsieur Claude Lacloche, résistant et déporté enregistré, Monsieur Patrick Muller, réalisateur, Monsieur José Sourillan, réalisateur des Voix de la Guerre, ancien directeur du service documentation de RTL, Mademoiselle Brigitte Auber, marraine de la manifestation, actrice du film "La Main au Collet", Monsieur Arnaud Muller, vice-président de l'association et réalisateur du coffret, Monsieur Christian Murez, président de la CCBS, ancien maire de Chatou, Madame Donatienne de Pampelonne, Catovienne et témoin enregistré, Monsieur Alain Hamet, président de l'Amicale des Fusillés, Résistants et FFI  de Chatou, Monsieur Jean Liéval, Catovien et témoin enregistré, Monsieur Alain Gournac, sénateur-maire du Pecq, Monsieur Bernard Muller, Catovien et témoin enregistré, Madame Aïcha Boughali, conseillère municipale, Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir-Français Chatou-Montesson, ancien maire-adjoint, Madame Jacqueline Penez, ancienne conseillère régionale, Madame Jeannine Collin, trésorière de l'Union Nationale des Combattants

 

 

L'association a interdit tout financement public dans ses statuts. Seuls vos dons et vos cotisations peuvent lui permettre de remplir sa mission.

  

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Locomotive SNCF 241 P compound fabriquée aux usines Schneider du Creusot de 1948 à 1952, emblème de l'association.

 

26/08/2013

EN L'HONNEUR DES 27 MARTYRS DE CHATOU, UNE BELLE FLAMME A L'ARC DE TRIOMPHE

Le dimanche 25 août 2013, une participation plus importante qu'à l'accoutumée avait répondu à l'appel de l'Amicale des 27 Martyrs pour la commémoration du massacre de la Pièce d'Eau le 25 août 1944, l'un des deux massacres perpétrés en Ile-de-France par les S.S. Sur les 27 victimes, rappelons que 12 avaient moins de 25 ans. Le ravivage de la flamme a eu lieu à l'Arc de Triomphe en présence de gardes républicains et d'un régiment de spahis, lequel retenait toute l'attention du public par sa très belle tenue d'apparat. L'association Chatou Notre Ville était représentée par Pierre Arrivetz, Suzanne Blache, Gabriel Lenoir, ce dernier médaillé de la Libération de Paris à laquelle il participa, et indirectement par Lucien Ruchet, trésorier de l'Amicale des 27 et Alain Hamet, son président.

L'Amicale des 27, par la mobilisation d'Alain Hamet, président de l'Amicale et petit-fils du commandant Torset assassiné, en direction de la presse (Le Parisien / Le Courrier des Yvelines) et d'Annick Couespel, descendante d'André Couespel, assassiné, auprès des familles des victimes, a permis une manifestation qui honorait le combat de la Résistance. 

Complétant le ban d'une représentation assez étoffée conduite par le général Compain, Monsieur André Le Lan représentait la Légion d'Honneur et Madame Chevalier l'Ordre National du Mérite.

4 élus du conseil municipal de Chatou sur 35 étaient présents, Pierre Arrivetz, Jean-Pierre Ratel, Didier Perrière et Christian Faur, délégué aux anciens combattants. Les jeunes du conseil municipal avaient également fait preuve d'un acte de devoir en assurant une présence en nombre, confirmant l'état d'esprit qui les anime. 

Notre meilleure surprise a été de retrouver le commandant Vasiliy Ilchenko, attaché militaire, présent à la cérémonie dans le cadre de la délégation de l'ambassade de Russie. Le commandant avait participé à la projection à Chatou le 25 mai 2013 du film "Normandie Niemen" organisée par l'association à la suite d'une invitation adressée par ses soins à l'Ambassade de Russie.

Promu lieutenant-colonel de l'armée russe en juin dernier, nous lui adressons nos  félicitations appuyées. Nos associations Chatou Notre Ville, Union Nationale des Combattants et Amicale de la Résistance souhaitent conserver des liens privilégiés avec les attachés militaires de l'ambassade et dans la mesure du possible les revoir à Chatou dans le cadre des manifestations anniversaires de 2014 (1914/1944). Christian Faur, qui n'avait pas été présent à la projection du film le 25 mai, a tenu particulièrement à rencontrer et faire venir nos amis russes à Chatou à la prochaine cérémonie dans le jardin de l'hôtel de ville dans dix jours.

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Suzanne Blache, secrétaire-adjointe de CNV et Gabriel Lenoir, à l'extrême-droite, Lucien Ruchet, trésorier et porte drapeau de l'Amicale, descendant de la famille de Jean Mauchaussat, assassiné.

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21/08/2013

NOTRE BLOG CONTRIBUE AUX RECHERCHES DOCUMENTAIRES

C'est une évidence. Si nous ne connaissons pas les milliers de visiteurs de notre blog (68.619 visites en 2012), nous recevons régulièrement des commentaires ou des demandes de renseignements ou de reproductions, le blog étant assis lui-même sur de nombreuses recherches et transcriptions de documents d'époque.

L'association, à l'origine de l'exposition sur l'histoire de la ligne Paris Saint-Germain sur le quai du RER A de la gare Chatou-Croissy - en place depuis fin 2007 - s'honore ainsi d'avoir été démarchée dernièrement par la société anglaise BOUNDLESS PRODUCTION pour son émission télévisée historique GREAT CONTINENTAL RAILWAY JOURNEYS, émission phare sur l'histoire du train diffusée par la chaîne BBC 2 et présentée par le journaliste Michaël Portillo, celui-ci retraçant la vie des trains, des stations et des villages à l'époque de son guide des trains anglais de 1913. Cette émission honore non seulement ses auteurs mais l'Angleterre tout entière, à laquelle nous devons les débuts de l'industrialisation en Europe et une aventure pionnière en matière de locomotion. La France, qui est devenue une "puissance" ferroviaire grâce à la modernisation promue par l'empereur Napoléon III, "Louis-Napoléon Le Grand" selon le mot de Philippe Seguin, aurait pu s'en inspirer. A notre modeste échelle, nous ne pouvons qu'informer nos lecteurs des recherches assez lourdes que nous effectuons chaque année en vue d'une publication sur le sujet pour notre commune. Nous serions d'ailleurs heureux d'être associés à une entreprise médiatique sur le sujet, exposant des renseignements puisés aux sources.

 

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Le train Paris-Saint-Germain franchissant le pont de Chatou vers 1905

 

 

Gardons en mémoire que le mérite des démarches en direction de l'association revient particulièrement à Emile et Isaac Péreire, promoteurs du train et bienfaiteurs de notre pays sans qui rien n'était possible. Enfin, rappelons que l'association a fait de la dernière grande locomotive à vapeur produite en France de 1948 à 1952, la 241 P (Pacific) SNCF, le symbole de son action.

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Emile et Isaac Pereire, "Le Monde Illustré" - 1863 - collection de l'auteur

 

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04/08/2013

CEREMONIE DU 25 AOUT 2013 POUR LE MASSACRE DES 27 F.F.I., SOYEZ PRESENTS

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"Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

Ont droit qu'à leurs cercueils la foule vienne et prie"

Victor Hugo

 

Le dimanche 25 août 2013 aura lieu la commémoration du massacre des 27 résistants de la Pièce d'Eau par un détachement S.S. sur dénonciation locale le 25 août 1944, au moment même où Paris était libéré. L'Amicale des Anciens de la Résistance et FFI et Familles de Fusillés de la Résistance de la 6ème Région-Ile-de-France et l'association Chatou Notre Ville  appellent  au rassemblement des Catoviens et sympathisants malgré la pèriode des vacances et remercient tous ceux qui prendront le temps de se joindre à eux.

La cérémonie débutera à 16h30 dans le jardin de la mairie de Chatou puis se poursuivra par un départ en car à 17 heures pour le Ravivage de la Flamme à l'Arc de Triomphe. Merci de nous informer de votre participation le cas échéant en envoyant un mail à Monsieur Alain Hamet, président de l'Amicale : alainhamet@orange.fr ou pour Chatou Notre Ville à piarri@orange.fr

 

 

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Un cliché de la cérémonie du 28 août 1944 au cimetière de Chatou.

 

28/06/2013

EMILE PEREIRE GRAND CAPITALISTE MODERNISATEUR DE LA FRANCE ET BIENFAITEUR DE CHATOU

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 Emile Pereire, reproduction du tableau de Paul Delaroche pour la Compagnie Générale Transatlantique

 

Emile Pereire (1800-1875) peut à juste titre être considéré avec son frère Isaac comme l’un des modernisateurs de la France et le créateur d’un capitalisme moderne. Courtier d’agent de change, journaliste, ayant adhéré un temps à la doctrine du Saint-Simonisme, il fut l’auteur  le 17 septembre 1832 avec les ingénieurs Gabriel Lamé et Emile Clapeyron d’un cahier des charges en vue de l’établissement d’un chemin de fer de Paris à Saint-Germain sur le modèle de la ligne Manchester-Liverpool.

 

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Extrait du projet de cahier des charges de la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Saint-Germain du 17 septembre 1832 signé de la main d’Emile Pereire - Archives Départementales des Yvelines

 

Il  prêcha parallèlement une politique de l’Etat en faveur des chemins de fer dans un article célèbre du journal « Le National » le 22 septembre 1832.

Après trois ans de prospection et la réunion des capitaux nécessaires grâce au soutien du banquier James de Rotschild, Emile Pereire obtint du roi Louis-Philippe le 4 novembre 1835 une ordonnance autorisant la  création de la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Saint-Germain, chargée de construire et d’exploiter la première ligne de chemin de fer de voyageurs en France.

La ligne fut inaugurée le 24 août 1837 par la reine Marie-Amélie et détermina la construction quelques mois plus tard de la gare de Chatou-Croissy.

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La reconstitution du train Paris Saint-Germain lancé par Emile Pereire en 1837. La scène se déroule en 1930 au départ de la gare Saint-Lazare.

 

L’arrivée de Napoléon III  permit aux frères Pereire de multiplier des entreprises pionnières qui se comptèrent par dizaines parmi lesquelles le Crédit Mobilier (organisme de prêt à long terme aux industries), la Société Immobilière, la Compagnie Générale Maritime en 1855, devenue la Compagnie Générale Transatlantique en 1861), les chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire, la Compagnie Générale des Omnibus, la Compagnie Parisienne d’Eclairage et de Chauffage par le Gaz, le Crédit du Nord, la Compagnie des Chemins de Fer d'Auteuil, d'Argenteuil, du Midi, de Rhône-et-Loire, de l'Etat Autrichien, de l'Est de la Suisse, du Nord de l'Espagne, de la Russie, les assurances La Confiance et La Paternelle,  etc…

Cet  investissement à grande échelle soutenu sans faille par le nouveau souverain donna au pays un essor économique sans précédent et contribua à son prestige sur la scène internationale.

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L’un des premiers paquebots français : le  « Washington » à aubes de la Compagnie Générale Transatlantique fondée par Emile Pereire. Celui-ci inaugura  la liaison Le Havre-New-York le 15 juin 1864 – lithographie de Le Breton.

 

Député au Corps Législatif de 1863 à 1869, Emile Pereire fut l’un des grands propriétaires de Chatou dans les années 1850 du fait de la possession des terrains de la ligne en son nom propre. La Mémoire de Croissy a révélé qu'Emile Pereire maria sa fille au château Chanorier en 1853.

L’œuvre majeure d’Emile Pereire demeure l’importation en France de la révolution du chemin de fer à laquelle notre région doit son urbanisation de villégiature et son passé artistique.

L'exposition sur le chemin de fer sur le quai de la gare du RER, proposée par l'association en 2008, soutenue par la municipalité et réalisée par la RATP avec les documentations et les articles apportés par l'association et la Ville, a mis en valeur les aspects de la conquête du chemin de fer Paris-Saint-Germain. 

Sur la proposition de l'association encore, la place de la gare côté Croissy a été baptisée en 2010 par délibération du conseil municipal "Place Emile Pereire"  : en l'honneur de l'homme qui apporta l'un des progrès majeurs du XIXème siècle dans notre commune.

 

 

 

N.B : une revue consacrée à l'histoire de Chatou dans les chemins de fer sera éditée par l'association

 

09/05/2013

LE 8 MAI 2013 A CHATOU

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Portrait du président Roosevelt - "Voir" n°27

 

Le 12 avril 1945, le président Roosevelt mourut. Son successeur, le vice-président démocrate Harry Truman (1884-1972), conserva son cabinet et s'engagea à terminer la guerre en concluant par une victoire totale.

 

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Au printemps 1945, l'Europe fut libérée par les armées alliées et l'on assista cette fois-ci aux convois de prisonniers allemands sur les routes - "Voir" n°27

 

Alors que le 8 mai 1945, la victoire en Europe fut enfin acquise, toute autre était la situation dans le Pacifique. Voyant l'acharnement du Japon à continuer le combat et peu ménagé par les rapports sur les atrocités japonaises commises sur les soldats alliés, le président Truman se décida à employer la bombe atomique (6 et 9 août 1945).

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Portrait du président Truman - "Voir" n°27

 

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Photographie trouvée sur un cadavre japonais - "Voir" n°33

 

 

La capitulation du Japon suivit le 2 septembre 1945 et fut signée sur le cuirassé Missouri en présence des représentants alliés, dont le général Leclerc pour la France. Le président Truman fut élu pour un nouveau mandat au terme d'élections générales en 1947. Il devait céder sa place à un autre vainqueur de la deuxième guerre mondiale, le général Eisenhower, républicain, qui remporta l'élection présidentielle de 1952 et ne quitta ses fonctions qu'en 1959.

Dans l'histoire du conflit mondial, Chatou est une goutte mais une goutte de sang : morts au combat dans la campagne de 1940, morts en déportation, assassinat de l'ancien chef de cabinet de Clemenceau et ministre né à Chatou Georges Mandel en juillet 1944, massacre de 27 résistants et FFI sur dénonciation en août 1944. Si Georges Mandel victime de la Milice est encore exclu des victimes commémorées le 8 mai, un hommage est maintenu chaque année pour toutes les victimes civiles et militaires du conflit, et sous l'impulsion notable de la municipalité, conforté par l'implication de jeunes catoviens qui participent à cette manifestation autour des associations. La France est l'un des rares pays qui maintienne ses manifestations commémoratives mais n'est-il pas aussi l'un de ceux qui a été frappé le plus durement et le plus souvent sur son sol.

Aujourd'hui, force était de constater que rien n'entraverait la poursuite de la reconnaissance des victimes de la dernière guerre, par patriotisme, par amour de la liberté, par volonté d'éviter l'oubli de ceux qui se sont fait tuer en prenant des risques tels que leur vie était inévitablement compromise. Les porte-drapeaux furent comme chaque année l'image de  cette solennité et les chants patriotiques, émouvants. 

Rassemblant une centaine de personnes dont onze conseillers municipaux sur trente-cinq, la cérémonie a été suivie d'un banquet au restaurant le Royal rue des Cormiers, où, comme chaque année, le dévouement des gérants et l'excellence de leur menu ont obtenu l'adhésion sans réserve des participants et une fois n'était pas coutume, le porte-drapeau de la ville depuis de nombreuses années, Monsieur Jean-Pierre Ratel, fut fêté pour son anniversaire. Les représentants des associations étaient présents, Messieurs Hamet (Amicale des 27 Résistants, U.N.C.), Bertrand (Souvenir Français), Pourchet (F.N.A.C.A.), Le Lan (Légion d'Honneur) et Arrivetz pour Chatou Notre Ville.

Chatou était alors un petit coin de France, qui conservait ses traditions de défense du drapeau dans le respect et la convivialité indispensables à la communion d'idées.

 

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Dans les jardins de l'hôtel de ville

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Dépôt de gerbe sur la stèle du Général de Gaulle.

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Dépôt de gerbe au Monument des 27 Martyrs (sculpté par Madame Cotelle-Clère).

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Au cimetière de la rue des Landes, en présence des jeunes sapeurs-pompiers.

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Monsieur Le Lan, vice-président du Comité de La Légion d'Honneur, grand témoin de Chatou Notre Ville sur la guerre d'Indochine dans son coffret audio en préparation "Les Voix de l'Après-Guerre 1946-1957".

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Dépôt de gerbe aux morts de la campagne de 1940

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Recueillement sous le Chant des Marais devant la stèle des déportés.

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Recueillement et dépôt de gerbe devant le carré des 27 Martyrs

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Série de photos prise au restaurant "Le Royal" , non loin du cimetière, où un banquet clôturait la cérémonie.

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Troisième en partant de la gauche, Monsieur Bertrand du Souvenir Français.

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Premier en partant de la gauche, Monsieur Pourchet de la F.N.A.C.A.

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A gauche, Monsieur Ruchet, porte-drapeau et trésorier de l'Amicale des 27 Résistants.

 

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Monsieur Ghislain Fournier, maire, contraint par des obligations familiales, a fait honneur à l'assistance en participant à l'apéritif aux côtés de Monsieur Christian Faur, adjoint délégué aux anciens combattants.

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Monsieur Jean-Pierre Ratel, conseiller municipal et porte-drapeau de la ville, soufflant les bougies d'une omelette norvégienne pour son anniversaire.

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Monsieur Boulègue, conseiller municipal (au fond à gauche), apportait sa bonne humeur

 

 

 

25/03/2013

LE CANAL DE SUEZ EN VILLEGIATURE AU VESINET

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Carte du canal de Suez. De la Méditerranée à la Mer Rouge, de Port-Saïd à Suez, le canal continue d'irriguer le monde ("1858-2008, Cent Cinquantenaire de la création de la Compagnie Universelle Maritime du Canal de Suez"  édition de l'Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez, GDF SUEZ)  

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Ferdinand de Lesseps (1805-1894) photographié par Nadar peu avant sa mort - ("500 célébrités contemporaines" collection Felix Potain - collection Pierre Arrivetz).

 

Dimanche 24 mars 2013, l'Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez conviait le public à une conférence au Conservatoire du Vésinet sur le canal de Suez à travers une révélation, le dépôt des archives de la Compagnie Universelle du canal de Suez dans l’actuel Conservatoire de musique du Vésinet 51 boulevard d'Angleterre, de 1930 à 1978. A cette date, la Compagnie Financière de Suez, héritière de la Compagnie du canal, vendit cette propriété de 4.526 mètres carrés à la Ville du Vésinet qui en fit son Conservatoire sous la houlette de Monsieur Alain Jonemann, alors maire du Vésinet et le baptisa du nom du célèbre compositeur vésigondin, Georges Bizet.

Cette manifestation était organisée par Madame Evelyne Beaudeau, ancienne conseillère municipale du Vésinet, conseillère municipale de Chatou et adhérente active de l'Association. Etait présent, Monsieur Jean-Philippe Bernard, trésorier vice-président de l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez et membre de longue date de Chatou Notre Ville. 

 

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La salle réunit de nombreuses personnalités parmi lesquelles Madame Anne de Lesseps, descendante de Ferdinand de Lesseps. Un très bon accueil avait été réservé par la municipalité et l’hôte de la conférence, Monsieur Fabrice Loyal, directeur adjoint du Conservatoire du Vésinet, apporta sa contribution historique aux discussions qui suivirent.

 

Chatou Notre Ville avait fait pour sa part une large publicité à l'annonce de la conférence, eu égard à l’implication de l’un de ses membres et à la présence à la fin du Second Empire à Chatou dans sa partie dite du « hameau du Vésinet », de Selim Bey Pauthonnier, aide de camp du vice-roi d’Egypte (cf "Mémoire en Images, Chatou" Pierre Arrivetz - éditions Alan Sutton 2003).

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Monsieur Philippe Capron présenta l'affaire des archives du Canal au Vésinet.

 

Les deux conférenciers apprirent au public des faits méconnus : Monsieur Philippe Capron, conseiller historique de l'Association et intervenant,  joua un rôle capital pour éviter la destruction d’une partie des archives dont le service public ne voulait pas à la suite de la vente à la ville en 1978 et fut d’ailleurs relayé par Monsieur Jonemann qui adressa une plainte aux Archives Nationales à ce sujet. Un drame antèrieur à l'arrivée de Monsieur Capron sur le site n'a pu cependant être évité, la disparition de tous les registres du personnel égyptien, un épisode criminel pour le patrimoine du canal.

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Messieurs Capron et Ramière de Fortanier répondant aux questions.

 

 

Les archives dormantes de la Compagnie Maritime Universelle de Suez  au Vésinet représentèrent cent tonnes à évacuer en quelques semaines. Elles furent quinze ans plus tard redirigées vers le site des Archives du Monde du Travail à Roubaix, que Monsieur Arnaud Ramière de Fortanier, président actuel de l’Association, conservateur général du patrimoine et inspecteur général des archives, maître d’oeuvre de la rénovation de la politique publique des archives dans notre pays, avait créé dans ses fonctions précédentes au même titre que les archives départementales des Yvelines.

 

L’intervention de Monsieur Ramière de Fortanier transporta le public dans l’histoire du canal. Elle  mit  la lumière dans l’affaire de Suez et présenta l’entreprise menée par l’Association sous des illustrations qui comblaient la grandeur de l’œuvre de Ferdinand de Lesseps. A noter que Monsieur Ramière de Fortanier avait déjà, en 1982, « creusé » le canal de la mémoire en organisant une exposition à Marseille sur le canal de Suez.

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Monsieur Ramière de Fortanier a dû condenser sa conférence malgré un auditoire qui n'était plus en pensée au Vésinet et l'aurait écouté une heure de plus.

 

 

Les divers ports du canal furent présentés ainsi que sa fréquentation : de 486 navires en 1870, celle-ci est passée à 18.664 navires en 2006.

 

L’Egypte s’est distinguée en conservant et en entretenant le patrimoine de la compagnie, ses bâtiments, son urbanisme à la française, son architecture de villégiature du Second Empire, ses immeubles Art Déco et ses parcs.

 

Sous la présidence de Monsieur Ramière de Fortanier, l’Association a noué des relations amicales avec l’Egypte et trouvé dans le gouvernement actuel un interlocuteur qui porte haut les couleurs du patrimoine du canal, celui-ci ayant décidé de créer un musée dans le bâtiment de direction de la Compagnie universelle du canal de Suez à Ismaïlia, projet régulièrement évoqué dans les conversations avec le régime précédent mais jamais arrêté. La statue de Ferdinand de Lesseps, qui ornait autrefois l’entrée du canal, a même été restaurée mais n'a pas encore été remise en place.

 

En résumé, l’Egypte apporte sans obligation une mise en valeur particulière à ce patrimoine franco-égyptien qui a bouleversé en 1869 les échanges du commerce international.

 

Alors que la France a épousé le goût du déni et de la liquidation à divers titres dans le domaine du patrimoine et de l’histoire, nous nous réjouissons de constater que le soleil du canal s’apprête à rayonner à nouveau dans les perspectives de nos deux pays, et remercions l’Association pour son combat et sa persévérance, lesquels font honneur au génie de Ferdinand de Lesseps.

 

 

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Bonne ambiance autour du buffet après un voyage dans l'histoire : de droite à gauche, Monsieur Fabrice Loyal, Monsieur Arnaud Ramière de Fortanier, Madame Evelyne Beaudeau, Monsieur Jean-Philippe Bernard et Monsieur Jean Noel Roset (adhérent de Chatou Notre Ville ayant vécu en Egypte).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21/10/2012

CEREMONIE DU 25 AOUT 2012 DE L'ASSASSINAT DES 27 RESISTANTS DE CHATOU

Le 25 août 2012 avait lieu la cérémonie commémorative du massacre des 27 résistants de Chatou. La période des vacances a réduit considérablement la participation non seulement des élus mais des Catoviens, et ce d’autant plus que l'annonce de la date n’est plus publiée. Une journée au-delà des vacances scolaires en septembre a en effet été arrêtée par la municipalité pour commémorer la Libération et les évènements qui y sont liés.

La date du 25 août est cependant la date anniversaire de la boucherie perpétrée en 1944 par un détachement S.S. rappelé sur dénonciations locales contre 27 résistants réunis au château de la Pièce d’Eau.

Conscients que ce drame ne doit pas finir dans l’oubli, qu’il demeure le plus important massacre commis en Ile-de-France au moment même où Paris était libéré, les membres de l’Amicale des Fusillés, Résistants et FFI conduits par Monsieur  Alain Hamet, son président,  ont jusqu’à présent obtenu le maintien d’une cérémonie à Chatou et sous l’Arc de Triomphe.

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Pierre Arrivetz, porte-drapeau suppléant de l'Amicale des 27 Martyrs, membre de l'U.N.C. et du Souvenir Français à titre historique pour l'association Chatou Notre Ville, guidé par Jean-Pierre Ratel, ancien combattant et élu local fidèle aux manifestations de Chatou, à sa gauche. Les clichés ont été pris par Madame Ratel. 

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Un groupe d’une vingtaine de participants formé autour d’Alain Hamet, descendant du commandant Torset assassiné, et emmenant quelques élus municipaux, Messieurs  Jean-Pierre Ratel, Jean-Louis Boulègue, Patrice Lechevalier et Pierre Arrivetz, a donc pris position sous les couleurs du drapeau français pour la sonnerie aux morts. Moment toujours émouvant, il fut servi par une chaleur suffisamment pesante pour que le manque d’eau se fasse sentir dans l’enceinte de l’hôtel de ville où les anciens combattants durent être ravitaillés en eau minérale par l’auteur de ces lignes.

Il y eut comme d’habitude une grande dignité dans le déroulement des opérations encadrées par les descendants des fusillés, Messieurs Alain Hamet, Jean-Pierre Ratel, ainsi que Jean-Louis Boulègue remplaçant exceptionnellement Monsieur Christian Faur, délégué aux Anciens Combattants, lui-même atteint par un deuil familial. La Marseillaise et le Chant des Partisans ont pu retentir en l'honneur des victimes, ce qui n’est qu’un devoir envers la mémoire de ces hommes, jeunes et moins jeunes, qui payèrent de leur vie leur goût de la liberté et de l’indépendance de la Patrie pour l’esprit de délation de quelques-uns, dont les noms frappés d’infamie ont été à peu prés effacés de la mémoire collective.   

 

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Les 27 Martyrs de Chatou dont les noms sont associés aux vers de Victor Hugo :

"Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

Ont droit qu'à leurs cercueils la foule vienne et prie". 

 

 

N.B. : la connaissance de l’évènement des 27 Martyrs, qui donna lieu à l’un des rares procès abouti de la Libération (évoqué notamment dans les actualités cinématographiques Pathé de 1946) a conduit l’association Chatou Notre Ville à éditer son histoire à travers des témoignages inédits dans le coffret audio « Les Voix de la Guerre 1939-1945 » décrit dans ce blog.

12/07/2011

CHATOU A LA COMMEMORATION DE LA NAISSANCE DE NAPOLEON III (1808-1873) GRACE AUX AMIS DE NAPOLEON III

 
La naissance de Napoléon III le 20 avril 1808 a donné lieu à une manifestation commémorative le 21 avril 2008 à l'Arc de Triomphe organisée par l'association "Les Amis de Napoléon III". Pierre Arrivetz, membre de cette association et conseiller municipal depuis 2004, a eu l'honneur de représenter la commune de Chatou, l'une des rares communes présentes aux côtés de la Ville de Nice, rattachée par Napoléon III à la France en 1860 avec la Savoie. 
 
 
 
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Discours de Pierre Arrivetz, porte-drapeau, mandaté par Monsieur le Maire de Chatou

Monsieur le Ministre, Mon Général, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les Maires et Maires-Adjoints, Mesdames, Messieurs,

Monsieur Ghislain Fournier, conseiller général et nouveau maire de Chatou, m ‘a fait l’honneur de me mandater pour représenter Chatou à la cérémonie du ravivage de la flamme. C’est aussi un honneur d’être devant vous ce soir pour exprimer le témoignage de notre ville sur ses liens avec Louis-Napoléon Bonaparte.

Notre commune, qui n’était au début de la Seconde République qu’un village de 1292 habitants, reçut la visite du prince Louis-Napoléon président de la République le 5 octobre 1850. Cette visite ne fut pas anodine car elle demeure la seule visite officielle d’un chef d’Etat dans l’histoire de notre ville.

Le prince, qui avait compris que le suffrage universel pouvait lui être plus heureusement favorable qu’aux candidats du suffrage censitaire du régime précédent, était alors en campagne électorale à des fins plébiscitaires. La Seine-et-Oise, dont la sociologie démontrait un vote porté vers le régime de la République, était pour lui une terre de conquête.

Grâce à cette visite, notre village put concrétiser l’acquisition d’une place communale en recevant l’autorisation de contracter un emprunt auprès de l’Etat. 

L’Empire fait, le village de Chatou se transforma. Sa population tripla, comptant plus de 3000 habitants en 1872. La construction de villas de villégiature, parmi les plus belles de la Boucle de Seine et dans un éclectisme architectural qui fait honneur aux architectes de l’époque, en fit la cité qui devait attirer et pour longtemps la villégiature de la bourgeoisie parisienne.

Dans cette petite ville aux finances alors réduites, la politique du Second Empire parvint à percer dans les années 1860, lorsque l’enrichissement atteignit un sommet inégalé sous les régimes précédents grâce à l’accroissement des transports et de l’industrie.

Le développement de l’instruction publique, la création de cours pour les adultes, la construction d’une école, d’une bibliothèque et d’une salle d’asile, l’extension de l’éclairage et l’introduction de l’éclairage au gaz, la création d’un marché, l’installation d’un bureau télégraphique, l’ouverture de plusieurs voies nouvelles, la création d’une brigade de gendarmerie, l’achat d’un terrain pour un nouveau cimetière et l’amélioration des secours aux indigents, constituèrent autant de bienfaits de la politique du nouveau régime.

Parmi les personnalités résidant à Chatou sous le Second Empire, citons :

-          Jean-Martial Bineau, le premier ministre des Finances de Napoléon III et ministre des Travaux Publics lorsqu’il était président. A l’occasion de la guerre de Crimée, il fut l’auteur du premier emprunt public s’adressant à tous les Français. Le ministre mourut dans sa maison de campagne à Chatou le 8 septembre 1855

-          le sénateur Victor Suin, ancien conseiller d’Etat et secrétaire du Sénat, qui fut également conseiller municipal de la ville à partir de 1865 et qui défendit un projet d’amélioration de la loi sur les aliénés

 -          l’architecte Paul Abadie dont la maison fut déclarée au cadastre de Chatou en 1868 et qui, outre les rénovations néo-byzantines des édifices religieux du sud-ouest, devait être appelé à prendre en charge les plans de construction du Sacré-Cœur de Montmartre. Paul Abadie entra au conseil municipal de Chatou à la fin de l’Empire.

-          il y eut enfin deux grands propriétaires, Alphonse Pallu, le futur créateur de la commune du Vésinet, jusqu’en 1875 terre de Chatou, et en 1853, Emile Péreire, qu’on ne présente plus.

L’un des artistes qui habitait la commune, Pharamond Blanchard, peintre et dessinateur du journal « l’Illustration », a laissé un tableautin qui marque la relation plutôt bienveillante qu’entretenait le village avec la personne de l’Empereur. Celui-ci avait fait don d’un sabre d’honneur, d’une carabine pour les sapeurs-pompiers et d’une somme pour une jeune fille méritante en 1853.

Pharamond Blanchard peignit l’arrivée de Napoléon III à Chatou en 1858. Cette toile est présente dans les collections du Musée du Second Empire à Compiègne (ci-dessous). Elle est pour nous la trace d’un régime soucieux d’accorder au pays le développement qui lui faisait défaut.

Voilà pourquoi, à notre modeste échelle, nous tenions, grâce à l’initiative des Amis de Napoléon III et de son actif président Gilles Ameil, à saluer ce soir le bicentenaire de la  naissance du prince Louis-Napoléon.

 

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Pharamond Blanchard, "Entrée de Napoléon III à Chatou" - 1858
Musée National de Compiègne - Réunion des Musées Nationaux 

 

 

 

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On reconnaît Denise Fabre, adjointe au maire de Nice, Chistian Estrosi, ministre et maire de la ville qui avait fait le déplacement au nom du rattachement de Nice à la France en 1860 par Napoléon III et de la réhabilitation du dernier souverain français. On distingue également Didier Van Cauwelaert à droite de Monsieur Estrosi, l'écrivain Raoul Mille et à l'extrême droite l'historien Jean Des Cars. Votre serviteur (en haut au milieu) réquisitionné comme porte-drapeau de la cérémonie.

Un groupe de zouaves reconstitué faisait belle figure. Lors du dîner au Fouquet's cinq discours furent prononcés : celui du baron Ameil, président des Amis de Napoléon III, celui de Chatou, puis ceux du prince Murat, de Monsieur le Ministre Estrosi et enfin de Monsieur Seminatorre, président de l'Institut Européen des Relations Internationales (Napoléon III est à l'origine de l'unification de l'Italie et de la création de la Roumanie). Ces derniers discours furent passionnés et sont annonciateurs d'une réhabilitation du dernier souverain français, qualifié par le ministre de "l'un de nos meilleurs chefs d'Etat". Napoléon III apporta en effet une révolution dans tous les domaines, imprimant une évolution et créant un enrichissement sans égal dans le pays, le progrés et le prestige étant réunis dans une même politique.

Le dîner du Fouquet's rassembla des personnalités telles que Denis Tillinac, Jean Des Cars, Vladimir Fédorovski, Patrick Poivre d'Arvor, le général Combette, responsable du ravivage de la Flamme, Denise Fabre, Didier Van Cauwelaert.

 

 

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Raoul Mille, Didier Van Cauwelaert, Denise Fabre, Jean Des Cars2087770718.jpg

Ci-dessous, un groupe de militaires du temps de Napoléon III et de l'époque actuelle, à l'extrême gauche, Monsieur Irnario Seminatorre, président de l'Institut Européen des Relations Internationales.

 

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09/03/2011

GEORGES MANDEL (1885-1944) A L'HONNEUR A L'INITIATIVE DE L'ASSOCIATION

 

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Discours d'inauguration du médaillon de Georges Mandel sur sa maison natale du 10 avenue du Général Sarrail le 5 juin 2008 prononcé par Pierre Arrivetz 

"Monsieur le Sous-Préfet, Monsieur le Maire, Monsieur le Bâtonnier, Cher Monsieur Wormser, Mesdames, Messieurs les élus et présidents d’associations, Mesdames, Messieurs,

L’association Chatou Notre Ville tient à vous remercier de votre présence sur ce site emblématique d’une histoire du XXème siècle. D’entrée, je tiens à préciser que cette cérémonie, organisée par l’association, compte derrière elle, le dévouement particulier de Monsieur et Madame Caillaud, propriétaires de la maison natale de Georges Mandel, la contribution éloquente de l’association des Amis de Georges Clemenceau à qui l’on doit le médaillon, le bon accueil de Monsieur Fournier, maire de Chatou, qui nous a offert le concours des services techniques et la communication du journal municipal, enfin la mise à disposition d’une partie du budget de nos adhérents au service de votre information et du petit buffet qui doit suivre.

Il y a onze ans maintenant, notre association avait organisé salle Jean Françaix une conférence sur Georges Mandel à l’occasion de la parution du livre couronné du prix de l’Assemblée Nationale du bâtonnier Favreau, dont je salue la présence ce soir, qui s’était déplacé à Chatou pour nous conter l’histoire de cet homme singulier.  Cet ouvrage amplifiait des travaux précédents, non moins conséquents, sur une figure qui éclaire gravement notre passé.

Né au 10 avenue du Chemin de Fer lors de la villégiature de ses parents à Chatou (aujourd’hui 10 avenue du Général Sarrail), Georges Mandel  entra dans la vie publique par une bataille,  celle de l’apprentissage qu’il réalisa dans le milieu journalistique et politique. Cette première expérience évolua lors de  l’accession de son chef, Georges Clemenceau , à la tête d’un cabinet de guerre en 1917 formé pour la victoire de nos armées. Georges Mandel, travailleur acharné doté d’une mémoire peu commune et d’une perspicacité évidente, qui ne disposait d’aucun diplôme, ne se rendait pas sympathique, traitait les adversaires du Tigre avec des formules lapidaires et n’hésitait pas à ressortir à titre dissuasif les papiers compromettants de tel ou tel pour déjouer les complots, permit à Georges Clemenceau de jouer à plein son rôle d’homme providentiel. A 32 ans, et après 13 ans de bons et loyaux services, le natif de Chatou devint en effet le chef de cabinet du sauveur de la patrie.

Dans un film diffusé récemment par les Archives Départementales des Yvelines et  prêté par le Service des Armées, on aperçoit le jeune Mandel au cours des réunions du Traité de Versailles, pendant lesquelles Georges Clemenceau tentait d’imposer la voix de la France martyre.

Après avoir reçu en héritage la victoire poursuivie par le Tigre, Georges Mandel put donner sa mesure dans la France meurtrie. Ce fut sa seconde naissance. Candidat aux élections en Gironde dans l’arrondissement de Lesparre en 1919, il se fit élire sous les couleurs du Bloc National, et après une défaite aux élections de 1924, redevint député comme conservateur indépendant dans cet arrondissement, de 1928 à la seconde guerre mondiale. Ses élections, homériques à un point que l’on ne peut plus soupçonner aujourd’hui, étaient ponctuées  d’attaques antisémites provenant de ses adversaires tant de droite que de gauche.

Devenu ministre en 1934, il fut l’un des rares rescapés de la vague du Front Populaire en 1936, réussissant le tour de force de se faire élire à la Chambre au premier tour. Sait-on aujourd’hui que Georges Mandel, président de la commission du suffrage universel et soucieux de réformer le système des partis, se battit en 1931 pour l’élection à un tour et le droit de vote des femmes ?

Pourquoi Georges Mandel fut-il l’un des hommes les plus attaqués de son époque, alors que tant d’autres, par leurs erreurs ou leur faiblesse, échappaient à la vindicte ? parce qu’il avait commis le pêché mortel de défendre l ‘application du Traité de Versailles contre le réarmement allemand, qu’il osait être juif sans être de gauche, qu’il luttait contre l’aveuglement en publiant dans son journal des extraits de Mein Kampf en 1934, qu’il dénonçait toutes les démissions concernant la stratégie et la défense de la France, qu’en plein effondrement il prônait la poursuite des combats dans les Colonies, qu’il avait lui-même armées et qui devaient se révéler un bastion contre l’envahisseur.

Mandel imposait une cohérence implacable à tous ceux, qui pour assurer leur avenir, préféraient ignorer les impératifs de sécurité nationale. En somme, son erreur fut  d’avoir raison trop tôt dans une France vaincue par le traumatisme de la Grande Guerre.

En tant que ministre, Georges Mandel trancha avec ses contemporains par son efficacité. Toujours confiné dans des ministères subalternes pour ne pas déplaire à l’état-major et ne pas porter ombrage  aux leaders radicaux-socialistes qui s’arqueboutaient  aux leviers du pouvoir, il réussit partout où il passa ainsi que nous le rappelle le bâtonnier Favreau dans son ouvrage : aux PTT, anémiés par la routine et les féodalités, il fut de 1934 à 1936 le ministre des usagers.

Il créa un service central des réclamations, rendit publiques les plaintes et les sanctions, abaissa le prix des communications téléphoniques et télégraphiques, répandit le téléphone dans les campagnes, créa un service de réservation téléphonique pour les théâtres, les trains, les bateaux et les avions, tenta en vain d’imposer le service postal du dimanche, créa la première compagnie postale aérienne intérieure, combattit les grèves en envoyant du personnel de remplacement. 

Il fut également le ministre du progrès technique, mis au service du rayonnement de la France. Les grands postes émetteurs, d’une puissance  de 60 kilowatts furent portés à 100 kilowatts., Radio-Colonial émit 24 heures sur 24 et ce, en 7 langues. Le ministre supprima la publicité sur les ondes d’Etat, assura la retransmission plusieurs fois par semaine des pièces des théâtres subventionnés et des plus grands concerts. En 1935, la radio fut même appelée à diffuser des cours de vacances pour les enfants du primaire et des lycées. Dés lors, on ne s’étonnera pas que le secteur de la construction de la TSF, concentré dans les usines Pathé de Chatou, connut un nouvel essor sous son ministère.

Enfin, Georges Mandel signa le 26 avril 1935 l’apparition de la première émission publique de télévision.

Chassé des PTT en 1936 par l’arrivée du Front Populaire, le ministre revint aux Colonies en 1938, qu’il arma et développa sur le plan économique. Malgré la politique de rattrapage qu’il imposa à ses subordonnés et une progression certaine, le temps manqua pour achever l’essentiel. Notons que le général Catroux, gouverneur d’Indochine, et Félix Eboué, gouverneur du Tchad, furent nommés par lui. On sait qu’ils devinrent des piliers de la France Libre.

En 1939, lorsque la propagande battait son plein, le journal « L’Ame Gauloise » n’hésita pas à qualifier Mandel de « constructeur d’empire ». L’engagement de l’Outre-Mer et de ses ressources au-delà de ce qui avait été réalisé en 1918, témoigna du combat quotidien du ministre pour vaincre la démission et lutter contrer l’ombre grandissante de l’hitlérisme.

Un moment de la vie de Georges Mandel demeure pour nous comme un signe du destin sur deux engagements historiques :   c’est le passage à témoin que constitue l’entrevue de Georges Mandel ministre de l’Intérieur avec Charles de Gaulle sous-secrétaire d’Etat à la Défense le 13 juin 1940, à la veille de l’occupation de Paris par l’armée allemande. Selon le témoignage du Général dans ses Mémoires de Guerre, les propos du ministre en sa faveur l’impressionnèrent, le convainquant de ne pas démissionner et de s’engager dans la voie de l’appel à la résistance. Ensuite, c’est une encre noire qui étreint la vie de ce Catovien de naissance.

Si Churchill fit tout pour sauver Mandel, celui-ci refusa de s’expatrier pour ne pas être accusé d’être un juif traître à son pays. C’est ainsi qu’après quatre ans d’emprisonnement à l’initiative du régime de Vichy, Georges Mandel fut livré par la Gestapo à la Milice.

Son assassinat par des compatriotes, est une tragédie au regard de l’histoire, au regard de cette aventure de résistants politiques qui avaient compris que le destin de la France ne devait pas se jouer entre les mains de ses oppresseurs mais de ceux qui pour toujours, incarneraient l’esprit de son indépendance et de sa liberté.

Saluons donc votre naissance Georges Mandel, elle est pour Chatou une fierté et pour les générations futures, le début d’un combat mis en lumière par des historiens de talent, comptant désormais - hommage suprême -, l’actuel président de cette patrie que vous avez toujours su défendre." 

   

Photos de la cérémonie du 5 juin 2008 organisée par l'association Chatou Notre Ville

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Médaillon du ministre apposé le 5 juin 2008 sur sa maison natale du 10 avenue du Chemin de Fer (aujourd'hui 10 avenue du Général Sarrail) sculpté par François Cogné (1876-1952), auteur notamment de la statue de Georges Clemenceau inaugurée par Edouard Herriot en 1932 sur les  Champs Elysées. Sa reproduction a été faite et offerte par la Société des Amis de Georges Clemenceau.

 
 
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Pierre Arrivetz et à gauche en costume marron, Alain Hamet, président de l'Amicale des Anciens Résistants et FFI et à droite en costume sombre, Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir Français Chatou-Montesson
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Monsieur Marcel Wormser, président de la Société des Amis de Georges Clemenceau entouré de Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir Français Chatou-Montesson et de Pierre Arrivetz, président de l'association Chatou Notre Ville
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Monsieur Ghislain Fournier, nouveau maire
et conseiller général de Chatou
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Monsieur Jean-Pierre Rotschild, petit-neveu de Georges Mandel, à sa droite Monsieur Mouchel-Blaisot, Sous-Préfet des Yvelines et Monsieur Alain Hamet, président de l'Amicale des Anciens Résistants et FFI à droite de Pierre Arrivetz
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Une photo d'ensemble pour la pose du médaillon sur la maison natale de Georges Mandel : à l'extrême gauche, Madame Jacqueline Penez, conseillère régionale et conseillère municipale de Chatou, Monsieur Jean-Pierre Rotschild, petit-neveu de Georges Mandel, Monsieur Lucien Ruchet, trésorier de l'Amicale des Anciens Résistants et FFI, Monsieur Mouchel-Blaisot, Sous-Préfet des Yvelines, Monsieur Marcel Wormser, président de la Société des Amis de Georges Clemenceau, Monsieur Ghislain Fournier, maire et conseiller général de Chatou, Monsieur Alain Hamet président de l'Amicale des Anciens Résistants et FFI, Pierre Arrivetz, président de l'association Chatou Notre Ville et conseiller municipal, Maître Bertrand Favreau, ancien bâtonnier du barreau de Bordeaux, auteur de l'ouvrage "Georges Mandel ou la passion de la République " (Fayard) couronné du Prix de l'Assemblée Nationale (1996), Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, président du Souvenir Français de Chatou-Montesson et ancien maire-adjoint, Monsieur et Madame Caillaud, propriétaires de la maison natale de Georges Mandel et hôtes de la cérémonie, Monsieur Max Agir, président de l'Association des Pupilles de la Nation
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Le livre de Bertrand Favreau couronné du
Prix de l'Assemblée Nationale (1996)
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Le Courrier des Yvelines qui a "couvert" cette manifestation

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"la paix est de plus en plus précaire, de plus en plus chancelante; au lieu d'être imposée par le vainqueur, elle n'est plus consentie que par le vaincu - et pour combien de temps encore !...Réfléchissez-y, Messieurs, y eut-il jamais dans l'histoire, un aussi rapide renversement de situation sans coup férir ?"

Le discours prononcé le 11 novembre 1936 par Georges Mandel s'inscrit dans la pèriode post-électorale des législatives qui a vu le triomphe du Front Populaire. Mandel est un rescapé de la droite et a réussi un exploit en se faisant élire au premier tour dans sa circonscription de Lesparre. Son discours dénonce méthodiquement le réarmement de l'Allemagne, la nécessité pour la France de se renforcer militairement pour conclure des alliances militaires durables notamment avec l'Union Soviétique et l'Italie, l'absence de volonté du personnel politique français et conclut sur l'expèrience probante de Clémenceau en 1917 lorsque tout semblait perdu. Nul besoin de changer les institutions. "Il n'y a qu'un moyen de salut : c'est de gouverner". 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né à Chatou au 10 avenue du Général Sarrail le 5 juin 1885,  Georges Mandel connut des débuts comme journaliste de Clemenceau à l'Aurore avant de devenir son chef de cabinet lorsque le Tigre devint président du Conseil de 1906 à 1909. ll se fit élire député du Bloc National en 1919, fut battu en 1924, puis reconquit la Chambre des Députés et siégea de 1928 à 1940 dans le groupe des Indépendants, rares parlementaires de droite hostiles à Hitler dont faisaient partie Paul Reynaud et Henri de Kérillis. Mandel entra au gouvernement en 1934 comme ministre des PTT où il fit merveille pour redonner de son efficacité au service public de la poste, faire émerger la télévision et progresser la TSF. C'est dans cette fonction qu'il se fit connaître et apprécier des Français. Ministre volontaire dans une époque de démission, il fut aussi le premier à publier les extraits de Mein Kampf. Malgré des discours et des positions très fortes contre le désarmement moral et matèriel du pays, il demeura isolé durant la période d'avant-guerre.

Chassé du ministère des PTT en 1936 par le Front Populaire, il revint au pouvoir de 1938 à 1940 comme ministre des Colonies où il procéda à des constructions défensives, choisit d'armer en fraude l'armée de Tchang Kaï Chek contre l'envahisseur nippon, de commander des avions à l'Angleterre alors qu'on refusait de lui en fournir en France.

Après un bref passage au ministère à l'Intérieur en juin 1940 en pleine débâcle, il fut emprisonné par le régime de Vichy auquel il avait refusé de donner les pleins pouvoirs et à l'opposé duquel il préconisait la poursuite des combats dans les Colonies qu'il avait armées. Livré par Vichy, il fut assassiné par la Milice le 7 juillet 1944, un mois après le Débarquement, en représailles à l'assassinat du collaborateur Philippe Henriot. Il refusa plusieurs tentatives de Churchill de le faire embarquer pour l'Angleterre, persuadé qu'il serait accusé d'être un juif traître à sa patrie alors qu'il faisait vivre l'esprit de Clémenceau. Le général de Gaulle a reconnu dans ses Mémoires que Mandel lui tint un discours le 13 juin 1940 qui le convainquit d'engager son action. A l'occasion de la parution de l'excellent livre de Bertrand Favreau "Georges Mandel ou la passion de la République" (édité chez Fayard), couronné du prix de l'Assemblée Nationale en 1996, l'Association a demandé à l'auteur, ancien bâtonnier du barreau de Bordeaux, de faire une conférence salle Jean Françaix à Chatou le 17 mars 1997, laquelle décida d'ailleurs le maire de Chatou à baptiser quelques jours plus tard une allée de la Tête de Girafe Allée Georges Mandel. Une plaque commémorative fut posée le 7 avril 1950 par la Société des Amis de Georges Clemenceau sur la maison natale de Georges Mandel. Celle-ci fut un temps retirée puis remise il y a quelques années sur l'instance d'un Catovien, Monsieur Lenoir, les mots "assassiné par la Milice" ayant disparu. 

 

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Enfin, on ne saurait passer sous silence que le nouveau président de la République Française est l'homme qui a fait connaître Georges Mandel à l'opinion publique grâce à une biographie éditée en 1993, "Georges Mandel, le moine de la politique" (éditée chez Grasset), qui fait autorité. Celle-ci a d'ailleurs été adaptée à l'écran dans un téléfilm avec Jacques Villeret dans le rôle de Georges Mandel.

L'association Chatou Notre Ville a écrit à la Société des Amis de Georges Clémenceau qui a bien voulu lui faire l'honneur de répondre favorablement (10 juillet 2007) à sa proposition de rendre un hommage  commun à Chatou  à Georges Mandel le jour anniversaire de sa naissance au 10 avenue du général Sarrail.