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14/02/2015

LES CARICATURES DU RESTAURANT FOURNAISE SAUVEES PAR LES AMIS DE LA MAISON FOURNAISE

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Reproduction d'un cliché de Monsieur Roger Carli, restaurateur

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Le samedi 7 février 2015 a marqué un évènement considérable pour la Maison Fournaise : l'inauguration des peintures du restaurant et leur mise sous cadre par les Amis de la Maison Fournaise, Monsieur Roger Carli étant leur restaurateur de grand talent.

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Par la fenêtre du restaurant, les reflets argentés de la Seine croisaient un rendez-vous qui réunissait nombre de personnalités * pour lesquelles le temps n'avait en rien altéré les convictions et la fidélité. Mises à l'épreuve trente ans plus tôt lorsqu'il fallut obtenir d'arracher le bâtiment à la ruine et de lui redonner vie, celles-ci étaient encore présentes ce jour-là. Rendons-leur hommage. Sans elles, rien n'était possible et Fournaise ne serait plus qu'un souvenir.

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Les associations de patrimoine ont en effet cette faculté de transcender l'indifférence et l'esprit d'abandon qui enterrent les causes justes et nobles dans une société rassasiée. Le monde d'Alphonsine Fournaise, celui de son cher Renoir, de Caillebotte et de tant d'autres a peut être regardé la scène. Il y aura vu qu'une partie de notre humanité refusait de se délier d'une histoire de couleurs, de liberté, de bien-être et d'insouciance.

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Madame Marie-Christine Davy, présidente des Amis de la Maison Fournaise et Monsieur Roger Carli, restaurateur des peintures

 

Les œuvres restaurées apportent leur part de mystère. On ne connaît pas l'artiste qui les a signées ni leur date exacte. Seule une fresque mettant en scène l'attaque du Mahdit contre l'occupation anglaise nous révèle que l'épisode se passe en 1882 ou dans la période qui a suivi. Les dessins prennent un tour de caricature bon enfant. Ils ne seraient pas obligatoirement l'œuvre d'un peintre déclaré (caricaturiste comme Robida ou autre ?) . Les personnages auraient-ils un style anglais ? "l'hydre de l'anarchie" y est inscrit également. Si Alphonsine Fournaise avait tenu un journal, nous aurions tout su. 

Les Amis de la Maison Fournaise ont encore du travail. Mais l'Histoire a déjà tranché en leur faveur. 

 

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La dernière gazette n°10, très bien illustrée et instructive des Amis de la Maison Fournaise - 2ème semestre 2014. Du tableau de l'enterrement à Chatou de Derain au salon des caricatures du restaurant Fournaise, une partie de l'âme artistique de la commune est encore à découvrir.

contact : amisfournaise@gmail.com

 

* Parmi les personnalités présentes, Monsieur Philippe Tesson, catovien d'adoption, critique d'art, journaliste, ancien directeur du Quotidien de Paris, président du jury du Prix Interallié, Officier de la Légion d'Honneur, Monsieur Alain Gournac, sénateur des Yvelines, membre de la Commission Défense, Monsieur Stéphane Grauvogel, Sous-Préfet de Saint-Germain-en-Laye, le président d'honneur, Monsieur Jean Guy Bertauld  

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30/01/2015

A CHATOU, L'HISTOIRE COMBATTANTE VIT

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L’Amicale des 27 Martyrs de Chatou entretient depuis sa création en janvier 1946 l’hommage aux victimes de l’un des deux massacres d’août 1944 en Ile-de-France, celui de Chatou où 27 résistants du château de la Pièce d’Eau villas Lambert  furent dénoncés par des civils puis massacrés par un détachement SS le 25 août 1944. Les 27 étaient âgés de 16 à 53 ans. Leurs tombes sont pieusement entretenues dans le cimetière de Chatou, leurs visages affichés dans le hall de l’hôtel de ville. Ce drame qui fit l’actualité de l’après-guerre fut l’un des rares qui bénéficia d’un procès entraînant des condamnations à mort et l’emprisonnement d’une chaîne de coupables.

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Au cimetière de Chatou en août 1944 après le massacre

 

Mais depuis quelques années, l’Amicale, qui a toujours maintenu des hommages les 25 août et lors des cérémonies de la Libération en septembre, a gagné du terrain dans son action : la sollicitation des familles éparses des Fusillés a permis d’en regrouper un tiers au sein de l'association grâce notamment à l’action de Madame Annick Couespel, administrateur, Le Journal du Dimanche, Le Courrier des Yvelines, Le Parisien ont publié divers articles sous les auspices de Monsieur Alain Hamet, petit-fils du commandant Torset assassiné et président, l’Amicale a été partie prenante dans la réalisation d’un coffret audio « LES VOIX DE LA GUERRE 1939-1945 » produit par l’Association Chatou Notre Ville,  réalisé par José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL et Arnaud Muller, vice-président de Chatou Notre Ville. Ajoutons que la commémoration des 70 ans a généré un car comble aux cérémonies cependant que les jeunes s’associent de plus en plus volontiers à l’hommage rendu par l’Amicale grâce au soutien de la municipalité. Celui-ci a d’ailleurs été rappelé par Monsieur Fournier, maire de Chatou et vice-président du Conseil Général à l’occasion de l’assemblée générale qui s’est déroulée le dimanche 25 janvier 2015 aux Champs Roger.

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L'Assemblée générale de l'Amicale  le 25 janvier 2015 : de gauche à droite de la table, Monsieur Ghislain Fournier, Monsieur André Le Lan, Madame Annick Couespel, Monsieur Jean-François Bel, Monsieur René Prévost, Monsieur Alain Hamet, Monsieur Olivier Roy, Madame Nadine Hamet, Monsieur Lucien Ruchet.

En outre, une initiative heureuse a été prise à la demande de l’Amicale avec le soutien de Monsieur Alain Gournac, sénateur des Yvelines : la réédition et la diffusion par le Souvenir Français Chatou-Montesson dirigé par Monsieur Jean-Claude Issenschmitt du livret de 1947 édité par les divers mouvements de la Résistance sur le massacre, notre association ayant été en mesure de communiquer un original pour sa reproduction.

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La salle de l’assemblée de l’Amicale du 25 janvier 2015 comptait plusieurs personnalités dont, outre Monsieur le maire de Chatou, Monsieur Jean-François Bel, maire de Montesson, qui a tenu un beau discours comme son collègue, Monsieur Christian Faur, maire-adjoint délégué aux Anciens Combattants, Monsieur André Le Lan, vice-président du Comité de la Légion d’Honneur de la Boucle de la Seine, Monsieur José Pamies, Président du Comité d’entente des associations d’anciens combattants et victimes de guerre de Houilles-Carrieres-sur-Seine dont l’Amicale est membre, Madame Claire Salvy, fille de l’avocat ayant défendu l’un des dénonciateurs, Paul Graff et membre du Souvenir Français, Comité de Versailles.     

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Le président de l'Amicale, Alain Hamet, s'entretenant avec des jeunes de Chatou participant aux cérémonies du cimetière des Landes en 2010

 

Chatou Notre Ville était représentée à l'assemblée par Monsieur Pierre Arrivetz, président-fondateur, conseiller municipal, porte-drapeau suppléant de l'Amicale accompagné de Monsieur José Sourillan, partenaire de Chatou Notre Ville, réalisateur de documentaires filmés diffusés notamment sur les chaînes du câble (Paris Occupée, Paris Libérée, série sur les actrices Annabella (version française et version anglaise), Simone Simon…), documentaires d’histoire sonore (coffrets de disques de l’année chez RTL, disques sur le général de Gaulle (Grand prix du disque), le maréchal Leclerc, le maréchal de Lattre etc… , collaborateur d’un coffret audio sur le Titanic réalisé par l’Institut des Archives Sonores, auteur pour Chatou Notre Ville des coffrets « Les Voix de la Guerre 1939-1945 » (2011) et « Les Voix de l’Après-Guerre 1946-1947 » (2014) à partir de voix historiques et de témoignages de membres de l’Amicale et d’habitants de Chatou et des environs. Chatou Notre Ville a profité de l'assemblée pour faire don de quelques coffrets audio 39-45 à l'Amicale (on y trouve le récit des 27 et un témoignage ainsi que la voix de Georges Mandel, ministre né à Chatou en 1885 assassiné par la Milice en juillet 1944), l'objectif étant la conservation et la transmission de cette mémoire combattante.

Les famillles des Résistants y étaient bien présentes à travers  les membres du bureau et ses adhérents parfois en dépit de l’éloignement : Mesdames Jocelyne Ghersa-Fisseux et Danielle Moulinier, Monsieur  Jacky Couespel, Messieurs Cédric Tache et Jonathan Saulnier.

Le bureau de l’Amicale  a été réélu à l’unanimité : Monsieur René Prévost, président d’honneur, Monsieur Alain  Hamet, président, Monsieur Olivier Roy, vice-président, Madame Nadine Hamet, secrétaire, Monsieur Lucien Ruchet, trésorier général, Madame Annick Couespel-Chuberre, déléguée aux Familles.

Des décès ont été annoncés par le président : ceux de Madame Michelle Noe, le 7 Mai 2014, sœur de Monsieur Robert Noe, résistant fusillé par les SS le 25 Août 1944 à Chatou et de Madame Reine Denise Denis, le 29 Novembre 2014, épouse de Monsieur André Denis, ancien Président de l'Amicale. 

Le président a signalé que le samedi 7 Février 2015 était prévue une cérémonie de remise de fanion aux stagiaires de la promotion 2014-2015 de Préparation Militaire Marine au Centre de la Marine de Houilles « Commandant Millé ».

Enfin, l’organisation des cérémonies 2015 était en discussion avec les villes de la Boucle et le comité de la Flamme de l'Arc de Triomphe. Car il s’agit bien d’une flamme : 27 enfants du pays parfois très jeunes, massacrés pour leur idéal de liberté, dont nombre d’habitants ignorent encore le sacrifice mais dont la mort soulève la conscience et a revêtu pour toujours le voile du drapeau français.

 

Amicale Des Anciens de la Résistance et F.F.I. et Familles de Fusilles de la Résistance, 6ème Région Ile-de-France - Monsieur Alain Hamet, Président, 4, route de Montesson, 78420 Carrières-Sur-Seine -Tél.  06.60.93.95.77 , mail : alainhamet@orange.fr.          

 

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L'après-midi du 25 janvier 2015 avait lieu l'animation dansante de l'association des Combattants Prisonniers de Guerre de 39-45, d'Afrique du Nord et des Théâtres d'Opérations Extérieures salle Jean Françaix.

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Après avoir adressé son bulletin de bonne année aux adhérents (ci-dessus), le président fédéral de la section de l'ex Seine-et-Oise, Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, catovien d'une famille installée depuis plus de cent ans dans notre ville, ancien adjoint au maire et fonctionnaire du ministère de la Défense, organisait comme chaque année depuis vingt ans le goûter de la Galette des Rois dans l'ambiance de l'orchestre d'Amaury. Monsieur le sénateur Gournac, membre de la commission Défense du Sénat, est venu apporter son soutien et ses encouragements à la manifestation comme il le fait depuis toujours (ci-dessous).

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L'une des prouesses de Monsieur Issenschmitt et de son épouse qui porte une grande partie de l'organisation sur ses épaules, est en effet de réussir à faire venir chaque année plus d'une centaine de personnes pour danser sans interruption de 14h à 19h sur des musiques diverses sous le prétexte de la nouvelle année.

Ainsi les réjouissances donnent évidemment une forme de convivialité encore rare dans notre ville ce qui surprend celui qui participe pour la première fois. Nous convions tous les plus de soixante ans à soutenir cette cause dans laquelle ils trouveront leur compte de sympathie, d'entraide et de cordialité. Mieux qu'un discours, l'association entretient une détente lorsque les sorties se font rares et que la sinistrose gagne.

Monsieur Issenschmitt fait également partie des grands témoins que nous avons tenu à enregistrer dans le coffret audio LES VOIX DE LA GUERRE 1939-1945 et qui nous honore par son soutien. 

A la suite de son assemblée générale annuelle, l'association organise un repas au restaurant LE ROYAL 48 rue des Cormiers à Chatou dimanche 8 février 2015 où elle peut prétendre comme chaque année remplir une salle acquise à sa restauratrice et sa cuisine.

Cela ne saurait faire oublier que l'association des Combattants Prisonniers de Guerre prend position lors de ses congrès pour la défense des intérêts matériels et moraux des familles de combattants, fraction non bruyante de la population dont le tribut à la défense du pays est souvent lourd et généralement ignoré.

Ainsi donc, nous croyons devoir réaffirmer que leurs animateurs ont du mérite, du talent, de la droiture et un courage que ne démentent pas les fidélités qui les entourent. Chers Catoviens, soyez au rendez-vous de l'association, elle offre un aspect non consommable de notre société, des valeurs de sympathie et de soutien à un patriotisme de bon aloi qui garde tout son sens dans un pays comme le nôtre.

 

Association des Anciens Combattants Prisonniers de Guerre - Monsieur Jean-Claude Issenschmitt, 68 boulevard Jean Jaurès 78400 Chatou, tel : 01 39 52 96 69.

 

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29/01/2015

UNE NOUVELLE ANNEE ET DES VOEUX POUR TOUS NOS INTERNAUTES

 

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blog

chatounotreville.hautetfort.com :

 

48.657 visites en 2011  

68.619 visites en 2012

60.499 visites en 2013

 

86.457 visites en 2014

 

 

MERCI A TOUS

DE VOTRE FIDELITE

et

 

TRES BONNE ANNEE 2015

 

 

TOUS NOS VOEUX DE SANTE,

BONHEUR, PROSPERITE

 

 

Le conseil d'administration

 

Pierre Arrivetz (président - fondateur), Arnaud Muller (vice-président), François Nicol (vice-président), Paul Victoor (trésorier), Evelyne du Pan (secrétaire), Suzanne Blache (secrétaire-adjointe),Véronique Pecheraux, Jean-Claude Roekens (fondateur), Dominique Sevin, Bernard Bourquin, Martine Poyer (fondatrice), Marc Héritier, Elie Marcuse, Monique Heritier, Philippe Storm, Michel Cazals de Fabel, Gabriel Lenoir, Jean-Noël Roset, Lee Neumann.

 

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20/01/2015

PIERRE BOURGEOIS, PRESIDENT DE PATHE-MARCONI (1949-1959), UN FIDELE DE CITROEN

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Citröen 15 SIX-H 1954 - Automobilia Hors Série n°10 - la Citroën 15 fut produite de 1938 à 1954, sa petite sœur la "11" de 1934 à 1957.

 
Dès la fin des années 30, Pierre Bourgeois fut fidèle à Citroën et possesseur d'au moins 2 Traction Avant 15CV, dites 15-Six.
 
La présentation de la célèbre DS au Salon de Paris le 6 octobre 1955 révolutionna le marché de l'automobile, en proposant un véhicule à la ligne fluide né sous le crayon de Flaminio Bertoni. Équipée d'une direction à assistance hydraulique, d'une suspension hydropneumatique et d'un aménagement intérieur avant-gardiste, la DS motorisée par le 1,9L hérité de la Traction Avant rencontra, dès sa sortie, un engouement populaire sans précédent.
 
Pour son président, Pathé-Marconi fit l'acquisition d'une DS 19 teinte champagne AC 134 (AC pour André Citroën), toit aubergine AC 406, équipée de sièges Jersey bleu royal. Privilège de l'époque, Pierre Bourgeois en prit livraison aux usines Citroën du 117 quai de Javel avant même sa commercialisation officielle en décembre.
 
Ma famille me rappelait récemment que la DS champagne provoquait des attroupements dans les rues de Paris et qu'à chaque arrêt, de nombreux passants encadraient la voiture, assaillant de questions mon grand-père sur la suspension, les performances ou le confort. Il faut dire que l'auto n'était pas encore en vente au public et qu'elle fut sans doute la première à circuler dans les rues de Paris.

DS 19 1955 modèle 56 couleur champagne, toit aubergine

DS 19 1955 modèle 56 couleur champagne, toit aubergine © DR
 
Ainsi, tous les deux ans environ, se succédèrent plusieurs DS dans le garage de Pathé-Marconi, conduites par le même chauffeur mis à disposition par la maison de disques. Invariablement, les voitures arboraient désormais une peinture noire AC 200 et des sièges en Jersey gris éléphant.
 
L'amitié qui liait Pierre Bourgeois au président de la République René Coty est notoire. René Coty fit remettre une cocarde Présidence de la République à son ami afin de faciliter l'entrée de la DS noire dans la cour de l’Élysée. Il s'agit là d'un autre temps et on ne saurait bien sûr comparer les usages de la quatrième République avec ceux d'aujourd'hui.
 
Les deux hommes conversaient musique et choses de ce monde dans le salon-bibliothèque attenant aux appartements privés du palais. Dans l'angle, trônait un téléviseur La Voix de son maître, puis le long d'un mur, un meuble radio-disque en palissandre et touches d'ivoire offert par Pierre Bourgeois à René Coty.

Réception Élisabeth II d'Angleterre au château de Versailles mardi 9 avril 1957. Déjeuner dans la Galerie des Glaces organisé par le président René Coty. Arrivée du véhicule Citroën DS de M. Pierre Bourgeois

Réception Élisabeth II d'Angleterre au château de Versailles mardi 9 avril 1957. Déjeuner dans la Galerie des Glaces organisé par le président René Coty. Arrivée du véhicule Citroën DS de M. Pierre Bourgeois © DR - Collection E. Bourgeois

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M. Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi (en costume clair), fait remettre un coffret de disques classiques à son ami le président M. René Coty. L'industrie de Chatou fut dans la fréquentation des chefs d'Etat.

Perron du Palais de l’Élysée. Juin 1958 © Michel Brodsky - Collection E. Bourgeois

 

L'été, prenant la route des vacances en direction du sud bordelais, Pierre Bourgeois emmenait DS et famille, conduisant au beau milieu de la route bien à cheval sur la ligne centrale ; il faut dire qu'il n'y avait personne, pas de ceintures de sécurité rendues obligatoires en 1973 seulement, pas de contrôles de vitesse. La performance des véhicules était au contraire un gage de bonne santé de l'économie française pendant les Trente Glorieuses et le 1er choc pétrolier n'arriva qu'en 1973 sous la mandature de Georges Pompidou.
 

DS 19 noire 1959 modèle 60

DS 19 noire 1959 modèle 60 © DR

 
Il est difficile de connaître le nombre exact de DS noires qui l'une après l'autre transporta les enfants d'école en goûter, les parents de réception en diner, la famille d'été en bord de mer. 5 ? 10 ? Une chose est certaine : à partir de 1955, aucun autre véhicule ne perturba la saga Citroën DS.
 
 
DS 21 Pallas bleu camargue modèle 73

DS 21 Pallas bleu camargue modèle 73 © DR

 
A sa retraite en 1972, Pierre Bourgeois acheta une DS 21 Pallas équipée du moteur 2,1L et de la classique boite de vitesses semi-automatique. Flambant neuve, la voiture était bleu Camargue couleur AC635, garnie de sièges en Jersey bleu.
 
J'étais tout petit, je la revois encore.

 
Emmanuel Bourgeois, petit-fils de Pierre Bourgeois
 
 
Pour en savoir plus sur Pierre Bourgeois et sa relation avec les usines de Chatou
 

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Ce livre est assorti d'un disque audio contenant un reportage inédit aux usines de Chatou vers 1952-1953

 
 

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10/01/2015

LES GENTILSHOMMES DE CHATOU DE LA GARDE DES CHEVAU-LEGERS

 

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Chevau-Léger sous Louis XIV - Lithographie J.Rigo et Cie - édition Martinet, Hautecoeur Frères rue du Coq à Paris (vers 1850) - collection Pierre Arrivetz

 

Alors que Versailles se construisait (1662-1689) et devenait le centre du pouvoir en 1682, Louis XIV, monté sur le trône dans les horreurs de la Fronde en 1643, était déterminé à user de tous les apparats pour le prestige de la France et de la monarchie. Au sein du grand mouvement administratif et géographique qu’il organisait pour affermir l’Etat, il distingua la compagnie de cavalerie légère dite des "Chevau-Légers". Créée en 1498 par Louis XII et rattachée à la maison militaire du Roi qui était leur capitaine, la compagnie fut portée par Louis XIV à son maximum d’effectifs, deux cents hommes. Leur logement ne se fit pas seulement à Versailles et  l’heure de la retraite venue, une dizaine d’entre eux vint trouver refuge à Chatou.

C’est à l’historien Albert Curmer que l’on doit des recherches qui ont permis d’établir un inventaire de ces engagés au service du Roi en consultant les registres paroissiaux. Ses découvertes furent communiquées dans les articles qu’il publia entre 1916 et 1922 dans la Revue d’Histoire de Versailles, articles réédités en 1991 aux éditions Res Universis  : entre 1689 et 1692 sont recensés à Chatou « les maréchaux des logis Michel d’Argent, Jean de la Brosse et Murat, le brigadier Henry de Launay, les chevau-légers Michel d’Ardonau, sieur de la Motte, Pierre de Marieux, sieur de Marville, François de Josselein, Henry Turgis, Poncelet Corigeux, Gilles Noyer, sieur de Bara, Pierre de Vernier, Michel Le Brun, Gaspard Le Maistre de la Meche, timbalier, Louis Le Maistre, timbalier présomptif, les trompettes Pierre Dubray, Antoine d’Arlé, François Charvilhat et Nicolas Bertrand. De Marieux, Dubray et d’Ardonau moururent à Chatou et furent inhumés dans l’Eglise. »

Albert Curmer nous apprend  qu’Henry Turgis était propriétaire de terres plantées en cerisiers aux Pissis et aux Chardrottes, et en vignes aux Pissis et aux Chevaux-Ruent. « Le 29 septembre 1690, comparaît, dans un acte passé devant le bailli, un maréchal  des logis des chevau-légers, Jacques de Villoutreys, sieur de Breu, qui vient attester certaines dispositions testamentaires prises par le chevau-léger d’Ardonau, mort le jour même. Il est dit dans cet acte que Villoutreys réside à Chatou mais qu’il est, « de présent, de service auprès du Roi ».

François de Mesy, sieur de France, résidait également à Chatou où il est recensé en 1677. 

Un ancien chevau-léger,  Chefilhon, était titré sieur des Sablons et était devenu huissier de la Chambre du Roi. Chefilhon mourut à … 105 ans et fut inhumé dans l’église de Chatou le 21 décembre 1695. Les chevau-légers Du Teil, Murat, de Fosse, La Meche, de France, Le Gras lui rendirent les honneurs. Albert Curmer a posé la question : le maréchal des logis-chef Murat aurait-il été le descendant du maréchal ?

A cette colonie militaire des chevau-légers devait s’ajouter  Jean-Baptiste Margas, sieur du Breuil, capitaine des Fusiliers du Roi, propriétaire d'une maison riveraine de la Seine vers Croissy dont le jardin était constitué de plantes potagères et de plants de vignes. Mais surtout Oudart de Sabinet, gentilhomme de la Garde de la Marche du Roi, qui possédait une maison à proximité de l’hôtel seigneurial de Chatou, dans l’actuelle rue du docteur Rochefort. La Garde de la Marche du Roi avait été fondée par Charles VII (1422-1461).  Ses gardes étaient au nombre de 24 et devaient se tenir constamment auprès du Roi-Soleil par quartier de deux, quatre ou six pendant un mois en se relayant.

Les lieux-dits les Sablons et les Sabinettes à Chatou perpétuent le souvenir de ces gentilshommes attachés à la personne du monarque.

Dans un village de moins de huit cents habitants, le règne de Louis XIV avait imprimé sa marque.

 

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09/01/2015

LIBERTE D'OPINION ASSASSINEE

 

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24/12/2014

LE SUPERBUS PATHE-MARCONI (1952-1962)

Monsieur Emmanuel Jourquin-Bourgeois est le petit-fils de Pierre Bourgeois (1904-1976), président emblématique de Pathé-Marconi de 1949 à 1959, dans la période la plus prospère de la firme. Après son témoignage dans la rédaction du livre de l'association "Chatou, une page de gloire dans l'industrie", Monsieur Jourquin-Bourgeois nous donne cet article sur le "superbus Pathé-Marconi" qui assura la promotion de la société après-guerre.

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Cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

"Parmi les véhicules publicitaires français, le superbus Pathé-Marconi reste l'un des plus célèbres et surtout l'un des plus spectaculaires.

Après-guerre, les firmes françaises souhaitent promouvoir leurs marques sur des véhicules publicitaires à leur effigie. Il en est ainsi de Pathé-Marconi, alors première entreprise européenne de l'industrie phonographique avec des labels prestigieux comme Capitol, Columbia, Pathé, Parlophone ou la Voix de Son Maître et leader de la fabrication de matériel radio.

Nommé président de la société française associée d'EMI en 1949, Pierre Bourgeois donne son accord pour la commande d'un véhicule exceptionnel.

 

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Pierre Bourgeois - cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

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Pathé-Marconi, catalogue 1956, "Le répertoire le plus prestigieux du monde" - collection Pierre Arrivetz in "Chatou, une page de gloire dans l'industrie" (éditions Association Chatou Notre Ville)

 

Le cahier des charges précise que celui-ci doit disposer de toutes les dernières technologies et comporter une scène destinée aux artistes. Sa réalisation est confiée au carrossier Jean Antem, d'après un dessin du designer automobile Philippe Charbonneaux. Paul Bracq, futur patron du design de BMW ou Peugeot, aujourd'hui connu pour ses ateliers de restauration de Mercedes anciennes, participe à l'étude.

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Cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

Après 2 ans de conception, le superbus est livré à la major française en 1952 et remporte le grand prix d'honneur du concours de "la publicité qui roule" en 1955. Long de 14,30m et large de 2,50m, le camion utilise un tracteur Panhard IE 45 HL accouplé à une remorque Titan. L'attelage comporte une table de mixage avec 125 boutons et manettes et 10 amplificateurs permettant l'émission et l'enregistrement, une salle d'exposition du matériel Pathé-Marconi, et un salon panoramique à l'étage avec bar et banquettes.

L'auvent supérieur s'ouvre et se transforme en scène accueillant un orchestre. A l'arrière du véhicule et caché de l'extérieur, un mini ascenseur permet aux chanteurs d'accéder au toit pour se produire devant le public.

Les Compagnons de la Chanson inaugurent la scène du superbus bleu. Ainsi leur participation au Tour de France leur vaut d’assurer à chaque ville étape à 21h45, un spectacle dont Europe 1 présidé par Louis Merlin, retransmet des extraits dans le cadre d’un Musicorama. Edith Piaf et Dario Moreno se produiront également sur la scène du camion publicitaire. Dès lors et pendant plusieurs années, le Panhard Pathé-Marconi accompagne la caravane du Tour de France, peinant par ses dimensions à circuler dans certains cols.

Conservé pendant 10 ans par Pathé-Marconi, le véhicule est revendu au journal Le Provençal, puis cédé à son tour au cirque Gulliver qui utilise la remorque repeinte en jaune, tirée par un tracteur agricole. Retrouvé à la casse, le camion Panhard d'origine est sauvé in-extremis par la famille Charbonneaux. L'ensemble complet intègre les ateliers de restauration familiaux.

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Le superbus Pathé-Marconi sauvé par la famille Charbonneaux, joyau de la collection du musée automobile de Reims depuis 1985 - cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois.

 

Entièrement rénové et repeint dans sa couleur bleue, le superbus Pathé-Marconi est aujourd'hui l'une des pièces uniques les plus précieuses du musée de l'automobile de Reims inauguré en 1985."

                                                      Emmanuel Bourgeois

15/11/2014

SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014 AU CINEMA DE CHATOU : ANNIVERSAIRE DES 20 ANS DE L'ASSOCIATION

 

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Une manifestation à ne manquer sous aucun prétexte

pour l'anniversaire des vingt ans de l'association :

la projection grand écran au cinéma de Chatou

du film Paramount "La Main au Collet" (1954) 

d'Alfred Hitchcock

réunissant l'une des plus belles distributions de l'époque

(Grace Kelly, Cary Grant, Charles Vanel...) 

en présence de Madame Brigitte Auber,

actrice du film, qui évoquera ses souvenirs.

 

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La projection, qui aura lieu à 18 heures samedi 22 novembre 2014, sera suivie d'un buffet salle Jean Françaix sous le cinéma où une séance de dédicaces est prévue en raison de la présence annoncée exceptionnelle :

 

de Madame Brigitte Auber,

"Antoine et Antoinette" (Jacques Becker-1946), "Les Portes de la Nuit" (Marcel Carné - 1946), "Rendez-vous de Juillet" (Jacques Becker - 1949), "La Main au Collet" (Alfred Hitchcock -1954)...

 

de Madame Françoise Arnoul,

"Dortoir des Grandes" (Henri Decoin - 1953), "Si Paris nous était conté", "Napoléon" (1954/55 - Sacha Guitry), "French Cancan" (Jean Renoir - 1955), "Paris Palace Hotel" (Henri Verneuil - 1956), "La chatte sort ses griffes" (Henri Decoin  -1956), "Le Pays d'où je viens" (Marcel Carné - 1956)...

 

de Madame Nicole Trabaud,

Epouse de l'acteur Pierre Trabaud (1922-2005), né à Chatou rue du Val Fleuri ("Normandie Niemen" (1959), "Horizons sans fin" (1953) de Jean Dreville, "Le Défroqué" (Léo Joannon - 1954), "Les Chiffonniers d'Emmaus" (Robert Darène - 1954), "La Guerre des Boutons" (Yves Robert - 1961), auteur du film "Le Voleur de Feuilles"...

 

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Extrait de Cinémonde du 22 décembre 1955

 

 

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nous comptons sur votre présence

 

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09/11/2014

A CROISSY, LES PERSONNALITES DE LA VILLE SUR LE DEVANT DE LA SCENE

 

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La Mémoire de Croissy expose du 8 au 23 novembre 2014 au château Chanorier grâce à des fonds de leurs descendants, l'épopée de ses inventeurs, celle des frères Albert et Gaston Tissandier, dont l'aérostat se posa dans la Plaine de Croissy en 1883 et celle d'Adolphe Kégresse, le créateur des autochenilles qui fut habitant de Chatou puis Croissy et dont l'invention prit son essor à travers les croisières Citroën. Nous encourageons nos internautes à découvrir cette exposition dans le cadre rénové de ce monument historique des bords de Seine où tout a été mis en œuvre pour assurer la convivialité et l'animation du lieu.

La visite comporte plusieurs attraits : d'une part, une découverte complète de la vie et de l'œuvre des frères Tissandier, inventeurs de l'aérostat électrique qui atterrirent à Croissy le 8 octobre 1883 mais aussi auteurs de revues scientifiques, de gravures ainsi que de celle d'Adolphe Kégresse, habitant de Croissy qui fut le père des autochenilles.  D'autre part, les auteurs de cette exposition, Messieurs Norbert Fratacci et Hugues Collantier, l'ont organisée en collaboration avec les familles des descendants desdits inventeurs, ce qui permet de présenter pour la première et sans doute la dernière fois des archives exceptionnelles que l'on ne retrouvera dans aucun musée : gravures des frères Tissandier, véritables œuvres paysagères et architecturales, objets décoratifs liés à leurs expériences, films de la main de Kégresse dans sa propriété du Colifichet dans les années trente, ouvrages et photos liés aux deux aventures... Enfin, ressort une évidence : le bénévolat que consacre Monsieur Fratacci, ancien président de la Mémoire, Chevalier des Arts et des Lettres et initiateur du Pavillon d'Histoire Locale de Croissy à l'entrée du château, à la rédaction des expositions, donne la mesure d'un travail immense qui a pour particularité d'assurer une synthèse et un exposé didactique sur une centaine de panneaux reprenant l'histoire à ses origines jusqu'à la mort des inventeurs.  

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De gauche à droite, Messieurs Fratacci et Collantier qui ont réussi à organiser l'exposition celle-ci cumulant intérêt historique et scientifique, évocations par objets, films et photos d'époque sur les frères Tissandier et Adolphe Kégresse.

 

Loin de dissuader la lecture, les panneaux constamment illustrés apportent un fonds d'informations considérable sur des inventeurs dont le nom est en réalité plus connu que l'œuvre. On ne retrouvera pas une telle exposition avant longtemps. Il est urgent de la découvrir. L'ambiance qui y préside est non seulement celle du talent de la Mémoire qui réussit à monter des expositions aussi abouties mais celle du génie de  grands français dans les épreuves parfois douloureuses qui accompagnèrent leur vie et dont l'œuvre vient d'être honorée avec éclat.

 

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Le château Chanorier à Croissy-sur-Seine

 

 

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La Mémoire de Croissy

 

Secrétariat Général -12 Grande Rue - 78290 Croissy sur Seine

 

 Tel -    01 30 53 49 94 - lamemoiredecroissy@free.fr

 

http://lamemoiredecroissy.free.fr

 

 

 

 

 

podcast

Ecoutez le Stuttgart Radio Orchestra 1956

 "Tempo for Strings"

in "The Golden Age of Light Music - Bright Lights"

 

 

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30/10/2014

PARFUM D'EXPOSITION

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Une sportswoman du Cercle Nautique de Chatou en 1933 - Le Miroir des Sports - collection Pierre Arrivetz

 

Dans les années vingt, le Cercle Nautique de Chatou fut un symbole de la vie des bords de Seine et des régates auxquelles le nom de la commune fut régulièrement associé. A l'occasion de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925, les actualités Gaumont diffusèrent dans les cinémas un reportage sur les voiliers du Cercle Nautique de Chatou, arguant de leur grand succès à l'occasion de leur venue à l'Exposition. Le Petit Parisien, leader de la presse nationale, rapporta lui aussi l'ambiance extraordinaire qui régnait à Paris avec les défilés sur la Seine :   

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" C’est par centaine de mille qu’il faudra chiffrer l’affluence qui se pressa, tout l’après-midi d’hier, le long des rives de la Seine et sur les ponts entre la Concorde et le Trocadéro. Les fêtes nautiques ont toujours à Paris un gros succès. Comment celle d’hier n’aurait-elle pas fait le maximum dans le cadre de l’Exposition et sous un ciel enfin printanier ?

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Le pavillon extraordinaire d'un éditeur, Cres et Cie, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

Longtemps avant que commençât le défilé – toutes flammes dehors et grand pavois arboré de la flottille de guerre, des bateaux fleuris et des embarcations à voile venues de Chatou, la foule avait envahi les berges du fleuve et les premiers arrivés, les privilégiés, qui purent voir, restèrent jusqu’au soir, prisonniers de ceux, moins heureux, qui se hissaient derrière eux pour « deviner » les régates.

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Le pavillon "Pomone" du Bon Marché par Louis-Hippolyte Boileau, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz  

 

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Le pavillon des Galeries Lafayette par Joseph Hiriard, Georges Tribout et Georges Beau, architectes,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

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Le pavillon "Primavera" du Printemps par Henri Sauvage et Serge Wybo, architectes, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - le dôme était coloré de galets de verre de René Lalique - collection Pierre Arrivetz

 

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Le pavillon "Studium Louvre" des Grands Magasins du Louvre par Albert Laprade, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - Les pavillons des grands magasins français avaient tous pour particularité d'exposer la production de leurs ateliers d'art, une situation inconcevable aujourd'hui - collection Pierre Arrivetz

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Le pavillon de la Compagnie des Arts Français par les architectes Louis Sue et André Mare - l'aménagement intérieur consacra leur production et un ensemble mobilier coloré de la manufacture des Gobelins, "Les Sports" témoignant de l'évolution de la société vers une pratique du sport promue par la construction des premiers grands équipements publics. Sue et Mare, comme tous les architectes présents à l'exposition, furent requis par la Compagnie Générale Transatlantique pour décorer sa flotte de grands paquebots "Paris" (1921), "Ile-de-France" (1927) et "Normandie" (1935) - collection Pierre Arrivetz  

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"L'Hôtel du Collectionneur" par Pierre Patout, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925. Aménagé magnifiquement par Jacques Emile-Ruhlmann, il signa le triomphe de l'Ecole Française dans les Arts Décoratifs - collection Pierre Arrivetz 

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Le restaurant de Paris et la fontaine lumineuse de Lalique,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

Le coup d’œil était d’ailleurs charmant. Y-a-t-il un effort plus harmonieux  que ceint d’une équipe de rameurs bien stylée ? une poussière d’eau se lève sous le coup des rames et les yoles légères semblent voler au-dessus. Les grandes  ailes triangulaires des bateaux à voiles ressemblent à d’étranges oiseaux. Et les baleinières, les canots-majors, les remorqueurs,  les torpilleurs de la marine de guerre n’ont besoin, comme le sous-marin Euler, que de paraître avec leurs cols bleus bien alignés pour soulever l’enthousiasme populaire.

Le soir venu, ils rejoignirent leur port d’attache du Trocadéro en tirant de toutes leurs pièces. Les cloches installées près du pont Alexandre III  sonnaient à toute volée. Les manèges et le chemin de fer à catastrophes sifflaient et hurlaient. Tous les cafés avaient leur orchestre. Et de la foule qui déroulait, dans une poussière dorée ses volutes multicolores, il montait le même brouhaha qu’aux halles, le matin, ou à la Bourse, vers deux heures.

 

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Les péniches du couturier Paul Poiret, créateur du drapeau du Cercle Nautique de Chatou,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

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Le Pont Alexandre III de nuit à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 aménagé par l'architecte Maurice Dufrène - collection Pierre Arrivetz

 

On put, tant les gens se pressaient, se bousculaient, s’embouteillaient, concevoir un instant  des craintes pour la sécurité  de quelques passerelles et de certaines barres d’appuis. Elles ont tenu. Il est peu probable qu’elles soient mises jamais à plus rude épreuve qu’hier. On dut suspendre sur l’Esplanade la circulation des cars qui permettaient la visite, sans fatigue, de l’Exposition. Dans la foule, ils n’auraient d’ailleurs pu avancer.

 

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Le pavillon de l'Afrique Occidentale à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

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Le Grand Palais, construit lors de l'Exposition Universelle de 1900, s'inscrivait dans le parcours de l'Exposition 1925 installée entre la Cour des Invalides et les Champs -Elysées. Des fêtes de nuit s'y déroulèrent pendant la durée de l'Exposition, ici la foule des spectateurs assistant à une revue sur les marches de l'escalier monumental - collection Pierre Arrivetz

 

Hier, une partie du public, qui avait pris place sur la berge, dans une enceinte réservée entre le pont Alexandre et le pont de la Concorde, fut privée, bien qu’elle eût payé son entrée, d’une part du spectacle. Cette erreur d’organisation sera aujourd’hui réparée. Au surplus, le clou de la journée sera le défilé lumineux qui partira de l’Alma vers 22 heures et qui déroulera jusqu’à minuit entre les rives embrasées, parmi les fontaines électriques et les péniches illuminées, la féérie de ses artifices, de ses fleurs, de ses girandoles et de ses arabesques incandescentes.

R.N

Le Petit Parisien - 1er juin 1925