1804

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/01/2015

UNE NOUVELLE ANNEE ET DES VOEUX POUR TOUS NOS INTERNAUTES

 

LOGO PETIT.jpg

 

 

blog

chatounotreville.hautetfort.com :

 

48.657 visites en 2011  

68.619 visites en 2012

60.499 visites en 2013

 

86.457 visites en 2014

 

 

MERCI A TOUS

DE VOTRE FIDELITE

et

 

TRES BONNE ANNEE 2015

 

 

TOUS NOS VOEUX DE SANTE,

BONHEUR, PROSPERITE

 

 

Le conseil d'administration

 

Pierre Arrivetz (président - fondateur), Arnaud Muller (vice-président), François Nicol (vice-président), Paul Victoor (trésorier), Evelyne du Pan (secrétaire), Suzanne Blache (secrétaire-adjointe),Véronique Pecheraux, Jean-Claude Roekens (fondateur), Dominique Sevin, Bernard Bourquin, Martine Poyer (fondatrice), Marc Héritier, Elie Marcuse, Monique Heritier, Philippe Storm, Michel Cazals de Fabel, Gabriel Lenoir, Jean-Noël Roset, Lee Neumann.

 

LOCO DU PATRIMOINE 2.jpg

20/01/2015

PIERRE BOURGEOIS, PRESIDENT DE PATHE-MARCONI (1949-1959), UN FIDELE DE CITROEN

BOURGEOIS 15.jpg

Citröen 15 SIX-H 1954 - Automobilia Hors Série n°10 - la Citroën 15 fut produite de 1938 à 1954, sa petite sœur la "11" de 1934 à 1957.

 
Dès la fin des années 30, Pierre Bourgeois fut fidèle à Citroën et possesseur d'au moins 2 Traction Avant 15CV, dites 15-Six.
 
La présentation de la célèbre DS au Salon de Paris le 6 octobre 1955 révolutionna le marché de l'automobile, en proposant un véhicule à la ligne fluide né sous le crayon de Flaminio Bertoni. Équipée d'une direction à assistance hydraulique, d'une suspension hydropneumatique et d'un aménagement intérieur avant-gardiste, la DS motorisée par le 1,9L hérité de la Traction Avant rencontra, dès sa sortie, un engouement populaire sans précédent.
 
Pour son président, Pathé-Marconi fit l'acquisition d'une DS 19 teinte champagne AC 134 (AC pour André Citroën), toit aubergine AC 406, équipée de sièges Jersey bleu royal. Privilège de l'époque, Pierre Bourgeois en prit livraison aux usines Citroën du 117 quai de Javel avant même sa commercialisation officielle en décembre.
 
Ma famille me rappelait récemment que la DS champagne provoquait des attroupements dans les rues de Paris et qu'à chaque arrêt, de nombreux passants encadraient la voiture, assaillant de questions mon grand-père sur la suspension, les performances ou le confort. Il faut dire que l'auto n'était pas encore en vente au public et qu'elle fut sans doute la première à circuler dans les rues de Paris.

DS 19 1955 modèle 56 couleur champagne, toit aubergine

DS 19 1955 modèle 56 couleur champagne, toit aubergine © DR
 
Ainsi, tous les deux ans environ, se succédèrent plusieurs DS dans le garage de Pathé-Marconi, conduites par le même chauffeur mis à disposition par la maison de disques. Invariablement, les voitures arboraient désormais une peinture noire AC 200 et des sièges en Jersey gris éléphant.
 
L'amitié qui liait Pierre Bourgeois au président de la République René Coty est notoire. René Coty fit remettre une cocarde Présidence de la République à son ami afin de faciliter l'entrée de la DS noire dans la cour de l’Élysée. Il s'agit là d'un autre temps et on ne saurait bien sûr comparer les usages de la quatrième République avec ceux d'aujourd'hui.
 
Les deux hommes conversaient musique et choses de ce monde dans le salon-bibliothèque attenant aux appartements privés du palais. Dans l'angle, trônait un téléviseur La Voix de son maître, puis le long d'un mur, un meuble radio-disque en palissandre et touches d'ivoire offert par Pierre Bourgeois à René Coty.

Réception Élisabeth II d'Angleterre au château de Versailles mardi 9 avril 1957. Déjeuner dans la Galerie des Glaces organisé par le président René Coty. Arrivée du véhicule Citroën DS de M. Pierre Bourgeois

Réception Élisabeth II d'Angleterre au château de Versailles mardi 9 avril 1957. Déjeuner dans la Galerie des Glaces organisé par le président René Coty. Arrivée du véhicule Citroën DS de M. Pierre Bourgeois © DR - Collection E. Bourgeois

PBOURGEOIS RENE COTY.jpg 

M. Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi (en costume clair), fait remettre un coffret de disques classiques à son ami le président M. René Coty. L'industrie de Chatou fut dans la fréquentation des chefs d'Etat.

Perron du Palais de l’Élysée. Juin 1958 © Michel Brodsky - Collection E. Bourgeois

 

L'été, prenant la route des vacances en direction du sud bordelais, Pierre Bourgeois emmenait DS et famille, conduisant au beau milieu de la route bien à cheval sur la ligne centrale ; il faut dire qu'il n'y avait personne, pas de ceintures de sécurité rendues obligatoires en 1973 seulement, pas de contrôles de vitesse. La performance des véhicules était au contraire un gage de bonne santé de l'économie française pendant les Trente Glorieuses et le 1er choc pétrolier n'arriva qu'en 1973 sous la mandature de Georges Pompidou.
 

DS 19 noire 1959 modèle 60

DS 19 noire 1959 modèle 60 © DR

 
Il est difficile de connaître le nombre exact de DS noires qui l'une après l'autre transporta les enfants d'école en goûter, les parents de réception en diner, la famille d'été en bord de mer. 5 ? 10 ? Une chose est certaine : à partir de 1955, aucun autre véhicule ne perturba la saga Citroën DS.
 
 
DS 21 Pallas bleu camargue modèle 73

DS 21 Pallas bleu camargue modèle 73 © DR

 
A sa retraite en 1972, Pierre Bourgeois acheta une DS 21 Pallas équipée du moteur 2,1L et de la classique boite de vitesses semi-automatique. Flambant neuve, la voiture était bleu Camargue couleur AC635, garnie de sièges en Jersey bleu.
 
J'étais tout petit, je la revois encore.

 
Emmanuel Bourgeois, petit-fils de Pierre Bourgeois
 
 
Pour en savoir plus sur Pierre Bourgeois et sa relation avec les usines de Chatou
 

CHATOU INDUSTRIE.jpg

Ce livre est assorti d'un disque audio contenant un reportage inédit aux usines de Chatou vers 1952-1953

 
 

LOCO DU PATRIMOINE 2.jpg

10/01/2015

LES GENTILSHOMMES DE CHATOU DE LA GARDE DES CHEVAU-LEGERS

 

CHEVAU LEGER IMAGE.jpg

Chevau-Léger sous Louis XIV - Lithographie J.Rigo et Cie - édition Martinet, Hautecoeur Frères rue du Coq à Paris (vers 1850) - collection Pierre Arrivetz

 

Alors que Versailles se construisait (1662-1689) et devenait le centre du pouvoir en 1682, Louis XIV, monté sur le trône dans les horreurs de la Fronde en 1643, était déterminé à user de tous les apparats pour le prestige de la France et de la monarchie. Au sein du grand mouvement administratif et géographique qu’il organisait pour affermir l’Etat, il distingua la compagnie de cavalerie légère dite des "Chevau-Légers". Créée en 1498 par Louis XII et rattachée à la maison militaire du Roi qui était leur capitaine, la compagnie fut portée par Louis XIV à son maximum d’effectifs, deux cents hommes. Leur logement ne se fit pas seulement à Versailles et  l’heure de la retraite venue, une dizaine d’entre eux vint trouver refuge à Chatou.

C’est à l’historien Albert Curmer que l’on doit des recherches qui ont permis d’établir un inventaire de ces engagés au service du Roi en consultant les registres paroissiaux. Ses découvertes furent communiquées dans les articles qu’il publia entre 1916 et 1922 dans la Revue d’Histoire de Versailles, articles réédités en 1991 aux éditions Res Universis  : entre 1689 et 1692 sont recensés à Chatou « les maréchaux des logis Michel d’Argent, Jean de la Brosse et Murat, le brigadier Henry de Launay, les chevau-légers Michel d’Ardonau, sieur de la Motte, Pierre de Marieux, sieur de Marville, François de Josselein, Henry Turgis, Poncelet Corigeux, Gilles Noyer, sieur de Bara, Pierre de Vernier, Michel Le Brun, Gaspard Le Maistre de la Meche, timbalier, Louis Le Maistre, timbalier présomptif, les trompettes Pierre Dubray, Antoine d’Arlé, François Charvilhat et Nicolas Bertrand. De Marieux, Dubray et d’Ardonau moururent à Chatou et furent inhumés dans l’Eglise. »

Albert Curmer nous apprend  qu’Henry Turgis était propriétaire de terres plantées en cerisiers aux Pissis et aux Chardrottes, et en vignes aux Pissis et aux Chevaux-Ruent. « Le 29 septembre 1690, comparaît, dans un acte passé devant le bailli, un maréchal  des logis des chevau-légers, Jacques de Villoutreys, sieur de Breu, qui vient attester certaines dispositions testamentaires prises par le chevau-léger d’Ardonau, mort le jour même. Il est dit dans cet acte que Villoutreys réside à Chatou mais qu’il est, « de présent, de service auprès du Roi ».

François de Mesy, sieur de France, résidait également à Chatou où il est recensé en 1677. 

Un ancien chevau-léger,  Chefilhon, était titré sieur des Sablons et était devenu huissier de la Chambre du Roi. Chefilhon mourut à … 105 ans et fut inhumé dans l’église de Chatou le 21 décembre 1695. Les chevau-légers Du Teil, Murat, de Fosse, La Meche, de France, Le Gras lui rendirent les honneurs. Albert Curmer a posé la question : le maréchal des logis-chef Murat aurait-il été le descendant du maréchal ?

A cette colonie militaire des chevau-légers devait s’ajouter  Jean-Baptiste Margas, sieur du Breuil, capitaine des Fusiliers du Roi, propriétaire d'une maison riveraine de la Seine vers Croissy dont le jardin était constitué de plantes potagères et de plants de vignes. Mais surtout Oudart de Sabinet, gentilhomme de la Garde de la Marche du Roi, qui possédait une maison à proximité de l’hôtel seigneurial de Chatou, dans l’actuelle rue du docteur Rochefort. La Garde de la Marche du Roi avait été fondée par Charles VII (1422-1461).  Ses gardes étaient au nombre de 24 et devaient se tenir constamment auprès du Roi-Soleil par quartier de deux, quatre ou six pendant un mois en se relayant.

Les lieux-dits les Sablons et les Sabinettes à Chatou perpétuent le souvenir de ces gentilshommes attachés à la personne du monarque.

Dans un village de moins de huit cents habitants, le règne de Louis XIV avait imprimé sa marque.

 

LOCO DU PATRIMOINE 2.jpg

CHARLIE.jpg

 

09/01/2015

LIBERTE D'OPINION ASSASSINEE

 

CHARLIE.jpg

24/12/2014

LE SUPERBUS PATHE-MARCONI (1952-1962)

Monsieur Emmanuel Jourquin-Bourgeois est le petit-fils de Pierre Bourgeois (1904-1976), président emblématique de Pathé-Marconi de 1949 à 1959, dans la période la plus prospère de la firme. Après son témoignage dans la rédaction du livre de l'association "Chatou, une page de gloire dans l'industrie", Monsieur Jourquin-Bourgeois nous donne cet article sur le "superbus Pathé-Marconi" qui assura la promotion de la société après-guerre.

SUPERBUS.jpg

Cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

"Parmi les véhicules publicitaires français, le superbus Pathé-Marconi reste l'un des plus célèbres et surtout l'un des plus spectaculaires.

Après-guerre, les firmes françaises souhaitent promouvoir leurs marques sur des véhicules publicitaires à leur effigie. Il en est ainsi de Pathé-Marconi, alors première entreprise européenne de l'industrie phonographique avec des labels prestigieux comme Capitol, Columbia, Pathé, Parlophone ou la Voix de Son Maître et leader de la fabrication de matériel radio.

Nommé président de la société française associée d'EMI en 1949, Pierre Bourgeois donne son accord pour la commande d'un véhicule exceptionnel.

 

BOURGEOIS PIERRE PORTRAIT.jpg

Pierre Bourgeois - cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

Catalogue 1956.jpg

Pathé-Marconi, catalogue 1956, "Le répertoire le plus prestigieux du monde" - collection Pierre Arrivetz in "Chatou, une page de gloire dans l'industrie" (éditions Association Chatou Notre Ville)

 

Le cahier des charges précise que celui-ci doit disposer de toutes les dernières technologies et comporter une scène destinée aux artistes. Sa réalisation est confiée au carrossier Jean Antem, d'après un dessin du designer automobile Philippe Charbonneaux. Paul Bracq, futur patron du design de BMW ou Peugeot, aujourd'hui connu pour ses ateliers de restauration de Mercedes anciennes, participe à l'étude.

SUPERBUS 2.jpg

Cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois

 

Après 2 ans de conception, le superbus est livré à la major française en 1952 et remporte le grand prix d'honneur du concours de "la publicité qui roule" en 1955. Long de 14,30m et large de 2,50m, le camion utilise un tracteur Panhard IE 45 HL accouplé à une remorque Titan. L'attelage comporte une table de mixage avec 125 boutons et manettes et 10 amplificateurs permettant l'émission et l'enregistrement, une salle d'exposition du matériel Pathé-Marconi, et un salon panoramique à l'étage avec bar et banquettes.

L'auvent supérieur s'ouvre et se transforme en scène accueillant un orchestre. A l'arrière du véhicule et caché de l'extérieur, un mini ascenseur permet aux chanteurs d'accéder au toit pour se produire devant le public.

Les Compagnons de la Chanson inaugurent la scène du superbus bleu. Ainsi leur participation au Tour de France leur vaut d’assurer à chaque ville étape à 21h45, un spectacle dont Europe 1 présidé par Louis Merlin, retransmet des extraits dans le cadre d’un Musicorama. Edith Piaf et Dario Moreno se produiront également sur la scène du camion publicitaire. Dès lors et pendant plusieurs années, le Panhard Pathé-Marconi accompagne la caravane du Tour de France, peinant par ses dimensions à circuler dans certains cols.

Conservé pendant 10 ans par Pathé-Marconi, le véhicule est revendu au journal Le Provençal, puis cédé à son tour au cirque Gulliver qui utilise la remorque repeinte en jaune, tirée par un tracteur agricole. Retrouvé à la casse, le camion Panhard d'origine est sauvé in-extremis par la famille Charbonneaux. L'ensemble complet intègre les ateliers de restauration familiaux.

SUPERBUS 3.jpg

Le superbus Pathé-Marconi sauvé par la famille Charbonneaux, joyau de la collection du musée automobile de Reims depuis 1985 - cliché collection Emmanuel Jourquin-Bourgeois.

 

Entièrement rénové et repeint dans sa couleur bleue, le superbus Pathé-Marconi est aujourd'hui l'une des pièces uniques les plus précieuses du musée de l'automobile de Reims inauguré en 1985."

                                                      Emmanuel Bourgeois

15/11/2014

SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014 AU CINEMA DE CHATOU : ANNIVERSAIRE DES 20 ANS DE L'ASSOCIATION

 

PUB CNV 22.11.2014.jpg

 

 

Une manifestation à ne manquer sous aucun prétexte

pour l'anniversaire des vingt ans de l'association :

la projection grand écran au cinéma de Chatou

du film Paramount "La Main au Collet" (1954) 

d'Alfred Hitchcock

réunissant l'une des plus belles distributions de l'époque

(Grace Kelly, Cary Grant, Charles Vanel...) 

en présence de Madame Brigitte Auber,

actrice du film, qui évoquera ses souvenirs.

 

 LA MAIN AU COLLET.jpg

 

La projection, qui aura lieu à 18 heures samedi 22 novembre 2014, sera suivie d'un buffet salle Jean Françaix sous le cinéma où une séance de dédicaces est prévue en raison de la présence annoncée exceptionnelle :

 

de Madame Brigitte Auber,

"Antoine et Antoinette" (Jacques Becker-1946), "Les Portes de la Nuit" (Marcel Carné - 1946), "Rendez-vous de Juillet" (Jacques Becker - 1949), "La Main au Collet" (Alfred Hitchcock -1954)...

 

de Madame Françoise Arnoul,

"Dortoir des Grandes" (Henri Decoin - 1953), "Si Paris nous était conté", "Napoléon" (1954/55 - Sacha Guitry), "French Cancan" (Jean Renoir - 1955), "Paris Palace Hotel" (Henri Verneuil - 1956), "La chatte sort ses griffes" (Henri Decoin  -1956), "Le Pays d'où je viens" (Marcel Carné - 1956)...

 

de Madame Nicole Trabaud,

Epouse de l'acteur Pierre Trabaud (1922-2005), né à Chatou rue du Val Fleuri ("Normandie Niemen" (1959), "Horizons sans fin" (1953) de Jean Dreville, "Le Défroqué" (Léo Joannon - 1954), "Les Chiffonniers d'Emmaus" (Robert Darène - 1954), "La Guerre des Boutons" (Yves Robert - 1961), auteur du film "Le Voleur de Feuilles"...

 

ANNIVERSAIRE DES 20 ANS CINEMONDE.jpg

Extrait de Cinémonde du 22 décembre 1955

 

 

Adhérents ou non,

nous comptons sur votre présence

 

LOCO DU PATRIMOINE.jpg

09/11/2014

A CROISSY, LES PERSONNALITES DE LA VILLE SUR LE DEVANT DE LA SCENE

 

CROISSY INVENTEURS.jpg

 

La Mémoire de Croissy expose du 8 au 23 novembre 2014 au château Chanorier grâce à des fonds de leurs descendants, l'épopée de ses inventeurs, celle des frères Albert et Gaston Tissandier, dont l'aérostat se posa dans la Plaine de Croissy en 1883 et celle d'Adolphe Kégresse, le créateur des autochenilles qui fut habitant de Chatou puis Croissy et dont l'invention prit son essor à travers les croisières Citroën. Nous encourageons nos internautes à découvrir cette exposition dans le cadre rénové de ce monument historique des bords de Seine où tout a été mis en œuvre pour assurer la convivialité et l'animation du lieu.

La visite comporte plusieurs attraits : d'une part, une découverte complète de la vie et de l'œuvre des frères Tissandier, inventeurs de l'aérostat électrique qui atterrirent à Croissy le 8 octobre 1883 mais aussi auteurs de revues scientifiques, de gravures ainsi que de celle d'Adolphe Kégresse, habitant de Croissy qui fut le père des autochenilles.  D'autre part, les auteurs de cette exposition, Messieurs Norbert Fratacci et Hugues Collantier, l'ont organisée en collaboration avec les familles des descendants desdits inventeurs, ce qui permet de présenter pour la première et sans doute la dernière fois des archives exceptionnelles que l'on ne retrouvera dans aucun musée : gravures des frères Tissandier, véritables œuvres paysagères et architecturales, objets décoratifs liés à leurs expériences, films de la main de Kégresse dans sa propriété du Colifichet dans les années trente, ouvrages et photos liés aux deux aventures... Enfin, ressort une évidence : le bénévolat que consacre Monsieur Fratacci, ancien président de la Mémoire, Chevalier des Arts et des Lettres et initiateur du Pavillon d'Histoire Locale de Croissy à l'entrée du château, à la rédaction des expositions, donne la mesure d'un travail immense qui a pour particularité d'assurer une synthèse et un exposé didactique sur une centaine de panneaux reprenant l'histoire à ses origines jusqu'à la mort des inventeurs.  

MEMOIRE INVENTEURS 8.jpg

 

MEMOIRE INVENTEURS 7.jpg

MEMOIRE INVENTEURS 6.jpg

TABLEAU.jpg

MEMOIRE INVENTEUR 2.jpg

LA MEMOIRE INVENTEURS 1.jpg

MEMOIRE INVENTEUR 4.jpg

De gauche à droite, Messieurs Fratacci et Collantier qui ont réussi à organiser l'exposition celle-ci cumulant intérêt historique et scientifique, évocations par objets, films et photos d'époque sur les frères Tissandier et Adolphe Kégresse.

 

Loin de dissuader la lecture, les panneaux constamment illustrés apportent un fonds d'informations considérable sur des inventeurs dont le nom est en réalité plus connu que l'œuvre. On ne retrouvera pas une telle exposition avant longtemps. Il est urgent de la découvrir. L'ambiance qui y préside est non seulement celle du talent de la Mémoire qui réussit à monter des expositions aussi abouties mais celle du génie de  grands français dans les épreuves parfois douloureuses qui accompagnèrent leur vie et dont l'œuvre vient d'être honorée avec éclat.

 

CHANORIER 1.jpg

Le château Chanorier à Croissy-sur-Seine

 

 

LA MEMOIRE.jpg

La Mémoire de Croissy

 

Secrétariat Général -12 Grande Rue - 78290 Croissy sur Seine

 

 Tel -    01 30 53 49 94 - lamemoiredecroissy@free.fr

 

http://lamemoiredecroissy.free.fr

 

 

 

 

 

podcast

Ecoutez le Stuttgart Radio Orchestra 1956

 "Tempo for Strings"

in "The Golden Age of Light Music - Bright Lights"

 

 

BRIGHT LIGHTS.jpg

 

 

LOCO DU PATRIMOINE 2.jpg

30/10/2014

PARFUM D'EXPOSITION

SPORTSWOMAN CNC.jpg

Une sportswoman du Cercle Nautique de Chatou en 1933 - Le Miroir des Sports - collection Pierre Arrivetz

 

Dans les années vingt, le Cercle Nautique de Chatou fut un symbole de la vie des bords de Seine et des régates auxquelles le nom de la commune fut régulièrement associé. A l'occasion de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925, les actualités Gaumont diffusèrent dans les cinémas un reportage sur les voiliers du Cercle Nautique de Chatou, arguant de leur grand succès à l'occasion de leur venue à l'Exposition. Le Petit Parisien, leader de la presse nationale, rapporta lui aussi l'ambiance extraordinaire qui régnait à Paris avec les défilés sur la Seine :   

1925 0.jpg

" C’est par centaine de mille qu’il faudra chiffrer l’affluence qui se pressa, tout l’après-midi d’hier, le long des rives de la Seine et sur les ponts entre la Concorde et le Trocadéro. Les fêtes nautiques ont toujours à Paris un gros succès. Comment celle d’hier n’aurait-elle pas fait le maximum dans le cadre de l’Exposition et sous un ciel enfin printanier ?

1925 1.jpg

Le pavillon extraordinaire d'un éditeur, Cres et Cie, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

Longtemps avant que commençât le défilé – toutes flammes dehors et grand pavois arboré de la flottille de guerre, des bateaux fleuris et des embarcations à voile venues de Chatou, la foule avait envahi les berges du fleuve et les premiers arrivés, les privilégiés, qui purent voir, restèrent jusqu’au soir, prisonniers de ceux, moins heureux, qui se hissaient derrière eux pour « deviner » les régates.

1925 7.jpg

Le pavillon "Pomone" du Bon Marché par Louis-Hippolyte Boileau, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz  

 

1925 2.jpg

Le pavillon des Galeries Lafayette par Joseph Hiriard, Georges Tribout et Georges Beau, architectes,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

PRIMAVERA PRINTEMPS 1925.jpg

Le pavillon "Primavera" du Printemps par Henri Sauvage et Serge Wybo, architectes, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - le dôme était coloré de galets de verre de René Lalique - collection Pierre Arrivetz

 

LOUVRE 1925.jpg

Le pavillon "Studium Louvre" des Grands Magasins du Louvre par Albert Laprade, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - Les pavillons des grands magasins français avaient tous pour particularité d'exposer la production de leurs ateliers d'art, une situation inconcevable aujourd'hui - collection Pierre Arrivetz

SUE ET MARE.jpg

Le pavillon de la Compagnie des Arts Français par les architectes Louis Sue et André Mare - l'aménagement intérieur consacra leur production et un ensemble mobilier coloré de la manufacture des Gobelins, "Les Sports" témoignant de l'évolution de la société vers une pratique du sport promue par la construction des premiers grands équipements publics. Sue et Mare, comme tous les architectes présents à l'exposition, furent requis par la Compagnie Générale Transatlantique pour décorer sa flotte de grands paquebots "Paris" (1921), "Ile-de-France" (1927) et "Normandie" (1935) - collection Pierre Arrivetz  

1925 8.jpg

"L'Hôtel du Collectionneur" par Pierre Patout, architecte, à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925. Aménagé magnifiquement par Jacques Emile-Ruhlmann, il signa le triomphe de l'Ecole Française dans les Arts Décoratifs - collection Pierre Arrivetz 

1925 3.jpg

Le restaurant de Paris et la fontaine lumineuse de Lalique,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

Le coup d’œil était d’ailleurs charmant. Y-a-t-il un effort plus harmonieux  que ceint d’une équipe de rameurs bien stylée ? une poussière d’eau se lève sous le coup des rames et les yoles légères semblent voler au-dessus. Les grandes  ailes triangulaires des bateaux à voiles ressemblent à d’étranges oiseaux. Et les baleinières, les canots-majors, les remorqueurs,  les torpilleurs de la marine de guerre n’ont besoin, comme le sous-marin Euler, que de paraître avec leurs cols bleus bien alignés pour soulever l’enthousiasme populaire.

Le soir venu, ils rejoignirent leur port d’attache du Trocadéro en tirant de toutes leurs pièces. Les cloches installées près du pont Alexandre III  sonnaient à toute volée. Les manèges et le chemin de fer à catastrophes sifflaient et hurlaient. Tous les cafés avaient leur orchestre. Et de la foule qui déroulait, dans une poussière dorée ses volutes multicolores, il montait le même brouhaha qu’aux halles, le matin, ou à la Bourse, vers deux heures.

 

1925 4.jpg

Les péniches du couturier Paul Poiret, créateur du drapeau du Cercle Nautique de Chatou,  à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

NUIT PONT.jpg

Le Pont Alexandre III de nuit à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 aménagé par l'architecte Maurice Dufrène - collection Pierre Arrivetz

 

On put, tant les gens se pressaient, se bousculaient, s’embouteillaient, concevoir un instant  des craintes pour la sécurité  de quelques passerelles et de certaines barres d’appuis. Elles ont tenu. Il est peu probable qu’elles soient mises jamais à plus rude épreuve qu’hier. On dut suspendre sur l’Esplanade la circulation des cars qui permettaient la visite, sans fatigue, de l’Exposition. Dans la foule, ils n’auraient d’ailleurs pu avancer.

 

1925 9.jpg

Le pavillon de l'Afrique Occidentale à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 - collection Pierre Arrivetz

 

1925 10.jpg

 

GRAND PALAIS.jpg

Le Grand Palais, construit lors de l'Exposition Universelle de 1900, s'inscrivait dans le parcours de l'Exposition 1925 installée entre la Cour des Invalides et les Champs -Elysées. Des fêtes de nuit s'y déroulèrent pendant la durée de l'Exposition, ici la foule des spectateurs assistant à une revue sur les marches de l'escalier monumental - collection Pierre Arrivetz

 

Hier, une partie du public, qui avait pris place sur la berge, dans une enceinte réservée entre le pont Alexandre et le pont de la Concorde, fut privée, bien qu’elle eût payé son entrée, d’une part du spectacle. Cette erreur d’organisation sera aujourd’hui réparée. Au surplus, le clou de la journée sera le défilé lumineux qui partira de l’Alma vers 22 heures et qui déroulera jusqu’à minuit entre les rives embrasées, parmi les fontaines électriques et les péniches illuminées, la féérie de ses artifices, de ses fleurs, de ses girandoles et de ses arabesques incandescentes.

R.N

Le Petit Parisien - 1er juin 1925

11/10/2014

CENTENAIRE 1914-1918 : L'ASSOCIATION FAIT APPEL AUX FOYERS DE CHATOU ET DES ENVIRONS POUR UNE NOUVELLE FRESQUE SONORE

14-18.jpg

Un cliché terrible : lors de l'assaut de la forteresse de Combles (Picardie), une charge de fantassins français au milieu des obus et des tirs de mitrailleuses, le lieutenant qui donne l'assaut vient d'être touché. Reportage de "J'ai Vu" - octobre 1916. 

 

A Chatou, 267 soldats morts au front. En France, 1,3 millions de morts, en Russie, 1,7 millions, en Angleterre, 706.000, en Italie, 460.000, en Belgique, 102.000, aux Etats-Unis, 50.000 morts.

La plus grande tuerie de l'histoire dont les conséquences se comptèrent en nouveaux massacres tout au long du XXème siècle ne pouvait être occultée par l'association.

Afin de transmettre les témoignages du passé aux générations futures, Chatou Notre Ville, grâce à l'industrie et aux collections uniques de voix historiques de José Sourillan, ancien directeur documentation de RTL, et à l'ingénierie d'Arnaud Muller, vice-président de l'association, a décidé de réaliser un coffret audio sur la Première Guerre Mondiale, incorporant les voix d'une cinquantaine de personnalités de l'époque et associant les témoignages de descendants de nos soldats.

1914 2.jpg

Le Petit Journal 1916 - collection P.Arrivetz

L'association lance donc un appel à tous les foyers de Chatou et des environs pour rechercher les écrits de leurs aïeuls sur le front. En effet, leur lecture par leur propre famille fera l'objet d'enregistrements par l'association, permettant de rendre l'émotion qu'il convient à cette tragédie où l'héroïsme a vaincu la guerre.

Nous espérons que vous serez nombreux à répondre à notre appel.

Pour le conseil d'administration,

Pierre Arrivetz

piarri@orange.fr / 06 33 33 25 76

 

LOCO DU PATRIMOINE.jpg

 

 

05/10/2014

ANDRE DERAIN ET MAURICE DE VLAMINCK, DES NOMS DE CHATOU

DERAIN VLAMINCK 1942.jpg

Un cliché pour l'histoire - " Toute la vie - n°26 - 1942 "

SITE CATALOGUE BING.jpg

 

Maurice de Vlaminck (1876-1958) vécut à Chatou de 1893 à 1905 39 rue de Croissy (rue du général Colin depuis 1918) puis 87 rue de Saint-Germain (avenue Foch depuis 1931). Il livra son témoignage à l'occasion de l'exposition à la Galerie Bing à Paris en mars 1947, exposition dont le titre était "Chatou".

 

"Au mois de juillet 1900, étant en permission  de quinze jours (ma libération devait avoir lieu en septembre), j’avais pris à Chatou le train pour Paris. Dans le compartiment où j’étais monté, assis en face de moi se trouvait André Derain. Bien qu’habitant depuis toujours le même pays, nous ne nous étions jamais adressé la parole.

Nous nous connaissions seulement de vue, pour nous être souvent croisés dans les rues du village. Derain avait assisté à des courses de vélo auxquelles je participais. Maintes fois, il avait pu me rencontrer, mon violon sous le bras ou trimbalant des toiles et ma boîte à couleurs.

A cette époque, Derain avait à peine vingt ans. C’était un grand type efflanqué, aux longues jambes. Il était habituellement vêtu d’un manteau à pèlerine et coiffé d’un chapeau  mou. Il avait vaguement l’air d’un escholier de la Basoche du temps de Louis XV : quelque chose comme un François Villon amélioré…

Je ne sais quelle rage intempestive me le fit attaquer : -         « ça va bientôt être votre tour de chausser des godillots ! » -         « pas avant l’année prochaine, me répondit-il, un peu interloqué. » Le même  soir, nous nous retrouvions sur le quai et nous reprenions notre entretien. Le résultat de cette rencontre fut qu’on se promit de travailler ensemble.

De notre historique atelier, des fenêtres d’où l’on apercevait le village de Chatou, le bateau-lavoir amarré à la berge, le clocher, l’église, les chevaux que les charretiers menaient à l’abreuvoir, les voitures des maraîchers qui passaient le pont, pour aller charger les carottes de Montesson et les navets de Croissy, il ne reste, à l’heure où j’écris ces lignes, qu’un dérisoire rez-de-chaussée. Avant que la bâtisse ne s’écroulât définitivement, on la fit battre et on n’en laissa, avec les sous-sols, que quelques murs sur lesquels on posa un toit.

Pour nous, c’est toujours le lieu où fut fondée « l’école de Chatou », premiers germes, premiers essais du mouvement qui devait prendre le nom de Fauvisme. Le Fauvisme n’était pas une invention, une attitude. Mais une façon d’être, d’agir, de penser, de respirer. Très souvent, quand Derain venait en permission, nous partions de bon matin, à la recherche du motif.

Notre habituel terrain de chasse, c’était les côteaux de Carrières-Saint-Denis (Carrières-sur-Seine) qui étaient encore couverts de vignes et d’où l’on apercevait toute la vallée de la Seine. A notre approche, les grives, les alouettes, s’envolaient dans le ciel clair.

D’autres fois, nous partions, pour faire en explorateurs une balade à pied de vingt à trente kilomètres. Nous remontions la Seine jusqu’à Saint-Ouen en suivant la berge. Notre enthousiasme n’avait d’égal que notre endurance et notre bonne humeur. Cinq francs dans la poche : nous n’en demandions pas plus ! nous déjeunions au hasard d’un morceau de boudin ou de petit salé ; tout nous était bon et la vie nous paraissait belle. La fille qui nous servait, les masures dans le soleil, les remorqueurs qui passaient, traînant une file de péniches : la couleur de tout cela nous enchantait… c’était Chatou !"

SITE SIGNATURE VLAMINCK.jpeg

Maurice de Vlaminck (1876-1958)

 

 

 

 

Né le 10 juin 1880 à Chatou, André Derain (1880-1954) vécut 13 avenue de Saint-Germain jusqu'en 1900 puis 7 place de l'hôtel de ville et quitta Chatou en 1907. Voici également son témoignage lors de l'exposition de la galerie "Bing":

 

"Chatou ! mais j’y suis né !

J’ai débuté avec le père Jacomin, dont les fils étaient mes camarades de classe, avant 89. Ce père Jacomin était un ancien ami de Cézanne, mais il détestait sa peinture. Je n’ai probablement pas profité de ses leçons. Comme beaucoup d’artistes, le père Jacomin habitait Chatou qui était alors une sorte de « Barbizon », aux portes de Paris.

Il m’emmenait faire du paysage avec ses fils, mais il nous appelait, Vlaminck et moi, les « Intransigeants ». C’est ainsi qu’on nommait, vers 1860, les méchants, les révolutionnaires. Mais même le courroux esthétique change d’expression ; Pierre Wolf avait lancé « les Barbouilleurs » pour flétrir l’impressionnisme.

Les journalistes n’ont eu aucun effort d’imagination à fournir, ils nous ont appelé les barbouilleurs. Comme si Dieu le Père avait orchestré leur indignation, les professionnels du critère, pendant 20 ans de campagne contre l’Art, avaient trouvé le même qualificatif pour Cézanne, Manet, Van Gogh, Lautrec, Gauguin, Henri Rousseau. Picasso, un peu plus tard, devait bénéficier de la même distinction :  barbouilleur ! ça vous classait ! Les deux barbouilleurs se promenaient comme des amoureux, ils avaient un amour commun : la peinture.

Que de fois ai-je accompagné Vlaminck jusque devant sa porte, il revenait jusque chez moi, je le raccompagnais encore, lui aussi, et ainsi de suite jusqu’au matin. Quelques heures après, nous repartions avec la boîte à couleurs et le chevalet de campagne. Toujours grisés de couleur, et de soleil qui fait vivre la couleur !

Vlaminck et moi avons ensuite eu un atelier commun, à côté de chez Fournaise, que les Impressionnistes avaient rendu célèbre. Renoir y a peint « La Grenouillère » et « Les Canotiers », je pense que « Les Demoiselles » de Courbet y ont été peintes en 1855. J’y ai encore vu Degas, en barque, sur la Seine, vêtu d’une épaisse fourrure, en plein mois d’août. Plus tard, les « Intransigeants » sont devenus les « Indépendants ». On nous a appelés les « Fauves » parce que ça « gueulait », mais Chatou, c’était bien notre Jungle."

 SITE SIGNATURE DERAIN.jpeg

André Derain (1880-1954) 

 

SITE DERAIN COIN DE CHATOU.jpeg
Un coin de Chatou par André Derain, 1900

 

In Catalogue de la Galerie Bing,174 rue du Faubourg Saint-Honoré, mars 1947, exposition « Chatou » 

SITE JARRY.jpeg
 
Une image du vieux Chatou disparu avec la rénovation-destruction de 1966. La rue de la Paroisse et à gauche à l'angle en 1900, la maison Jarry, marchand de couleurs des peintres de Chatou où venaient s'approvisionner Derain et Vlaminck.