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09/09/2014

7 SEPTEMBRE 2014, 70 ANS DE LA LIBERATION DE CHATOU

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Les 70 ans de la Libération de Chatou représentaient l’anniversaire de la fin de l’Occupation, des déportations, des privations, des massacres, soit tout un symbole que les organisateurs, Monsieur Alain Hamet, président de l’Amicale des Résistants et Fusillés et de l'Union Nationale des Combattants, et Madame Annick Couespel, déléguée aux familles de l’Amicale, ont tenu à rendre présent dans notre ville au terme de démarches persévérantes. Le résultat était au rendez-vous puisque des familles des résistants vinrent de province  apporter leur hommage au milieu d'une affluence inaccoutumée cependant qu'un détachement de l'armée de terre avait été dépêché pour accompagner la cérémonie. La représentation nationale était assurée par la présence de Monsieur Jacques Myard, député-maire de Maisons-Laffitte. La fanfare du Vésinet orchestra brillamment la musique, en particulier l'interprétation du "Chant des Partisans". ²

La municipalité elle-même, à travers les conseils municipaux des jeunes et la sensibilisation des parents,  s’est ingéniée depuis vingt  ans à associer les enfants aux manifestations. Il est en effet difficile de  participer à ces dernières sans penser à la relève.

Et le fait est que depuis quelques années un intérêt nouveau est apparu dans la population et les médias pour les faits de guerre qui ont marqué Chatou. Les questions reviennent sans cesse sur l’affaire des 27 Martyrs, les femmes tondues au château de la Pièce d’Eau, les victimes des déportations…

La cérémonie, débutée à l’hôtel de ville, s’est transformée en cortège de la fanfare, de l’armée, des porte-drapeaux et d’une partie de la population et de ses associations jusqu’au château de la Pièce d’Eau, lieu du massacre des résistants de Chatou à la suite d’une dénonciation, puis au cimetière des Landes avant de se reformer pour un retour à pied à l’hôtel de ville où un apéritif attendait les participants.

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Discours d'Alain Hamet, président de l'Amicale des 27 Résistants et Fusillés et organisateur de la cérémonie, au château de la Pièce d'Eau sur les lieux du massacre de son grand-père et des résistants de Chatou qu'il conduisait.  

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Au cimetière de la rue des Landes le 7 septembre 2014

et le 28 août 1944

 

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Cliché Chatou Notre Ville - collection Pierre Arrivetz

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 Le cortège revenant du cimetière et traversant l'avenue Foch pour se rendre à l'hôtel de ville.

 

De son côté, l’association a tenté, tout à la fois à travers les articles de ce blog, la pose d’un médaillon sur la maison natale du ministre et chef de cabinet de Clemenceau Georges Mandel en 2008, la réalisation d’un coffret audio « Les Voix de la Guerre  1939-1945 » en partenariat avec les associations du monde combattant en 2011, de donner une audience supplémentaire à des faits encore méconnus de la Seconde Guerre Mondiale.

Elle a également demandé à ses amis, José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL et réalisateur du coffret "Les Voix de la Guerre 1939-1945", et la princesse Vera Obolensky, parente de la princesse Vicky Obolensky, émigrée russe membre des Forces Françaises Libres décapitée par les allemands en 1944 (dont une partie de la famille vécut à Chatou dans l'entre-deux-guerres incidemment à quelques mètres de la maison du futur commandant Torset route de Montesson actuelle rue du général Leclerc), de participer à la cérémonie.  

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De droite à gauche, Alain Hamet, président de l'Amicale des Résistants et Fusillés et de l'Union Nationale des Combattants de Chatou, organisateur de la cérémonie, la princesse Vera Obolensky et José Sourillan, ancien directeur des Archives de RTL, réalisateur de radio et de télévision. Après un cortège sous une chaleur accablante, les bancs des jardins de l'hôtel de ville furent les bienvenus.

 

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Jean-Noel Roset, administrateur de Chatou Notre Ville, membre de l'UNC & du Souvenir Français, Annick Couespel, déléguée aux familles de l'Amicale des 27 Martyrs et sœur du résistant assassiné André Couespel, José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL, auteur du coffret "Les Voix de la Guerre 1939-1945", Pierre Arrivetz, président de l'association, conseiller municipal, Valentin Afanassiev, peintre, descendant d'un ancien conseiller aux affaires européennes de Nicolas II, et son épouse, la princesse Vera Obolensky, parente de la princesse Vicky Obolensky, membre des Forces Françaises Libres, assassinée par les allemands en 1944.

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Dans le petit salon de l'hôtel de ville avec Dominique Moreau , passionné d'histoire venu du Vésinet et à sa droite, Lucien Ruchet, trésorier de l'Amicale des 27 Martyrs.

En effet, si les morts ne parlent pas, la France est  aujourd’hui libre parce que nombre de soldats de l’ombre, hommes et femmes de tous les âges, de toutes les couleurs, de tous les couches sociales, ont porté les armes dans l’espoir de vaincre la barbarie pour un monde meilleur.

Ainsi, l’hommage rendu à Chatou avançait avec lui l’esprit du devoir et d’une reconnaissance unanime envers ceux qui sont morts pour sa libération. A notre tour de remercier tous ceux qui ont bien voulu s’y associer. 

 

Voir le reportage d'Yvelines Première

sur la manifestation, appuyez sur le lien ci-dessous :

http://www.yvelines1.com/les-plus-societe/reportage-lhomm...

 

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LE GENERAL DE GAULLE LE 26 AOUT 1944

SOUS L'ARC DE TRIOMPHE

ENTOURE DES CHEFS RESISTANTS.

"Eh bien ! nous y voilà. c'est maintenant le moment d'être ce que nous voulons être et de montrer ce que nous sommes. Il s'agit d'empoigner la corde et de remonter la pente à la force de nos poignets."

 

² Les usines Pathé-Marconi (notre cliché du cimetière des Landes le 28 août 1944) pressèrent divers disques du "Chant des Partisans" (en 78 tours Garde Républicaine, Germaine Sablon, Gilbert Moryn chez Columbia et Pathé). Mais au lendemain de la guerre, la firme s'adressa à son auteur, Anna Marly (émigrée de l'aristocratie russe née le 30 octobre 1917 à Pétrograd et morte le 15 février 2006 à Palmer en Alaska), pour l'enregistrer selon l'extrait de la lettre ci-jointe aimablement communiquée par Monsieur José Sourillan

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05/09/2014

25 AOUT 2014 : 70 ANS DES 27 MARTYRS DE CHATOU

Le 25 août 2014, une cérémonie d'abord privée et familiale a été organisée. On la doit à l'énergique déploiement de l'Amicale des 27 Résistants et FFI qui a pu réunir sept familles sur celles des 27 résistants assassinés sur dénonciation au château de la Pièce d'Eau.

Monsieur Alain Hamet, président de l'Amicale et petit-fils du commandant Torset qui dirigeait le cortège, s'est rendu sur la stèle de Raymond Acquart, rue Marcellin Berthelot, où celui-ci avait été tué le 23 août 1944 et où une gerbe a été déposée par les enfants des familles présentes.

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Le cortège s'est ensuite rendu avenue des 27 Martyrs où la stèle du commandant Bonet-Lacotte, chef de la résistance de la Région, a été fleurie. Nous avons eu la permission de prendre cette photo des familles présentes des résistants, photo, qui, nous l'espérons, restera comme un témoignage pour l'histoire.

 

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La délégation a continué son chemin vers l'entrée du château de la Pièce d'Eau, lieu du massacre. Monsieur Lucien Ruchet, porte-drapeau et administrateur de l'Amicale, a rendu les honneurs.

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Puis la délégation a repris la route jusqu'au cimetière rue des Landes où les enfants des familles se sont inclinés devant le monument des 27 Martyrs.

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Une allocution a été prononcée au retour dans les jardins de l'Hôtel de Ville en présence de Monsieur Christian Faur, délégué aux Anciens Combattants et avec la lecture d'un poème de Madame Annick Couespel, descendante de l'un des fusillés. On aperçoit sur le deuxième cliché ci-dessous le monument des 27 Résistants qui avait été réalisé en 1947 par Madame Cotelle-Clère, artiste sculpteur de Chatou qui vécut 63 avenue Foch puis devint notamment présidente du Salon de l'Ecole Française. 

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Enfin, la cérémonie s'est achevée par le départ en car et le dépôt d'une gerbe sous l'Arc de Triomphe sous la conduite d'un officier de l'Armée de l'Air.

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Ainsi le sacrifice des 27 Résistants de Chatou, le second massacre en Ile-de-France à la Libération devant lequel la France s'indigna, n'est-il pas oublié.

 

DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2014, les cérémonies officielles des 70 ans de la Libération de Chatou se dérouleront comme suit :

- messe à 9h30 à l'église Notre-Dame

- commémoration dans le jardin de l'hôtel de ville à 10h30

- cérémonie au cimetière des Landes à 11h15

- réception à l'hôtel de ville à 12h30

L'association annonce la venue de la princesse Vera Obolensky, dont l'un des membres de la famille fut assassiné pour avoir été membre de la Résistance * et de Monsieur José Sourillan, ancien directeur des archives de RTL qui fut à l'origine de l'enregistrement de l'affaire des 27 en 2011 dans le cadre du coffret "Les Voix de la Guerre 1939-1945".

 

* Vera Obolensky a été décapitée par les allemands en 1944 alors qu'elle faisait partie des Forces Françaises Libres. Son époux, le prince Obolensky, lui aussi résistant, a été déporté et torturé  par les allemands mais il a survécu et est devenu jusqu'à sa mort en 1979 archiprêtre de la cathédrale orthodoxe de Paris Saint-Jean Nevsky. Selon nos recherches sur le registre du recensement, une partie de la famille Obolensky a vécu pendant l'entre-deux-guerres à Chatou route de Montesson, à quelques mètres de la maison du commandant Torset. Quelques familles de l'émigration russe après la Révolution d'octobre 1917 vécurent en effet à Chatou.

21/08/2014

LE CABINET DE TRAVAIL ET LE BUREAU PAR GEORGES REMON

 

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Bureau d'un administrateur - maison DIM, meubles en palissandre, frise de couleur crème, fauteuil en cuir rouge

 

Le catovien Georges Rémon (1889-1963) est l'homme le plus prolixe de ce blog. Décorateur du début du siècle à la deuxième guerre mondiale, il anima la rubrique des Arts Décoratifs, soit par ses entreprises notamment sur les grands paquebots, soit par ses nombreux articles sur la production et la création dans les arts décoratifs. 

Le temps s'y prêtait merveilleusement puisque quelques années après la victoire de 1918, la France s'offrit le prestige de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925, marquant par là-même qu'une victoire militaire dans un pays exsangue pouvait précéder sa formidable renaissance, et même sa révolution, dans les arts. 

Nous nous permettons ainsi d'évoquer un article de sa main édité dans la revue "L'Art Vivant" du 1er juin 1925 consacré au cabinet de travail qui nous a paru très évocateur de son époque: 

"L’homme d’affaires est un homme pressé. C’est surtout un homme précis. Son cabinet de travail et de réception  doit donner une impression d’ordre, de méthode, de netteté.

Il serait trop aisé de décrire tour à tour, afin de les mieux opposer, un bureau d’homme d’affaires  du bon vieux temps, comme un Balzac, ou un Dickens se seraient plu à en détailler le troublant fouillis et celui qui convient à un administrateur imbu des sobres pratiques à l’américaine.

Point de dossiers  et de liasses en désordre, de paperasse à la traîne, point de ces lamentables cartons verts que nos administrations publiques seront bientôt seules à vouloir tolérer.

 
Dans une pièce où l’air et la lumière circulent librement, les meubles devront être nets, et les moins heureux ne seront sans doute pas ces classeurs ingénieusement disposés et répartis, en chêne transparent vernis, ou encore ces bureaux admirablement agencés , répondant de façon parfaite à leur destination même, et dont la conception suit, peut-on dire, des données d’une rigueur toute scientifique.

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Bibliothèque maison DIM en acajou satiné ciré

 

Mais parce que les solutions à adopter sont des plus rigoureuses, la recherche en devait déduire et tenter nos décorateurs amis de la simplicité et que n’effraie pas l’apparent paradoxe de communiquer à une idée empreinte d’une sécheresse toute géométrique, par d’adroits et quasi insensibles correctifs, ce charme tout particulier qui s’attache à tout ce qui satisfait pleinement la raison.

Nous signalions naguère le cabinet de l’administrateur des ateliers DIM comme réalisant d’une manière ensemble ingénieuse et confortable le problème de l’installation de bureau moderne.

 

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Meuble secrétaire en ébène macassar verni, filet d'ivoire - maison DIM

 

En voici maintenant un autre, que nous estimons également très réussi, œuvre de Francis Jourdain. C’est le bureau d’un directeur, réduit à sa plus simple expression et dont l’agrément certain vient, à coup sûr, de quantités de petits détails observés avec une jalouse et méticuleuse attention. Ce sont les bureaux de de forme carrée reposant sur des pieds de boule qui en atténuent la rigidité ; c’est le dessin des sièges, fauteuils et chaises, qui, en dépit de l’inscription murale invitant le visiteur à être bref, n’entendent pas commettre cette impolitesse d’être inconfortables ; c’est encore la présence d’un tapis dont la tonalité discrète réchauffe cependant l’aspect plutôt frigide des parois nues. Et j’aime aussi la forme choisie pour le plafonnier et l’abat-jour de la lampe de bureau. Cet ensemble constitue une heureuse synthèse. Nous en proposerons d’autres exemples dont nous aimons le parti de simplification ordonnée avec goût.

Dans une lettre adressée à la Grande Mademoiselle, Madame de Motteville, contemporaine des Précieuses, écrivait : « je voudrais que dans toutes les petites maisons il y eut des chambres lambrissées de bois tout uni et dont le seul ornement serait la netteté, et que chacun de nous eût un cabinet qui, selon vos ordres, belle Amelinte, fût rempli  de livres ».

Ce n’est pas de la bibliothèque féminine que nous voulons parler mais du bureau que les femmes de jour conçoivent comme un meuble élégant, laissant au Grand Siècle le goût de la pédanterie chez les femmes.

Nos décorateurs ne sont plus à chercher des bureaux et de secrétaires, aimables de lignes et de couleurs, qui prendront place dans le petit salon ou le boudoir de Madame, sans toutefois revêtir un caractère frivole.

Tel celui de Marcel Charpentier, prévu pour un coin de boudoir, pièce finement dessinée, laquée noir avec panneaux en aventurine or.

 

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Bureau des ateliers Marcel Charpentier - meubles en loupe d'orme et noyer ciré, fauteuil en cuir

 

Tel encore le bureau en amaranthe et bois noir, avec marqueterie, de Maurice Dufrene.

Et tel surtout le secrétaire édité par DIM, meuble précieux en ébène macassar verni, avec filets d’ivoire.

Ces meubles attestent que si nos décorateurs savent, s’il le faut, s’astreindre à respecter la rigueur géométrique d’un ensemble, ils n’en ont pas moins, quand il s’agit de décorer de la demeure féminine le souci de montrer tels qu’ils sont, épris d’élégance et de distinction.

Georges Rémon

"L'Art Vivant" - 1er juin 1925

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09/08/2014

A CROISSY, LE CINEMA AVAIT UN TICKET

 

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A Croissy , un rendez-vous culturel  à grand succès (plus de mille visiteurs) s’est tenu du 25 juin au 6 juillet 2014 dans les pièces du château Chanorier , château  au sujet duquel on ne se lassera pas de rappeler que sa conservation et sa rénovation ont donné un nouvel élan culturel à la ville, cette dernière étant aujourd’hui débordée par les manifestations des entreprises bénévoles. 

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En l’occurrence, il s’agissait d’une exposition sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui, mettant particulièrement en valeur l’entreprise des frères Pathé (qui rayonna à Chatou pendant près d’un siècle pour l’industrie phonographique ) ainsi qu’un acteur ayant vécu à Croissy, Robert Berri, habitant de la rue des Pâquerettes de 1964 à sa mort, spécialisé dans les rôles de "dur" du cinéma d’après-guerre.

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L’œuvre appartient à la Mémoire de Croissy et à son administratrice de talent, Madame Catherine Ladauge, qui a entrepris toutes les démarches pour aboutir. 

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Madame Catherine Ladauge, organisatrice de l'exposition, posant devant une affiche mémorable : l'un des films de Charlie Chaplin réalisé par Pathé, premier empire mondial du cinéma jusqu'en 1918, qui avait promu l'acteur.

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Non seulement une exposition documentaire très vaste alimentée par des collections privées a été réalisée mais encore le montage et la diffusion de films à la manière des films muets ou actuels ainsi que des dessins animés ont été conçus avec la participation des enseignants et des enfants des écoles de la ville.   

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Parmi les bienfaiteurs de l’exposition, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé dont le service documentaire a décuplé sous l’habile direction de Madame Stéphanie Salmon, les collections Claude Baratin et François Binetruy, la ville de Chevry-Cossigny (où Charles Pathé posséda un château), le Cinéma s’Expose , La Marmite espace Chanorier, TAC Chanorier , wikipedia commons.

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On ne nous enlèvera pas un pincement de cœur à la pensée de ce que fut Pathé et de ce qu’aurait pu être Pathé pour Chatou avec une politique moins fixée dans la table rase du patrimoine industriel.

Rappelons également que notre association a demandé un circuit historique à thèmes pour Chatou depuis plusieurs années, le cinéma ayant été sa première proposition détaillée.

Deux ouvrages ci-dessous ont rapporté à partir des archives l’aventure si complexe et souvent difficile des frères Pathé à qui l’universalité est heureusement acquise. Notons qu’en russe, le phonographe est appelé « pathéphone ».

 Sur le cinéma : 

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éditions Taillandier

Sur le phonographe :

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éditions Chatou Notre Ville

 

On peut  dire aujourd’hui que la ville de Croissy-sur-Seine a su reconnaître la valeur de son patrimoine et lui donner une vie nouvelle en laissant une liberté aux associations pour l’organisation de manifestations. De son côté, la Mémoire de Croissy a marqué son intérêt pour la diffusion du patrimoine artistique en direction de toutes les générations. Bravo aux organisateurs de l’exposition pour leur labeur et leur dynamisme.

 

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16/07/2014

BELANGER (1744-1818), L'ARCHITECTE DE L'ELEGANCE

En prenant l’avenue Foch, vous croiserez au bas du boulevard de la République deux pavillons d'entrée donnant sur le château de la Faisanderie, demeure du Second Empire érigée à la place d’un pavillon de chasse construit par François-Joseph Belanger, architecte des Menus-Plaisirs de la cour de Louis XVI.

Né le 12 avril 1744 à Paris, Belanger fut l’auteur de jardins et pavillons très élégants qui firent sa fortune, notamment le parc de Bagatelle qu’il réalisa pour le comte d’Artois dont il était devenu le Premier architecte en 1777. Il fut également l’architecte de Beaumarchais qui lui fit faire son jardin. Quelques aquarelles de sa main en ont conservé témoignage.

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Aquarelles de Belanger représentant le jardin qu'il avait dessiné pour Beaumarchais porte Saint-Antoine - aquarelles vers 1789 - source : Bibliothèque Nationale de France - Gallica.Fr

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Emprisonné sous la Révolution, Belanger évita l’exécution grâce à la chute de Robespierre. Libre et réhabilité, il devint commissaire de la commune et put rencontrer en 1795 le fils de Louis XVI à la Prison du Temple. Sur sa permission, il exécuta le portrait de l’enfant. Il donna ainsi sans le savoir la dernière image du malheureux dauphin qui devait mourir quelques jours plus tard.  Belanger fit alors réaliser son buste par le sculpteur Beaumont.

Sous l’Empire, Belanger réalisa une coupole en cuivre pour la Halle aux Blés en 1811, afin de protéger le bâtiment de l’incendie.

En 1814, âgé de 70 ans, François-Joseph Bélanger accueillit avec joie le retour des Bourbons pour la rentrée desquels il exécuta en treize jours une statue équestre en plâtre d’Henri IV sur le Pont-Neuf destinée à remplacer la précédente, détruite sous la Révolution. Le comte d’Artois (futur Charles X), qui n’avait rien oublié après  vingt-cinq ans d’exil, le nomma intendant de ses bâtiments et le fit chevalier de la Légion d’Honneur. Belanger eut peut-être le sentiment d’une injustice réparée. Ses œuvres firent également merveille en Angleterre mais à la suite de destructions, seuls quelques très beaux plans en attestent encore. François-Joseph Belanger s’éteignit le 1er mai 1818.

En France, le château de Maisons-Laffitte, le parc de Bagatelle et les deux pavillons d'entrée du château de la Faisanderie à Chatou portent sa signature. C’est en 1783 qu’il en donna les plans au comte d’Artois, alors propriétaire des garennes du Vésinet qui s’étendaient jusqu’au Pecq.

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Les pavillons de Belanger avenue de Saint-Germain dans leur état originel avant 1914 - collection de l'auteur

 

Les pavillons ont été sérieusement abîmés au XXème siècle. Celui qui abrita longtemps un restaurant fut défiguré dès les années vingt cependant que son pendant a fait l’objet de travaux masquant à jamais son décor de briques. Relevant les vestiges du patrimoine du XVIIIème siècle dans ses ouvrages sur Chatou, Monsieur Jacques Catinat, maire de la ville de 1971 à 1979, s’enquit d’obtenir leur inscription à l’Inventaire des Monuments Historiques. La décision de l’Etat intervînt en 1977. Leur démolition a été évitée jusqu’ici mais reverra-t-on jamais le dessin de Belanger réapparaître sous le voile des dénaturations successives ?

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Les pavillons de Belanger avenue Foch, après 1920. Le pavillon de droite a été défiguré et les deux pavillons ont perdu leurs oeils de bœuf en toiture - collection de l'auteur

 

15/07/2014

L'USINE NOUVELLE VUE DES ARTS DECORATIFS, PAR GEORGES REMON

 

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 L'usine des parfums Phebel à Puteaux (1930) - Le quai de débarquement

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L’usine de l’entre-deux-guerres a subi des transformations qui l’ont éloignée des monuments du XIXème siècle. Le dernier grand style qui leur aura été imprimé est celui des Arts Décoratifs dont le catovien Georges Rémon (1889-1963) a donné un exemple intéressant dans un article consacré à la nouvelle usine des parfums Phebel à Puteaux (1930).  

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L'usine des parfums Phebel à Puteaux (1930) - Vue de la salle des lotions

« J’imagine aisément la satisfaction avec laquelle un esprit clair, méthodique et décidé tel que le jeune et excellent architecte R. Nicolas a dû entreprendre l’étude du programme qui lui fut soumis pour la fabrique de produits de beauté Phebel  Puteaux : l’édification d’un bâtiment contenant des locaux usiniers mais conservant cependant dans sa presque totalité l’apparence et l’allure d’une maison d’habitation.

Préoccupation qui venait fort opportunément tempérer sans toutefois l’adultérer, la distinction essentielle de cet ensemble et y introduire une nuance plus agréable, l’usine étant également appelée à recevoir une clientèle pour qui un aimable accueil doit être ménagé.

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L'usine des parfums Phebel à Puteaux (1930) - Vue générale

On trouvera une autre terrasse au-dessus des balcons de réception (illustration ci-dessous). Ceux-ci occupent le bâtiment semi-circulaire qui fait pendant à la direction et qui prend jour par une longue baie vitré.

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Le seul examen des reproductions dont s’accompagne notre article montre avec quelle liberté l’architecte a su capter et distribuer la lumière au moyen d’ouvertures construites soit en hauteur soit longitudinalement tout en conservant dans cet organisme bien articulé, le sentiment des justes proportions et du rythme indispensables.

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L'usine des parfums Phebel à Puteaux (1930)

Vue d'ensemble de la cour et jardins

 

Le souci de l’exacte mise en place de chacune des parties, l’obligation de satisfaire aux vœux déjà signalés : urgence d’un contrôle, nécessité d’effectuer une liaison rapide entre les divers services, laboratoires, locaux de fabrication de manutention, étuves, etc, le désir de conserver à l’ensemble une atmosphère de confortable habitabilité, tout cela s’équilibre en un tout harmonieux, logiquement conçu et réalisé avec une louable et magnifique aisance et un bonheur singulier. »

Georges Rémon – Mobilier et Décoration - 1930

 

09/07/2014

70 ANS DE L'ASSASSINAT DE GEORGES MANDEL

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Le 7 juillet 2014, l'association a déposé une gerbe au cimetière de Passy sur la tombe du ministre Georges Mandel, abattu par la Milice 70 ans plus tôt, né à Chatou le 5 juin 1885.

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Cliché de Georges Mandel publié en 1939 mais datant probablement du début des années trente.

 

Discours prononcé par Pierre Arrivetz, président de l'association 

 

"Georges Mandel est né à Chatou à l’actuel 10 avenue du général Sarrail le 5 juin 1885. Cet homme au profil atypique devint le chef de cabinet de Georges Clemenceau lors de son ministère de 1917 à 1920 qui mena la France vers la victoire.

Député indépendant de 1919 à 1924 puis de 1928 à 1940, Georges Mandel  fit de l’efficacité une idée au pouvoir dans un régime marqué par la démission, une efficacité traduite dans son action au ministère des PTT de 1934 à 1936, puis au ministère des Colonies de 1938 à 1940, enfin dans les quelques jours de son passage au ministère de l’Intérieur en juin 1940.

Emprisonné par le régime de Vichy, il fut abattu par la Milice sur complicité allemande le 7 juillet 1944, un mois après le Débarquement sur les plages de Normandie. 

Pourquoi lui rendre hommage lors de ce 70 ème anniversaire de la Libération de la France ? parce que Georges Mandel convainquit le 13 juin 1940 le général de Gaulle de poursuivre la lutte, qu’il mourut pour son patriotisme en refusant à deux reprises l’évasion vers l’Angleterre en 1940 et  demanda sans cesse à poursuivre le combat de la France dans les Colonies. 

Il avait en effet commencé à les réarmer, y avait nommé plusieurs gouverneurs d’opinion résistante qui rejoignirent la France Libre malgré la pression contraire des évènements : Felix Eboué au Tchad, le général Catroux en Indochine, Louis Bonvin aux Indes Françaises.

En Afrique du Nord, le général Noguès, résident général nommé sous le Front Populaire et maintenu par Georges Mandel , télégraphia le 17 juin 1940 au gouvernement Pétain vouloir continuer la lutte aux côtés de la Marine française, alors la 4ème du monde, gageant pour certains des succès en Méditerranée notamment contre l’Italie ainsi que d’importantes difficultés pour l’Allemagne de prendre le contrôle de cette zone face à la coalition navale et aérienne franco-britannique et ce, alors que 700 avions neufs lui avaient été livrés de la métropole. La trahison de l’amiral Darlan, chef de la Marine française, se chargea de briser cette opportunité.

Mais les faits donnèrent raison au ministre Mandel : les premiers pas de la Libération et la renaissance militaire de la France se firent dans les Colonies, l’Afrique du Nord le 8 novembre 1942 où se déroula le premier débarquement américain et où s’organisa le 1er août 1943 par la fusion des Forces Françaises Libres et de l’armée coloniale une armée française de 350.000 hommes qui bientôt libéra le sol de la Corse, de la Provence et de l’Italie.

Peu d’hommes politiques de la IIIème République ont payé de leur sang la tragédie de la Seconde Guerre Mondiale. L’ancien chef de cabinet de Clemenceau et ministre Georges Mandel, ennemi clairvoyant et redoutable du nazisme que Churchill réclamait à ses côtés, fut pourtant de ceux-là.

Sa petite patrie d’adoption, Chatou, est fière de lui rendre aujourd’hui l’hommage de la résistance et de la libération de la France."

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04/07/2014

PARIS 1900 : QUAND PARIS CELEBRE PARIS

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C'est la seconde fois que nous évoquons une exposition parisienne sans rapport avec Chatou. Mais notre conviction est faite : les habitants de la Boucle de Seine devraient aller au Petit Palais conquérir  l'exposition "Paris 1900" ouverte jusqu'au 17 août 2014, l'évocation d'un moment de gloire et d'histoire pour la France.

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Paris en 1900 fut l'apogée de la France à la Belle Epoque, une sorte de carnet de bal du monde submergé par la création et le progrès dans tous les domaines. L'exposition du Petit Palais le rappelle, et présentant l'exposition universelle de Paris, offre au visiteur un regard noyé dans le faste conçu par nos aïeuls, débauche de prestige, de mode  et de fantastique poussée à un point tel que la sidération  et le sentiment de l'irréel guettent le visiteur sur l'existence même de ce qu'ils ont pu voir et de ce qui a pu exister.

La visite laisse en effet sans voix sur le symbole d'une réussite époustouflante : art, industrie, enseignement... la France était donnée pour la référence du monde et Paris, coeur battant d'une nation épanouie, affichait le spectacle permanent d'un pays brillant du passé et de l'avenir.

Le Petit Palais dont le décor est en lui-même la quintessence de l'Exposition Universelle de 1900 pour laquelle il fut construit, permet de goûter à l'ambiance de l'époque. Il accueille également les visiteurs dans un espace de restauration de grande qualité face à un jardin intérieur où fut tourné  il y a quelques années pour les chaînes du monde entier "La Traviata", achevant un moment de dépaysement incomparable.

Plus qu'une exposition, "Paris 1900" est une inspiration qui fait honneur à la France.

 

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Les fenêtres du Petit Palais s'illuminent d'un décor changeant de couleur et scintillant dans la nuit de l'Exposition Universelle 1900.

 

P.S : le film projeté des Frères Lumières sur l'inauguration de l'exposition laisse apparaître un homme qui s'adresse furtivement à Emile Loubet président de la République. Ne ressemble-t-il pas farouchement à Maurice Berteaux, député-maire de Chatou et ténor millionnaire du parti radial-socialiste ? 

 

 

 

22/06/2014

ASSEMBLEE GENERALE 2014

 

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Nous rappelons à nos adhérents

que l'assemblée générale ordinaire

de l'association Chatou Notre Ville

aura lieu exceptionnellement

 le VENDREDI 27 JUIN 2014 à 20h30

15 bis avenue Victor Hugo

à Chatou.

 

 

 

Ordre du jour :

 

Adoption de l’ordre du jour

 

Approbation du compte-rendu

d’assemblée générale du 24 février 2013

 

Rapport financier

 

Rapport moral

 

Election du conseil d’administration

 

(Membres actuels du conseil d'administration: Pierre Arrivetz, président (fondateur), Arnaud Muller, vice-président, François Nicol, trésorier, Olivier Becquey, secrétaire, Suzanne Blache, secrétaire-adjointe, Véronique Pecheraux, Nathalie Nordin, Bernard Bourquin, Lars  Nordin, Michel Cazals de Fabel, Evelyne Du Pan, Philippe Storm, Martine Poyer (fondatrice), Jean-Claude Roekens (fondateur), Lee Neumann, administrateurs)

 

Candidatures nouvelles : Elie Marcuse, Paul Victoor, Dominique Sevin, Marc et Monique Héritier, Jean-Noël Roset, Gabriel Lenoir. Rappel : le conseil d’administration élit son bureau.

 

Actions pour 2014 (20 ans de l’association…)

 

Questions diverses

 

Diaporama

 

Buffetvente revues, livres et disques

 

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20/06/2014

MAXIME LAUBEUF (1864-1939), HONORE PENDANT LA DROLE DE GUERRE

Janvier 1940 : il ne se passe rien en France. La Pologne a été écrasée par l’Allemagne et l’URSS, ses classes dirigeantes sont déportées ou assassinées, la Finlande héroïque offre une résistance inouïe aux armées soviétiques, on réfléchit à la secourir, mais finalement on attend.

 

L'aviation est inexploitée,  l'artillerie déclassée, les munitions insuffisantes,  l'infanterie chargée comme une mule, l'état-major périmé, la ligne Maginot jugée infranchissable mais non prolongée jusqu’à son terme pour ne pas vexer la neutralité de la Belgique.

 

Seule la marine française représente un corps de première classe. Devenue la quatrième du monde et la seconde en Europe, elle est précisément appelée à ne jouer aucun rôle sur un théâtre d’opérations continental. Hitler, qui n’a plus de front à l’est, prépare en toute quiétude l’invasion de la France et de la Belgique.

 

Les Français, otages des erreurs stratégiques de leurs gouvernements et de leurs chefs militaires depuis dix ans, de leurs batailles intérieures qui ont occulté l’essentiel, vivent les appels à la gloire passée. Chatou, commune de 11.000 habitants, commémore.

 

Le 21 janvier 1940, un hommage est rendu à l’un de nos grands hommes : Maxime Laubeuf (illustration ci-dessous), mort le 23 décembre 1939, parent du catovien François Laubeuf, maire célèbre pour sa conduite pendant la guerre de 1870, fondateur d’une grande entreprise de la ville.

 

Maxime Laubeuf a mis au point une invention dont la postérité n’a pas mérité les refus de pension de retraite qui lui ont été adressés. Selon la tradition orale de la famille, il a abrité un temps les plans de son invention dans les ateliers de Chatou pour échapper à un entourage qu'il suspectait.

 

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Le maire, Jules Ramas, prend la parole : "Maxime Laubeuf, ancien ingénieur en chef des arsenaux de la marine  de Guerre, mort fin décembre 1939, était né à Poissy  en 1864 et, fils d’Alexandre Laubeuf, maître charpentier, il était le petit-neveu de François Laubeuf, qui assumant en 1870-1871 les fonctions de maire de Chatou, aurait été fusillé par les allemands s’il n’eut été sauvé par l’intervention héroïque de l’abbé Borreau, curé de la ville. Maxime Laubeuf était apparenté comme petit cousin issu de germain, aux familles Laubeuf et Médard qui résident toujours à Chatou, et deux fils lui survivent."

 

Au nom de tous, le Maire leur exprima ses condoléances.  Il résuma ensuite la carrière de Maxime Laubeuf :

 

"Entré jeune au collège Chaptal, il fut reçu dans les premiers à Polytechnique où il sortit idéalement dans les premiers en 1883. En 1887, il était nommé sous-ingénieur de la Marine. En 1891, il était ingénieur. En 1900, il fut désigné comme ingénieur en chef des arsenaux de la Marine de Guerre. Il se distingua en 1898, lors d’un concours pour l’élaboration d’un torpilleur pouvant naviguer sous l’eau en présentant le projet du submersible « Le Narval » qui fut primé et adopté de sorte qu’il est juste de reconnaître en lui le premier constructeur de sous-marin doté des qualités militaires indispensables.

 

De 1900 à 1904, il remplit de nombreuses missions à l’étranger, au titre de la Marine. Dés 1904, des chantiers placés sous sa direction sortirent : « le Nautilus », « le Farfadet », « le Pluviôse » etc…En 1906, il quitta le service actif pour se consacrer aux études de submersibles et torpilleurs. A deux reprises, en 1900 et 1908, il fut lauréat de l’Académie des Sciences dont il devint membre  jusqu’en 1920. En 1914, il reprit du service actif jusqu’à la fin des hostilités et continua ultérieurement une vie tout entière consacrée au travail et à l’étude. »

 

Le 23 novembre 1898, le premier sous-marin de combat de l'histoire maritime avait été mis en service sur les plans de l’ingénieur Maxime Laubeuf. Le « Narval » avait une double coque, l’intervalle étant occupé par des ballasts dont le remplissement permettait la plongée. La force motrice pour la navigation en surface était basée sur une machine à vapeur et la navigation sous-marine sur un moteur électrique. Il disposait d’une autonomie de 500 milles en surface et complète en plongée grâce au rechargement des batteries.

 

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Le Narval, premier sous-marin autonome de combat conçu par Maxime Laubeuf
 
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Le Farfadet, conçu par Maxime Laubeuf et lancé en 1912
 
 
 

A l"unanimité, le conseil municipal de Chatou décida le 21 janvier 1940 de donner le nom de Maxime Laubeuf au quai de Seine entre le pont de chemin de fer et Croissy.

 

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L'ancien chemin de halage vers Croissy 
et ses villas de villégiature du Second Empire dans le style chalet
 fut rebaptisé quai Maxime Laubeuf le 21 janvier 1940 
 
 
 
 
 
 
En janvier 1940, la Marine faisait honneur à Maxime Laubeuf. Comptant 7 cuirassés, 2 porte-aéronefs, 19 croiseurs, 32 contre-torpilleurs, 38 torpilleurs, 77 sous-marins, elle représentait la seule arme avantageuse pour la France.
 
Entre la déclaration de guerre du 3 septembre 1939 et l'Armistice du 22 juin 1940, la Marine escorta entre Brest et la Méditerranée 175 convois français rassemblant 1.457 navires marchands dont 7 seulement furent coulés par l'Allemagne. Elle se distingua également par la protection de 56 convois anglais et alliés représentant 2.157 navires marchands. L'Armistice, l'agression anglaise de Mers-El-Kébir (3 juillet 1940 - 1.380 morts), le sabordage de Toulon, mirent fin  à l'espoir d'une marine résistant tout entière à l'occupant.
 
 
 
Sources :
 
- Registre des délibérations du conseil municipal
- France Illustration du 1er janvier 1949 (Le Monde Illustré)
- Vingt ans de politique navale - Espagnac du Ravay (Editions Arthaud)