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09/10/2009

L'URBANISATION DE CHATOU 1920-1940

Au sortir de la Première Guerre, Chatou continuait de vendre ses charmes de cité de villégiature. La clientèle avait changé, les moyens et les besoins aussi. Finies les grandes villas de maître de la Belle Epoque en pierre de taille, décor de briques et toiture Mansart. La "démocratisation" de l'habitation individuelle, apparue vers 1880, trouva un nouveau souffle dans le pavillon de banlieue, devenu un luxe aujourd'hui. Les architectes se tournèrent vers des matèriaux plus économiques, la pierre meulière et le béton, tout en cherchant à maintenir un style décoratif en façade illustré par l'emploi de céramiques, pans de bois, balustrades en fer forgé. Parmi les lotissements, le Parc de Chatou fut en enfin créé aprés deux tentatives avortées à la veille des guerres de 1870 et 1914 et une société civile, la société Pharos, constituée en 1925 pour la gestion de ses voies. 

 

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Pavillon 1936 rue des Champagnes par l'architecte Gustave Marandon
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Pavillon 1932 rue de la Faisanderie par l'architecte A.Morosolli 
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Rare affiche du lotissement du Parc de Chatou en 1913
Collection Wilbert avec nos remerciements
SITE VILLA avenue Adrien Moisant 20 (1925) 2.gif
Aspect du péristyle florentin de la villa 1920
du 20 avenue Adrien Moisant dans le Parc de Chatou
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Quelques-uns des pavillons "bon marché" édifiés entre 1928 et 1932 rue Clos du Verger avec les aides publiques prévues par la loi Loucheur de 1928
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28/09/2009

LA PIECE D'EAU

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15/09/2009

VESTIGES DE LA COLLABORATION

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Né en 1894, fils d’instituteurs devenu fonctionnaire colonial, Pierre Boisson assuma les plus hauts postes dans les années trente et à la veille de la deuxième guerre mondiale, ne pouvait être suspecté de sympathie pour l’ennemi. Haut-commissaire de la République française à Yaoundé en 1936, il  fit avorter les tentatives allemandes de pénétration au Cameroun. Nommé gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française du 29 octobre 1938 au 10 août 1939 puis gouverneur de l’Afrique Equatoriale Française le 3 septembre 1939 par le ministre des Colonies né à Chatou, Georges Mandel, il tenta en vain en juin 1940 de constituer un bloc africain contre l’Allemagne aux côtés de l’Angleterre.

 

Nommé de nouveau le 25 juin 1940 gouverneur de l’Afrique Occidentale Française mais cette fois par le gouvernement Pétain, il changea d’attitude et comme quantité de responsables, poursuivit avec aveuglement jusqu’en 1942 une politique fidèle à Vichy tout en s’opposant aux desiderata de Laval d’autoriser  l‘armée allemande à prendre pied dans le vaste territoire qu’il administrait. Il fit notamment échouer le débarquement anglo-gaulliste de Dakar en septembre 1940, persécuta les gaullistes et les communistes, créa la Légion française des combattants d'Afrique, fit appliquer les lois de Vichy sur les juifs et les francs-maçons bien qu’une certaine tiédeur dans les sanctions contre ces derniers fit son impopularité dans les milieux collaborationnistes. Le débarquement américain en Afrique du Nord le rallia à la cause des Alliés que le général de Gaulle trouva à juste titre bien mal avisés de s’adjoindre ses services  même si le gouverneur général tentait de faire oublier ses « exploits » passés en augmentant la production agricole pour les armées de la Libération en Afrique.

 

A la suite du départ du général Giraud en 1943 du Comité Français de Libération Nationale, Pierre Boisson donna sa démission le 13 juillet 1943. Il fut convoqué en novembre 1943 devant une commission d’épuration, mis en résidence surveillée à Alger, inculpé par le Tribunal militaire d’Alger et révoqué sans pension en octobre 1944. Transféré en France en mars 1945, il fut autorisé à résider chez lui à Chatou en raison de ses problèmes de santé. Condamné à l’indignité nationale par la Haute Cour de Justice, il mourut quelques mois plus tard à son domicile du 63 rue des Cormiers le 20 juillet 1948. L'acte de décès fut signé par Jean-Louis Marie Fournier, adjoint du maire Henry Vercken, et Pierre Emile Aubert, gouverneur des Colonies, retraité, Officier de la Légion d'Honneur. Cet épisode de l’après-guerre prend de nouveau Chatou à témoin dans la pèriode de la Collaboration.

 

 

 

Acte de décès de Pierre Boisson: source Etat-Civil de Chatou

09/09/2009

IMAGES DE LA VILLEGIATURE

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Un kiosque à Chatou - "L'architecture pittoresque au XIXème siècle. Recueil de villas, pavillons, écuries, kiosques, volières, parcs et jardins". Edition A.Levy 1877 - Architecte : Mercier
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Villa par l'architecte catovien Eugène Bardon (1843-1901) pour le maire de Chatou Ernest Bousson (1878-1887) - Parc de Chatou - "Revue Générale de l'Architecture et des Travaux Publics" (1885)
 
 
"La vue perspective de cette villa, telle qu'on la voit sur notre planche, suffit pour donner une idée précise de son effet pittoresque. L'habitation est petite mais heureuse d'aspect ; et on prête volontiers aux maîtres d'un tel logis, la culture raffinée de l'esprit associée à l'opulence. C'est à la Renaissance que notre habile confrère emprunte les principaux motifs de sa décoration mais en cherchant toutefois à satisfaire plutôt à une certaine exception personnelle de l'effet à produire, qu'à s'asservir rigoureusement à l'unité historique. Dans l'oeuvre de Monsieur Bardon, l'architecte l'emporte sur l'archéologue. Comme Molière, il prend son bien où il le trouve. C'est le droit de l'artiste à condition de faire un bon usage de sa récolte et d'introduire l'unité esthétique dans son oeuvre de syncrétisme ecclectique." César Daly - "Revue Générale de l'Architecture et des Travaux Publics (1885)
 
 
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Salle de billard sur les bords de Seine (1876)  Architecte : Emile Leménil, architecte des immeubles de la Plaine Monceau et du Théâtre des Bouffes du Nord, Médaille à l'Exposition Universelle de Paris de 1889 - "Le Recueil d'Architecture"
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07/09/2009

DU NOUVEAU SUR L'HISTOIRE DE CHATOU

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La nouvelle revue historique de l'association
sur la pèriode de Louis-Philippe abordant notamment l'arrivée du train en 1838
- 52 pages -
(12 euros / gratuite pour les adhérents
tél 06 84 07 83 04 - Association Chatou Notre Ville BP.22 78401 Chatou cedex)

05/09/2009

C EST NOUS QU'ON ETAIT LA

CHATOU NOTRE VILLE ETAIT PRESENTE

AU FORUM DES ASSOCIATIONS

DE CHATOU

STADE CORBIN RUE AUGUSTE RENOIR

DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 2009

Avec

 2 revues historiques

2 livres d'histoire sur Chatou

2 cd sur Chatou

1 diaporama sonorisé

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on ne peut plus se le cacher, c'est toujours les mêmes qui sont là ! Suzanne secrétaire-adjointe médaille de la persévérance interdit tout esprit "munichois" susceptible de contaminer l'association. Olivier administrateur a défendu notre cause toute la matinée en tenant le stand. Il a fini sous-alimenté vers 13 heures...
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Visite de Monsieur le Maire à qui l'on doit le stand, on est aimables et on sourit sans pince à linge. Arnaud vice-président a l'air coincé mais c'est lui qui assure une présentation moderne grâce à des montages informatiques, en l'occurrence un diaporama des manifestations de l'association en 2008 très réussi, le président a des goûts rétro insupportables et lorsqu'il ne les impose pas à tout le monde, bourre le mou avec l'histoire de Chatou à toute personne qui entame une discussion ou pose des questions.  
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04/08/2009

LES TIMBRES FONT L'HISTOIRE

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collection Pierre Arrivetz
 
 
Le développement de Chatou en cité de villégiature tout au long du Second Empire permit à la ville de se doter de moyens de communication modernes , tout en bénéficiant de l'abaissement du tarif des communications exigé par Napoléon III.
 
C'est ainsi qu'une convention votée par le conseil municipal le 11 septembre 1869 conduisit à l'installation d'un bureau télégraphique à la gare de Chatou. Chatou louait le local à la Compagnie de l’Ouest, plus gros propriétaire foncier de la commune depuis sa création en 1855. Le premier responsable du bureau jusqu'en 1876 fut une femme, Joséphine Vertel. Le timbre ci-dessus, oblitéré le 29 mars 1870 à la gare de Chatou-Croissy, quelques mois avant la chute de l'Empire, est un timbre pour télégramme expédié du bureau de Chatou.
 
Le bureau du télégraphe fut transféré à l'angle de la route de Saint-Germain (aujourd'hui avenue Foch) et de l'avenue du Chemin de Fer (aujourd'ui avenue Sarrail) en 1877, le local étant jugé « humide et malsain » par le maire par intérim, Paul Girard.
 
Monsieur Philippe Blache, président de l'Association Philatélique de Chatou et des Environs, a remis en perspective à l'occasion de l'exposition sur la gare de Chatou initiée par Chatou Notre Ville (visible actuellement sur le quai Chatou-Paris gare du RER), le régime postal en vigueur de la fin de l'Empire au début des années 1880.
Il s'agit du système des boîtes mobiles, placées à la gare, boîtes postales dont le contenu était vidé pour être emmené dans le train Paris-Saint-Germain. Au cours du trajet, les lettres étaient oblitérées par un convoyeur-station dans un compartiment spécial accueillant le courrier.  Le courrier déposé à Saint-Lazare était ensuite acheminé vers le bureau central de la Bourse de la Poste. 
 
C'est le 17 novembre 1867, sous le mandat de Pierre Dumas, que le conseil municipal de Chatou fit valoir que "pour donner de nouvelles facilités au public, l'administration des postes fait établir dans certaines gares de chemin de fer des boîtes mobiles en tôle dont la levée est faite au moment du passage des trains."
Le conseil approuva alors la pose de deux boîtes mobiles, l'une en gare de Chatou, l'autre dans la station de son hameau du Vésinet (la station avait été ouverte en 1861). Une dépense de 51 francs  fut consentie sur les dépenses imprévues de 1867.
On trouve encore des timbres affranchis pour Chatou sur la ligne Paris-Saint-Germain. Leur oblitération est PSGL pour Paris ou 3638 pour Saint-Germain-en-Laye.
 
Ci-dessous, un timbre normal pour une lettre emmenée sous le système de la buralité de Chatou. L'utilisation des gros chiffres a eu lieu entre 1862 et 1875 (numéro de Chatou 971), celle des petits chiffres (numéro de Chatou 817) entre 1852 et 1862 (source: Philippe Blache).
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Lettre du 26 juillet 1858 envoyée de Chatou
 par Madame Desnoyers, petit chiffre 817
collection Pierre Arrivetz
 
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Timbre affranchi entre 1862 et 1875 (gros chiffre, pour Chatou 971)
collection Pierre Arrivetz
 
Entre 1849, date d'entrée en service du premier timbre en France, et 1852, l'oblitération était un losange. En effet, d'aprés les recherches de Monsieur Blache, la buralité de Chatou, qui avait été supprimée en 1818, finit par être restaurée en juin 1840. On doit au ministre de Louis XV et de Louis XVI et dernier seigneur de Chatou, Henry-Léonard de Bertin, d'avoir instauré un bureau de poste à Chatou en 1780, à une époque où il n'existait que quelques centaines de bureaux.
 
 
 
 
 
Pour en savoir plus sur cette pèriode de Chatou ainsi que la guerre de 1870 et ses conséquences
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240 pages. Disponible par commande
à l'éditeur Alan Sutton
tél 02 47 40 66 00
 
 
A des fins historiques, l'Association Philatélique de Chatou recherche tout type d'affranchissements concernant Chatou. Le président de l'association, Philippe Blache,
est à votre disposition au 01 39 52 53 24.

31/07/2009

USINES PATHE, LE PATRIMOINE DU XXEME SIECLE

Chatou est à la fois le berceau de l'industrie phonographique française en 1898 et le berceau du microsillon en Europe en 1951.

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carte collection Pierre Arrivetz

Cette histoire industrielle singulière a débuté en 1898 lorsque Charles et Emile Pathé, qui avaient fondé leur propre entreprise de phonographe et de cinéma trois ans plus tôt, entrèrent dans les vues d'un investisseur industriel audacieux, Claude Grivolas (1855-1938). Celui-ci les aida à créer une société anonyme et acheta des terrains boulevard de la République à Chatou pour construire leur première usine. Emile Pathé fut le dirigeant de l'industrie phonographique jusqu'à sa mort. Jusqu'en 1907, les bénéfices du phonographe surpassèrent ceux du cinéma et vinrent protéger l'industrie du cinéma de Charles Pathé grâce aux parts détenues par celui-ci dans le phonographe.

En 1928, la Compagnie des Machines Parlantes d'Emile Pathé fut acquise à 40% par les firmes anglaises Columbia et His Master's Voice qui achetèrent les parts de Charles Pathé dans l'industrie d'Emile. La fusion fut à l'origine de la construction de l'usine en béton armé rue Centrale (rue Emile Pathé depuis 1937). Baptisée "Société Générale de Disques", l'usine fut édifiée entre 1929 et 1931 par les plus grands architectes anglais de l'Art Déco, Wallis, Gilbert et Partners. La production y fut de 20 millions de disques par an cependant que le reste du site continuait à produire TSF et gramophones. Les premières télévisions furent fabriquées également sur le site de Chatou jusqu'en 1958.

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Usine Pathé-Marconi de Chatou construite de 1929 à 1930 - cliché ADAGP -JB.Vialles - Répertoire de l'Inventaire Général (1986) DRAC Ile-de-France. L'usine était répertoriée à l'Inventaire mais non classée. Elle a aujourd'hui disparu.
 
 
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cliché Pierre Arrivetz - avant la destruction
 
 
Deux réalisations du cabinet Wallis, Gilbert et Partners, les plus célèbres architectes de l'Art Deco en Angleterre : l'usine Pathé de Chatou (1929) et ci-dessous, l'usine Hoover de Londres (1932).  L'usine Hoover, devenue un siège d'entreprises, accueille des tournages de films d'époque, poursuivant sa longue existence. 
 

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Hoover Building (1932) à Londres par Wallis, Gilbert et Partners - cliché Pierre Coupin (2009) -
 
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Ancienne usine des parfums Coty, par Wallis, Gilbert et Partners, à Brentford dans la banlieue de Londres (1932) - (Copyright © 2005 WLD)
 
 
 
Le 12 décembre 1936, Pathé, Columbia et Gramophone His Master's Voice fondèrent  les industries musicales et électriques (IME) Pathé-Marconi dont Emile Pathé fut le premier président jusqu'à sa mort le 14 avril 1937.  Dans les années 1945-1960, la production absorbée par les IME Pathé-Marconi de Chatou recouvrait les labels Pathé, La Voix de Son Maître, Columbia, Odéon, Capitol, Métro-Goldwyn-Mayer, Cetrasoria, Témoignages, Pathé-Vox, Swing. Trois ans aprés les Etats-Unis, en 1951, l'ingénieur de Pathé-Marconi Pierre Gilloteau y réalisa le premier disque microsillon en Europe grâce à des études menées conjointement par les laboratoires Pathé-Marconi et Péchiney. 

Pas moins de quatre générations de Catoviens et d'habitants de la région travaillèrent sur le site de Chatou jusqu'à ce qu'intervienne une délocalisation en Allemagne en 1990.

 

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Catalogue Pathé-Marconi 1954  - collection Pierre Arrivetz

 

Les milliers d'artistes qui y ont été produits, parmi lesquels Edith Piaf, Charles Trénet,  Tino Rossi, Maria Callas, Enrico Caruso, Frank Sinatra, Maurice Chevalier, Mistinguett, Joséphine Baker, Luis Mariano, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour, Les Beatles, sans compter tous les chefs d'orchestre de musique classique du XXème siècle (Toscanini, Klemperer, Karajan, Ménuhin, Prêtre, Plasson...) et les musiques de films de la M.G.M. (comédies musicales) ont assuré la renommée de l'industrie de Chatou à travers le monde. Il va de soi qu'un musée prestigieux y aurait eu sa place, rassemblant l'histoire des industries phonographiques et cinématographiques, ainsi que cela fut âprement suggéré par l'association.

 Malgré une mobilisation nationale ayant un retentissement médiatique sans précédent à l'initiative de Chatou Notre Ville (TF1, Le Monde, Le Figaro, Le Moniteur...) et la possibilité d'une inversion de l'aménagement avec un terrain communal situé à 300 mètres, la municipalité choisit la destruction totale de l'usine pour un projet de promotion immobilière en 2004.  

  

DES SOUTIENS PRESTIGIEUX ET DE TOUS HORIZONS RECUEILLIS PAR L'ASSOCIATION POUR LA CONSERVATION AU MOINS PARTIELLE DE L'USINE PATHE-MARCONI DE CHATOU

 

Liste au 1er octobre 2004

Eddie Barclay, Fondateur de la Compagnie Phonographique Française (1945), Emmanuel Bréon, Directeur du Musée des Années Trente, Conservateur en chef des Musées de la Ville de Boulogne, Jean-Christophe Averty, Créateur et animateur de l'émission "Les Cinglés du Music-Hall" sur France-Culture, Maurice Culot, Architecte, Membre de la Commission des Monuments Historiques, Grand Prix de la Critique Architecturale, Chargé de mission à l'Institut Français d'Architecture, Président de la Fondation pour l'Architecture - Bruxelles, Jean-Marie Drot, Catovien, Ancien directeur de l'Académie de France d'Architecture à Rome, Auteur-réalisateur d'émissions de radio et télévision, Charles Bourély, Catovien, Inspecteur Général Honoraire des Monuments et des Sites, Pierre Vercel, Catovien, Ancien directeur général et président de Pathé-Cinéma, Pascal Sevran, animateur - réalisateur de télévision, spécialiste de la chanson française, Le Prince Géraud de la Tour d'Auvergne, Inspecteur Général Honoraire de l'Administration Culturelle, Président de Portus Magnus, association internationale pour le développement archéologique, écologique et portuaire d'Alexandrie,  Marie-France Calas, Conservateur Général du Patrimoine, Spécialiste du patrimoine sonore et audiovisuel,  José Sourillan, Ancien Directeur des Archives Audiovisuelles de RTL, auteur de disques d’histoire et de documentaires, Roselyne Germon, petite-nièce de Jacques Haîk, Créateur du cinéma " Le Grand Rex " (1932),  André Hébrard, Catovien, ancien haut fonctionnaire délégué à la Reconstruction, Georges Martin Saint-Léon, Catovien, Ancien président de l'Office du Tourisme de Chatou-Croissy-Carrières-Montesson, Pathé, Société cinématographique créée par Charles Pathé en 1896, L.V.M.H (Moët Hennessy Louis Vuitton), Institut des Archives Sonores, Société possédant un fonds historique de 400.000 documents sonores de 1880 à nos jours - projet d'"université de la parole", les familles de Charles et Emile Pathé, Line Renaud, chanteuse, comédienne, Pierre Arditi, comédien, Claude Piéplu, comédien, Annie Cordy, chanteuse, comédienne, Georges Lautner, cinéaste, Mick Micheyl, chanteuse, sculpteur, Claude Bolling, musicien, chef d'orchestre, Claude Pinoteau, cinéaste, Pierre Tchernia, cinéaste, créateur de l'émission de télévision " Monsieur Cinéma ", Robert Enrico, cinéaste (décédé), Bruno Podalydés, Catovien, cinéaste, Yves Duteil, chanteur, Clelia Ventura, Catovienne, scénariste, fille de Lino Ventura, Odette Ventura, épouse de Lino Ventura, Marie-Christine Audiard, épouse de Michel Audiard,  Marie-Thérèse Orain, comédienne, chanteuse, Europa Nostra, Association paneuropéenne du Patrimoine, présidée par Son Altesse Royale le Prince Consort de Danemark, Société pour la Protection du Paysage et de l'Esthétique de la France, association reconnue d'utilité publique, membre de la Commission des Monuments Historiques, La Demeure Historique, association reconnue d'utilité publique, L'Institut du Patrimoine Wallon, Comité d'information et de liaison pour l'archéologie, l'étude et la mise en valeur du patrimoine industriel (CILAC), Association des Amis du Musée de Nogent, Musée-Association " Les Amis d'Edith Piaf ", Association " Les Amis de Barbara ", Association " Les Amis de Tino Rossi”, Association " Les Amis de Louis Amade " (préfet de police, poête, auteur de chansons de Gilbert Bécaud et Charles Trénet), Association du souvenir à Luis Mariano, Association “Les Amis de Jean Sablon”,  Jean-Pierre Pasqualini, Rédacteur en Chef du Magazine Platine, Spécialiste de la chanson française, Corinne Lepage, ancien ministre de l'Environnement (Cap 21), André Santini, député-maire (UDF) des Hauts de Seine, ancien ministre, le prince Charles Bonaparte, maire-adjoint d’Ajaccio, Emmanuel Hamelin, député (UMP) de Lyon, membre de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, Olivier Dassault, député (UMP) de l'Oise, Pierre Amouroux, député (UMP) des Yvelines, Jérôme Lambert, député (PS) de la Charente, Anne Hidalgo, première adjointe (PS) au Maire de Paris, Serge Méry, vice-président (PS) du Conseil Régional d'Ile de France, Olivier Galiana, conseiller régional (PS) d'Ile de France, Michel de Rostolan, conseiller régional (FN) d'Ile de France, Michel Bayvet, conseiller régional (FN) d'Ile de France, Gilberte Decossin, ancienne déléguée du comité d’entreprise de l’usine de Chatou (CGT).

 

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L’alerte médiatique était donnée depuis plusieurs années par le Courrier des Yvelines et le Parisien. Elle prit un nouveau tour lors du Salon du Patrimoine au Carrousel du Louvre consacré au patrimoine industriel en novembre 2002, auquel participa l’association aux côtés de l’entreprise Pathé. Le journal “Le Monde”, sous la plume d’orfèvre d’Emmanuel de Roux, puis “le Figaro”, dans un grand article d’Hervé Guénot et enfin TF1, dans son journal de 20 h incluant un reportage mémorable de Marion Desmarrets présenté par Claire Chazal, mirent la question sous les yeux de l’opinion publique. Le Moniteur, le Nouvel Observateur, furent aussi de la partie. Le ministre de la Culture de l’époque, Jean-Jacques Aillagon, se concerta avec le maire et l’ABF partisans de la démolition, et refusa une mesure de protection. L’enquête publique en avril 2003 dans la commune révéla ensuite 1806 signatures sur 1877 favorables à une conservation partielle du site (96% des avis exprimés).

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Cassandre - 1932

 

En septembre-octobre 2004, l’association ayant saisi les élus nationaux , le président de l'Assemblée Nationale, Monsieur Jean-Louis Debré, saisit le Ministre de la Culture, de même que le ministre de l'Intérieur et le Ministre des Libertés Locales, Monsieur Jean-François Copé. Le ministre des Finances, Monsieur Nicolas Sarkozy, demanda au préfet d'examiner notre dossier avec " bienveillance. " Le successeur de Monsieur Aillagon refusa à son tour de donner suite aux demandes que l’association adressa en mai et septembre 2004 lorsque le site était encore debout.

 

Jusqu’à la fin, il ne fut jamais tenu aucun compte des arguments des défenseurs d’une conservation partielle. Le site fut entièrement rasé en novembre 2004. Les Domaines avaient proposé à la commune de préempter sa vente pour 4,7 millions de francs en 1998...

 

 

29/07/2009

CHATOU A L'HEURE DE L'AUTOMOBILE : GEORGES IRAT

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Chatou a accueilli de 1921 à 1929 les usines du constructeur automobile GEORGES IRAT rue Brunier Bourbon et Boulevard de la République. Environ 1000 voitures y furent produites. Les GEORGES IRAT firent leur réputation dans les rallyes automobiles, remportant une quarantaine d'épreuves entre 1923 et 1929.  Le modèle fétiche de la marque était à l'époque de la fabrication à Chatou la 11 CV. Engagée en compétition en torpédo sport ou berline de série, la GEORGES IRAT de Chatou existe encore à travers une dizaine de véhicules dispersés à travers le monde, constituant autant d'objets de collection. L'un d'entre eux, un coupé 1927 (ci-dessus) possédé par Monsieur DEMANTES, un passionné de Pantin, justifie d'une restauration et a été présenté par l'association avec l'accord de son propriétaire lors des Journées du Patrimoine 2005 dans le jardin de l'hôtel de ville. C'est la dernière Georges Irat deux litres en Ile de France.

 

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Publicité Georges Irat pour la participation
 aux premières 24 heures du Mans en 1923
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Georges Irat, triomphateur des courses 1927 
en terre basque espagnole - Publicité 1927 par Falcucci pour La Vie Automobile

 

 

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Le personnel  posant devant l'usine de Chatou
pour le Salon de l'Automobile 1923

 

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  Publicité Georges Irat "La Voiture de l'Elite"
37 boulevard de la République à Chatou
 
    
                     
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Une image sympathique : M.Murez, maire de Chatou, accueille dans les jardins de l'hôtel de ville la Georges Irat 1927 de Michel Demantes (au fond à gauche en chemise bleue) aux côtés de Pierre Arrivetz en 2005 - Photo Ville de Chatou  
          
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Affiche publicitaire Georges Irat par René Vincent, affichiste de Bugatti et du Bon Marché. C'est l'époque des Années Folles, les "Roaring Twenties" selon le mot adopté en Angleterre.
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Madeleine Bachmann, pilote de circuit pour Georges Irat posant à côté d'un magnifique torpédo sport dans les années 20 (remerciements Gérard Ferron) puis faisant la une du Championnat Féminin de Montlhéry de 1927 qu'elle remporte au volant d'une voiture de série pour la marque automobile de Chatou. La femme n'est plus la dévote confite de son mari  du code napoléonien. Elle défraie la chronique de tous les sports mécaniques (source :www.chenard-walcker.com/topic/index.htlm)
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Au salon de l'automobile de Lyon de 1930, le président de la République, Paul Doumer, serre la main de Georges Irat

25/07/2009

L'ACTRICE RENE JEANNE FALCONETTI (1892-1946)

René Jeanne Falconetti, actrice du cinéma muet, directrice du Théâtre de l’Avenue, l'héroïne au cinéma de « La passion de Jeanne d’Arc » de Carl Dreyer en 1926 (illustration ci-dessous), joua au théâtre Edouard VII « Le Comédien » de Sacha Guitry en 1921, au théâtre de l’Athénée « La Guerre de Troie n’aura pas lieu » de Jean Giraudoux en 1935.

 

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collection Pierre Arrivetz

 

 

 

Ci-dessus en couverture du magazine "Mon Ciné" le 3 novembre 1927. Le réalisateur Carl Dreyer signa l'une des plus grandes fresques sur Jeanne d'Arc. Il employa notamment le petit-fils de Victor Hugo pour dessiner les costumes du film. Jeanne d'Arc avait été canonnisée en 1924. René Jeanne Falconetti qui l'incarna vivait 3 avenue d'Eprémesnil à Chatou dans une villa aujourd'hui disparue.

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collection Pierre Arrivetz

 

 

"Les propriétés ne font pas défaut à Mademoiselle Falconetti ; cependant entre toutes, l’artiste préfère la maison qu’elle possède à Chatou. C’est une grande bâtisse blanche, carrée, élégante, avec des fenêtres arrondies. Une marquise de fer forgé, très ouvragée, orne la porte d’entrée qui s’ouvre sur un perron.

 

La façade est à demi-cachée sous des haies fleuries. Il y a une grande terrasse qui s’en va jusqu’à la Seine, et d’où l’on voit les petites villes qui paressent dans un bain de soleil, sur l’autre rive.

 

De cet observatoire que ne trouble aucun beuglement de clackson et où nulle poussière d’auto n’arrive, on plonge, au-delà du fleuve que sillonnent de lents remorqueurs, dans un horizon de verdure, de plaines tâchetées, de coteaux chevelus. Des bois, piqués par la première pointe d’automne, ont des feuillages qui se dorent ; et leur ligne se découpe dans le ciel bleu, bleu très doux d’Ile-de-France – comme l’échine d’un fauve qui s’apprête à bondir.

 

Proche est l’île de Croissy que chanta, en des vers érotiques, Catulle-Mendés, ce parnassien à la muse jamais lassée. Un parc entoure cette demeure ; et n’étaient les allées trop soigneusement ratissées, on croirait à pénétrer dans des fourrés plein d’ombre ; à voir ces bouquets d’arbres massifs qui ont dépassé leur centième année ; à découvrir ces rocailles que mangent les mousses, être perdu au cœur de quelque vieux bois.

 

Mais soudain les chemins se rejoignent et voici dans une clairière de spacieux fauteuils en rotin, un petit guéridon très coquet sur lequel le thé refroidit…et l’on cherche l’orchestre pour quelque five o’clock dansant.

 

Le mobilier de cette villa est simple, confortable ; les bibelots mêlent leurs formes frêles et précieuses aux fleurs qui éclatent dans des vases au flanc large.

 

- Ce qui m’a fait choisir cette demeure, mon Dieu, le hasard…le bienheureux hasard, me dit Mademoiselle Falconetti, le même qui vient en aide aux auteurs pour dénouer les situations les plus embrouillées. Je suis venue, j’ai vu, je fus conquise ; et depuis, tout me retient ici : le calme, l’air, la belle route que l’on prend pour arriver à Chatou, le limpide horizon où les yeux se reposent et puis, les souvenirs – les souvenirs – les souvenirs de théâtre, car cette villa appartenait naguère à Anna Judic. Et l’interprète de tant d’œuvres dramatiques nous parle de l’ombre légère de celle qui fut une fine, délicate et sensible chanteuse d’opérette."

 

Pierre Heuzé

COMEDIA - 28 AOUT 1926